dimanche, août 31, 2008

Canada 1995


Voyage au Canada (Québec et Ontario) en 1995, avec ma douce un an avant notre mariage.
Grosse frayeur de découvrir à l'aéroport la voiture réservée : une PONTIAC Firebird, très basse, très sport, avec une boîte automatique. J'ai manqué d'emboutir un poteau en béton du parking, faute de savoir comment marchait une boîte automatique.
Heureusement, au bout de quelques minutes, on s'y fait très bien !
S'en sont suivis quelques milliers de kilomètres à travers ce beau pays.
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samedi, août 30, 2008

Des concerts, des concerts, des concerts (part 1)








J'ai eu la chance d'aller voir de nombreux concerts, surtout dans les années 80.
Comme j'ai gardé quasiment tous mes billets de concerts, je démarre sur ce blog (en complément à mon bref inventaire musical) une petite série de souvenirs de concert, avec le billet associé.
En effet, sans jouer les nostalgiques, il était un temps où les billets de concerts n'étaient pas de simples billets électroniques sans âme, mais des billets spécialement réalisés pour l'événement, avec - en général - le visuel du dernier disque paru.

Vous imaginez la gestion physique des tickets ? Ca voulait dire que si par exemple la Fnac Montparnasse n'en n'avait plus, il fallait courir chez Gibert, ou à Champs Disques ou la Fnac Wagram pour espérer en trouver peut-être. Le stock était réparti physiquement entre les distributeurs, sans une once d'informatique pour lisser les offres et demandes !

- Le 30 novembre 1979, j'ai 17 ans, le bac en poche depuis juin, et j'assiste à mon premier concert : Supertramp au Pavillon de Paris (défunte salle qui était Porte de Pantin). Souvenir d'une odeur persistante de shit partout (odeur que je n'avais jamais senti).

- Un souvenir exceptionnel en 1980 avec Peter Gabriel à l'Olympia qui arrive dans le fond de la salle, escorté par des torches, et remonte les travées pour monter sur scène. Lors de ce concert, un groupe quasi-inconnu en première partie : The Simple Minds.

- Premier concert chaotique de New Order au Palace (la grande époque du Palace de Fabrice Emaer) : 40 minutes chrono avec des musiciens fermés, recroquevillés sur d'étranges nappes electro.

La suite bientôt...
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jeudi, août 28, 2008

Brüno, un style bien à part


Passage ce soir à la Galerie du 9ème Art à deux pas de Pigalle pour le vernissage Brüno (Bruno Thielleux de son vrai nom).
J'en avais déjà parlé il y a un an, mais je trouve que ce dessinateur est en train d'acquérir une grande maturité. Son trait rond paraît simple mais est remarquablement efficace. Chaque case est chiadée, juste ce qu'il faut, sans en rajouter des tonnes. L'ensemble est immédiatement identifiable.

Par ailleurs, Brüno sait faire appel à des scénaristes de talent comme Appollo qui lui écrit à la fois de la science-fiction ("Biotope") ou du polar exotique ("Commando Colonial"), Ammari ("Inner City Blues") ou encore Pothier pour l'incontournable western ("Junk").
Tout ça fait beaucoup pour un seul homme, car Brüno est encore un jeune homme.
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Les grands mythes de l'immobilier


Alors que les articles sur un krach immobilier en cours abondent dans la presse ces derniers jours, je voudrais revenir sur les mythes immobiliers, qui sont régulièrement brandis par les professionnels pour essayer de justifier le prix élevé des biens.

La plupart des gens croient dur comme fer en ces mythes, ils y croient tellement qu'ils contribuent eux-même à propager ces croyances comme des évidences. En les analysant, on voit qu'ils ne reposent cependant sur ... pas grand chose.

Et si nous les listions brièvement, comme le ferait un sociologue ?
A cet instant, je tiens à être honnête : je m'inspire ici largement des travaux de Jean-Michel Pouré, fondateur du forum de la bulle, travaux que je vais tenter de synthétiser.

1) le mythe du propriétaire
- Devenir propriétaire est présenté comme un but ultime dans la vie. Cet objectif justifie tous les sacrifices, y compris celui de s'endetter à hauteur de 33% sur 30 ans. Les acheteurs perdent la notion des prix et confondent remboursement mensuel, loyer mensuel et coût total d'acquisition.
- D'autre part, être propriétaire est un signe de reconnaissance sociale. Dans certains cas, l'acheteur perçoit l'achat comme l'appartenance à un groupe social.
- Enfin, la propriété est perçue comme un moyen de faire fortune rapidement. L'immobilier est présenté comme la nouvelle pépite.

2) le mythe du locataire frustré (corollaire du mythe précédent)
Dans l'imaginaire collectif, le locataire est perçu de la manière suivante :
- Le locataire n'aurait pas les moyens d'acheter. Si le locataire loue, c'est qu'il est pauvre. Il en résulte un amalgame entre classe aisée (les propriétaires) et classe moyenne (les locataires).
- La location serait de l'argent jeté par les fenêtres. Le locataire serait donc un gaspilleur dans l'âme. Une sorte de cigale chantant tout l'été, alors que la fourmi travaille à construire un capital.
- Les locataires seraient jaloux des propriétaires.

3) le mythe de la hausse éternelle
D'après la croyance populaire, les prix de l'immobilier ne peuvent pas baisser.
- les prix de l'immobilier progresseraient en continu. Cette croyance justifierait de prendre le train de la hausse avant qu'il ne soit trop tard.
- la pierre serait un valeur refuge. En cas de problème économique, les prix de l'immobilier se maintiendraient.
- la pierre échapperait à tout raisonnement financier. Il y aurait un amour pour la pierre, justifiant les prix hauts. Si les prix montent, c'est que l'attrait pour la pierre augmente.

4) le mythe du TGV, des aéroports, des autoroutes, ...
Selon la croyance populaire, la hausse des prix de l'immobilier, dans certains quartier ou dans certaines villes, s'explique par la présence de moyens de communication.
- Les aéroports attirent les étrangers. Des compagnies low-cost leur permettent de nous envahir à moindre coût.
- La présence du TGV attire des parisiens, qui vivent à proximité des gares et travaillent dans la capitale. Avant, se déplacer en train était plus lent.

5) le mythe des étrangers
Les étrangers sont souvent rendus responsables de la hausse des prix de l'immobilier.
- Les étrangers rachèteraient des quartiers entiers dans les grandes villes. Ils se porteraient acquéreurs de résidences secondaires en province. D'après la croyance populaire, plus de 30% des transactions seraient le fait d'étrangers. En conséquence, les Français ne pourraient plus se loger à bon prix.
- Les compagnies aériennes low-cost (Ryanair) établissant des liaisons quotidiennes avec Londres seraient responsable de l'arrivée en masse d'étrangers, décidés à émigrer sur nos terres. Avant, les étrangers allaient à l'hôtel ou au camping. Désormais, ils achèteraient nos biens immobiliers.
- Les étrangers seraient attirés en France par les prix bas. Les prix seraient plus élevés chez eux, ce qui les pousserait à s'exiler dans notre pays.

6) le mythe du rattrapage européen / parisien
D'après la légende, les prix de l'immobilier en France seraient en retard.
- Par exemple, on cite souvent Paris comme en retard sur les grandes capitales européennes que sont Bruxelles et Berlin. La hausse des prix en France paraît justifié par la nécessité de rattraper les prix de nos plus proches voisins.
- A côté du mythe du rattrapage existe également entre arrondissements populaires et " beaux quartiers " parisiens. Selon ce mythe, les prix dans l'agglomération devraient converger.

7) le mythe des parisiens
les Parisiens sont également responsables de la hausse des prix en province ? Les caractéristiques du mythe, tel qu'il nous parvient, est le suivant :
- Les Parisiens seraient mutés en Province et feraient monter les prix. D'après la croyance populaire, le nombre de mutations serait en forte hausse. Le mythe est présent dans les villes peu touristiques, particulièrement lorsque les Anglais sont absents. Le mythe des parisiens serait alors un mythe de substitution.
- Les Parisiens n'ont pas la même notion de l'argent que les provinciaux. Du coups ils achètent à prix fort ! Sans se soucier des prix locaux, ni négocier.
- Les Parisiens seraient toujours pleins aux as (comme les Anglais d'ailleurs). Ils roulent dans de grosse voitures et arrivent par avion ou en prenant le TGV.

Il y a bien d'autres croyances populaires, comme le mythe des divorcés (les divorces feraient qu'il y a moins de logements disponibles, puisqu'un couple qui se sépare, c'est 2 logements nécessaires), ou le mythe des retraités (les personnes âgées déménageraient en province pour y passer leur retraite, et seraient responsable de la hausse des prix dans ces régions), ou encore le mythe de la "vente en une journée".

Et alors, me direz-vous ?
N'y a-t-il pas un peu de vrai dans tout cela ?
Bien sûr que oui : il y a toujours un peu de vrai dans les croyances populaires. Cependant, une analyse des chiffres permet de démonter largement ces croyances (par exemple, 2% seulement des achats immobiliers en France sont réalisés par des étrangers).

Alors ... ne vous laissez plus embrouiller par les professionnels ! Gardez l'esprit clair, et apprenez à séparer les faits incontestables de toutes ces croyances.
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mercredi, août 27, 2008

Quand le temps s'arrête


Je passe régulièrement devant cette boutique qui est située non loin de chez moi, sur l'artère la plus commerçante de Boulogne (Boulevard Jean-Jaurès).

Ca s'appelle "Au Bas Prix" et c'est une boutique qui semble ne pas avoir bougé depuis les années 50.
Tout y est : le grand comptoir de bois sous lequel les vendeuses en tablier rangent articles de mercerie ou laine à tricoter, la vitrine garnie à l'ancienne de chemises bien raides, pyjamas ou chaussettes. Même le néon "Noveltex" participe de ce qui semble être une sorte de musée du vêtement ancien.
Non, ce n'est pas un musée, ni un décor de film, c'est bien une boutique et nous sommes en 2008 !
Ceci dit, je me demande quel chiffre d'affaires peut faire cette boutique et comment elle peut être rentable. Je ne vois quasiment jamais personne y entrer, et les vêtements ne sont pas donnés. Gageons qu'il y a encore une clientèle fidèle du 3ème age qui ira en s'amenuisant...

D'ici 2 ou 3 ans, ça sera sûrement un Gap, Zara ou autre H&M.
Finalement, je préfère bien mon bon vieux magasin : au moins, ça devient une vraie originalité !
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dimanche, août 24, 2008


Pour continuer sur une note plus gaie que mon précédent article, voici une photographie (trouvée sur Flickr) d'une incroyable maison arc-en-ciel à San Francisco.

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Le départ de Marc


Les vacances étaient presque terminées avant-hier qu'un de mes amis les plus proches m'appelle, et - la voix cassée - m'annonce la disparition de son frère aîné Marc.

Acte brutal, insensé, irréparable commis sur le lieu de travail. Qui n'est sûrement pas sans rapport avec une pression professionnelle vécue finalement comme intenable.
Que dire, que faire ?

Avant tout, trouver quelque mots de réconfort sincères, et ce n'est pas facile quand on est soi-même surpris et ému.
Une telle issue ne matérialise pas - en général - un désir de mourir, mais c'est avant tout la seule porte de sortie immédiate à une situation qu'on ne supporte plus, à une souffrance extrême.
C'est aussi un drame de la non-communication, car par expérience, il me semble que lorsqu'on arrive à communiquer sur ce qui nous tracasse, une bonne partie de l'angoisse s'enfuit.

Pour les proches, c'est aussi souvent le début d'une longue période de culpabilisation ("qu'est ce que j'aurais pu faire pour éviter ça ?"), d'autant plus difficile qu'il n'est guère aisé de s'en ouvrir à d'autres.

Ce frère était célibataire comme mon ami, et ce sont les deux seuls membres de la famille à être en région parisienne. Aussi, je proposerai à mon ami de l'aider à ranger des papiers ou des choses dans l'appartement de son frère. J'imagine que c'est horrible de faire ça seul, quand tout rappelle l'absent.
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samedi, août 09, 2008

Les va-nu-pieds sont de retour


Voici les pieds de mon grand fils de 11 ans rentrant de 3 semaines de scouts. Apparemment, il a pas mal marché en tong sans que quiconque y trouve à redire !
Lorsqu'il m'a dit qu'il avait été intronisé "Museau souriant", ça m'a bien sûr fait penser au "Hamster Jovial" de Gotlib, un petit chef d'oeuvre d'humour potache raillant gentiment le mouvement fondé par Baden-Powell.
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Arrière-cuisine


Aujourd'hui, les livres et revues de cuisine regorgent de photos plus sophistiquées les unes que les autres, glamour , tendance en diable. Bien loin - donc - des tristes fiches-cuisine découpées dans ELLE que ma mère collectionnait dans les 70's.

Bon, ça jette mais c'est pas sorcier, en fait : il faut faire semblant d'élaborer de savants cadrages, montrer le produit sans trop le montrer, mettre en fond un "plus produit" - comme on dit en marketing - par exemple le vin idéal à consommer avec. Et la qualité la plus importante : posséder un appareil-photo qui ait une fonction "macro" correcte, comme mon bridge Lumix. Nous sommes d'accord, cette dernière qualité ne dépend absolument pas de vous.

J'ai essayé de prendre les verrines de saumon qu'avait fait ma douce à Noël dernier. C'est pas mal, non ? Je vais peut-être proposer mes services chez "Femme Actuelle".
Et ça me consolera d'être jeté de Wikipedia lorsque je leur propose un chef d'oeuvre ;-)
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mardi, août 05, 2008

Candidat, oui ! Et après ?


J'ai pris aujourd'hui cette photo à 50 mètres de mon lieu de vacances en Bretagne. Cela fait de nombreuses années que je trouve un charme fou à cette petite maison de pierre avec ses volets bleus. Située à l'orée de mon impasse, elle fait un peu "maison de poupée" par sa taille.
Les locataires actuels ont eu la riche idée de sortir devant leur porte un vieux fauteuil rouge carmin tout éventré. Avec le clair-obscur, je trouve modestement que la photo rend plutôt bien.

Une idée m'a traversé l'esprit : et si je la proposais en "Image du jour" sur Wikipedia ? Si vous allez de temps à autre sur Wikipedia, vous l'avez certainement vu, chaque jour que Dieu fait, elle est immanquablement en bas à gauche. Chaque jour différente. Chaque jour surprenante. Et quand je dis qu'elle me surprend, c'est parce qu'elle concerne souvent un sujet sur lequel j'aurais rarement eu l'idée d'aller me documenter. Ce que j'aime bien aussi, c'est qu'on peut facilement accéder aux archives : j'y puise en général mon fond d'écran en essayant de le changer de temps à autre.

J'ai déjà raconté ici que j'avais eu l'occasion d'essayer d'être contributeur à Wikipedia. Modifier un article est très simple. Par contre, être sélectionné comme "image du jour" c'est beaucoup plus compliqué !
Il faut d'abord arriver à la proposer à la communauté (pas très convivial). Il faut fournir également tout un tas d'éléments sur la photo, le régime de droits souhaité (tous ne sont pas acceptés). Voilà, j'y suis arrivé ! C'est ici. Normalement, il y a ensuite des votes pour ou contre, parfois des discussions interminables et ensuite éventuellement une sélection pour être intégré comme "image du jour" dans les mois futurs.
Bien sûr, je garde la tête froide. Il y a très peu de chances que ma photo rentre dans les critères, mais ça me plait quand même d'être candidat !

Mise à jour du lendemain : Caramba, c'est raté ! Ma photo a été retoquée pour le motif suivant : "Unfortunately, it does not fall within the Guidelines and is unlikely to succeed because of overexposed highlights and tilt." Si je comprend bien, c'est mon clair-obscur qui ne plait pas. En relisant le guidelines, je me rend compte de mon erreur : Wikipedia ne veut pas d'artistique, d'interprété : il faut du net, du factuel, de l'encyclopédique.
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mardi, juillet 29, 2008

Dans les vieux papiers de ..."Petits Papiers"


Quand j'ai commencé à m'intéresser aux originaux BD fin 1995, il n'y avait pas vraiment beaucoup de professionnels sur ce domaine. Je crois que Maghen démarrait rue Descartes, et côté ventes aux enchères, Roland Buret officiait dans des ventes surtout consacrées à l'univers d'Hergé.

Très vite, en allant à la défunte "Convention de la BD" qui se tenait chaque année à Paris, j'ai eu l'occasion de tomber sur le stand des bruxellois de Petits Papiers. J'hésite à les nommer "galeristes" car ils ne le sont devenus que tout récemment, je crois qu'il vaut mieux parler d'un duo d'amateurs passionnés, devenus - de fil en aiguille - marchands.
Collectionneurs à la base (vous l'auriez deviné), Alain H. (le grand chatain) et Marc B. (le moyen blond) ont accumulé une quantité incroyable de pièces d'auteurs franco-belges qui remplissent en permanence au moins une vingtaines de lourdes fardes (1). J'imagine qu'en achetant des lots importants aux auteurs eux-même, ils ont pu à la fois assouvir leur passion, compléter leur collection en gardant quelques belles pièces, et financer les acquisitions futures en vendant le reste.

Vers 1999, ils ont commencé à sortir des catalogues papier d'environ 150 pages reprenant une partie de leur "stock". Au rythme d'un catalogue / an à peu près, c'est hallucinant de voir le nombre de pièces qui sont passées par Petits Papiers !
Et encore, pour les très grands noms (Hergé, Franquin, Jacobs, Peyo, Morris, Will,..) , il n'y a pas grand chose dans les catalogues, les transactions de gros montants se faisant plutôt en aparté.
J'ai retrouvé ces catalogues récemment, et en les feuilletant, je me suis amusé à revoir quelques jolies pièces qui me semblent assez recherchées aujourd'hui.

Tiens voilà du Moebius 1997 (toute une série de petits formats faits spécialement pour eux), ainsi que du Manara coquin (pléonasme ?) :


du Gir maintenant, pour "Blueberry" (j'en connais quelques uns qui en recherchent aujourd'hui)



oh... chargées ces doubles pages quand on y trouve Yslaire, De Crécy et Loustal, puis Dupuy-Berberian, Baudoin et Tardi ! Quand il y a 150 pages comme ça, je ne sais pas si vous pouvez imaginer les yeux du collectionneur qui crépitent...



... à propos de Tardi, en voici encore de magnifiques...
Ah, la planche du "Démon des glaces" (déjà prise quand je me suis réveillé)... on croirait voir le givre sur le col des marins du brise-glace. Elles voisinent ici en toute simplicité avec du Rosinski, Comès, et Bilal. Excusez du peu.





Aujourd'hui, Petits Papiers s'est transformé en galerie proposant des expositions régulières.
Je n'y suis pas allé depuis longtemps, mais je pense qu'ils ont eu à coeur de "valoriser" les auteurs proposés en y mettant les formes : vernissage, présentation soignée avec encadrement, éclairage adapté.
En effet, il faut bien avouer qu'avant, il y avait un côté très "bonne franquette" : j'ai eu parfois quelques scrupules à manipuler comme ça des piles de planches de Gotlib, Manara, ou Gir sans protection particulière.

J'aime bien "Petits Papiers", je les trouve connaisseurs, sympathiques, pratiquant des prix plutôt raisonnables même si c'est moins vrai aujourd'hui sur les grands noms.


(1) farde : mot utilisé surtout en Belgique. C'est un gros classeur, sorte de portfolio avec des pochettes en plastiques permettant de présenter (par exemple) des planches originales.

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jeudi, juillet 24, 2008

Le Blog d'Eric souffle sa 3ème bougie


Ce blog vient de fêter ses 3 ans, et également son 300 ème article !

Si le trafic reste modeste, il est à noter dans ces 3 ans qu'il y a eu 2 gros pics ponctuels de fréquentations, avec des journées à quasiment 1000 visiteurs :

1) il y a un an, la notule que le bloggeur-star québécois (mais établi à NYC) Richard Hétu m'a consacré, suite à l'article que j'avais fait sur son travail. D'ailleurs, je recommande toujours le blog d'Hetu pour suivre les élections américaines avec un point de vue pertinent et francophone.

2) l'article d' il y a quelques jours sur l'obsession d'être propriétaire, dont on a parlé sur le forum de la bulle, et même sur le forum d'aufeminin ! Les nombreux commentaires m'ont montré que beaucoup de gens s'intéressaient à ce sujet.

Tout ceci m'encourage à continuer ce petit exercice de style que constitue le blog.
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A Vierville-sur-Mer (vers 1970)




Dans la grande maison de vacances des D.,
face aux plages du Débarquement.

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De l'utilité des longs couloirs dans les appartements


La plupart des gens aiment avoir un logement fonctionnel, avec de larges surfaces utiles sans place perdue. A ce titre, ils fuient en général les longs couloirs. Moi, je les aime !

Là où j'habitais auparavant, j'avais un long couloir où je pouvais faire une exposition permanente de planches originales de bandes dessinées. On le voit sur la photo, j'avais fixé un plafonnier avec des petits spots "basse tension". De temps à autre, je changeais mon exposition...là, on voit du Cabanes, Bilal, Reiser, Griffo, Gibrat et Ted Benoît.

En revanche, dans mon logement actuel, qui est sans doute provisoire, rien de tout cela.
Alors n'exagérons rien, je ne dis pas que ça sera un critère de choix, mais un long couloir ne me déplairait pas dans un futur logement. Un petit "musée personnel"...c'est un vrai plaisir !
Plus le temps passe, et plus je suis persuadé que le plaisir du collectionneur, c'est de partager sa passion, en faire profiter ses visiteurs qu'ils soient eux-même amateurs ou totalement novices.
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jeudi, juillet 17, 2008

Avec Sophie C. (1986)



Rue de l'Armorique, Paris XVème

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dimanche, juillet 13, 2008

De l'obsession d'être propriétaire coûte que coûte


Je suis frappé en ce moment par l'obsession de nos concitoyens à être propriétaire de leur logement coûte que coûte, quel qu'en soit le prix.

Moi, j'ai fait le choix inverse (j'ai vendu mon appartement pour être - pour la première fois de ma vie - locataire à 45 ans), considérant que les prix de l'immobilier à Paris sont aujourd'hui trop décorrélés des fondamentaux économiques.

A travers cette sorte d'obsession, je vois surtout une très forte angoisse de l'avenir dans notre pays. En quelque sorte, être proprio, c'est se dire "même si tout va mal, même si j'ai plus de boulot ou une retraite mince, au moins, on ne pourra pas me mettre dehors de chez moi". En d'autres termes, le moteur principal de la bulle immobilière que nous connaissons actuellement en France, c'est la peur, qui est en général mauvaise conseillère.

Attention, mon objectif n'est pas ici de prôner systématiquement la location par rapport à l'achat ! Je compte d'ailleurs acheter un bien en cas de coup de coeur pour un appartement à un prix que je juge correct.

Mais, ayant moi-même pris dans le visage le krach de 1991 (plusieurs centaines de milliers de francs envolés en 6 ans), je me sens légitime pour faire réfléchir mes jeunes lecteurs : attention, prudence, gardez du bon sens, soyez patients !
Et surtout : ne vous endettez pas sur 25 ou 30 ans pour acquérir un bien médiocre, qui risque de vous mettre très vite en situation de negative equity lors d'une revente forcée. Il n'y a pas de honte à être locataire et d'attendre un peu malgré la terrible pression sociale que vous imposeront parents et proches pour qui le statut de locataire est celui du "loser".

Cet état d'esprit est d'ailleurs très français. Nos amis allemands, par exemple, regarderont l'investissement immobilier avec moins d'affect, c'est-à-dire qu'ils y verront une charge comme une autre, une "valeur d'usage". Tout comme il peut être plus intéressant de louer une voiture ou un DVD, plutôt que de les acheter.

Plusieurs exemples autour de moi m'ont frappé depuis une semaine :

- un collègue qui me raconte que sa soeur vient de s'endetter sur 30 ans (!), avec un des crédits pourris du Crédit Foncier (en faux taux capés : sa mensualité augmentera ainsi que la durée du prêt, l'amenant à payer au final son logement environ 2,5 fois son prix initial).

- une amie de ma douce lui dit qu'elle achète un 2 pièces supplémentaires à 5 km de chez elle, pour régler un problème de sortie d'école pendant 4 ans. A ma remarque "pour 4 ans, il vaut mieux louer", elle répond "ah non ! louer c'est trop cher !"

Il est bien évident que ces deux démarches sont déraisonnables. Elles ne résistent pas à une analyse chiffrée, crayon en main. Ceci dit, les décisions qui engagent toute une vie devraient être les plus calculées, les plus réfléchies. En réalité, c'est tout le contraire : l'immobilier est un marché très psychologique, et à cet égard source de décision parfois irrationnelles.

Je trouve absolument stupéfiant qu'on parte toujours du principe qu'un loyer c'est de l'argent jeté par les fenêtres. Certes, mais a contrario acheter, c'est aussi immobiliser un capital important qui pourrait être placé et rémunéré. Donc, entre payer un loyer, et se priver de la rémunération du capital immobilisé, c'est à peu près équivalent.
De plus acheter, c'est se prendre directement 8% de "frais de notaire" de perte sèche, non récupérable. Donc, ce n'est pas intéressant pour une courte période.
Acheter, enfin, c'est aussi le point de départ d'autres dépenses : taxes foncières, charges de copropriété parfois lourdes. Et des frais auxquels on ne pense pas toujours (ravalement, ascenseur) et qui peuvent grimper, alors qu'un loyer est une charge fixe, raisonnable sur ce plan.

L'illusion de la plus-value éternelle
Bien sûr, quand l'immo est à la hausse, il y a réel espoir de plus-value. C'est ce qui se passe depuis 10 ans. Mais actuellement, on est arrivé en haut de cycle et l'espoir de plus-value est quasi nul pour celui qui achète aujourd'hui. Une moins-value dans quelques années est même très probable.
Aussi, quand le cycle baissier s'amorce, comme maintenant, il peut être plus intéressant de louer pour éventuellement acheter à un prix plus bas en bas de cycle. A condition de pouvoir être patient.

Ceux qui s'intéressent au sujet pourront lire l'intéressant article sur la bulle immobilière actuelle sur Wikipedia, en particulier le passage sur le tunnel de Friggit (duquel on sort dangereusement), ou sur le forum de la bulle dont j'ai déjà parlé.

De manière générale, j'ai remarqué que la plupart des gens ont une culture économique très minime :

1) par exemple, beaucoup de gens croient que l'immobilier monte en permanence. Peu sont au courant des krachs de 1981-1986 (-30%) et 1991-1997 (-40%). Les médias n'en parlent jamais.
Les lobbies haussiers (FNAIM) qui fournissent leurs données aux journalistes font partir leurs chiffres de 1997, n'exhibant ainsi que des hausses ! La plupart des journalistes n'y connaissent rien, et se contentent de copier-coller. Du coup, ne voyant que les 10 dernières années, les non-initiés pensent qu'il faut encore se dépêcher de prendre en marche le train de la hausse perpétuelle.
L'immobilier est un marché cyclique, les cycles bas suivant nécessairement les cycles hauts.

2) D'autres parlent d'une pénurie de biens à vendre en France, alors que le stock des biens a vendre n'a jamais été aussi important (plus de 1.220.000 d'annonces sur Seloger, un record !)
Il est vrai par contre que le marché est déséquilibré : la demande est supérieure à l'offre en région parisienne. Il l'a toujours été, même dans les périodes de krachs. En réalité, la demande est là, mais ce qui manque est la demande solvable. Le marché se heurte immanquablement à la solvabilité des ménages, qui n'est pas extensible et est même directement corrélée à la facilité avec laquelle les banques distribuent le crédit.
Or, depuis 10 ans, les banques ont bataillé pour prendre des parts de marché, financer des crédits de plus en plus longs, de plus en plus incertains. Aujourd'hui, la fête est finie et le robinet du crédit se ferme petit à petit sous l'effet de la crise des subprimes.
La vraie pénurie qui reste est donc la pénurie en logements sociaux. La pénurie en logements au prix fort n'existe pas. Le nombre de biens à vendre le prouve.

3) Beaucoup de nos concitoyens n'ont pas conscience du coût réel du crédit. Un jour, quelqu'un m'a dit qu'un crédit à 5% conduisait à payer 5% de plus que la capital emprunté ! Peu de gens maitrisent les tableaux d'amortissement, qui conduisent à rembourser d'abord les intérêts (lourds) et ensuite seulement le capital.
Sur un crédit à 30 ans, on n'a quasiment pas commencé à rembourser le capital au bout de 5 ans !

Bref, l'immobilier est un sujet sur lequel il faut bien s'informer, ce qui n'est pas toujours facile car, du point de vue des professionnels qui en vivent, certaines vérités ne sont pas toujours bonnes à dire. A cet égard, il faut absolument aller plus loin que les croyances populaires.
Une décision immobilière doit s'analyser sereinement. Oui, il est parfois plus intéressant de louer que d'acheter ! Et il faut aussi savoir faire le "dos rond" en attendant des jours meilleurs qui arriveront forcément un jour dans un marché qui est - par essence - cyclique.

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samedi, juillet 12, 2008

Les parisiennes de Kiraz


Visite cet après-midi avec ma douce pour visiter l'expo Kiraz au Musée Carnavalet.
Beaucoup de monde pour voir ces fameuses gouaches des "Parisiennes", et aussi certains dessins de jeunesse moins épurés parus dans la presse égyptienne (pays de naissance d'Edmond Kirazian) pendant la guerre vers 1943-1944. L'évolution du travail de Kiraz entre 1950 et 1970 est saisissant, mais ensuite, il ne change quasiment plus son style.

Si on vient voir l'exposition, c'est avant tout pour se délecter des dessins humoristiques qui ont fait sa marque de fabrique.
Comme par exemple, ce dessin pour Playboy US où, chez le coiffeur, un homme s'écrie "Magnifique !" à la vision du miroir qu'on lui tend (découvrez pourquoi ci-contre).

Ou encore cette scène que j'ai trouvé très subtile d'une jeune femme dans un restaurant gastronomique qui murmure au jeune l'homme qui l'y a invité "Je commence à douter de vos intentions. Si elles étaient sérieuses, vous ne me donneriez pas des goûts de luxe".
Du Grand Art !

L'artiste (84 ans) a fait une brève apparition, mais le temps que j'achète le catalogue pour le faire dédicacer, il était parti.




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lundi, juillet 07, 2008

Johnson vs Cartland


Enfin vu hier, sur Arte, "Jeremiah Johnson", le fameux western écolo de Sydney Pollack.
Plusieurs fois, j'avais entendu parler de ce film, qui a fortement inspiré en BD la série "Jonathan Cartland", de Laurence Harlé avec un dessin de Michel Blanc-Dumont (voir aussi cette page qui résume bien chaque tome).
J'ai retrouvé dans les 2 oeuvres des scènes presque similaires, comme le désir de vengeance faisant suite au massacre de sa chère épouse (vous seriez content, vous ?).
Tant le film que la BD constituent de vibrionnants hommages à la Nature, à la solitude, à l'univers indien.

Amateur du dessin élégant et réaliste de Michel Blanc-Dumont, je considère "Jonathan Cartland" comme son vrai chef d'oeuvre, bien meilleur que le fade "Jeunesse de Blueberry" qu'il a été amené à dessiner depuis quelques années sur d'indigents scénarios.
Blanc-Dumont, passionné de chevaux et éleveur lui-même dans sa propriété, est peut-être celui qui les dessine le mieux.
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mardi, juillet 01, 2008

Topor, qui peut l'encadrer ?


J'ai déjà parlé de mon encadreuse préférée Marie-Laure de Lapérouse (un bail que je n'y suis pas passé), mais parfois, je trouve que mes fidèles professionnels de Bricorama Boulogne ont aussi de bonnes idées !
Ici, j'avais récupéré une superbe mais petite encre de chine de Topor (15 x 18 à vue) sur une sorte de papier kraft fin collé sur un carton jaunasse mais propre.
J'envisageais de faire faire un passe-partout masquant le carton, et je trouvais ça quelconque. Bref, j'étais en panne d'idée.

Mon encadreur du Brico m'a au contraire conseillé de laisser le carton du support, d'en faire une sorte de "double-passe" qui va faire affleurer le passe principal aux limites du carton.
Ainsi, le contraste met en valeur le sujet. De plus, verticalement, je ne centre pas exactement le dessin, le rehaussant un chouia pour éviter une symétrie trop banale.
Autour, une fine baguette noire métallisée NIELSEN.
Je suis vraiment enchanté du résultat !
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dimanche, juin 22, 2008

Septuagénaire protéiforme


Soirée très privée ce vendredi soir, où un hôtel particulier du 16ème arrondissement recevait quelques collectionneurs pour une exposition de 70 dessins inédits de Jean "Moebius" Giraud à l'occasion de ses 70 ans.

J'ai passé un excellent moment avec ma douce, et j'ai retrouvé plusieurs amis dont certains fréquentant la mailing-list que j'ai le plaisir d'administrer.

Je n'ai rien acheté car les prix sont devenus terriblement hauts pour cet auteur génial dont l'imagination ne semble pas avoir de limites.
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samedi, juin 21, 2008

Jeune homme moderne (mai 1985)


A cette époque lointaine, je m'essaie à la peinture abstraite , collant de petits carrés de couleur qui dégringolent sur un fond noir à carreau. Influence de Mondrian ?



Au cours d'un concert d'Everything but the Girl au Limelight de Courtrai (Belgique), Tracey Thorn et Ben Watt reviennent sur scène une fois le rideau tiré pour discuter avec leur public. Tracey Thorn reste selon moi une des plus belles voix de la pop anglaise, un voix à la fois chaude, et empreinte de nostalgie. De ce côté-ci de la Manche, on la connait surtout pour son travail avec Massive Attack, mais j'incite les curieux à jeter une oreille à son "Out of the woods" (2007) dont j'avais déjà parlé.
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mardi, juin 17, 2008

Poisson froid


Article amusant dans Télérama (rien que le titre : "Riche lieu, Drouot"), où Nicolas Delesalle plonge dans la folie de l'Hôtel Drouot. Rien que de classique sur un monde qui a ses rites et son jargon, mais j'ai bien ri en apprenant ce qu'était un "poisson froid". Il faudrait que je demande à mon ami Florian, il doit connaître, lui qui est un vrai passionné des salles de vente.

Parlant d'une rare potiche chinoise qui montera jusqu'à 2 millions d'euros, le Commissaire-priseur D. Ribeyre raconte :
« L'acheteur était un poisson froid. Assis au premier rang, il a laissé les autres enchérir. Au moment où j'allais adjuger, à l'ultime seconde, il m'a fait un discret signe de la tête. Il n'a jamais rien laissé paraître. Un marchand italien ! »
Et le journaliste : "On prend note. Poisson froid. Ne rien laisser paraître. Laisser les autres enchérir. "

Reposant l'article, je l'imagine bien la tête du poisson froid, avec son battement de sourcil final.
Quand je suis en salle, potentiellement intéressé par une pièce, il est un instant où il faut prendre une décision, le numéro se rapprochant.

Un bref moment de fêlure schizophrénique, de doute où mon petit ange me dit "Vas-y, fais-toi plaisir" et mon petit démon l'interrompt en hurlant "Mais non ! Ne dépenses pas tes sous bêtement !".
A moins que ce soit le contraire, que ce soit l'ange qui me supplie d'être raisonnable, le démon personnifiant le collectionneur jamais rassasié.
A ce moment là, l'adrénaline monte, le coeur bat plus fort (comme le jour du premier achat). Je ressemble alors sûrement plus à un coq rougeaud qu'à un poisson froid.

Allez, soyons franc. Depuis novembre 2005 et cette histoire d'enchère involontaire qui m'a complètement traumatisé, ce n'est plus "poisson froid". Je ne peux plus lever la main, j'ai carrément la trouille. C'est carrément "poisson mort".
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Sage parole



"Ceux qui savent ne parlent pas,
ceux qui parlent ne savent pas.
Le sage enseigne par ses actes, non par ses paroles."

Lao Tseu

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mardi, juin 10, 2008

Papa - Lake Tahoe (Californie) - juin 1951


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dimanche, juin 08, 2008

Gastronomie Cantalienne


Soirée hier soir sur une péniche amarrée au pied de la Tour Eiffel en l'honneur des cantaliens de Paris (merci ma douce). Robert B. avait insisté sur notre présence, au milieu de 300 autres convives.
Je ne saurais dire pourquoi, mais pour moi, ce genre de soirée donne toujours lieu à des dialogues un peu surréalistes. Hier, j'étais assis à côté d'un jeune retraité.
Il entame la conversation :
- "Vous connaissez Barbara Streisand ?"
- "Oui, bien sûr", lui dis-je
- "Hé bien figurez-vous qu'elle est venue en Auvergne récemment. Elle a chanté a cappella des chansons, et elle a même chanté des textes auvergnats ! "
Un peu dubitatif, je le regarde. Je me souviens que Barbara Streisand ne se déplace pas facilement, et ses prestations sont hors de prix.
Puis il continue :
- "Quand même, ça doit pas être évident de chanter en auvergnat pour une chanteuse noire..."
- "Mais Barbara Streisand n'est pas noire !" lui retorquais-je
C'est alors que j'ai réalisé qu'il parlait en fait de Barbara Hendricks. Il le reconnut dans un large sourire.
Le reste de la soirée fût plutôt sympa, la moyenne d'age n'était pas vraiment jeune et ce n'est pas la présence du sympathique Pierre Bonte (76 ans aux prunes) qui allait la relever.
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jeudi, juin 05, 2008

Festival médieval d'Hennebont - juillet 2007


Une photo prise l'été dernier au festival médiéval d'Hennebont (Morbihan). Ca, c'est une "gueule", non ?


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Marc Chaubaron, onirique alréen



Quand je suis à Carnac, j'ai déjà dit ici combien j'aimais flâner autour des aquarelles de Converset. Mais quand mes promenades me conduisent non loin, sur le port de Saint-Goustan (Auray), alors c'est vers l'atelier de Marc Chaubaron que mes pas me guident instinctivement.
Depuis le quai Franklin, il faut gravir l'escalier un peu pentu de la rue Saint-René, et on ne peut pas le louper cet atelier-galerie où l'artiste travaille devant son public.
L'illustrateur pourrait être apparenté aux "naïfs", mais je ne suis pas certain qu'il soit si aisé de lui coller une étiquette.

Ses thèmes de prédilection sont nombreux : les chats, les chiens, le cirque, les 2CV, thèmes qu'il décline sur des cartes postales, posters, calendriers, mais on peut aussi acheter les originaux.

Signalons aussi qu'il a connu son heure de gloire dans les années 90 en illustrant la série des sucres Beghin-Say (voir photo ci-contre) qu'on trouvait dans tous les troquets de France.
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