lundi, novembre 09, 2009

Grandes écoles vs Universités : l'éternel débat français

L'autre jeudi, un intéressant reportage à la télévision dans "Envoyé Spécial" (France2) sur les classes préparatoires aux Grandes Ecoles.

Le sujet se présente ainsi :
"Aujourd’hui 10 % des lycéens qui viennent d’avoir le bac intègrent une classe prépa. Parcours d’excellence pour réussir les concours prestigieux des grandes écoles mais parfois aussi la peur de l’université et de l’échec. Pendant deux ou trois ans, ces jeunes vont devoir mettre leur vie entre parenthèse pour se consacrer exclusivement au travail. De moins en moins de loisirs et de temps libre, des nuits blanches, des week-ends à bûcher, c’est le quotidien des étudiants de prépas, un des moyens pour espérer réussir le concours d’une grande école. Comment justifier ce système unique au monde ? Comment fabrique-t-on des bêtes à concours ? Le jeu en vaut-il la chandelle ? Pendant un an, nous avons suivi deux classes prépas dans le prestigieux lycée Lakanal en banlieue parisienne : une première année scientifique dont les élèves espèrent passer dans la classe supérieure et une deuxième année littéraire qui espère réussir les concours. Une année d’espoir, de désillusion, de réussite aussi."

Lové sur mon canapé, mon esprit vagabonde et je repense à mes 3 ans de prépa au Lycée Buffon (Bass'Buff pour les intimes). Déjà, il faut être très franc : il y a quelques temps, j'ai eu l'occasion de tomber sur un forum "prépa" et je n'y comprenais plus rien ! Je serais bien incapable de "raccrocher les wagons" aujourd'hui, tout ceci est très très loin au fond de ma mémoire. Je dirais même que si je devais repasser le Bac demain sans aucune révision, j'échouerais sûrement.
Quand j'ai été reçu à Centrale Lille, j'avais l'appréhension de partir à Lille (qui avait une sinistre réputation dans mon esprit, très vite démentie). J'ai déjà raconté combien j'avais été content de revenir ponctuellement dans le lieu où j'ai sûrement passé les meilleures années de ma vie.

Le système des prépas et des grandes écoles est sur la selette depuis des années (déjà, il y a 25 ans , quand j'y étais les polémiques étaient à peu près similaires). pourtant, force est de constater que ça ne bouge guère, même si un effort réel semble fait pour rendre les prépas accessibles à une forte proportion de boursiers.

Ceci m'a aussi remis en mémoire un article de Damien Lorton que j'avais lu ici en septembre dernier. Polytechnicien (X-Ponts), Lorton ne crache pas dans la soupe mais exprime de manière très pertinente un certain nombre de désillusions quant à l'efficacité du système.

Laissez-moi citer quelques extraits (c'est moi qui souligne en gras quelques mots) :

En France, l’école ne forme pas, elle sélectionne. Cette vérité ressort avec force lorsqu’on se penche sur ses classes préparatoires : les taupins veulent-ils réellement devenir ingénieurs, tandis que les écoles dont ils ambitionnent tellement « l’intégration » portent encore ce nom ? N’est-il pas absurde de se destiner au BTP ou à l’aéronautique suivant que l’on ait réussi à décrocher les Ponts et Chaussées ou seulement Suparéo, suivant que l’on se soit montré plus ou moins inspiré face à sa copie un beau matin du mois de mai de ses vingt ans ? Mais rassurons-nous : cette absurdité n’est qu’apparente dans la mesure où les écoles d’ingénieur n’ont plus d’ingénieur que le nom. A l’époque où je fréquentais les Ponts et chaussées, une infime minorité d’élèves choisissaient l’apprentissage des techniques de construction, la majorité se tournant vers l’économie et la finance. Ce constat peut être étendu à l’ensemble des formations d’ingénieur en France : la banque et le conseil représentent désormais les premiers employeurs de jeunes diplômés, bien avant les entreprises industrielles.

ou encore

Curieusement en France, le choix précoce d’un métier signe l’échec scolaire. Le must consiste au contraire à repousser autant que possible sa spécialisation et à se maintenir dans les voies les plus généralistes, avec à la clé le précieux sésame d’une école que l’on souhaite la plus prestigieuse possible, et comme unique perspective le loisir de pouvoir le lustrer avec une nostalgie maniaque tout le reste de sa vie. Le concours a comme fonction de séparer à jamais les élus des autres, dans une dramaturgie de l’irréversibilité où chacun est habité par le sentiment de jouer son existence entière. D’un côté les admis et de l’autre les recalés : les premiers se saisiront avec allégresse de leur viatique comme s’ils avaient acquis une quelconque supériorité ontologique sur les seconds, lesquels ressasseront amèrement leur échec sans jamais véritablement pouvoir s’en délivrer.

Ce que dit Damien Lorton est vrai !
Et je n'ai pas vraiment de solution à proposer.
Force est de constater dans la vie professionnelle que le système un peu élitiste de Grandes Ecoles génère des individus qui ont acquis une bonne méthode de travail. Au-delà de ça, cette capacité de pouvoir se reposer toute sa vie sur un diplôme est grotesque.

dimanche, novembre 08, 2009

Par ici, la bonne jelly !


Dans la fin des années 60, mon père était très souvent en voyage d'affaires aux Etats-Unis et nous rapportait à ma soeur et à moi des jellys (gelées) qui faisaient notre délice.
Plus tard, je me suis aperçu en parlant à des amis qu'en général ces jellys évoquaient en France plus de dégoût qu'autre chose (remuer la main pour évoquer une substance flasque ...).
En passant ce dimanche après-midi chez W.H. Smith, la célébre librairie anglophone de la rue de Rivoli, je tombe au 1er étage sur un petit corner d'English Food et notamment sur ces gelées de marque Hartley's.

Bien sûr, j'en ai pris !
Deux pour commencer ... (lime & rapsberry), on verra si mes enfants aiment.
Je sais déjà que les ingrédients seront regardés avec attention ("berk, c''est tout chimique") mais je crois quand même qu'elles ont d'autres arguments.

jeudi, novembre 05, 2009

Blogs technos (suite)


Dans les blogs technos dont je parlais en mars 2008, la déception depuis cet été, c'est la mise en sommeil de Techcrunch France. Si j'ai bien compris, ses 2 principaux contributeurs sont partis sur d'autres projets...

Alors, outre certains blogs d'entrepreneurs que je trouve passionnants (Michel de Guilhermier ou le jeune Michael Ferrari), je me tourne fréquemment vers le célèbre Presse-Citron d'Eric Dupin. Il faut reconnaître que l'allure n'y faiblit pas car même lorsqu'il part en voyage, il laisse champ libre à d'autres contributeurs invités. C'est comme à la Samaritaine - quand elle existait - il s'y passe toujours quelque chose !
L'autre jour, j'y découvre par exemple ce petit article sur ce site de l'Université de l'Utah où très simplement, vous pouvez vous rendre compte de la taille des choses depuis le grain de café jusqu'à l'atome de carbone en passant par un globule ou un embryon.
Cliquez ici, jouez sur la réglette horizontale, vous verrez, c'est assez fascinant. Je prévois de le montrer à mes fils dès ce week-end, c'est quand même mieux que leurs jeux gore !

dimanche, novembre 01, 2009

De retour de Séville


Retour de 4 jours à Séville,
nous passons d'un 29° C ensoleillé
aux malheureux 15° C parisiens
avec la grisaille et la pluie.
Voici une photo de toits sévillans
que j'ai prise depuis la Giralda.

Brutalités postales


Voilà comment m'est parvenu récemment un tube envoyé en envoi simple par le courrier !
Heureusement, il s'agissait à l'intérieur d'une reproduction sans valeur, ceci dit je suis quand même étonné qu'on puisse livrer comme ça sans même joindre un petit mot d'explication car - du point de vue du client - c'est forcément incompréhensible.

Ceci me renforce dans l'opinion que j'avais déjà : quand il s'agit d'un original ou d'une pièce de valeur, le recommandé est vraiment indispensable : les objets recommandés voyagent, si j'ai bien compris, dans un circuit complètement différent où chaque objet est pris et déposé "à la main" dans des cageots de transport.
S'agissant de mon tube, en envoi simple je le répète, j'imagine qu'il a été lancé dans des bacs, puis écrasé par un colis plus lourd, avant une agonie que j'imagine terrible.

dimanche, octobre 25, 2009

C'est pas vendu !


Mes enfants commencent à grandir, à s'apercevoir de la valeur de l'argent, et comme en ce moment, ils collectionnent les cartes Pokemon, il arrive qu'ils me demandent d'en acheter ou d'en vendre sur eBay.
Une carte Pokemon, en soi, ça ne coûte rien, ça ne vaut rien. En sortie usine, c'est peut-être un ou deux centimes, et encore. C'est juste le marketing diabolique qui peut faire en sorte que certaines cartes peuvent avoir une valeur assez élevée...

Parfois, mes enfants me disent "Cette carte rare est à 12 euros sur internet". Oui, mais à ce prix là, est-ce vendu ou non ? En fait, ils l'ont juste vue proposée à ce prix !

J'ai passé du temps à essayer de leur expliquer la différence. Ce qui compte ce n'est pas tant le prix proposé, c'est le prix où elle se vend réellement. Aussi, nous balayons ensemble les ventes terminées pour voir les prix réels où un vendeur rencontre un acheteur.
Certains vendeurs proposent un prix irréaliste car ils cherchent un pigeon, et en général, ils ne vendent pas. Ceux qui veulent vendre démarrent à un prix réaliste.

Ceci me rappelle une petite analogie avec le marché de l'immobilier.
Cependant, l'analogie n'est pas complète, vous allez voir pourquoi.
Certains se font une idée du marché en regardant les annonces dans les vitrines d'agence.
Oui mais à ces prix, c'est pas vendu, sinon ça ne figurerait plus en vitrine.
Les biens seront peut-être vendus à -10%, -20%, parfois la baisse est plus franche encore.
Or, il n'est pas possible en immobilier (ou alors très difficile) d'avoir les prix réels de vente après coup. Aucun des acteurs (agents immo, notaires, banquiers) ne souhaite dissiper un certain flou qui entoure ce marché, et il est d'usage de faire croire que la marge de négociation est très faible.

Comme certaines associations de consommateurs, je milite pour que les agences immobilières soient obligés d'afficher sur leur vitrine les prix réels de vente pendant plusieurs mois. Les acquéreurs potentiels pourraient ainsi avoir une idée plus juste du marché réel.

Sylvain et Sylvette : la boucle est bouclée


A Angoulême avec ma douce en 1997, nous avions eu l'occasion de rencontrer Jean-Louis Pesch, 69 ans à l'époque mais toujours bon pied bon oeil, le dessinateur de la série enfantine "Sylvain et Sylvette" .
Vous connaissez ? Un petit garçon, une petite fille, et les animaux de la forêt (les "compères") avec toutes les gentilles historiettes que vous pouvez imaginer autour de ces personnages.

Dans la discussion, ma douce avait parlé de son Cantal natal, Pesch nous a dit qu'il habitait un petit village de l'Aveyron et nous y invite. Un an ou deux plus tard, nous avons honoré son invitation et passé une excellente journée avec lui et sa jeune épouse Arlette (la coloriste de la série) dans sa vaste demeure de Bor-et-Bar, passant dans son atelier où il travaille sur le futur album, puis une longue discussion face à la cheminée où il nous livre quantité d'anecdotes sur des amis dessinateurs (je me souviens de certaines histoires gratinées avec Tillieux et plus tard Rosinski). Il faut dire que Pesch a plutôt une réputation de bon vivant.
A l'occasion de notre visite, je lui achète une planche de Sylvain et Sylvette, ainsi qu'une couverture de la série et une double-planche de Bec-en-Fer (toutes pièces visibles dans ma galerie CAF).

Il faut savoir que Pesch n'a pas crée Sylvain et Sylvette, il l'a repris de son créateur Maurice Cuvillier, la série ayant aussi été dessinée par Claude Dubois vers le milieu des années 50.
Un peu par hasard, j'ai vu sur eBay en 2007 que Claude Dubois (dont voici le blog) vendait des originaux, notamment de l'album de Sylvain et Sylvette "Colibri Pleins Gaz". Le prix étant très (trop) modeste, je me lance et acquiert une planche.

Alors ... l'idée d'acquérir aussi une planche du créateur Maurice Cuvillier me séduit mais je n'en ai strictement jamais vu sur le marché !
Tout ceci a changé il y a quelques jours, car j'ai vu apparaitre - sur eBay encore et toujours - plusieurs strips verticaux de S&S monogrammés Cuvillier des années 50. Vous avez dit "étrange " ?
J'ai compris qu'un lot était visiblement sorti sur le marché (les archives complètes du dessinateur décédé en 1956 ?), car plusieurs vendeurs en proposent et, vu la rareté habituelle de Cuvillier, les prix s'envolent... bon, c'est un peu cher, pas de précipitation car mon petit doigt me dit que ce ne sont pas les derniers.

Nouveau hasard, ce matin dimanche, je vais me promener au "Salon du livre et des vieux papiers" à l'Espace Champerret, et je tombe justement sur un gros classeur d'originaux de Cuvillier. La libraire qui vend est apparemment la personne qui a sorti le lot sur le marché, mais en discutant avec elle, elle ne sait pas que certains en ont déjà revendu sur eBay avec une belle culbute. Elle pratique des prix modestes qui n'ont rien à voir avec les prix atteints quelques heures plus tôt sur le web.
Je prends 2 petites planches de S&S (voir photo en tête d'article) et une autre rareté de Cuvillier (une petite planche de 1937 aussi colonialiste qu'a pu l'être Tintin au Congo).

Finalement, j'ai aujourd'hui réussi à rassembler des originaux de tous les dessinateurs de cette mythique série enfantine (Cuvillier, Dubois, Pesch).
Aujourd'hui, Pesch vieillit et il passe la main à un petit jeune, Berik (alias Frédéric Bergese, fils de Françis Bergese qui fût longtemps le dessinateur de Buck Danny). Mais ça m'intéresse moins ... le repreneur restant pour l'instant dans la droite ligne graphique de Pesch.

A mon sens, si on veut que les enfants du XXIème siècle lisent les histoires de Sylvain, Sylvette et des "compères", il va falloir la moderniser tant sur la forme que dans les scénarios qui restent un peu mièvres.

vendredi, octobre 16, 2009

Un blog qui remporte ... la palme ?


Le canard des Boulonnais (habitants de Boulogne), ça peut aussi s'entendre "Le canard déboulonné" .. référence évidente au palmipède du mercredi (l'excellent journal dont j'ai parlé ici). D'habitude, je refuse les échanges de liens mais là, je le fais volontiers, ...

voici donc "Le canard déboulonné".

J'espère qu'il aura sa propre opinion sur les sujets qui intéressent les boulonnais, et ne contentera pas de faire des copier-coller d'articles de presse. Il se posera peut-être en concurrent du mordant "Blog de Boulogne" qui parle principalement des commerçants et restaurants, cependant je vois plus notre canard dans un démarche citoyenne que purement consumériste.

Longue vie à toi, Canard !

lundi, octobre 12, 2009

Mon papa vers 1951 avec sa Dina Panhard

Il ne se mariera que 10 ans après en 1961.

dimanche, octobre 04, 2009

Immobilier : le 16 ème, une réputation usurpée ?


C'est amusant de voir combien le 16ème arrondissement de Paris traine la réputation d'arrondissement le plus bourgeois de Paris. A priori, il serait donc logique qu'il soit le plus cher en terme de prix de l'immobilier.
Faites le test, et prétendez habiter le 16ème, on vous traitera immédiatement de Crésus, grands bourgeois, trader, ou autres insultes ;-)

Regardez le graphique ci-dessus (ce sont les prix il y a 1 an environ, ils ont baissé d'environ 10% depuis), et vous verrez que le 16ème n'apparaît même plus dans le TOP 5 des arrondissements les plus chers. Il se traîne en 9ème position, soit quasiment en milieu de classement.
Ceci dit, il y a dans cet arrondissement une qualité du bâti indiscutable, avec de beaux immeubles hausmanniens en pierre de taille. Je pense que c'est en quelque sorte - et malgré l'énorme bulle immobilière française - un assez bon rapport qualité-prix par rapport à d'autres arrondissements.

Les oeufs du fromager de la rue Escudier


A l'initiative de ma douce, nous sommes retournés hier soir dans un petit théâtre à côté de chez nous : le Théâtre de la Clarté.
Après avoir vu dans ce lieu Charlotte de Turkheim et Sophie Mounicot, c'est Stéphane Guillon, le trublion de France Inter, qui rôdait ici sa future tournée pendant quelques jours.
On est d'abord surpris, car il arrive sur scène avec ses textes à la main. On ne peut pas dire qu'il ne les sait pas, mais il a souvent un oeil dessus ... Ca peut gêner, moi je l'ai vite oublié. On comprend à la fin que c'est juste pour son rôdage.

C'est d'ailleurs dans ce théâtre que Guillon rôde tous ses spectacles depuis plusieurs années. De plus, il est voisin : après avoir été longtemps boulonnais, il s'est expatrié récemment de l'autre côté de la Seine, à Sèvres.
Il a bien fait rire le public local en révélant qu'il allait acheter ses fromages chez un célèbre fromager boulonnais de la rue Escudier (très cher), et que les oeufs présentés dans de luxueux emballages fermiers étaient en fait - d'après le code imprimé sur la coquille - de vulgaires oeufs industriels de poules élevées en batteries.

J'ai bien aimé le spectacle, mais ma douce a trouvé que l'humour étant toujours corrosif, un peu grave, c'était pas l'idéal pour se laisser aller. Parfois, on aime rire de bon coeur sur des sujets légers, qui colportent un humour bon-enfant. Pas le genre de la maison Guillon.

jeudi, septembre 24, 2009

Facebook : de jolies découvertes (part 3)


Après le fin cuistot Patrick Hernandez, puis Sim (ça ne lui a pas réussi), voici ma redécouverte - grâce à Facebook - d'un personnage qui a joué un grand rôle dans mes découvertes musicales au sortir de l'adolescence : Alain Maneval.
Il a eu la gentillesse de m'accepter dans ses contacts, ce qui m'a permis de suivre de près son retour sur les ondes cet été ("Bon Esprit", voir plus bas) et d'accéder à des photos ou discussions avec d'autres facebookiens (notamment avec Graziella de Michele sur laquelle je ferai un article un de ces jours).


Maneval est un dandy découvreur qui a vraiment innové à la tv française vers 1982-1983 avec MEGAHERTZ sur TF1 (chaîne publique à l'époque) le samedi après-midi.
Dans cette émission, sautillant, scandant d'élégantes diatribes, Maneval présente des clips ou extraits de concert de groupes pointus à une heure de grande écoute : ABC, The Associates, Siouxsie & the Banshees, The Jam (je cite juste quelques noms de mémoire), du punk, du ska, de la new-wave, de la cold-wave etc... J'ai des souvenirs extraordinaires de samedis après-midi rivé devant l'écran, avec ma k7 VHS 180 (j'essayais d'enregistrer le maximum d'extraits intéressants, en faisant un pseudo-montage en direct, pas facile de décider en 30 secondes si c'est génial ou à jeter... )

Maneval présentait carrément les imports d'Angleterre, des extraits de "Top of the Pops", faisait de la pub pour des petits labels ou des disquaires mythiques (New Rose, bien sûr) ...toutes choses qui seraient aujourd'hui reléguées à 2h du matin sur les chaînes tv !


Après pas mal d'années passées au Maroc, Maneval est revenu récemment en France, et a animé cet été une émission le samedi soir sur France Inter : Bon Esprit, proposant une programmation culturelle plutôt éclectique d'acteurs, musiciens , artistes.
J'espère qu'il retrouvera durablement une "case" culturelle quelque part.

mercredi, septembre 23, 2009

Corvée de daphnées

Si vous me faites le plaisir de passer régulièrement sur ce blog, vous avez peut-être remarqué le widget sur la partie droite (un peu en dessous des archives) qui représente 5 poissons rouges qui nagent calmement.
Alors, soyez gentils et nourrissez-les car je vous avoue ne pas y penser chaque jour.
Cliquez avec la souris près des poissons, et vous verrez des petits morceaux de nourriture apparaître. Les poissons viennent ensuite picorer les petits morceaux, c'est charmant.
Une jolie animation que j'ai trouvé chez ABowman.

mardi, septembre 22, 2009

Couché sur le papier






Il est arrivé le divin enfant bouquin !
Dans son gros carton, c'est le blog d'Eric - celui que vous lisez à l'instant présent - sur 4 ans (juin 2005 - août 2009), édité sous forme d'un livre de 350 pages.
J'avais l'idée en tête depuis fin 2007 (et cet article à l'époque) mais j'ai récemment trouvé le site américain SharedBook qui s'interface en natif avec Blogger/Blogspot. Cela permet d'être parfaitement intégré avec les templates blogger en terme de mise en page, positionnement des photos (qui n'est d'ailleurs pas repris tel quel, mais plutôt optimisé).

J'ai d'abord validé l'idée et la qualité de la mise en page en achetant juste le droit de télécharger le livre en PDF à un prix modique d'environ 5 euros.
Puis, j'ai donc commandé le livre papier en un unique exemplaire. Là, évidemment, c'est nettement plus cher ! Ceci dit, l'ouvrage est vraiment de belle qualité ... jugez-en sur les photos.
Bon, il y a quelques petits inconvénients inhérents au passage du format blog au papier, le plus ennuyeux étant que les liens hypertexte ne peuvent être repris. Alors, évidemment, il m'est arrivé d'encapsuler un lien important dans mon texte : sans le lien hypertexte, une bonne partie du sens s'échappe ! Bon, on fera avec.
Et si je fais un tome 2, un jour, je le ferai moins épais car 350 pages c'est trop.

Oh, vous l'aurez bien compris, n'espérez pas le voir en librairie !
ça matérialise quelque chose qui est virtuel pendant 4 ans et puis qu'on trouve brutalement entre ses mains sous forme d'un lourd objet. Une "tranche de vie"...
Sensations étranges. A la fois, c'est une fierté, et puis ça donne envie de s'atteler à un vrai livre, quelque chose de plus construit, de moins atomisé.



lundi, septembre 21, 2009

Les bons vendeurs désertent eBay ?


Grand éclat de rire ce jour en découvrant ce dessin sur le blog de Laurel.
C'est tout à fait ça !
Pour ma part, je ne fais plus beaucoup de transactions sur eBay, car je trouve qu'il n'y a plus grand chose d'intéressant en ce moment dans les domaines qui m'intéressent, les bons vendeurs se feraient-t-il plus rares ?
Les vendeurs ont été petit à petit dégoutés par des frais qui deviennent de plus en plus élevés + d'autres obligations un peu mesquines (obligation de proposer Paypal) .
D'un autre côté, l'offre alternative et moins chère s'organise avec des achats immédiats qui peuvent être faits sans attendre la fin d'enchères (Priceminister ou 2xmoinscher, Leboncoin, ou Delcampe ce dernier site étant axé sur les collectionneurs).
Je pense qu'eBay doit drastiquement baisser ses tarifs s'il ne veut pas prendre le risque de tuer petit à petit la poule aux oeufs d'or.

samedi, septembre 19, 2009

Tubesque



Qu'est-ce qui fait qu'une chanson devient un tube ?
Une mystérieuse alchimie dont j'avoue ne pas percevoir les composants objectifs.
Prenez un tube comme le "Horse with no name" d'America. Je le réécoutait récemment, et c'est un morceau merveilleux, une balade intemporelle qui m'emporte dans de lointaines rêveries.
Quand j'analyse froidement, il s'agit d'un morceau très simple, on gratte la guitare sur 3 ou 4 accords (pompé sur du Neil Young) avec des paroles plutôt basiques voire bêbêtes.

C'est pour cela que j'aime la musique.
C'est comme l'art : il ne faut pas chercher à la comprendre, mais simplement la sentir.
Mais tout cela s'exerce, oreille comme oeil.
Voir beaucoup de choses, écouter tous les styles, puis en parler, confronter.
C'est ce que j'essaie de faire avec mes enfants.

Ah, les belles intégrales !


Un de mes grands plaisirs de bibliophile est de suivre les intégrales qui sortent depuis quelques années, notamment reprenant les grands classiques de la BD franco-belge des années 50/60/70.

Ici, de gauche à droite :

- "Johan et Pirlouit" (Peyo) en 4 tomes, série finie. Superbe intégrale reprenant de nombreux bonus. Le gros 4ème tome explique bien comment les Schtroumpfs fûrent introduits un peu par hasard dans la série "Johan et Pirlouit", et que le succès des petits personnages bleus a complètement décontenancé Peyo.
- "Tif et Tondu" (Will). 6 tomes parus, intégrale non terminée.
- "Isabelle" (Will) en 3 tomes. Série finie du premier auteur belge prenant plaisir à dessiner de belles femmes.
- "Lucky Luke" (Morris & Goscinny) . 8 tomes parus, intégrale non terminée.

J'en fait aussi d'autres, comme "Valerian" (Christin & Mézières) et "Gil Jourdan" (Tillieux) qui vient de commencer. Voici des séries dont je n'aurais pas vraiment envie d'acheter les albums à l'unité. Pour les plus anciennes, ils ne se trouvent de toutes façons plus, donc la question ne se pose pas.

Je distingue bien :
- le plaisir de l'amateur de BD (intérêt des scénarios et dessins)
- le plaisir de bibliophile de tenir ces beaux objets, compacts, une reliure avec de beaux cahiers cousus et la tranche assez large pour y positionner des éléments graphiques riches, et avec des pages "bonus" reprenant une iconographie copieuse en inédits.

dimanche, septembre 13, 2009

Quelques effets photos



Si vous avez une petite webcam integrée sur votre micro (c'est quasiment un standard maintenant sur les petits portables), il y a des sites amusants comme Photocabine qui peuvent faire - en un clic - le genre de choses que vous pouvez voir plus haut. Comme un vrai, il y a le flash, les 4 photos par intermittence. Il ne manque que le bruit du rideau ... (peut-être dans la prochaine version).

Dans le même ordre d'idée, les nostalgiques pourront aussi s'intéresser à ces logiciels (en voici un mais il y en a plusieurs) qui donnent à vos photos numériques un look de "polaroïd", imitant couleurs saturées, trainées lumineuses, et même des effets de manipulation comme des tâches de café ou de rouge à lèvres sur le pourtour.

samedi, septembre 12, 2009

Les Machines de l'Ile






Quelques photos que j'ai prises à l'exposition "Les Machines de l'Ile" que nous sommes passés voir à Nantes en août. Cela préfigure ce que sera un futur parc d'attractions d'un nouveau genre, dans quelques années.
On pense bien sûr à Royal de Luxe (avec qui a collaboré François Delarozière, instigateur du projet des Machines), mais aussi à Jules Verne ou François Schuiten.
Un fascinant bestiaire mis en valeur dans d'anciens ateliers industriels, projet vivant puisqu'on voit les artisans s'activer sur la construction des nouvelles machines. Nous n'avons pas pu faire la balade dans le gigantesque éléphant de 12 mètres de hauteur, faute de place.
Une exposition qui connaît un succès mérité, et que je vous conseille si vous allez à Nantes.

Immo : la situation de Paris intra-muros


Tous les journaux reprennent aujourd'hui les chiffres des notaires qui montrent une forte baisse des prix sur Paris intra-muros, et bien sûr en banlieue.
Et dire que certains de mes amis se fichaient de moi, en disant qu'il était impossible que Paris baisse, car trop de demandes, trop de gens riches etc ... Je me garde de tout triomphalisme, je n'ai pas spécialement d'ego sur ce sujet et ne prétend pas avoir la science infuse.
J'observe simplement que le cycle baissier commencé voilà 18 mois s'accélère comme prévu, et que la théorie des dominos fait son oeuvre , n'épargnant aucun forteresse "imprenable".
Le beau 16ème baisse même de 10 % ! Pour moi, ce n'est qu'un début, la rentrée par le haut dans le tunnel de Friggit nécessite encore une baisse d'au moins 30 %.
Cette baisse se fera t-elle brusquement (2 ans) ou lentement (lent dégonflement d'une dizaine années, qui est le scénario à la japonaise). Nul le peut le dire aujourd'hui.

Je suis toujours frappé combien en France, tout se concentre à Paris. C'est idiot.
Les parisiens snobs font semblant de considérer que, dès qu'on passe le périphérique, c'est moins bien, c'est banlieusard.
En réalité, Paris est une capitale minuscule (11 km de diamètre).
Regardez ce graphique qui compare les surfaces de Paris, Londres, Madrid, Berlin ... c'est édifiant.


C'est pour ça qu'il faut absolument :

1) faire le "Grand Paris" car rien qu'en première couronne, il y a une mosaïque absurde de communes riches et pauvres avec une énormes disparité de moyens. Habitant une commune riche et travaillant dans une commune pauvre, la différence me saute à la figure tous les jours.

2) continuer à décentraliser car les lois Deferre dans les années 80 n'ont pas été assez poursuivies. Il faut qu'il y ait en France 6 ou 7 grosses villes économiquement solides, avec des centre de décisions d'importantes entreprises nationales.

Tout ceci est bien sûr à relativiser, car la France est elle-même un "petit" pays, ne concentrant qu'environ 1% de la population de la planète.

vendredi, septembre 04, 2009

Le malheur des hommes


"J'ai découvert que tout le malheur des hommes
vient d'une seule chose,
qui est de ne savoir pas demeurer
en repos dans une chambre."

Blaise Pascal

jeudi, septembre 03, 2009

Ma mémoire de ces 5 dernières années ... entre quelles mains ?

Ca y est : j'arrive aujourd'hui à 10.000 fils de discussion dans ma boîte principale (sur gmail) ouverte en janvier 2005 , il y a presque 5 ans. En terme de messages, ça fait potentiellement encore plus, car un fil de discussion (sur gmail) correspond à un échange à laquel peuvent parfois participer plusieurs personnes (typiquement : question- réponse- question etc...) .

Si j'ai 10.000 fils de discussion, est-ce parce que je n'y fait jamais le ménage ?
Que nenni, justement !
Je peux vous dire que je passe du temps à enlever les mails de publicité (je parle bien des pubs auxquelles je me suis inscrit, pas des spams qui sont isolés dans la boite à spam - ça marche très bien sous gmail), ainsi que les mails devenus inutiles, les alertes d'articles de blog qui m'intéressent mais je j'ai lu (au pire, je peux les retrouver en ligne) ou d'autres alertes : annonces immobilières etc ...

Je jette aussi pas mal de blagues qu'on m'envoie quand elles me font juste sourire, je garde en revanche les envois vraiment drôles, que je marque de la petite étoile jaune de "suivi" pour penser ensuite à les montrer à mes enfants (quand c'est montrable).

J'ai énormément d'informations dans cette boite, j'y vais plusieurs fois par jour, j'y recherche très souvent des choses dans l'historique. Sans me rendre compte, elle m'est devenu indispensable, c'est une bonne partie de ma mémoire de ces 5 dernières années.

Franchement, ça me fait assez peur de voir que c'est la pieuvre Google qui possède ça (tout comme ce blog d'ailleurs).
Que se passera-t-il le jour où ma boîte deviendra payante ? Aurais-je le choix de rapatrier cette quantité d'information ailleurs ? Je serais vraiment très très ennuyé de perdre un jour tout ce contenu en ligne, ou de me retrouver dans un rapport de forces où je ne pourrais être que le soumis. Je crois qu'on est une majorité à être comme ça. C'est le principal écueil du webmail : ne payant rien, je suis soumis au bon-vouloir de mon fournisseur.
Je l'ai encore vu avant-hier avec la panne mondiale de Gmail qui a duré 2 heures ... on se sent presque bête devant son clavier. Je vais quand même regarder s'il n'y a pas des outils permettant de sauvegarder tout le contenu d'un compte gmail : avec cette requête simple, je trouve déjà la possibilité de sauvegarder par l'accès POP fourni avec la boite (+ un client de type Outlook Express ou Thunderbird), ou Gmail Backup.

Tout comme pour mes données offline (j'en parlais ici), je vais essayer de prévoir aussi une sauvegarde intelligente (incrémentale) de mon webmail principal. On n'est jamais trop prudent.
Allez, demain, je m'y mets !

mardi, septembre 01, 2009

Immo : quelles bonnes affaires ?


Cette semaine, L'Express et Capital ont choisi le même titre : "Immobilier : le retour des bonnes affaires"...
Certes, les prix ont baissé de 5, 10, parfois 15% selon les endroits (après 140% de hausse en 11 ans), mais acheter aujourd'hui, est-ce vraiment une bonne affaire ?

Ce qui manque dans ces journaux, c'est une analyse prospective déconnectée des intérêts financiers des annonceurs. Comme les annonceurs (promoteurs) achètent des pages de pub, il faut toujours faire passer l'idée que c'est le "bon moment pour acheter".

Alors, comment prédire l'évolution des prix ?

- Est-ce par l'évolution des taux de crédit ? Oui et non, je dirais que les variations faibles n'ont qu'un effet marginal. De toutes façons, les banques prêtent moins, et sur de plus courtes durées.
- Est-ce par la loi de l'offre et la demande ? Non, même en période de krach immo (années 90), la demande était très importante, par exemple en région parisienne.
- Est-ce par l'effet "confiance" ? oui, mais il est difficile de le prédire. A certaines périodes, même les gens qui ont les moyens préfèrent attendre.

Il n'y a qu'une vérité, matérialisé par la tendance longue du tunnel de Friggit (j'en ai déjà parlé), c'est que globalement l'effort à faire par les ménages pour acheter un bien ne peut pas devenir insupportable financièrement, et oscille dans un tunnel. C'est juste du bon sens !


Attention, la courbe fait peur, car on voit la sortie violente du tunnel vers 2003/2004 !
Une chose est sûre : les prix reviendront tôt ou tard dans le tunnel, et il n'y a pas besoin de sortir de Polytechnique pour comprendre que la baisse est loin d'être terminée !
Et ceci, quels que soient les arguments qu'on peut vous opposer ("les beaux apparts ne baisseront jamais", "dans mon quartier, il y a énormément de demande" et autres lieux communs)

Finalement, sur ce sujet comme beaucoup d'autres, c'est sur le web qu'on trouve les infos objectives : le forum de la bulle bien sûr, mais aussi sur d'excellents blogs comme celui de Michael Ferrari (lire aussi les commentaires).

Dans la presse (L'express, Le point, NouvelObs, Challenges, Capital), je n'ai jamais vu aucun diagramme de Friggit ! Un journaliste de la presse écrite qui se hasarderait à montrer un Friggit dans un news magazine serait immédiatement viré, car tous les annonceurs exigeraient de retirer leur publicité. Comme toujours, la vérité n'est pas toujours bonne à dire.

dimanche, août 30, 2009

FFF (Finalement fixé sur les FOCAL)


Après une vingtaine d'années de bons et loyaux services, mes Celestion Ditton DL10 commençaient vraiment à ne plus donner grand'chose ... plus de graves, plus d'aigus, une espèce de soupe. C'est dommage, car avec tous ces CD remastérisés qui sortent (pour le répertoire des Beatles, par exemple, c'est le 09/09/09), il faut du bon matériel pour apprécier à sa juste valeur le dépoussiérage opéré par nos techniques modernes.

Après pas mal d'écoutes de différents matériels, j'ai opté pour les FOCAL (ex-JMLab) Chorus 716v. Des enceintes encore fabriquées en France (à Saint-Etienne) alors même qu'une marque prestigieuse comme Cabasse part en vrille depuis le décès de M. Cabasse et délocalise la production en Chine.
Il faut dire aussi que (soyons francs, ça a joué) , j'ai bénéficié d'une méga-promotion chez Saturn qui m'a fait économiser 300 euros sur la paire.

Me voilà parti pour un rodage d'une cinquantaine d'heures, puisque j'ai appris qu'une paire d'enceintes, ça se rôdait : ce n'est qu'après s'être adapté à leur environnement (humidité ambiante, positionnement des membranes, léger jeu du bois ,...) que l'ensemble offrira sa musicalité optimale.

jeudi, août 27, 2009

The Shining (revisited)



Channel 4 a refait, dans un spot de 65 secondes, THE SHINING de Kubrick pour promouvoir sa saison Kubrick. Un clip qui ressemble à s'y méprendre à un making-of, sauf que ce sont des sosies qui ont été utilisés...
Pour un grand passionné de Kubrick comme moi, c'est vraiment une curiosité intéressante. Cela ne remplace pas bien sûr, le vrai making-of, qui dure 35 minutes, fait par Vivian Kubrick la fille de Stanley (elle avait 17 ans à l'époque). C'est une des rares occasions de voir les méthodes de travail du Maître et c'est visible ici.

PS : désolé pour le format des vidéos qui déborde un chouïa sur la droite. Je prend le plus petit format exportable de Youtube, et c'est encore trop grand pour mon template Blogger/Blogspot.

mardi, août 25, 2009

L'Hostellerie Saint-Clément : rapport qualité-prix exceptionnel






Si passer le périph. parisien vous donne des boutons, alors ne comptez pas y aller, parce que c'est vraiment pas la porte à côté.
Si par contre, vous passez à Vic-sur-Cere (Cantal) au Col de Curebourse, alors arrêtez-vous donc 3 ou 4 heures à l'Hostellerie Saint-Clément.
C'est la 2ème fois que j'y vais, et c'est toujours aussi bon, présentation époustouflante pour ce prix, et service impeccable.
Le repas complet (entrée, plat, chariot des fromages, et dessert) , sans les boissons, est à 29 euros !

jeudi, août 20, 2009

Recherche inversée d'images : un site à retenir !


Lorsque je cherche une image sur quelque chose, je fais comme vous, je tape son nom dans Google Images par exemple, ou Bing Image.

Aujourd'hui, j'ai été confronté à un problème inédit :

- j'ai une photo (la photo que vous voyez plus haut)
- je ne sais plus où je l'ai trouvé sur internet, mais elle me plait bien... j'aimerais bien retrouver ce qu'étaient ces étranges maisons-capsules ...
- donc, je voudrais un outil qui va parcourir tout le net pour savoir sur quels sites et quelles pages apparait la photo recherchée.

Pas simple, hein ?

Cet outil existe, c'est un moteur de recherche inversée d'image : TinEye
Vous soumettez votre photo, il l'analyse (même si elle a été altérée, rognée, ou que des couleurs ont été changées), et vous dit toutes les pages du web où il la trouve.
J'ai retrouvé qu'il s'agit d'étranges maisons-OVNI (UFO House) vers Taïwan, un projet utopiste qui a tourné court et a été laissé à l'abandon pendant une trentaine d'années ... (elles ont hélas été démontées début 2009)


Impressionnant de puissance, ce TinEye !
Je sens qu'on va être ami ...

En fouillant un peu dans les forums, j'ai découvert pourquoi beaucoup de gens recherchent ce type d'outil : les problèmes d'usurpation d'identité ... On a mis leur photo sur un autre site (lequel ?) sans leur accord, et il veulent trouver le site.
Les webmasters pourront aussi pister les voleurs d'images ...
A signaler qu'un plugin existe pour l'intégrer directement dans votre navigateur (IE ou Firefox)

A word for english readers

You can read this blog directly in English, typing this link
( http://tinyurl.com/blog-eric ), that translates the blog in English - with Google Traduction service- in real-time mode.

mercredi, août 19, 2009

Eden, inaccessible Eden !


A l'occasion du 4ème anniversaire du blog d'Eric, fin juin, je vous avais promis une surprise.
Elle arrive, matérialisée par ce dessin signé Pedro Morais (agrandissable en cliquant dessus).
Pedro ? Si vous suivez ce blog, vous le connaissez.
Illustrateur de talent, cet artiste portugais est aussi un grand connaisseur de l'oeuvre de Moebius.

Sur le thème "A la recherche de l'Eden", Pedro a imaginé ce désert au milieu duquel a surgi une sorte d'oasis. Hélas, cette oasis parait bien protégée et l'accès en semble fort inhospitalier...
Adam va-t-il pouvoir accéder au jardin d'Eden, et retrouver son Eve , qui l'attend tranquillement en cueillant le fruit défendu ?
Au delà de la symbolique du couple, quel être humain n'est pas, lui aussi, à la recherche de son Eden personnel ? On peut aussi l'appeler son idéal, son rêve, son fantasme ... que sais-je encore ... parfois c'est un inaccessible graal, qui peut rendre profondément malheureux.

Ci-après, quelques recherches graphiques de Pedro sous forme de crayonnés



Merci Pedro pour ce beau cadeau d'un ami virtuel dont, pour une fois, on ne pourra pas dire que je ne le connais "ni d'Eve ni d'Adam" !

Un vent rafraichissant sur la Bastille ...


Aujourd'hui, 19 août 2009, 35°C sur Paris, le seul lieu où aller pour se sentir bien, c'est l'expo "Vraoum" à la Maison Rouge (Boulevard de la Bastille). Vraoouuum , comme un grand vent d'air frais car c'est climatisé ! Il y a fait 19°C, que c'est plaisant !
Blague à part, l'expo est remarquable, confronte Bande Dessinée et Art Contemporain, sous l'égide du richissime collectionneur Antoine De Galbert (un héritier "Carrefour").
A mon sens, tout ce qui peut valoriser les artistes de bande dessinée, ou les illustrateurs est bon à prendre, tout ce qui peut les mettre au même niveau que les artistes "traditionnels" ... ça vient petit à petit. Le catalogue est constitué d'un épais et onéreux livre de 220 pages, qui fera le bonheur de ma bibliothèque.

mardi, août 18, 2009

Devoirs de vacances

Les vacances sont bien finies, on a repris les corvées comme tagger les 450 articles de ce blog pour faire apparaître des catégories, chose dont j'avais déploré l'absence. Maintenant, c'est quand même plus clair ! Les catégories "bd", "immobilier", "citation" etc.... permettent une sélection rapide.
Ce qui m'a fait accélérer les choses, c'est que le blog doit être présentable pour accueillir les visiteurs de la bloggeuse-star Laurel (j'en avais parlé ici), qui m'a gentiment fait un lien à partir de son article d'hier. Les visiteurs de Laurel (3500 ont cliqué hier !) viennent donc voir mon petit topo sur les couvertures d'Harry Potter. Merci, Laurel !

Cet été, j'ai lu un bouquin de vacances qui m'a bien plu : "Les naufragés de l'île Tromelin" d' Irène Frain.
C'est l'histoire vraie du naufrage de l'Utile (navire négrier) en 1761 sur un minuscule îlot non loin de Madagascar, la cohabitation forcée entre marins et cargaison clandestine d'esclaves, la construction d'un bateau qui s'avèrera trop petit pour embarquer tout le monde , et .... je vous laisse lire ici toute l'histoire si elle vous intéresse. Ce qui est original, c'est le site web mis en place à l'occasion de la sortie du livre, avec les photos du voyage rocambolesque de l'auteur sur ce minuscule îlot.

J'ai également emmené ma douce voir "Good Morning England" que j'avais déjà vu en mai, un film vraiment drôle, avec une galerie de personnages ahurissante, et dont la star est quand même la musique du milieu des 60's. Réticente au départ, ma douce a vraiment accroché et on est tous les deux ressorti de forte bonne humeur. Les branchouilles appellent ça un "feel good movie". Les québécois qui n'aiment pas les anglicismes l'ont traduit par "film pur bonheur". Ca se pourrait bien !

jeudi, août 06, 2009

Merveilleux survol


En achetant Casemate (une des 2 seules revues parlant de bande dessinée avec DBD, depuis la disparition de Bo-Doï), je découvre en haut de couverture une illustration de MOEBIUS que je connais bien !
J'ai en effet la grande chance d'avoir l'original, que j'ai acquis de haute lutte sur eBay US il y a quelques années (ça devait être vers 2001 ou 2002).
A cette époque, l'enchère se terminait vers 5h du matin en France, j'ai mis le réveil pour participer aux dernières secondes de l'enchère et il se trouve que je l'ai emporté.
Le vendeur américain était Ted Lanting, dont j'ai appris plus tard en me promenant sur les galeries ComicArtFans qu'il était un grand collectionneur new-yorkais. Ted Lanting ayant ses propres réseaux en Europe, l'oeuvre a été envoyé à un de ses amis français, bouquiniste Quai de la Mégisserie, par qui je l'ai récupéré contre paiement.

Cette belle illustration est très emblématique de l'album de Moebius "Les Jardins d'Edena" (tiens, on en a déjà parlé sur ce blog ici et ici) puisqu'elle reprend la scène des premières pages, où Stel et Atana - qui viennent d'une planète éloignée - flottent dans une étrange capsule cosmique au-dessus d'une forêt terrienne, et, à la suite d'une avarie, atterrissent dans ce nouvel environnement qui parait bien hostile.

A la prépublication de l'album, à la grande époque du magazine "A Suivre", le dessin a fait la couverture du numéro 123.
Paradoxalement, dans l'édition française, il n'a pas été choisi pour faire la couverture de l'album (qui est finalement un dessin beaucoup plus "simple") mais se retrouve quand même dans l'album, dans les pages additionnelles avec les textes de Jean Annestay (rappellons qu'à cette époque Moebius est fana de d'instinctonutrition de Guy-Claude Burger).
Aux Etats-Unis, en revanche, il a été choisi pour faire la couverture du recueil "Moebius 5".

Rien ne peut décrire la beauté d'un original car c'est presque magique et je n'essaierai pas de vous narrer les teintes subtiles de rouge de la capsule, l'expression parfaite des personnages, ni la prouesse technique qui consiste à dessiner le reflet sur le verre de la capsule.
Cette illustration est à mon sens la plus belle de ma collection, c'est celle que je garderais si je devais tout vendre.

C'est peut-être aussi grâce à elle je me suis mis sur ce blog à la Recherche de l'Eden !

mercredi, août 05, 2009

Jean-Michel Billaut est un des bloggers ...

Jean-Michel Billaut est un des bloggeurs les plus influents en France, et même s'il est "senior" (la soixantaine bien tassée), il est obsédé par une chose : l'avenir des technologies de l'information en France, et plus particulièrement l'installation du très haut débit dans notre pays, à l'instar de ce qui se fait dans certains pays asiatiques.

Billaut était très précurseur dans les années 80 en installant un "atelier" dans une grande entreprise financière (Cie Bancaire, depuis absorbée par BNP-Paribas) , pour réfléchir, faire de la prospective (en organisant ce qu'on appelle maintenant un "think tank"). Aujourd'hui, il a pris du champ, beaucoup voyagé, et personne en France ne songerait à lui contester le surnom de "Monsieur Très Haut Débit".

Alors, quand on apprend que l'homme a eu récemment un accident de santé, et a dû être amputé d'une jambe, on se dit que sa fougue naturelle va en être très atténuée. Eh bien, à peine !

Dans ces 3 émouvants billets, JMB nous :

1) raconte son accident
2) décrit sa nouvelle vie en maison hospitalière
3) imagine une France à très haut débit où on a aurait (comme au Japon) pas eu besoin de lui amputer sa jambe, car on aurait gagné plusieurs précieuses heures dans la transmission des informations. Ce faisant , il dresse enfin un intéressant panorama à l'adresse des politiques où il explique ce qu'il préconiserait de faire avec l'argent du (futur) grand Emprunt d'Etat.

Pour sûr, le blog de Billaut est vraiment un des plus intéressants à suivre en France quand on s'intéresse à l'avenir des technos.

jeudi, juillet 30, 2009

Couverture françaises d'Harry Potter : l'histoire des 3 premiers tomes

Il y a quelques années, j'ai eu l'occasion de m'intéresser aux couvertures d'Harry Potter pour les éditions françaises (3 premiers tomes), pour la bonne raison que j'ai eu la chance de les avoir en mains.
Ces 3 couvertures ont été remaniées pour des raisons que l'on va comprendre plus loin ... elles ont évolué au fur et à mesure que la vague de succès portant Harry Potter montait, montait ...
A partir du 4ème tome, ce n'est plus du tout pareil : le succès de la série est tel que Gallimard opte pour sortir chaque tome tout de suite dans un grand format !

J'ai pensé que cela pourrait intéresser quelques amateurs du jeune héros à lunettes rondes que l'on récapitule l'histoire de ces 3 couvertures.
Mais revenons au commencement de notre histoire ... en 1998.

Cette année là, les droits ont été achetés par Gallimard Jeunesse auprès de Christine Baker, leur agent en Angleterre pour un prix très raisonnable, et c’est à Jean-Claude Götting (qui vient de faire une couverture similaire pour "Harriet l'espionne" de Louise Fitzhugh) qu'on demande d'en dessiner la couverture.
Götting est à la fois un auteur de BD assez innovant qui a fait quelques très beaux albums chez Futuropolis, et un illustrateur reconnu qui a déjà fait de nombreuses couvertures pour Gallimard . Ceci dit, Harry Potter est totalement inconnu à cette époque, et cette commande ressemble à n'importe quelle commande similaire... . Il y a simplement une contrainte : il y a déjà des illustrations de tête de chapitre dessinées par Emily Walker (ces illustrations n'apparaitront que dans la toute première édition française, ce qui en fait un collector absolu). Aussi Götting a-t-il à ce moment une base pour croquer le visage d'Harry Potter, et rester en cohérence avec le travail d'Emily Walker. Et ce n'est qu'en rendant son travail à Gallimard Jeunesse qu'il apprend qu'il y aura une suite, avec 7 tomes prévus reprenant 7 années du jeune sorcier.

2000 : Changement de format : on agrandit !

Les 3 premiers « Harry Potter » sortent donc en France directement en collection de poche « Folio Junior » respectivement en septembre 1998, mars 1999 et Octobre 1999 . A l'issue du 3ème tome, le succès est considérable et Gallimard Jeunesse envisage des éditions en grand format. Il s'agit alors de repositionner la série pour séduire aussi un public d'adulte. Ce qui a pour conséquence l'idée de proposer des couvertures moins enfantines comme l'avaient fait les anglais par exemple.
Götting raconte : "L'idée de départ était de reprendre les dessins de la collection de poche et de les prolonger vers la gauche pour pouvoir en faire des couvertures tournantes. J'ai donc repris les trois premiers dessins et je les ai agrandis en rajoutant des éléments de décors à gauche. Sur les dessins originaux, on distingue nettement le raccord. Puis, finalement, la solution retenue a été de prendre un détail de ces décors et d'y incruster en vignette la couverture originale."

Une polémique aura d'ailleurs lieu pour la sortie du tome 4 directement en grand format : certains lecteurs voudraient l'avoir directement en poche, comme avant ! Ils oublient qu'en général, c'est l'inverse pour tous les romans : ils sortent d'abord au prix fort en grand format, puis plus tard en poche ... mais on reproche à Gallimard Jeunesse un certain opportunisme.

Fin 2003, Götting redessine les couvertures pour le grand format

En novembre 2003, J-C Götting redessine les couvertures des tomes 1, 2, 3 en vue de la réédition grand format de ces titres.
Il me récapitule alors la situation lors d'un échange d'e-mail : « Il s'agit de dessins de la taille du livre, qui tournent sur les 2 plats de couverture, quasiment à l'identique au niveau du dessin, mais adaptés pour que les titrages puissent être placés à la même hauteur que sur les tomes 4 et 5. A l'origine, les 3 premiers volumes ont été dessinés uniquement avec le plat de 1ere de couverture, car ils sont sortis initialement dans le format de poche. Puis, lors de la sortie du 4 en format « Hors collection », on m'a demandé de prolonger ces dessins sur la gauche, afin de pouvoir faire tourner le dessin sur les deux plats et le dos dans la réédition en grand format. Puis, le studio maquette à changé d'option, pensant qu'il fallait faire des couvertures plus adultes. Ne sont restées sur les couvertures grand format, que les parties rajoutées, dans lesquelles s'incrustent en vignettes les couvertures de l'édition poche. Ces dessins panoramiques existent donc déjà avec un raccord de papier au milieu, puisque ce n'était pas prévu, ils n'ont pas été publiés tels quels. Ce sont ces dessins que je reprends en les adaptant ».

L'esprit des dessins reste le même, mais des contraintes techniques de repositionnement du titre font que la mise en place n'est pas tout à fait la même.

2007 : On remet à niveau les couvertures des éditions de poche...

Les versions définitives "grand format" sortiront en librairie courant 2004.
En 2007, ce sont ces couvertures "grand format" qui serviront à moderniser et harmoniser la collection de poche. Le logo est aussi changé, doré et bénéficie d'un léger gaufrage.

Assez parlé, passons maintenant aux visuels ...

Couverture n° 1 "Harry Potter à l'école des sorciers"

première couverture (partie droite) prolongée ensuite par l'auteur sur la gauche


édition de poche originale

Version grand format (première version, avec incrustation)

Nouveau dessin pour le grand format : on remarque quelques petites modifications, comme la suppression de la sorcière sur un balai qui apparaissait dans le ciel. La cicatrice sur le front de HP est maintenant visible, et Hermione a retrouvé ses cheveux foncés.


La version faite pour le grand format vient moderniser l'édition de poche



Couverture n° 2 "Harry Potter et la chambre des secrets"

première couverture (partie droite) prolongée ensuite par l'auteur sur la gauche

édition de poche originale


Version grand format (première version, avec incrustation)

Nouveau dessin pour le grand format : on remarque qu'il y a plus de recul sur les personnages afin de laisser de la place en haut (lettrage). L'ombrage sur les personnages est un peu différent.


La version faite pour le grand format vient moderniser l'édition de poche



Couverture n° 3 "Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban"

Pour cette couverture, Götting a une indication : l'auteur souhaite que l'hippogriffe soit représenté, et joint la reproduction d'une gravure. Difficile exercice !
Faute d'avoir pu lire le texte, non encore traduit, Götting a du s'inspirer de la couverture anglaise, sans trop savoir à quoi elle correspondait.

première couverture (partie droite) prolongée ensuite par l'auteur sur la gauche


édition de poche originale

Version grand format (première version, avec incrustation)

Nouveau dessin pour le grand format : on remarque un décalage de l’hippogriffe et des personnages vers la bas (pour laisser de la place au lettrage), d’où décalage sur la partie gauche du village, avec perspective.


La version faite pour le grand format vient moderniser l'édition de poche


A partir de 2000, et le succès immense du 4ème tome, "Harry Potter et la Coupe de Feu", les éditions sortent directement en grand format, comme on l'a compris.


Mais ceci est déjà une autre Histoire ...


Je remercie Jean-Claude Götting pour sa disponibilité, le galériste Jean-Baptiste Barbier (Bdartiste), et je précise que tous les visuels sont copyright GALLIMARD JEUNESSE / WARNER BROS.

dimanche, juillet 26, 2009

La Grande Cascade ... enfin !


Depuis 10 ans, je passe devant le dimanche matin en trottinant.
Et depuis 10 ans, je me dis qu'il faudrait que j'y invite ma douce au moins une fois, histoire de voir ce que peut être un restaurant gastronomique réputé au coeur du Bois de Boulogne.
Alors, ce dimanche midi, nous l'avons enfin fait, ce déjeuner à La Grande Cascade !
Eh, bien, ce fût une grande fête des sens, un vrai moment de plaisir sans aucune fausse note, mets délicieux et d'une présentation sans faute de goût, service impeccable.
Attablés dehors en terrasse, nous avons pris tous les deux le menu "Découverte", parfait (voir ci-dessous). Ce qui a le plus fait sourire ma douce, c'est qu'après lui avoir tenu le fauteuil pour la faire asseoir, un autre serveur lui a immédiatement positionné à côté d'elle un petit guéridon bas pour poser son sac à main.

mercredi, juillet 22, 2009

Travailler plus pour travailler plus pour ...


Il est rare de voir un T-shirt qui est à la fois amusant, pertinent et en plus au profit d'une bonne cause (aider Denis Robert harcelé judiciairement pour ses investigations dans l'affaire Clearstream).
Le hamster dans sa roue s'autogénérant du travail me rappelle quelques souvenirs professionnels de situations vues dans de grandes entreprises !
J'avais déjà parlé ici des fameuses lois de Parkinson, et il y a aussi une "loi des 1000 de Parkinson" qui dit : "Tout organisme, gouvernemental, industriel ou universitaire, dont l'effectif administratif atteint ou dépasse mille personnes, n'a besoin, pour se perpétuer, d'exercer nulle autre activité, d'employer nulle autre catégorie de personnel. "
Autrement dit, le hamster dans sa roue.

mardi, juillet 21, 2009

Les icônes de Monsieur Vuitton (part III)


Après les parts I et II, voici encore une photo superbe (agrandissable) d'Annie Leibowitz pour Vuitton, mettant en scène des personnalités en rapport avec l'événement de ce mois de juillet 2009, les 40 ans du premier pas de l'Homme sur la lune : Buzz Aldrin, Jim Lovell et Sally Ride.
Quels mythes vivants vont-ils encore pouvoir trouver pour la prochaine campagne ?

dimanche, juin 28, 2009

Plein d'anniversaires virtuels


- L'année dernière, c'était le 3ème, cette année c'est 4 bougies que souffle le Blog d'Eric, avec une surprise dans les prochaines semaines ... guettez-la car elle aura un rapport avec le titre du forum.

- Juin est un mois faste puisque nous fêtons aussi les 7 ans de la liste consacrée à Jean Giraud alias Moebius, que j'ai la fierté d'avoir lancé. Avec un nombre réduit d'amateurs (une soixantaine), elle a dépassé la barre des 7700 messages ...ça fait beaucoup de 7. Dommage que notre prestataire Domeus (service certes gratuit) n'a pas évolué d'un iota dans cette période.

- Enfin, en 1999, il y a 10 ans tout juste, je m'inscrivais sur Ibazar qui allait être rachetée par le mastodonte américain eBay début 2001. Aujourd'hui, je suis toujours un eBayeur assez assidu au moins pour regarder quotidiennement les nouveautés dans les spécialités qui m'intéressent. Je fais en moyenne une vingtaine de transactions / an, ce n'est pas beaucoup mais j'en garde globalement plein de bons souvenirs même si j'ai un peu ralenti le rythme depuis 2 ans.

jeudi, juin 25, 2009

Titanic au rabais


Certes, on peut acheter un original de Ledroit ou de Marc-Antoine Mathieu qui restent onéreux, mais il y a parfois matière à se faire plaisir, en originaux, en achetant des choses qui n'intéressent pas grand'monde, car pas attaché à un nom prestigieux. On trouvera ce genre de pièces dans les illustrateurs des journaux populaires des années 40/50/60.

Prenons pour exemple cette petite gouache représentant le Titanic, parue dans Hurrah, petit format des années 50. Par hasard, je l'ai eu sur eBay à 35 euros seulement, regardez si vous ne me croyez pas. En la mettant en valeur avec un double passe dans 2 tons de gris différents (fait sur mesure, 24 euros) et un joli petit cadre 30x30 (10,50 euros), on a une jolie petite pièce pour 70 euros tout compris.

Edit du 25 juin : j'ai commandé sur Chapitre le fascicule Hurrah de 1958 où l'illustration est parue. En fait, ça n'a rien à voir avec le Titanic, il s'agissait d'un reportage sur une catastrophe survenue en 1956 : la collision en mer entre l'Andrea Doria et le Stockholm.

mercredi, juin 24, 2009

Rengaines du moment

mardi, juin 23, 2009

Largo, d'où viens-tu ?


Un petit original de Philippe Francq pour Largo Winch que j'ai acheté chez Petits Papiers voici quelques années. Je n'ai aucun doute sur l'authenticité du dessin connaissant son origine sérieuse. A signaler qu'il est fait à l'encre de chine sur plusieurs morceaux de papier réassemblés soigneusement ensemble.
Mais n'étant pas un spécialiste de cette série, je n'ai pas retrouvé à quoi ce dessin a servi.
Ce que je peux dire, c'est qu'il est vraiment très proche de la couverture de "Dutch Connection", je soupçonne donc qu'il est grosso modo de la même époque (1995). Il y a quand même quelques différences notables, comme ce revolver que tient notre héros sur la couverture et pas sur mon dessin.
Si vous avez des infos sur ce dessin, je serais preneur avec plaisir.

Immobilier : gros temps en vue


L'article du JDD de ce dimanche est intéressant : l'immobilier avait bien baissé de 10% en 2008 mais on ne le sait que 6 mois après.
C'est normal : le lissage scélérat des chiffres par la FNAIM sur 24 mois (voir ici cette méthode trompeuse) a parfaitement fait illusion. Une nouvelle baisse de 15% est attendue en 2009. Nous verrons bien.

Beaucoup de vendeurs sont dépités par la crise immobilières qu'ils croient passagère, et disent :
"Je ne vais quand même pas brader mon bien"
Sous-entendu : "je fais semblant de faire comme si rien ne s'était passé, en oubliant que j'ai quand même fait une confortable plus-value par rapport à mon prix d'achat"

Cette notion de "brader" est éminemment floue et peu objective. Elle n'est pas vue de la même manière selon qu'il s'agit d'un marché opaque (immo) ou non opaque (Bourse).

- Si vous aviez acheté des actions en Bourse il y a un an, qu'elles ont perdu 50% et que vous deviez vendre, vous direz "J'ai fait une mauvaise affaire, mais je vends au prix du marché".
C'est normal : le marché n'est pas opaque, il est matérialisé par un cours de vente, connu avec certitude à tout moment. Il n'y a pas de négociation possible.

- En revanche, si vous aviez acheté un appartement il y a 2 ans, et que vous deviez vendre, vous allez être furieux de vendre à -10% car vous allez désespérément chercher à retrouver votre prix d'achat. Après tout, c'est le même appartement !

On accepte la moins-value en Bourse par obligation, on ne l'accepte pas en immobilier où elle parait carrément contre-nature.
Il est vrai que depuis la démocratisation de la Bourse via les privatisations (à partir de 1986), les mentalité ont changé : les particuliers eux-même sont devenus très spéculateurs, chacun ou presque veut faire la "culbute".

mardi, juin 16, 2009

Facebook : de jolies découvertes (part 2)


Après Patrick Hernandez, voici Sim (le vrai) qui se met à Facebook à près de 83 ans !
Vous savez, celui dont Michel Audiard disait qu'il semblait être le fruit des amours d'un étourneau et d'une pointe Bic. Une vraie gueule !
Quand je pense que ma mère (appelée mamy.net par ses petits enfants) est une surfeuse très régulière à 74 ans, je crois que le record est largement battu !

Quand Sim est tombé sur le groupe Facebook de "Ceux qui se demandent si Sim est mort ou non", ça a dû lui faire un peu drôle, mais il le prend visiblement avec humour.
Bon, les jeux et groupes divers, c'est pas son truc. On peut le comprendre, et c'est une des choses les plus agaçantes sur fb : on est noyé sous les sollicitations pour faire comme d'autres : participer à des tests, des quiz (perte de temps à mon avis). tout est bon pour faire surfer le plus possible sur le site, avec visualisation obligatoire des publicités ciblées.
Voilà ... j'admire le dynamisme de Sim, qui vient aussi de sortir un bouquin de souvenirs.
Chapeau, et longue vie !

Votre serviteur ...


...se promène dans les Jardins Suspendus de Babylone du Havre, à l'occasion de la visite chez ses amis amateurs de robots.

dimanche, juin 14, 2009

Le petit dernier de la famille


Ca y est, il est là, le petit dernier de la famille !
J'avais déjà un desktop Dell et un grand et lourd portable Fujitsu-Siemens. Rien qui me permette confortablement de me déplacer en restant connecté.
Aussi, ça fait bien 6 mois que je tournais autour de ces petits netbooks, solution idéale pour m'assurer une connexion web en mobilité. En effet, les iphone et autres Blackberry sont peut-être sympas pour envoyer des SMS, mais les claviers virtuels (à stylet) ou avec des touches minuscules ... très peu pour moi. Pour ne pas être trop limité, il faut à mon avis un écran 10" et un vrai clavier, même si c'est un peu plus encombrant.

J'ai finalement choici ce modèle Dell inspiron mini 10. Il n'a pas la 3G en natif, mais il est wi-fi bien sûr. Avec ces gigantesque réseaux wifi qui se montent (mon FAI Neuf-SFR me donne droit à un million de points d'accès en me permettant d'accéder aux boxs de ses clients, et Free vient d'annoncer la même chose de son côté), je peux attendre un peu et me contenter - pour les endroits isolés - de clés 3G préchargée à somme fixe, qui n'impliquent pas d'engagement ni de dépenses récurrentes.

vendredi, juin 12, 2009

Mon chateau en Espagne


Audacieux ce dossier de 20 pages dans Libé d'aujourd'hui , une enquête sur l'énorme bulle immobilière que nous connaissons en France et dans certains pays d'Europe, avec de belles illustrations expressionnistes de Lolmede. Bulle portée avant tout par l'inconscience des banques qui se sont livrés à une course à l'échalote durant toutes les années 2000, en distribuant inconsidérément des crédits à long terme ( > 15 ans) à qui en voulait. Elles le regretteront et ont déjà commencé à provisionner en conséquence.

Très drôle d'abord, cet abécédaire qui permet de décrypter le jargon des annonces immobilières :
"A saisir par une offre" : le prix affiché est trop élevé mais le propriétaire ne veut rien entendre. une offre d'achat permettrait à l'agent immobilier d'argumenter
"Dans son jus" : qui n'a pas vu un pinceau depuis les années 70
"Fonctionnel" : aucun charme
"Coin cuisine" : adapté au frigo de Ken et au four de Barbie
"Travaux prévus" : ni votés ni payés
"Ville en pleine expansion" : impôts locaux démentiels pour financer les délires du maire
etc...

On y lit aussi un nième reportage sur Valdeluz, une des énormes cités fantômes en Espagne (pays où il y a 3,5 millions de logements vides), avec ce témoignage effarant qui reflète bien le bourbier dans lequel s'est mis ce jeune couple, certainement poussé par la "pression sociale" (familiale) :

"A la banque tout s'est bien passé. C'est malin d'acheter dans le neuf, avait dit le banquier, pestant contre le Vieux Madrid où il est impossible de se garer.
Ils en avaient pris pour 30 ans, ça les avait fait rire. D'avoir le même âge que leur prêt, à taux variable.
Dans moins de 3 mois, ils quitteraient papa-maman parce que c'est ainsi que ça se passe en Espagne. La location, c'est pour les cons. Alors certes, on attend pour réunir les fonds, mais quand on part c'est pour de bon".


Je vous passe les détails : ils se retrouvent seuls dans un immeuble gigantesque, sans aucune infrastructure autour. Déprime assurée. Bien invendable. Collés pour 30 ans.

Rassurez, vous, on a pas de villes fantômes en France, mais on s'amuse bien aussi. Lu par hasard, un article du Parisien d'hier sur cette femme de 43 ans, à Rouen, qui réalise son rêve de devenir propriétaire d'un appartement de 93 m2 à Rouen pour 660 euros par mois.

Puis, subrepticement, en lisant l'article, on apprend :

- comme elle n'a pas un radis d'avance, et qu'elle était locataire à 500 euros/mois, la mensualité de 660 euros / mois (+ 140 euros de charges) sera trop lourde. "Ma fille aînée va bientôt travailler, donc elle pourra nous aider."

- seule ombre au tableau, le prêt est remboursable sur 35 ans. "Mais ce n'est pas du tout ce à quoi pense la future propriétaire." dit le journaliste.

C'est surréaliste. Le journaliste ne relève pas que ça lui fait finir de rembourser à 80 ans, l'appart étant livrable en 2011 (l'acheteuse aura 45 ans quand elle commencera à rembourser). Les gens sont aveuglés par l'obsession d'être propriétaire à tout prix (voir mon article précédent) sans se poser des questions pourtant essentielles.

dimanche, juin 07, 2009

Dimanche en ballade ... avec des gens heureux

C'est marrant, j'ai presque honte de le dire : j'ai passé ce dimanche après-midi à l'Olympia où j'emmenais tout ma petite famille voir Gérard Lenorman. Vous allez trouver ça ringard, non ?
Eh bien, j'assume.

J'avais déjà raconté dans mon petit inventaire musical que ma culture musicale s'était fondé dès l'age de 11/12 ans sur la variété des années 70. Quand j'ai eu des enfants, j'ai eu très tôt à coeur de faire quelques compils pour la voiture avec de bons titres de "variété" (au sens noble) de ces années 1971-1977 : Delpech, Lenorman, Cloclo, Stone & Charden, Johnny, Sardou, Chamfort, et ils adorent ! On mixe bien sûr avec des modernes, mais force est de constater qu'il y a quelques pépites dans ces années là. Par exemple, j'ai toujours considéré que "Les matins d'hiver" interprété par Lenorman était un petit chef d'oeuvre de sensibilité et de nostalgie.

"Je me souviens de ces matins d'hiver
Dans la nuit sombre et glacée
Quand je marchais à côté de mon frère
Sur le chemin des écoliers
Quand nos membres encore tout engourdis
De sommeil, grelottaient sous les assauts du vent
Nous nous battions à grands coups de boule de neige
En riant"

Bonne après-midi, donc, avec 2h30 de concert (incluant 25mn d'entracte), et quand on est au 11ème rang, on apprécie le spectacle.
Sur le net, j'avais déjà remarqué qu'il y a l'étrange communauté des "Gérardnautes" - comme ils se surnomment, des femmes essentiellement - dans 2 forums (sur le site officiel et officieux) qui s'échangent tuyaux et bons plans. Public pas vraiment jeune, mais je m'y attendais.


mercredi, juin 03, 2009

Jaunes intenses des immenses cargos

Une photo rapprochée que j'ai fait d'un porte-container (le "Grande Brasile" de Grimaldi Lines) dans le Port du Havre. Ca ressemble bien à une toile de De Staël, non ?

Des êtres bizarroïdes dans les lieux d'aisance


Week-end chez de bons amis au Havre, et petit plongeon dans la belle piscine municipale imaginée par Jean Nouvel avec ses grandes parois couvertes de céramique blanche ouvertes sur le ciel (on se croirait en Andalousie).

Puis, devant le barbecue, nous reparlons de cette collection d'originaux BD qu'il me disait vouloir commencer depuis longtemps... sans vraiment connaitre la BD d'ailleurs, lui qui n'en est pas amateur. Je crois qu'il ne sert à rien de se forcer.

Par contre, j'ai découvert dans les WC une petite collection de robots des années 50/60 (je n'avais pas l'idée que ça puisse se collectionner) et je me suis plongé illico dans le bouquin "Les Robots de Pierre Cornette de Saint-Cyr" où le célèbre commissaire-priseur parle de cette passion que je ne lui connaissais pas. Il y aurait beaucoup à dire sur ces petits "jouets" de métal (la majorité sont de fabrication japonaises) qui ramènent certes à l'enfance mais pas seulement ...aussi à la littérature de science-fiction. Pour les historiens, c'est un formidable témoignage de la façon dont nos sociétés de ces années là (50/60) voyaient le futur de l'humanité.

Continue ta collection, Jean-Marie ! Recherche les belles pièces, sur le net, en salle des ventes. Puis élague quand tu auras trop de choses, laisse tomber les pièces moyennes.
Et déménage tout ça dans une jolie vitrine ...tes robots seront mieux mis en valeur que dans la pièce où je les ai découvert !

samedi, mai 30, 2009

Immobilier : enfin un graphique objectif dans "Le Monde"


Intéressant ces graphiques du Monde (et l'article sur l'effrondement des volumes de vente) où, pour une fois, on remonte assez dans le temps (1991) pour faire apparaitre le cycle baissier des années 90. En général, les chiffres fournis par les agents immos ne reprennent que les chiffres à partir de 1997 pour ne montrer qu'un cycle haussier, et masquer la baisse.

Interrogez les gens aujourd'hui : vous verrez que certains sont persuadés qu'il faut "profiter" de la baisse actuelle pour acheter. Peu de gens voient qu'on est parti depuis 18 mois sur un cycle baissier qui durera (comme tous les cycles immo) entre 7 et 12 ans à vue de nez.
Comme je l'ai déjà expliqué ici, il faudra un jour ou l'autre revenir aux réalités économiques, et les prix devront revenir dans le tunnel de Friggit, qui implique une baisse d'au moins 35%.

Vous entendrez aussi : "Tôt ou tard, le marché repartira". C'est vrai, car les transactions, achat comme vente, ne peuvent être éternellement reportées.
Mais ce qui repartira, c'est le volume des transactions, mais sur des bases de prix beaucoup plus basses.
Comme quoi, le vocabulaire est ambigu si on ne précise pas duquel des 2 indicateurs principaux du marché immobilier (prix et volume) on parle ! Cette ambiguïté est bien entendu exploitée à dessein par nos chers professionnels de l'immobilier pour qui c'est toujours "le bon moment pour acheter".