lundi, février 08, 2010

Quand prévention routière rime avec poésie



Une publicité très efficace pour le port de la ceinture, sans montrer ni route, ni voiture, ni accident...
Ces dernières années, en France, les campagnes de communication de la Sécurité routière ont pour la plupart joué la carte du choquant, n'hésitant pas à confronter le spectateur aux images violentes d'accidents ou à mettre en scène la douleur des proches de victimes de la route, comme dans les spots "chaque jour 12 personnes sont tuées".

Avec plus de 500.000 visionnages en quelques jours sur Internet, la Sécurité routière du comté anglais du Sussex vient de prouver qu'il existe des moyens plus doux, et peut-être plus efficaces de faire passer le message de la prévention

Tout en poésie, leur spot publicitaire incitant au port de la ceinture est intitulé "Étreins la vie" ("Embrace life"). Sans route, sans voiture, ni ceinture de sécurité, la vidéo met effectivement en scène une étreinte.

La métaphore est jolie, et très parlante.

vendredi, février 05, 2010

Taoïste un jour, taoïste toujours

En juin 2008, j'avais déjà cité du Lao-Tseu, mais lors de ma récente visite au Musée Hergé, en me promenant dans l'exposition temporaire Tchang, il y avait pas mal de citations en exergue sur de grands panneaux muraux blancs, dont trois très belles phrases de Lao-Tseu qui m'ont beaucoup plu, et que je me suis empressé de griffonner sur un bout de papier.

Si je prend la peine de les écrire, ce n'est pas que j'ai peur d'en oublier le sens général (qu'il est aisé de comprendre), c'est que ce genre de forte phrase ne souffre pas l'approximation. Telle une mécanique de précision, chaque mot a sa place précise et tout changement maladroit enlève sa force à la sentence.

Voici les 3 phrases de Lao-Tseu que j'ai noté :

"Mieux vaut allumer une bougie que maudire les ténèbres".

" Un voyage de mille lieux commence toujours par un premier pas".

" Les choses ne changent pas, change ta façon de les voir, cela suffit".

Personnellement, ce sont des notions simples que j'ai trop tendance à oublier dans la vie quotidienne. Me les rappeller de temps en temps m'aide à avancer de manière positive.

jeudi, février 04, 2010

Monsieur Thanagra


Allez, je vais vous le faire à la manière du Monsieur Mouche de Jean-Luc Coudray...

Monsieur Thanagra a un drôle de nom, et aussi un blog.
Bizarre comme phrase, me direz-vous.
Monsieur Thanagra a une énoooooorme culture graphique. Dans sa mémoire, il stocke des millions d'images et est capable de déceler en un clin d'oeil d'où chaque nouvelle image est issue : influences, hommages, apparentements, rien n'échappe à Monsieur Thanagra.


Par exemple, j'ai adoré l'analyse de l'affiche de Good Morning England" au regard de la pochette d'Abbey Road et des multiples déclinaisons de cette image-culte . Au rayon "hommages", vous trouverez aussi un panorama des BD qui reprennent le visuel de l'Ile des morts (célèbre tableau de Böcklin), ou celui de l'Homme de Vitruve (L. De Vinci), ou encore l'escalier infini d'Escher .
Une autre rubrique reprend les plagiats (comme tous ceux qui ont été inspirés par la couverture de "La Marque Jaune"), mais j'avoue qu'entre plagiat , hommage, pastiche, clien d'oeil etc... je ne saisis pas toujours la subtile différence. Voilà, ce n'est qu'un tout petit aperçu car on peut passer du temps sur cet excellent site.

dimanche, janvier 31, 2010

Visite au Musée Hergé


Brève escapade à Bruxelles ce vendredi, histoire de saluer des amis bruxellois et surtout de voir enfin le Musée Hergé, récemment établi à Louvain-la-Neuve. J'ai regretté que l'endroit soit vraiment excentré dans une sorte de ville-nouvelle tristounette à une bonne trentaine de km de la capitale. Cette localisation m'a d'ailleurs incité à venir en voiture ... disons que j'aurais pu me débrouiller en train (Paris-Bruxelles 1h22 en Thalys), mais la balance a finalement penché du côté "voiture" à cause de la galère dont un ami m'avais parlé pour aller à LLN.

Malgré quelques imperfections, j'ai beaucoup aimé le Musée, ainsi que l'exposition temporaire consacrée à Tchang dont j'avais entendu parler sur Actuabd et que je voulais voir avant sa fermeture mi-février. Pour un collectionneur d'originaux comme moi, c'est à la fois une forme de souffrance que de contempler tous ces graals potentiels (et qui resteront du domaine du rêve), mais aussi une incroyable satisfaction d'être au coeur du travail de création de l'artiste. Un travail parfois ingrat fait de remontages, repentirs et autres rustines que tous les amateurs de planches originales connaissent bien.


Il faut savoir qu'en raison de la fragilité des oeuvres sur papier, l'ensemble des oeuvres change tous les 4 mois, et tourne sur un an. On ne voit donc en permanence qu'un tiers du fond. Aussi, si je vais revoir dans quelques années, je pourrais peut-être voir de toutes autres pièces ...

J'ai croisé peu de visiteurs dans le musée, mais j'ai remarqué plusieurs amateurs parlant anglais. Il se dit que les films signés Spielberg/Jackson (sortie prévue fin 2011) risquent de donner une importante notoriété au personnage de Tintin dans le monde anglo-saxon, ce qui n'a pas vraiment été le cas jusqu'à présent.

mardi, janvier 26, 2010

Le courage d'un changement de cap


Oui, comme je le disais ici, les réseaux sociaux sont utiles !

Stupeur l'autre matin lorsque je me connecte à mon compte Linkedin : un ami qui était consultant avant-ventes chez un gros acteur du logiciel informatique a changé brusquement son statut pour s'afficher "Libraire spécialisé bande dessinée". Que s'est-il passé ?

Après avoir repris contact, nous avons déjeuné ensemble aujourd'hui pour parler de son projet.
D'abord, il a eu une occasion de partir d'un grand groupe lors d'une "charrette" à des conditions qui ne se refusent pas, surtout quand on a envie de vivre plus pleinement sa passion.
Ensuite, dans le fil de la conversation, nous parlons de sa recherche fructueuse d'un pas-de-porte commercial sur Paris (trouvé aux Batignolles), du budget "travaux" (lourd), ou encore de la nécessité d'embaucher quelqu'un pour être deux dans le magasin ("sinon comment je fais pour aller faire pipi ?").

De la création d'une structure juridique à l'accueil du premier client, un tel projet représente des centaines de micro-tâches toutes interdépendantes (l'une ne peut commencer que quand l'autre est finie , etc...) qui nécessiteraient dans l'idéal d'être gérées comme un projet : diagramme des tâches, positionnement de jalons, recalcul de l'ensemble en cas de dérive.

L'ouverture est prévue en septembre 2010. J'en reparlerai sûrement à cette époque, car quelque chose me dit que les livres de Dupuy-Berberian ou Cosey seront particulièrement mis à l'honneur, en accord avec les goûts du patron.

samedi, janvier 23, 2010

Immo : vous avez dit "marché sain" ?


A deux pas de chez moi, un immeuble neuf qui est terminé depuis 4 à 5 mois, une agence immobilière s'est installée au rez-de-chaussée, et propose en vitrine des annonces.

Ici, une annonce concernant un appartement situé justement dans cet immeuble : un 2 pièces de 43 m2 à louer pour 1250 euros par mois. Bien sûr, l'annonce n'a pas bougé depuis 4 mois, cette offre n'ayant pas trouvé preneur.

Voici typiquement le genre de choses que je déteste : ils cherchent un pigeon, il n'y a pas d'autre mot ! Et après, certains professionnels vous soutiendront qu'il n'y a pas de spéculation immobilière en France ...

mercredi, janvier 20, 2010

Un expert ...


"Un expert est une personne qui a commis
toutes les erreurs possibles
dans un domaine très restreint"

Niels Bohr, physicien Danois (1885-1962)

jeudi, janvier 14, 2010

Koechlin ou la genèse d'un vieux souvenir


Lorsque j'ai reçu cette belle invitation pour la prochaine exposition de l'illustrateur Lionel Koechlin, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à un vieux souvenir qui remonte à mars 1980.

A cette époque, je ne connais pas Koechlin, je viens de fêter mes 18 ans et suis en classes préparatoires (math'sup). Fanatique du groupe Genesis, j'attend impatiemment leur nouvel album "Duke". Quand je l'achète le jour de sa sortie, en vinyl bien sûr, je suis surpris par cette pochette étrange, dont je trouve qu'elle ressemble un peu à du Folon. Je lis en petit derrière la pochette qu'il s'agit d'un dessin d'un certain Koechlin.

Mais là n'est pas le plus important, et j'ai un gros problème : je n'ai quelques heures pour l'écouter car ce sont les vacances de Pâques qui démarrent et pour gagner de l'argent de poche, je pars accompagner des enfants comme moniteur de colonie de vacances (et de ski). Alors, j'écoute l'album en boucle, 10 fois, 15 fois, et à regret, je m'en vais retrouver, avec une certaine anxiété, le groupe d'enfants dans un car stationné devant le Château de Versailles (j'apprendrai plus tard qu'il s'agit du Comité d'Entreprise de l'Aérospatiale aux Mureaux).
Du coup, pendant ces vacances, je réécoute le disque dans ma tête, imprégné de mes passages à haute dose, impatient de le retrouver à maison avec son étrange pochette.

L'année dernière, j'ai pris contact avec Lionel Koechlin (j'ai repensé à lui en voyant son nom sur le site LeCrayon), et lui ai demandé si par hasard il avait toujours cet original fait pour l'album de Genesis. Il m'a indiqué que l'original lui avait été volé chez l'imprimeur...
Un "incident" hélas bien courant dans ce milieu, où des indélicats s'arrangent pour ne pas renvoyer leurs originaux aux auteurs. Et bien sûr, on revoit parfois - discrètement - des choses sur le marché quelques années après.

mardi, janvier 12, 2010

Remastérisés mais pas donnés

EDIT du 12/01/10 : ce que j'ai acheté s'avère être une contrefaçon du coffret fournie par un professionnel indélicat qui aurait acheté un lot de plusieurs coffrets "retour de cadeaux de Noël". Ce qui m'a mis la puce à l'oreille : finition médiocre des pochettes, le white album n'est pas embossé avec le logo "The Beatles" en relief et de plus sur un des CD il est écrit "The Beatkes". Je renvoie le tout en faisant jouer la garantie. Incroyable ! C'est la première fois qu'une telle mésaventure m'arrive. Comme quoi les "bonnes affaires" n'en sont pas toujours.

Quand l'intégrale remasterisée des Beatles est sortie le 09/09/09, à grands renforts de flon-flons médiatiques, j'avoue avoir longuement hésité : j'y vais ? j'y vais pas ? D'un côté, nous étions justement à la maison dans une période "Beatles" (je passe surtout "Revolver", "Sergeant Pepper's" et plus récemment "Abbey Road" et le double blanc). Comme mes enfants raffolent des anecdotes sur les Fab Four, je me suis abonné aux flux RSS de Yellow-Sub.

Alors, pour le coffret, j'hésitais mais j'avoue avoir été douché par le prix : 215 euros, ça revient à plus de 15 euro le disque, c'est cher à notre époque. Non pas que je ne puisse pas me l'offrir, mais je sens bien que c'est "le prix fort", avec les grosses ficelles marketing. Franchement, à combien sort un disque en sortie d'usine ? Moins d'un euro !

Alors, j'ai attendu quelques mois en positionnant une alerte sur Priceminister à 120 euros maximum. Bien m'en a pris, car le 2 janvier je vois apparaitre une personne qui vend le coffret neuf sous blister à 99 euros. Là, ça n'a pas trainé et je l'ai pris de suite.

J'ai comme ça une quinzaine d'alertes qui trainent sur Priceminister, elles concernent majoritairement des bouquins qui m'intéressent, mais que je trouve trop cher. Je suis patient, je les aurai un jour.

Et maintenant ... musique ! Avec mes nouvelles enceintes Focal, je vais me régaler.

vendredi, janvier 08, 2010

Vivement février !

jeudi, janvier 07, 2010

Facebook : de jolies découvertes (part 5)


Bon, Graziella de Michèle, c'est encore un cas.
On peut très bien ne pas la voir pendant 3 jours, et puis elle va mitrailler une vingtaine de messages en 2 heures, poster 15 vidéos de Johnny Cash, en l'appeler à l'amitié de son vieux copain Maneval ("Souviens-toi du futur" lui dit-il).
En revanche, c'est pas trop son style de s'épancher sur son passé de chanteuse emblématique des 80's (dont le clip du "Pull-Over Blanc" était filmé par Cyril Collard, celui des Nuits Fauves).

A dire vrai, je ne sais plus trop pourquoi je me suis retrouvé connectée à elle. Son nom me disait vaguement quelque chose alors j'ai envoyé une demande de contact. J'ai en fait trouvé quelqu'un en total décalage avec l'image que je m'en faisais : je m'imaginais une chanteuse de variété assez fade, en fait, c'est une fan pure et dure de rock/rockabilly, dont on sent que - bonne noctambule - elle a longtemps fréquenté tout une certaine scène française.

Même si en filigrane, on devine que quand le téléphone s'arrête de sonner, tout devient moins facile : galère, Pôle Emploi, reconversion, moral qui fluctue ... mais toujours une sorte de force de vie, une joie à jouer avec les mots, une fidélité en amitié et surtout un sincère amour de la musique. Certains pourraient résumer ça par : l'esprit rock.

mardi, décembre 29, 2009

Suivi de quelques articles anciens de ce blog


- J'avais parlé (ici) du site de Ferry Hallim, et voilà que Libé lui consacre un bel article. Je vous conseille vraiment ce site de jeux si vous avez des enfants entre 3 et 8 ans, et que vous cherchez un environnement safe et et cocoonant.

- Le Docteur Vincent (médecin auteur d'un blog passionnant ) dont j'ai parlé ici puis ici était donc ... une femme ! A l'occasion de la parution de son premier livre ("Journal d'un médecin généraliste" par Stéphanie Becquet aux Editions du Cherche-Midi) , elle en profite pour lever son anonymat, fermer son ancien blog et en réouvrir un autre.

- J'avais parlé de ce site perso remarquable consacré au Titanic, mais il faut reconnaitre que la puissance du collaboratif fait son oeuvre avec Wikipedia, et quand on voit un article de cette qualité (Naufrage du Titanic), je pense qu'un internaute même connaisseur ne peut pas lutter.

Pour continuer sur Wikipedia, il est d'ailleurs amusant de voir que, dans le domaine de la bande dessinée, il y a une énorme disparité entre séries, selon que des passionnés se sont attelés à la tâche. Par exemple, une série majeure comme Blueberry fait l'objet d'un article assez fade, sans aucune étude des personnages, alors que Valérian et Laureline (la série SF de Christin et Mezières) fait l'objet d'un très long, érudit et passionnant article. J'imagine que ces disparités s'atténueront avec le temps. Après tout, un projet comme Wikipedia est encore relativement récent.

- J'avais tort dans cet article de septembre 2008 de penser que "Siné Hebdo" ne dépasserait pas 5 numéros. Nous arrivons en 2010 et la revue existe toujours.

- La bulle immobilière française (grâce aux tags récemment ajoutés, on peut voir ici l'ensemble de mes articles sur ce sujet) reste encore et toujours présente ! J'avoue ne plus savoir quel événement d'ordre national ou international pourra oeuvrer à son dégonflement. Un cataclysme ?

- Il m'arrive toujours, de temps à autre, de regarder la narcisse orientale découverte il y a 3 ans.

dimanche, décembre 27, 2009

Le design épuré de Peter Saville



Récente découverte que ce superbe petit court-métrage "The temptation of Victoria" monté autour du "Temptation" de New Order.

J'y vois esthétiquement un double hommage à la nouvelle vague française (Godard, Truffaut & Co), et aussi à Peter Saville - designer hors pair - qui signe à cette époque toutes les énigmatiques pochettes du label mancunien Factory.
En fouillant un peu sur le net, j'ai fait des découvertes comme ces 7 pages qui recensent toutes les pochettes de disques designées par Saville : il y a aussi la merveilleuse pochette pour Martha & The Muffins (voir photo de gauche) qui avait vraiment marqué mon imaginaire en 1980, avec la carte de la baie de Toronto.

Il y a quelques années, je m'étais payé (sur Amazon US), le beau livre "Designed by Peter Saville" qui m'a fait découvrir d'autres facettes de son talent, dans la mode, l'art, ou la publicité.

vendredi, décembre 25, 2009

Joyeux Noël avec ... Florence Magnin


Ce jour de Noël est bien choisi pour montrer une acquisition toute récente : une illustration de Noël par Florence Magnin, extraite des "Contes aux Quatre Vents", le très beau livre qu'elle vient de faire paraître aux Editions Daniel Maghen.

J'ai toujours été emballé par les illustrations fantasy de Florence pour les Princes d'Ambre (les romans de Roger Zelazny) et aussi les différents travaux pour des jeux (dont un tarot magnifique).
Par contre, je la trouve moins convaincante - graphiquement parlant - sur ses séries BD (L'autre Monde, Mary la Noire, L'Héritage d'Emilie), à cause du découpage des planches qui ne lui permettent pas, selon moi, de s'exprimer clairement. Ses décors toujours très détaillés ont besoin de place, et ce n'est pas facile d'être réduit à tout faire rentrer dans des "cases de BD" même si elle tente parfois de s'affranchir de cette contrainte, avec plus ou moins de succès.

Pour ceux qui ne connaitraient pas cette formidable illustratrice, le livre que je viens de citer est une très bonne introduction, avant de plonger ensuite (si affinités) dans l'Univers d'Ambre.

vendredi, décembre 18, 2009

Cézard, enfin !


Bon, ça fait bien 10 ans que je cherchais une jolie planche originale de Cézard (auteur dont j'ai déjà parlé en 2006 à l'occasion d'une expo), et en particulier pour sa série phare "Arthur le fantôme". Ceux qui ont lu Vaillant ou Pif connaissent forcément.

Il faut dire que je suis difficile , je voulais :

- une bonne période (pas trop tardif) et un beau format
- la présence de châteaux, grilles ou machicoulis que Cézard dessine magnifiquement. Une ambiance médiévale, quoi.
- au moins une belle case où la silhouette blanche d'Arthur se détache sur un fond noir
- si possible, la présence du Père Passe-Passe (le magicien, dont certains amateurs sont férus)

Décédé en 1977, ce travailleur infatigable (qui s'est d'ailleurs tué au boulot) a certes laissé des milliers de planches. Mais sa veuve Jacqueline vend peu de choses, j'ai vu des choses qui venaient de chez elle à la Galerie du 9ème Art, ou chez Fantasmak . J'ai dû voir une bonne centaine de planches mais rien qui me fasse vraiment tilter.

Quand j'ai vu apparaitre cette planche sur eBay, j'ai tout de suite flashé : c'est celle-là qu'il me faut , et pas une autre ! Alors, j'ai remporté l'enchère, quitte à la surpayer un peu par rapport aux prix usuels du marché. Avec son calque couleurs (que je n'ai pas montré sur la photo), elle est de format immense 40x50, et d'une toute bonne période (Vaillant 1967).

On dit souvent que Jean Cézard mériterait d'avoir fait une carrière "à la Uderzo" - en terme de reconnaissance et de notoriété - s'il avait trouvé un bon scénariste. Son encrage est vraiment remarquable, à la fois puissant et tout en finesse, fourmillant de nombreux détails.
Le travail de Jean Cézard est une influence aujourd'hui revendiquée par de nombreux dessinateurs réalistes.

mardi, décembre 15, 2009

Un article spécial ... dont je suis fier

Immo : une pénurie de logements ?


Un des arguments fréquemment utilisés par les professionnels de l'immobilier pour justifier les prix très élevés de l'immobilier en France est qu'il y aurait une grosse pénurie de logements dans notre pays.
Régulièrement, on nous dit qu'il manquerait 200.000 voire 500.000 logements (?) ce qui expliquerait la hausse vertigineuse des prix.

Or, en jetant un oeil au site de l'IEIF, je tombe sur les statistiques comparant les différents pays européens, et je vois que la France est n° 2 européen du nombre de logements par habitants.
Il n'y a donc aucune pénurie de logements en France !

Je dirais plutôt que la France, de tradition jacobine, reste beaucoup trop centralisée à Paris. Tout le monde continue de s'agglutiner en région parisienne. Les lois de décentralisation de 1982 ont été un bon début, mais aujourd'hui, cette idée de décentraliser administrations et centres de décisions est moins dans l'air du temps. Quel dommage ! Parfois, j'en viens à envier l'Allemagne et ses puissants Länders !

De la substance pour progresser


S'il y a un danger qui guette tant la bande dessinée que la littérature classique, c'est bien la surproduction. Entre l'année 2000 et l'année 2008, la production annuelle de BD est passée de 1500 albums annuels à 4700 albums annuels ! (source). C'est monstrueux !
Ceci dit, tous les projets ne sont pas pour autant acceptés. Il faut d'abord passer sous les fourches caudines des fameux "comités de lecture".
Comment font donc les responsables de maisons d'édition pour juger équitablement des projets de jeunes auteurs ?
A Futuropolis, Sébastien Gnaedig est une "pointure", un éditeur fort respecté. Sur le blog de Futuro, le voici qui n'hésite à dévoiler ses petits secrets, et comme exemple, analyse tant sur le fond que sur la forme le projet d'Emmanuelle B "L'île au bord du monde".
En quoi la narration n'est pas correcte, en quoi la couleur prend - à tort - l'ascendant sur la lisibilité graphique, tout y passe...

Il est bien rare de trouver sur le web une analyse constructive et argumentée montrant le pourquoi d'un refus. Cet article est non seulement passionnant pour l'amateur, mais très instructif pour le/la jeune dessinateur/trice qui mature son projet en attendant de se lancer.

vendredi, décembre 11, 2009

Liz Frazer



Quelle belle surprise de retrouve Liz Frazer (ex-chanteuse de The Cocteau Twins) sussurer ses incompréhensibles locutions en faisant jouer son mince filet de voix sur les octaves inférieurs de la gamme. J'ai appris ici que ce titre est sorti en hommage au clavier Jake Drake-Brockman, (ex-clavier d'Echo & The Bunnymen), avec qui elle avait enregistré ce titre et qui est décédé cette année d'un accident de la circulation.

Et déjà, après 4 écoutes, la mélodie a envahi mon esprit et refuse d'en sortir.
Merci à Stéphane O., ami virtuel facebookien de m'avoir signalé cette pépite.

jeudi, décembre 10, 2009

Astérix : le scandale "Grande Collection"


Alors que je reviens de la superbe exposition Astérix aux Thermes de Cluny (Paris Vème), je dois vous avouer que je n'ai même pas acheté le catalogue, car les 30 magnifiques planches originales qu'a prêté Albert Uderzo sont reproduites sur les toutes dernières pages au format ... timbre-poste. Quel dommage !
On dit l'homme - malgré son génie de dessinateur - mal entouré, et je crois que ce n'est pas faux. J'en veux pour preuve la manière scandaleuse dont est gérée "La Grande Collection".


Revenons un instant sur l'idée : reprendre tous les albums avec trait, couleurs et lettrages restaurés (certaines couleurs des premiers albums étaient vraiment moches, et le trait peu net) et dans un format XXL (quasiment 34x26cm) qui laisse éclater le talent d'Uderzo. De plus, l'ensemble des dos de couvertures doit former une superbe frise reprenant le village gaulois. Bien entendu, le prix est nettement plus élevé que l'édition normale.

Or, cette édition pour collectionneurs ne se vend pas aussi bien que prévu, et les Editions Albert René ont décidé de mettre la pédale douce sur les parutions, qui étaient en sommeil depuis 2 ans.

Au rythme de 2 albums seulement par an (c'est l'information que j'ai eu), il va falloir patienter 8 ans avant de pouvoir reconstituer la fameuse frise dans sa bibliothèque.
Je trouve que c'est un manque de respect total pour ceux qui ont démarré cette collection, bien loin du planning initialement prévu.

mercredi, décembre 09, 2009

L'effet Bonaldi


Amusant article aujourd'hui sur Eco89 sur l'étrange tendance des démonstrations à planter lamentablement le jour J.
Ca s'est passé ce matin pour le patron de Twitter, ça s'était passé en 1998 pour Bill Gates (la vidéo est aussi visible sur l'article), et ça se passe pour ma tartine de confiture le matin.
Certains l'appellent l'effet Bonaldi, l'animateur de C+ qui loupait souvent ses démonstrations sur le plateau de "Nulle part ailleurs". Jérôme Bonaldi est en fait un imposteur qui a copié le concept sur le magicien Garcimore.

Quant aux informaticiens, ils n'ont rien inventé du tout, ils sont à la merci de créatures qui les dépassent largement, tant l'informatique - quand on la pratique - se révèle comme tout le contraire d'une science exacte.

jeudi, décembre 03, 2009

Science-fiction des années 50


Le goût pour les originaux de bande dessinée n'est pas forcément, comme on pourrait le croire de prime abord, la quête nostalgique d'une enfance perdue.
Une sorte de "madeleine de Proust" qui fait qu'on voudrait retrouver ses sensations d'enfant.
Bien sûr, au départ, il y a souvent un peu de ça. Et puis, on évolue au fur et à mesure qu'on découvre de nouvelles choses.
Pour moi, c'est paradoxalement aussi de découvrir de nouveaux horizons dans les deux sens :
- à la fois dans l'époque actuelle, dans les jeunes auteurs des années 2000
- et aussi en remontant le temps dans les années 40 et 50, où je n'étais pas né.




Là, ça a commencé par un vendeur qui a mis en vente quelques planches de science-fiction des années 50, puis quelques dizaines. Planches proposées en "achat immédiat" à prix très doux : 15, 20 euros, ou 30 euros pour les plus belles. Attiré par un premier achat, je me suis rapidement pris au jeu, mais en essayant de ne sélectionner que le "premier choix".



Visiblement, cet amateur a récupéré un gros stock des éditions Aredit et Artima, sises à Tourcoing qui éditaient des petits formats publiant de la SF et de l'aventure dans les années 50.
J'ai consulté mon BDM (c'est un peu la Bible des amateurs de BD), petit à petit j'en suis venu à connaitre certaines choses, et des auteurs comme Melliès, Giordan, Boixcar, Brantonne (je connaissais déjà ce dernier).


En discutant un peu plus avec le vendeur, visiblement bon connaisseur, j'en suis venu à connaitre un peu mieux le travail de titan d'un auteur comme Raoul Giordan : près de 12.000 planches pour des revues comme "Météor", "Sidéral", "Anticipation", sans compter des milliers d'illustrations... Et devinez quel était son passe-temps ? la peinture ! il a laissé 2000 tableaux.
Une vie de travail, avec très peu de reconnaissance, des revenus au lance-pierres ... qu'en reste-t-il aujourd'hui dans la mémoire collective ? Je vous laisse répondre à la question.


On peut penser ce qu'on veut des scénarios qui paraîtront naïfs aujourd'hui.
J'ai scanné certaines planches, puis isolé des cases. Vous pourrez vous rendre compte que le travail sur ces planches est loin d'être du travail bâclé : c'est du très beau boulot, très bien fini.

J'ai accompli ...


"J'ai accompli de délicieux voyages,
embarqué sur un mot."
Honoré de Balzac

mercredi, décembre 02, 2009

Serial writer


Vous aimez les faits divers, les serial killers, les crimes macabres ... sans toujours oser l'avouer ? Les premières notes de la musique de "Faites Entrer l'Accusé" vous glacent le sang ? Vous vous délectez, sur Europe 1, des histoires racontées par Pierre Bellemare ou Jacques Pradel ?

Alors, vous aimerez le magazine trimestriel "Verdict" (en vente dans les bons kiosques) animé par mon ami Cyril Guinet.
Ancien rédacteur en chef de "Détective", Cyril écrit une partie des histoires racontées par Pradel ("Café Crimes"), anime un blog, trouve le temps d'écrire des livres ("13 histoires de dépeceurs", par exemple) et plein d'autres choses. En plus, c'est aussi un amoureux du 9ème art, avec une prédilection particulière pour un dessinateur qui avait un talent fou et qui nous a quitté beaucoup trop tôt : le talentueux Arno.

Bon, pour le prochain pot à l'Eden Café, c'est quand tu veux Cyril !

mardi, décembre 01, 2009

Rencontre avec Gérard Mathieu


Lundi, journée de formation derrière Saint-Lazare, et je furète par hasard rue de Liège, juste à côté. En passant à la hauteur du 32, une vitrine remplie de dessins originaux avec une signature que je reconnais tout de suite : Mathieu . Quoi, LE Gérard Mathieu ? Oui, c'est lui, il crêche ici, il a son atelier ici et il expose ici.

Bon, il faut que je vous explique 3 minutes pourquoi ce monsieur est un mythe pour moi. Let me remember the good old times .. 1980-1981-1982, je trime en classe préparatoire aux grandes écoles. Un de mes rares plaisirs, quand j'achète les HS de "L'étudiant - spécial prépas", ce sont les dessins humoristiques de Mathieu qui parsèment les pages. Ils me font sourire, parfois rire franchement ... Apparait en fil rouge un personnage vraiment atypique : Clotaire Legnidû. Un glandeur, un anti-héros au grand coeur, un peu comme le Gaston de Franquin dont personne ne savait trop ce qu'il venait faire dans un bureau.
Ensuite, j'ai un peu suivi jusqu'en 1986 où j'ai acheté le premier album (une compilation) "La vie trépidante de Clotaire Legnidû" (Editions L'étudiant), album devenu difficile à trouver. Le temps a passé et ensuite, je vous avouerais que j'ai oublié tout ça, n'étant plus lecteur des publications du Groupe L'Etudiant.

Bref, revenons à votre serviteur qui est toujours devant la galerie et dont l'esprit est parti vagabonder dans ses souvenirs de taupin.
Je m'enhardis à entrer. Accueilli chaleureusement par Brigitte, la compagne de l'artiste, je contemple les originaux exposés, ainsi que les tirages limités. La galerie expose aussi des amis, dont les bellaminettes de Bruno Bellamy.

L'exposition en cours est consacrée au "monde du travail" vu par Mathieu. Je vais être franc : ce n'est pas un thème qui me passionne. D'un autre côté, c'est aussi aujourd'hui en grande partie le job de Gérard Mathieu que d'illustrer des revues professionnelles, des journaux d'entreprise, ou d'autres journaux sérieux ("Alternatives Economiques"). Il lui arrive même de dessiner en direct pour animer des symposiums.

Il ne faudrait pas croire que Mathieu n'a illustré que le monde des étudiants ou du travail : il y a beaucoup d'autres thèmes et les centaines d'originaux sont rangés ("écologie", "habitat", "travaux", etc.. ) dans un grand meuble en bois composés de petits tiroirs.

Arrive alors le maître des lieux, attiré par le bruit de la conversation, et nous bavardons de choses et d'autres : des cadrages cinématographiques du Valérian de Mézières aux micro-hachures de Gir en passant par la beauté des planches d'aviateurs du dernier "Le Grand Duc" (Yann/Hugault). De l'admiration pour Franquin aussi (et franchement, en revoyant la signature de Mathieu, je me demande si l'influence n'a pas transparu jusque dans l'écriture !).

Quelques originaux de Mathieu exposés sont magnifiques : une planche très graphique notamment où des machines spatiales s'enchevêtrent jusqu'à satelliser la Terre ... je repense au gag de Gaston (encore !) avec le monceau de courrier tellement énorme qu'il en vient à tourner autour de la Terre tel un anneau autour de Saturne.
Certaines planches de Clotaire Legnidû, aussi, sont très belles et de beau format. Parfois en couleurs directes même si - personnellement - c'est le noir et blanc qui m'attire plus.

Comme le dit assez justement cet article trouvé sur le web, le travail de Gérard Mathieu reste assez méconnu, ainsi que son nom, même si beaucoup de gens ont en tête son style et ses dessins ...

L'homme est éminemment sympathique, sa compagne aussi d'ailleurs, et son atelier-galerie est un endroit où l'on se sent bien. J'y retournerai sans nul doute très bientôt. Peut-être pour un achat mais il faut que ça murisse encore.

Sous le marteau ...


Dans le dernier Zoo, une belle interview du commissaire-priseur Maître Cornette de Saint-Cyr sur l'émergence du marché des originaux de bande dessinée sur le marché de l'Art contemporain. On le voit d'ailleurs poser, me semble-t-il , devant une toile du jeune prodige chinois Benjamin qui fait aussi pas mal de BD.

J'aime bien les opinions de Cornette, car ce collectionneur lui-même a un certain recul sur la totalité des arts. Je ne suis pas tout à fait d'accord quand il lance la comparaison entre les originaux BD et un autre marché qui a émergé récemment : la photographie.
Certes, il a raison "Au départ, la photographie n'était pas considérée comme un art. 90% des photos du XIXème siècle ont été jetées. il y a eu tout un travail de pédagogie, de mise en valeur (...)".
C'est vrai sur un tirage vintage qui a 80 ou 100 ans, en un exemplaire et dont le négatif a été perdu, mais sur la photographie contemporaine, c'est un marché de multiples même si ce sont des petites séries pour maintenir les prix hauts. Vu de l'amateur, il n'y a aucun moyen de contrôler la production. Je rapprocherai plutôt ce marché de celui des estampes, lithographies ou autres eaux-fortes. Ca peut être très beau, mais pas unique, et on est pas "en direct" sur le travail de l'artiste comme sur une planche originale de bande dessinée.

Alors, sur la BD, quid d'une bulle spéculative ? "Vous savez, ça se rétablit toujours. Le marché de l'art rejoint toujours l'histoire de l'art".
La formule est superbe.

Un léger doute


Nous sommes en 1919, juste avant la prohibition, vous tombez sur cette affiche "Les lèvres qui toucheront à l'alcool ne toucheront pas les nôtres".

Franchement, ça vous inciterait vraiment à arrêter de boire ?

lundi, novembre 30, 2009

Cercle vicieux

Carrément digne d'un Raymond Devos ce courrier trouvé dans le dernier "60 Millions de Consommateurs" (excellente revue que je lis depuis une vingtaine d'années) :

"J'ai acheté un logiciel de traduction Power Translator 12 sur le site www.avanquest.com. J'ai reçu un CD d'installation sans la moindre explication. j'ai adressé plusieurs mails, et il m'a été répondu qu'il n'existait pas de manuel d'utilisation en français, mais qu'on me ferait parvenir un manuel en anglais.
Un comble ! Si je connaissais l'anglais, je n'aurais pas eu besoin d'acheter un logiciel de traduction !"
.

dimanche, novembre 29, 2009

La longue marche


Une des qualités du collectionneur doit être la patience.
Sur ce dessin que j'avais repéré sur eBay, le premier contact avec le vendeur hollandais date de décembre 2007 ... voici donc deux ans.
Le vendeur n'arrive pas à le vendre à son prix d'achat d'il y a 15 ans (selon lui). Tout le monde sait qui l'a dessiné mais il n'a pas été signé. Damned !
Il me raconte qu'il a aidé temporairement à l'installation de l'exposition, c'était à la Galerie Anee à Haarlem (Pays-Bas) vers 1993. S'il n'a pas été signé, c'est parce que l'artiste n'est venu que le lendemain du vernissage et qu'entre temps, il avait fallu l'encadrer... enfin une histoire tout à fait plausible qui me parait être racontée de manière sincère. Du coup, la seule chose qui me resterait à faire est de prendre contact avec l'artiste à Paris pour qu'il le signe. Ce n'est pas forcément le plus facile !

Multiples discussions sur le prix en février puis en juin 2008, tombons d'accord en août de la même année, et je reçois le dessin en vacances le 13 août 2008. Après réception , j'ai mis 18 mois à le faire signer, jeudi dernier. Je ne rentrerai pas dans le détail des pérégrinations qu'il m'a fallu affronter...
Enfin signé, il a été immédiatement réencadré dans un grand cadre Nielsen blanc et il décore aujourd'hui ma salle à manger.



C'est un simple dessin aux crayons de couleurs, de très grand format. Une recherche, un travail qui parait "non terminé" . Un profil très pur, une sorte de Starwatcher mais avec une coiffe différente. Je le trouve tout simplement magnifique.

Collectionner demande d'être patient, mais procure parfois de grands plaisirs.

samedi, novembre 28, 2009

Du blog d'Aedena ... aux jardins d'Eden


Ouh, le vilain copieur ce dénommé Effel (ne pas confondre avec Eiffel, celui de la tour) qui reprend mon concept d'Eden, Edena, Aedena ... que j'ai moi-même copié sur un célèbre dessinateur de science-fiction.
Je plaisante bien sûr, Jean Effel (1908-1982) est un des illustrateurs marquants du XXème siècle.

Adolescent, lorsque j'étais au Lycée Carnot, nous avions de grandes panneaux originaux d'Effel qui décoraient le réfectoire, reprenant Adam, Eve, la Création du Monde. En cherchant un peu sur le web, j'ai découvert qu'Effel était lui-même un ancien élève de Carnot, ceci explique peut-être cela.

Ces grands panneaux d'Effel, je les appréciais sans plus, je les trouvais trop simplistes, à la limite du dessin enfantin. Lorsque je suis retourné à Carnot récemment (voir ici et ici), j'ai demandé au Président des Anciens où étaient ces fresques d'Effel, il m'a indiqué que le Lycée les possédaient encore mais elles étaient entreposées dans un local technique.

Il y a quelques jours, j'ai trouvé dans une solderie (Mona Lisait) un beau livre sur l'oeuvre d'Effel. De son prix d'origine (38,50 €), il était soldé à 4,50€ et il y en avait une sacrée pile ! Je l'ai acheté sans hésiter d'autant que j'ai vu qu'il était écrit par François Robichon, dont j'avais déjà lu un livre sur Benjamin Rabier chez le même éditeur Hoëbeke.

vendredi, novembre 27, 2009

Mon Morceau du "Mur" Morcelé Mais Ménagé


Bon, ça y est. C'est arrivé et je le redoutais.
Le gros morceau de Mur de Berlin que j'avais ramené de là-bas en avril 1990 (6 mois après la chute du mur) s'est cassé en 3 morceaux.

Pendant 20 ans, j'ai réfléchi à ce que je pouvais bien faire de ce superbe morceau de mur taggé, mais dont le béton a malheureusement fini par se déliter lentement mais sûrement.
D'abord, des petits morceaux de béton qui tombent comme des billes, la peinture qui laisse apparaitre quelques fendillements...

Mon idée de départ était de "figer" l'ensemble dans un inclusion en résine transparente.
Il y a 3 ans, je suis passé voir une entreprise de plasturgie qui faisait ce genre de choses, mais son gérant m'a dissuadé : trop cher, trop gros, pas adapté. Il m'a plutôt orienté sur une autre solution pratiquée couramment pour les trophées publicitaires : mettre le morceau de mur sous un petit capot de plastique transparent dur qui le protège.
Solution qui ne me plaisait guère car elle n'empêchait pas le béton de se dégrader.

Soyons constructifs ! Maintenant, c'est plus simple ... les morceaux sont plus petits et je vais reprendre mon idée de faire une jolie inclusion avec le plus gros morceau. Si vous connaissez des entreprises ou des artisans qui savent faire cela, soyez gentil de me contacter.

mercredi, novembre 25, 2009

Choisir ses lunettes


Elle se reconnaitra aisément dans mes félicitations !
Un premier site web pour choisir ses lunettes. L'occasion, aussi, de mettre le pied à l'étrier sur un outil de gestion de contenu (un "CMS" disent les spécialistes) très puissant : Joomla. Un des plus beaux projets open-source mondiaux, qui s'articule autour d'un noyau et de multiples extensions, modules, add-ons. Un champ de possibilité quasi-infini à condition d'avoir du temps ET des idées.

mardi, novembre 24, 2009

Retour de vente avec ... du Calvo


Hallucinant de beauté et de justesse le dessin de CALVO, qu'on surnommait parfois le "Walt Disney français".

J'ai ramené de la vente Artcurial de samedi une grande planche de "Cricri, souris d'appartement", une planche qui doit dater des années 1949-1950.
En haut de l'article, voici juste les 2 premières cases (encre de chine et crayon bleu).

Même s'il est reconnu aujourd'hui comme un Maître très précurseur du 9ème Art, Edmond-François Calvo est hélas trop oublié aujourd'hui, à l'exception de son chef d'oeuvre ("La bête est morte") qui évoque avec une force inouïe la Seconde Guerre Mondiale sous forme d'une satire animalière. N'oublions pas non plus que Calvo fût le Maître d' Albert Uderzo lorsqu'il était jeune homme, ce dernier venait le voir régulièrement dessiner et s'en est beaucoup inspiré.

Facebook : de jolies découvertes (part 4)


Pour tous ceux qui - comme moi - ont acquis leur culture musicale dans les années 70, Daniel Guichard représente forcément un incontournable de la chanson populaire avec quelques classiques comme "La tendresse" ou "Mon vieux".

Ange déchu ou du moins un peu oublié, l'ex-star des hit-parades a cependant gardé le contact avec son public "France profonde"et dialogue avec lui tous les jours, en mettant en ligne des vidéos, en échangeant avec sincérité sur un tas de sujets qui réchauffent le coeur ou font monter les larmes.

Et ses 2171 "amis" de dialoguer, s'apostropher, s'amouracher ... je suis persuadé que ces "liens sociaux" qu'on dit superficiels peuvent l'être bien moins qu'on ne le dit. Parfois, j'ai presque l'impression d'être indiscret en assistant à tout ça.

lundi, novembre 23, 2009

Tronche de Kek


Sur le blog du développeur freelance Kek (fameux pour ses jeux), il y a ce petit jeu assez bizarre ... vous allez voir, ça parait simple, ça l'est moins qu'on ne le pense.
D'abord, cette musique entêtante, légèrement angoissante (me rappelle un peu la narcissique orientale épinglée en 2006).
On se rend vite compte qu'il faut être ultra-précis avec sa souris.
Interdit de trembler.
Et puis, quand on arrive au deuxième ou troisième tableau, une énorme surprise.
Je ne peux pas en dire plus. Il faut essayer. Je vous aurais prévenu.

mercredi, novembre 18, 2009

Une légende vivante aperçue rue Martel ?






Allez, exceptionnellement, je "vole" quelques photos à un talentueux ami Facebook (Alain Lachartre) du vernissage hier soir - je n'y étais pas - de l'exposition que Lorenzo Mattotti présentait dans la galerie tenue par son épouse (Galerie Martel).
L'exposition concernait les originaux que l'illustrateur italien a fait sur un texte de Lou Reed, les 2 co-auteurs étaient présents pour dédicacer le livre ("The Raven").

Apercevoir l'immense Lou Reed au détour d'une banale vitrine parisienne dans un quartier populaire, ça doit fait tout bizarre.

lundi, novembre 16, 2009

A-scète


"Tout le monde ne peut pas devenir artiste. Cela exige un certain niveau de douleur morale ou physique, qui ne peut être résolu autrement que de manière artistique - faute de quoi, on ne trouve pas sa place dans le monde".

Dominique A
(in Télérama du 14/11/09)


Superbe Dominique A (voir aussi ici et ), artiste intransigeant avec sa démarche, exigeant dans ses choix. Je le suis depuis ses débuts en 1992, et c'est vraiment l'un des rares dont je sois sûr à 100% de l'honnêteté intellectuelle, de l'intégrité. Je n'aime pas toujours tout dans sa musique, mais il a le mérite de vouloir avancer en permanence.

samedi, novembre 14, 2009

Les 12 travaux de Basil Sedbuk, amateur-bloggeur


Dans la bande dessinée, sur internet, il y a 2 catégories de personnes : ceux qui la font et ceux qui en parlent.
Dans la première catégorie, on trouvera les auteurs dont beaucoup possèdent un site perso, et également les "pures players" que sont les stars du blog BD : Laurel, Boulet, Pénélope Joli-Coeur, ou autre Vidberg.

Mais je ne méprise pas pour autant ceux qui se contentent d'en parler, analyser, chroniquer souvent avec talent : le site d'actualité Actuabd, les forums bdgest, l'érudit blog des "Lectures de Raymond", et je souhaiterais zoomer aujourd'hui sur l'important travail fait par un certain Basil Sedbuk en ouvrant une ribambelle de blogs consacrés à différents "modernes" .

Ces blogs ne se contentent pas d'effleurer l'actualité de l'artiste mais réalisent un vrai travail de recherche pour exhiber des travaux peu connus : François Avril ("Les passants d'avril"), Floc'h ("L'homme dans la foule"), Ted Benoit ("Metropolis Journal"), Dominique Corbasson ("Looking for DC"), ou encore "La belle illustration", plus généraliste qui reprend des couvertures du New Yorker (Sempé), des illustrations parues dans la presse, la pub ou le cinéma par divers artistes.

Une vraie multinationale du blog de fan, ce Basil !

mardi, novembre 10, 2009

Patios sévillans






Quand on se promène dans les étroites rues sévillanes, comme nous l'avons fait il y a une dizaine de jours, on voit sans cesse des portes cochères s'ouvrant sur de charmants patios qui apportent la fraîcheur qui manque tant à la chaude saison.
Les fontaines sont fréquentes et la verdure omniprésente.
En voici trois capturés par mon objectif.

lundi, novembre 09, 2009

Grandes écoles vs Universités : l'éternel débat français

L'autre jeudi, un intéressant reportage à la télévision dans "Envoyé Spécial" (France2) sur les classes préparatoires aux Grandes Ecoles.

Le sujet se présente ainsi :

"Aujourd’hui 10 % des lycéens qui viennent d’avoir le bac intègrent une classe prépa. Parcours d’excellence pour réussir les concours prestigieux des grandes écoles mais parfois aussi la peur de l’université et de l’échec. Pendant deux ou trois ans, ces jeunes vont devoir mettre leur vie entre parenthèse pour se consacrer exclusivement au travail. De moins en moins de loisirs et de temps libre, des nuits blanches, des week-ends à bûcher, c’est le quotidien des étudiants de prépas, un des moyens pour espérer réussir le concours d’une grande école. Comment justifier ce système unique au monde ? Comment fabrique-t-on des bêtes à concours ? Le jeu en vaut-il la chandelle ? Pendant un an, nous avons suivi deux classes prépas dans le prestigieux lycée Lakanal en banlieue parisienne : une première année scientifique dont les élèves espèrent passer dans la classe supérieure et une deuxième année littéraire qui espère réussir les concours. Une année d’espoir, de désillusion, de réussite aussi."

Lové sur mon canapé, mon esprit vagabonde et je repense à mes 3 ans de prépa au Lycée Buffon (Bass'Buff pour les intimes). Déjà, il faut être très franc : il y a quelques temps, j'ai eu l'occasion de tomber sur un forum "prépa" et je n'y comprenais plus rien ! Je serais bien incapable de "raccrocher les wagons" aujourd'hui, tout ceci est très très loin au fond de ma mémoire. Je dirais même que si je devais repasser le Bac demain sans aucune révision, j'échouerais sûrement.
Quand j'ai été reçu à Centrale Lille, j'avais l'appréhension de partir à Lille (qui avait une sinistre réputation dans mon esprit, très vite démentie). J'ai déjà raconté combien j'avais été content de revenir ponctuellement dans le lieu où j'ai sûrement passé les meilleures années de ma vie.

Le système des prépas et des grandes écoles est sur la selette depuis des années (déjà, il y a 25 ans , quand j'y étais les polémiques étaient à peu près similaires). pourtant, force est de constater que ça ne bouge guère, même si un effort réel semble fait pour rendre les prépas accessibles à une forte proportion de boursiers.

Ceci m'a aussi remis en mémoire un article de Damien Lorton que j'avais lu ici en septembre dernier. Polytechnicien (X-Ponts), Lorton ne crache pas dans la soupe mais exprime de manière très pertinente un certain nombre de désillusions quant à l'efficacité du système.

Laissez-moi citer quelques extraits (c'est moi qui souligne en gras quelques mots) :

En France, l’école ne forme pas, elle sélectionne. Cette vérité ressort avec force lorsqu’on se penche sur ses classes préparatoires : les taupins veulent-ils réellement devenir ingénieurs, tandis que les écoles dont ils ambitionnent tellement « l’intégration » portent encore ce nom ? N’est-il pas absurde de se destiner au BTP ou à l’aéronautique suivant que l’on ait réussi à décrocher les Ponts et Chaussées ou seulement Suparéo, suivant que l’on se soit montré plus ou moins inspiré face à sa copie un beau matin du mois de mai de ses vingt ans ? Mais rassurons-nous : cette absurdité n’est qu’apparente dans la mesure où les écoles d’ingénieur n’ont plus d’ingénieur que le nom. A l’époque où je fréquentais les Ponts et chaussées, une infime minorité d’élèves choisissaient l’apprentissage des techniques de construction, la majorité se tournant vers l’économie et la finance. Ce constat peut être étendu à l’ensemble des formations d’ingénieur en France : la banque et le conseil représentent désormais les premiers employeurs de jeunes diplômés, bien avant les entreprises industrielles.

ou encore

Curieusement en France, le choix précoce d’un métier signe l’échec scolaire. Le must consiste au contraire à repousser autant que possible sa spécialisation et à se maintenir dans les voies les plus généralistes, avec à la clé le précieux sésame d’une école que l’on souhaite la plus prestigieuse possible, et comme unique perspective le loisir de pouvoir le lustrer avec une nostalgie maniaque tout le reste de sa vie. Le concours a comme fonction de séparer à jamais les élus des autres, dans une dramaturgie de l’irréversibilité où chacun est habité par le sentiment de jouer son existence entière. D’un côté les admis et de l’autre les recalés : les premiers se saisiront avec allégresse de leur viatique comme s’ils avaient acquis une quelconque supériorité ontologique sur les seconds, lesquels ressasseront amèrement leur échec sans jamais véritablement pouvoir s’en délivrer.

Ce que dit Damien Lorton est vrai !
Et je n'ai pas vraiment de solution à proposer.
Force est de constater dans la vie professionnelle que le système un peu élitiste de Grandes Ecoles génère des individus qui ont acquis une bonne méthode de travail. Au-delà de ça, cette capacité de pouvoir se reposer toute sa vie sur un diplôme est grotesque.

dimanche, novembre 08, 2009

Par ici, la bonne jelly !


Dans la fin des années 60, mon père était très souvent en voyage d'affaires aux Etats-Unis et nous rapportait à ma soeur et à moi des jellys (gelées) qui faisaient notre délice.
Plus tard, je me suis aperçu en parlant à des amis qu'en général ces jellys évoquaient en France plus de dégoût qu'autre chose (remuer la main pour évoquer une substance flasque ...).
En passant ce dimanche après-midi chez W.H. Smith, la célébre librairie anglophone de la rue de Rivoli, je tombe au 1er étage sur un petit corner d'English Food et notamment sur ces gelées de marque Hartley's.

Bien sûr, j'en ai pris !
Deux pour commencer ... (lime & rapsberry), on verra si mes enfants aiment.
Je sais déjà que les ingrédients seront regardés avec attention ("berk, c''est tout chimique") mais je crois quand même qu'elles ont d'autres arguments.

jeudi, novembre 05, 2009

Blogs technos (suite)


Dans les blogs technos dont je parlais en mars 2008, la déception depuis cet été, c'est la mise en sommeil de Techcrunch France. Si j'ai bien compris, ses 2 principaux contributeurs sont partis sur d'autres projets...

Alors, outre certains blogs d'entrepreneurs que je trouve passionnants (Michel de Guilhermier ou le jeune Michael Ferrari), je me tourne fréquemment vers le célèbre Presse-Citron d'Eric Dupin. Il faut reconnaître que l'allure n'y faiblit pas car même lorsqu'il part en voyage, il laisse champ libre à d'autres contributeurs invités. C'est comme à la Samaritaine - quand elle existait - il s'y passe toujours quelque chose !
L'autre jour, j'y découvre par exemple ce petit article sur ce site de l'Université de l'Utah où très simplement, vous pouvez vous rendre compte de la taille des choses depuis le grain de café jusqu'à l'atome de carbone en passant par un globule ou un embryon.
Cliquez ici, jouez sur la réglette horizontale, vous verrez, c'est assez fascinant. Je prévois de le montrer à mes fils dès ce week-end, c'est quand même mieux que leurs jeux gore !

dimanche, novembre 01, 2009

De retour de Séville


Retour de 4 jours à Séville,
nous passons d'un 29° C ensoleillé
aux malheureux 15° C parisiens
avec la grisaille et la pluie.
Voici une photo de toits sévillans
que j'ai prise depuis la Giralda.

Brutalités postales


Voilà comment m'est parvenu récemment un tube envoyé en envoi simple par le courrier !
Heureusement, il s'agissait à l'intérieur d'une reproduction sans valeur, ceci dit je suis quand même étonné qu'on puisse livrer comme ça sans même joindre un petit mot d'explication car - du point de vue du client - c'est forcément incompréhensible.

Ceci me renforce dans l'opinion que j'avais déjà : quand il s'agit d'un original ou d'une pièce de valeur, le recommandé est vraiment indispensable : les objets recommandés voyagent, si j'ai bien compris, dans un circuit complètement différent où chaque objet est pris et déposé "à la main" dans des cageots de transport.
S'agissant de mon tube, en envoi simple je le répète, j'imagine qu'il a été lancé dans des bacs, puis écrasé par un colis plus lourd, avant une agonie que j'imagine terrible.

dimanche, octobre 25, 2009

C'est pas vendu !


Mes enfants commencent à grandir, à s'apercevoir de la valeur de l'argent, et comme en ce moment, ils collectionnent les cartes Pokemon, il arrive qu'ils me demandent d'en acheter ou d'en vendre sur eBay.
Une carte Pokemon, en soi, ça ne coûte rien, ça ne vaut rien. En sortie usine, c'est peut-être un ou deux centimes, et encore. C'est juste le marketing diabolique qui peut faire en sorte que certaines cartes peuvent avoir une valeur assez élevée...

Parfois, mes enfants me disent "Cette carte rare est à 12 euros sur internet". Oui, mais à ce prix là, est-ce vendu ou non ? En fait, ils l'ont juste vue proposée à ce prix !

J'ai passé du temps à essayer de leur expliquer la différence. Ce qui compte ce n'est pas tant le prix proposé, c'est le prix où elle se vend réellement. Aussi, nous balayons ensemble les ventes terminées pour voir les prix réels où un vendeur rencontre un acheteur.
Certains vendeurs proposent un prix irréaliste car ils cherchent un pigeon, et en général, ils ne vendent pas. Ceux qui veulent vendre démarrent à un prix réaliste.

Ceci me rappelle une petite analogie avec le marché de l'immobilier.
Cependant, l'analogie n'est pas complète, vous allez voir pourquoi.
Certains se font une idée du marché en regardant les annonces dans les vitrines d'agence.
Oui mais à ces prix, c'est pas vendu, sinon ça ne figurerait plus en vitrine.
Les biens seront peut-être vendus à -10%, -20%, parfois la baisse est plus franche encore.
Or, il n'est pas possible en immobilier (ou alors très difficile) d'avoir les prix réels de vente après coup. Aucun des acteurs (agents immo, notaires, banquiers) ne souhaite dissiper un certain flou qui entoure ce marché, et il est d'usage de faire croire que la marge de négociation est très faible.

Comme certaines associations de consommateurs, je milite pour que les agences immobilières soient obligés d'afficher sur leur vitrine les prix réels de vente pendant plusieurs mois. Les acquéreurs potentiels pourraient ainsi avoir une idée plus juste du marché réel.

Sylvain et Sylvette : la boucle est bouclée


A Angoulême avec ma douce en 1997, nous avions eu l'occasion de rencontrer Jean-Louis Pesch, 69 ans à l'époque mais toujours bon pied bon oeil, le dessinateur de la série enfantine "Sylvain et Sylvette" .
Vous connaissez ? Un petit garçon, une petite fille, et les animaux de la forêt (les "compères") avec toutes les gentilles historiettes que vous pouvez imaginer autour de ces personnages.

Dans la discussion, ma douce avait parlé de son Cantal natal, Pesch nous a dit qu'il habitait un petit village de l'Aveyron et nous y invite. Un an ou deux plus tard, nous avons honoré son invitation et passé une excellente journée avec lui et sa jeune épouse Arlette (la coloriste de la série) dans sa vaste demeure de Bor-et-Bar, passant dans son atelier où il travaille sur le futur album, puis une longue discussion face à la cheminée où il nous livre quantité d'anecdotes sur des amis dessinateurs (je me souviens de certaines histoires gratinées avec Tillieux et plus tard Rosinski). Il faut dire que Pesch a plutôt une réputation de bon vivant.
A l'occasion de notre visite, je lui achète une planche de Sylvain et Sylvette, ainsi qu'une couverture de la série et une double-planche de Bec-en-Fer (toutes pièces visibles dans ma galerie CAF).

Il faut savoir que Pesch n'a pas crée Sylvain et Sylvette, il l'a repris de son créateur Maurice Cuvillier, la série ayant aussi été dessinée par Claude Dubois vers le milieu des années 50.
Un peu par hasard, j'ai vu sur eBay en 2007 que Claude Dubois (dont voici le blog) vendait des originaux, notamment de l'album de Sylvain et Sylvette "Colibri Pleins Gaz". Le prix étant très (trop) modeste, je me lance et acquiert une planche.

Alors ... l'idée d'acquérir aussi une planche du créateur Maurice Cuvillier me séduit mais je n'en ai strictement jamais vu sur le marché !
Tout ceci a changé il y a quelques jours, car j'ai vu apparaitre - sur eBay encore et toujours - plusieurs strips verticaux de S&S monogrammés Cuvillier des années 50. Vous avez dit "étrange " ?
J'ai compris qu'un lot était visiblement sorti sur le marché (les archives complètes du dessinateur décédé en 1956 ?), car plusieurs vendeurs en proposent et, vu la rareté habituelle de Cuvillier, les prix s'envolent... bon, c'est un peu cher, pas de précipitation car mon petit doigt me dit que ce ne sont pas les derniers.

Nouveau hasard, ce matin dimanche, je vais me promener au "Salon du livre et des vieux papiers" à l'Espace Champerret, et je tombe justement sur un gros classeur d'originaux de Cuvillier. La libraire qui vend est apparemment la personne qui a sorti le lot sur le marché, mais en discutant avec elle, elle ne sait pas que certains en ont déjà revendu sur eBay avec une belle culbute. Elle pratique des prix modestes qui n'ont rien à voir avec les prix atteints quelques heures plus tôt sur le web.
Je prends 2 petites planches de S&S (voir photo en tête d'article) et une autre rareté de Cuvillier (une petite planche de 1937 aussi colonialiste qu'a pu l'être Tintin au Congo).

Finalement, j'ai aujourd'hui réussi à rassembler des originaux de tous les dessinateurs de cette mythique série enfantine (Cuvillier, Dubois, Pesch).
Aujourd'hui, Pesch vieillit et il passe la main à un petit jeune, Berik (alias Frédéric Bergese, fils de Françis Bergese qui fût longtemps le dessinateur de Buck Danny). Mais ça m'intéresse moins ... le repreneur restant pour l'instant dans la droite ligne graphique de Pesch.

A mon sens, si on veut que les enfants du XXIème siècle lisent les histoires de Sylvain, Sylvette et des "compères", il va falloir la moderniser tant sur la forme que dans les scénarios qui restent un peu mièvres.

vendredi, octobre 16, 2009

Un blog qui remporte ... la palme ?


Le canard des Boulonnais (habitants de Boulogne), ça peut aussi s'entendre "Le canard déboulonné" .. référence évidente au palmipède du mercredi (l'excellent journal dont j'ai parlé ici). D'habitude, je refuse les échanges de liens mais là, je le fais volontiers, ...

voici donc "Le canard déboulonné".

J'espère qu'il aura sa propre opinion sur les sujets qui intéressent les boulonnais, et ne contentera pas de faire des copier-coller d'articles de presse. Il se posera peut-être en concurrent du mordant "Blog de Boulogne" qui parle principalement des commerçants et restaurants, cependant je vois plus notre canard dans un démarche citoyenne que purement consumériste.

Longue vie à toi, Canard !

lundi, octobre 12, 2009

Mon papa vers 1951 avec sa Dina Panhard

Il ne se mariera que 10 ans après en 1961.

dimanche, octobre 04, 2009

Immobilier : le 16 ème, une réputation usurpée ?


C'est amusant de voir combien le 16ème arrondissement de Paris traine la réputation d'arrondissement le plus bourgeois de Paris. A priori, il serait donc logique qu'il soit le plus cher en terme de prix de l'immobilier.
Faites le test, et prétendez habiter le 16ème, on vous traitera immédiatement de Crésus, grands bourgeois, trader, ou autres insultes ;-)

Regardez le graphique ci-dessus (ce sont les prix il y a 1 an environ, ils ont baissé d'environ 10% depuis), et vous verrez que le 16ème n'apparaît même plus dans le TOP 5 des arrondissements les plus chers. Il se traîne en 9ème position, soit quasiment en milieu de classement.
Ceci dit, il y a dans cet arrondissement une qualité du bâti indiscutable, avec de beaux immeubles hausmanniens en pierre de taille. Je pense que c'est en quelque sorte - et malgré l'énorme bulle immobilière française - un assez bon rapport qualité-prix par rapport à d'autres arrondissements.

Les oeufs du fromager de la rue Escudier


A l'initiative de ma douce, nous sommes retournés hier soir dans un petit théâtre à côté de chez nous : le Théâtre de la Clarté.
Après avoir vu dans ce lieu Charlotte de Turkheim et Sophie Mounicot, c'est Stéphane Guillon, le trublion de France Inter, qui rôdait ici sa future tournée pendant quelques jours.
On est d'abord surpris, car il arrive sur scène avec ses textes à la main. On ne peut pas dire qu'il ne les sait pas, mais il a souvent un oeil dessus ... Ca peut gêner, moi je l'ai vite oublié. On comprend à la fin que c'est juste pour son rôdage.

C'est d'ailleurs dans ce théâtre que Guillon rôde tous ses spectacles depuis plusieurs années. De plus, il est voisin : après avoir été longtemps boulonnais, il s'est expatrié récemment de l'autre côté de la Seine, à Sèvres.
Il a bien fait rire le public local en révélant qu'il allait acheter ses fromages chez un célèbre fromager boulonnais de la rue Escudier (très cher), et que les oeufs présentés dans de luxueux emballages fermiers étaient en fait - d'après le code imprimé sur la coquille - de vulgaires oeufs industriels de poules élevées en batteries.

J'ai bien aimé le spectacle, mais ma douce a trouvé que l'humour étant toujours corrosif, un peu grave, c'était pas l'idéal pour se laisser aller. Parfois, on aime rire de bon coeur sur des sujets légers, qui colportent un humour bon-enfant. Pas le genre de la maison Guillon.