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mercredi, mars 10, 2010

Facebook : de jolies découvertes (part 6)


Oh, il en a connu du monde, Numa !
Dans une longue notice autobiographique (qui n'est hélas accessible que sur Facebook), Numa Sadoul raconte avec tendresse - et parfois une pointe de perfidie - les circonstances de ses rencontres avec Prévert, Ionesco, Boulez, Brassens, Nina Hagen, Bashung, Pennac, Chéreau, Reggiani, et tant d'autres...

Quant à moi, en bon amateur du 9ème Art, je ne connaissais Numa Sadoul que pour ses livres d'entretien avec les grands auteurs de la bande dessinée (Hergé, Franquin, Gotlib, Tardi, Moebius, Uderzo,...). Ces livres - dont certains n'ont pas été réédités depuis longtemps - sont devenus de véritables références.


Je vous avouerais que je m'étais connecté à lui par pure curiosité.
J'ai d'abord découvert plusieurs autres facettes du personnage : infatigable, mettant en scène des opéras pour de prestigieux théatres français, mais aussi animant des ateliers théâtraux pour des jeunes dans sa région du sud de la France (voir sa notice wikipedia) , voilà encore quelqu'un dont je n'arrive pas à comprendre comment il parvient à passer pas mal de temps sur Facebook.

Très vite, j'ai eu le plaisir d'échanger avec lui, subrepticement, par des commentaires réciproques sur les contenus que nous partagions. Petit à petit, car on ne peut cacher longtemps sa personnalité, j'ai perçu Numa comme ce qu'il est : un être ouvert, drôle, très fin. N'hésitant pas non plus à m'envoyer un petit mot gentil (et personnel) pour mon anniversaire, alors que nous ne nous sommes jamais rencontré.
Numa Sadoul est à la fois un homme d'une grande culture, et un vrai humaniste au sens où on l'entendait à la Renaissance.
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jeudi, janvier 07, 2010

Facebook : de jolies découvertes (part 5)


Bon, Graziella de Michèle, c'est encore un cas.
On peut très bien ne pas la voir pendant 3 jours, et puis elle va mitrailler une vingtaine de messages en 2 heures, poster 15 vidéos de Johnny Cash, en l'appeler à l'amitié de son vieux copain Maneval ("Souviens-toi du futur" lui dit-il).
En revanche, c'est pas trop son style de s'épancher sur son passé de chanteuse emblématique des 80's (dont le clip du "Pull-Over Blanc" était filmé par Cyril Collard, celui des Nuits Fauves).

A dire vrai, je ne sais plus trop pourquoi je me suis retrouvé connectée à elle. Son nom me disait vaguement quelque chose alors j'ai envoyé une demande de contact. J'ai en fait trouvé quelqu'un en total décalage avec l'image que je m'en faisais : je m'imaginais une chanteuse de variété assez fade, en fait, c'est une fan pure et dure de rock/rockabilly, dont on sent que - bonne noctambule - elle a longtemps fréquenté tout une certaine scène française.

Même si en filigrane, on devine que quand le téléphone s'arrête de sonner, tout devient moins facile : galère, Pôle Emploi, reconversion, moral qui fluctue ... mais toujours une sorte de force de vie, une joie à jouer avec les mots, une fidélité en amitié et surtout un sincère amour de la musique. Certains pourraient résumer ça par : l'esprit rock.
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mardi, novembre 24, 2009

Facebook : de jolies découvertes (part 4)


Pour tous ceux qui - comme moi - ont acquis leur culture musicale dans les années 70, Daniel Guichard représente forcément un incontournable de la chanson populaire avec quelques classiques comme "La tendresse" ou "Mon vieux".

Ange déchu ou du moins un peu oublié, l'ex-star des hit-parades a cependant gardé le contact avec son public "France profonde"et dialogue avec lui tous les jours, en mettant en ligne des vidéos, en échangeant avec sincérité sur un tas de sujets qui réchauffent le coeur ou font monter les larmes.

Et ses 2171 "amis" de dialoguer, s'apostropher, s'amouracher ... je suis persuadé que ces "liens sociaux" qu'on dit superficiels peuvent l'être bien moins qu'on ne le dit. Parfois, j'ai presque l'impression d'être indiscret en assistant à tout ça.
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jeudi, septembre 24, 2009

Facebook : de jolies découvertes (part 3)


Après le fin cuistot Patrick Hernandez, puis Sim (ça ne lui a pas réussi), voici ma redécouverte - grâce à Facebook - d'un personnage qui a joué un grand rôle dans mes découvertes musicales au sortir de l'adolescence : Alain Maneval.
Il a eu la gentillesse de m'accepter dans ses contacts, ce qui m'a permis de suivre de près son retour sur les ondes cet été ("Bon Esprit", voir plus bas) et d'accéder à des photos ou discussions avec d'autres facebookiens (notamment avec Graziella de Michele sur laquelle je ferai un article un de ces jours).


Maneval est un dandy découvreur qui a vraiment innové à la tv française vers 1982-1983 avec MEGAHERTZ sur TF1 (chaîne publique à l'époque) le samedi après-midi.
Dans cette émission, sautillant, scandant d'élégantes diatribes, Maneval présente des clips ou extraits de concert de groupes pointus à une heure de grande écoute : ABC, The Associates, Siouxsie & the Banshees, The Jam (je cite juste quelques noms de mémoire), du punk, du ska, de la new-wave, de la cold-wave etc... J'ai des souvenirs extraordinaires de samedis après-midi rivé devant l'écran, avec ma k7 VHS 180 (j'essayais d'enregistrer le maximum d'extraits intéressants, en faisant un pseudo-montage en direct, pas facile de décider en 30 secondes si c'est génial ou à jeter... )

Maneval présentait carrément les imports d'Angleterre, des extraits de "Top of the Pops", faisait de la pub pour des petits labels ou des disquaires mythiques (New Rose, bien sûr) ...toutes choses qui seraient aujourd'hui reléguées à 2h du matin sur les chaînes tv !


Après pas mal d'années passées au Maroc, Maneval est revenu récemment en France, et a animé cet été une émission le samedi soir sur France Inter : Bon Esprit, proposant une programmation culturelle plutôt éclectique d'acteurs, musiciens , artistes.
J'espère qu'il retrouvera durablement une "case" culturelle quelque part.
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mardi, juin 16, 2009

Facebook : de jolies découvertes (part 2)


Après Patrick Hernandez, voici Sim (le vrai) qui se met à Facebook à près de 83 ans !
Vous savez, celui dont Michel Audiard disait qu'il semblait être le fruit des amours d'un étourneau et d'une pointe Bic. Une vraie gueule !
Quand je pense que ma mère (appelée mamy.net par ses petits enfants) est une surfeuse très régulière à 74 ans, je crois que le record est largement battu !

Quand Sim est tombé sur le groupe Facebook de "Ceux qui se demandent si Sim est mort ou non", ça a dû lui faire un peu drôle, mais il le prend visiblement avec humour.
Bon, les jeux et groupes divers, c'est pas son truc. On peut le comprendre, et c'est une des choses les plus agaçantes sur fb : on est noyé sous les sollicitations pour faire comme d'autres : participer à des tests, des quiz (perte de temps à mon avis). tout est bon pour faire surfer le plus possible sur le site, avec visualisation obligatoire des publicités ciblées.
Voilà ... j'admire le dynamisme de Sim, qui vient aussi de sortir un bouquin de souvenirs.
Chapeau, et longue vie !

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samedi, avril 11, 2009

Facebook : de jolies découvertes (part 1)


Cela fait environ 3 mois que j'ai craqué en ouvrant un profil Facebook, et globalement, je dois dire que j'en suis très content, contrairement à mes craintes initiales.
Sur 200 "amis" environ (on devrait plutôt dire "relations"), il y a globalement 100 personnes - souvent inconnues - que je connais réellement et 100 personnes - souvent connues - dont j'apprécie juste ainsi de pouvoir suivre l'actualité.

Dans la deuxième catégorie, je ferai à l'occasion une série de petits articles sur des gens que je découvre sous un jour vraiment nouveau, par ce qu'ils confient sur Facebook même si bien sûr c'est une facade.
Prenez Patrick Hernandez.
Evidemment, vous le connaissez pour son fameux tube disco "Born to be alive" (il doit en avoir vraiment ras la casquette qu'on lui en parle). Ceci dit, d'un autre côté, l'homme n'est plus vraiment dans le besoin, puisque cette unique chanson de 1978 lui rapporte encore entre 1000 et 1500 euros par jour, soit 40.000 euros par mois.

Par contre, ce que j'ai découvert, c'est que l'homme à la canne était un fin cuistot ! Chaque jour en fin d'après-midi, il poste dans son statut le menu du soir avec force détail. S'en suivent immanquablement des commentaires de plusieurs de ses 2500 "amis" d'où ressortent souvent des remarques marrantes sur les différences de cultures culinaires entre les gens.

C'est qu'il donne l'eau à la bouche le bougre de Patrick, avec les recettes succulentes de sa grand-mère italienne, ou la liste des épices et condiments qu'il utilise. Et voilà que je me retrouve parfois moi-même en me prenant au jeu, et suggérer de rajouter une pointe de coriandre ou une petite cuillère de pesto. C'est pas encore de la qualité des chroniques gastronomiques de Jean-Luc Petitrenaud mais ça va venir.
C'est décidé, le jour où je commence un vrai régime, j'enlève Patrick Hernandez de mes relations Facebook !
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dimanche, janvier 25, 2009

Le livre des visages

Bon, j'ai craqué, et j'ai ouvert mon compte sur FaceBook malgré quelques réticences et déjà au bout de 24 heures, j'ai trouvé une cinquantaine d'amis, grâce à la fonction de recherche automatique de correspondance dans mes carnets d'adresse Gmail (que j'ouvre ponctuellement à FaceBook). C'est effectivement très chronophage de voir en quasi-live les commentaires de ses amis sur une remarque (du micro-blogging en quelque sorte comme sur Twitter), ou une photo ou encore par l'appartenance à un groupe d'intérêt (potentiellement, j'en ai déjà beaucoup).
Il va falloir que j'arrête de travailler pour networker à plein temps !

J'ai déjà parlé ici de Viadeo ou Linkedin qui sont à finalité professionnelle "sérieuse", je perçois ici FaceBook d'une manière très différente, plus ludique : on y trouve d'ailleurs plein de gens (artistes par exemple) qui ne sont pas du tout sur les deux premiers réseaux cités.
Oh, je n'ai pas voulu dire que les artistes n'étaient pas sérieux, mais ils ne situent clairement pas dans l'optique "carriériste" comme on l'entend dans de grandes entreprises.
Certains m'acceptent d'ailleurs dans leurs amis bien que je ne les connaisse ni d'Eve ni d'Adam.

Dans ce cas, j'avoue que je ne vois plus trop le but recherché : est-ce la course au nombre d'"amis" (d'un intérêt que je perçois comme limité) ou bien la volonté de ne pas froisser des acheteurs potentiels ? Ou bien tout simplement un canal de communication supplémentaire pour les artistes permettant de présenter leur "actualité" de la manière la plus directe. Auquel cas, la notion de "réseaux d'amis" perd selon moi beaucoup de son sens !
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