dimanche, juin 28, 2009

Plein d'anniversaires virtuels


- L'année dernière, c'était le 3ème, cette année c'est 4 bougies que souffle le Blog d'Eric, avec une surprise dans les prochaines semaines ... guettez-la car elle aura un rapport avec le titre du forum.

- Juin est un mois faste puisque nous fêtons aussi les 7 ans de la liste consacrée à Jean Giraud alias Moebius, que j'ai la fierté d'avoir lancé. Avec un nombre réduit d'amateurs (une soixantaine), elle a dépassé la barre des 7700 messages ...ça fait beaucoup de 7. Dommage que notre prestataire Domeus (service certes gratuit) n'a pas évolué d'un iota dans cette période.

- Enfin, en 1999, il y a 10 ans tout juste, je m'inscrivais sur Ibazar qui allait être rachetée par le mastodonte américain eBay début 2001. Aujourd'hui, je suis toujours un eBayeur assez assidu au moins pour regarder quotidiennement les nouveautés dans les spécialités qui m'intéressent. Je fais en moyenne une vingtaine de transactions / an, ce n'est pas beaucoup mais j'en garde globalement plein de bons souvenirs même si j'ai un peu ralenti le rythme depuis 2 ans.

jeudi, juin 25, 2009

Titanic au rabais


Certes, on peut acheter un original de Ledroit ou de Marc-Antoine Mathieu qui restent onéreux, mais il y a parfois matière à se faire plaisir, en originaux, en achetant des choses qui n'intéressent pas grand'monde, car pas attaché à un nom prestigieux. On trouvera ce genre de pièces dans les illustrateurs des journaux populaires des années 40/50/60.

Prenons pour exemple cette petite gouache représentant le Titanic, parue dans Hurrah, petit format des années 50. Par hasard, je l'ai eu sur eBay à 35 euros seulement, regardez si vous ne me croyez pas. En la mettant en valeur avec un double passe dans 2 tons de gris différents (fait sur mesure, 24 euros) et un joli petit cadre 30x30 (10,50 euros), on a une jolie petite pièce pour 70 euros tout compris.

Edit du 25 juin : j'ai commandé sur Chapitre le fascicule Hurrah de 1958 où l'illustration est parue. En fait, ça n'a rien à voir avec le Titanic, il s'agissait d'un reportage sur une catastrophe survenue en 1956 : la collision en mer entre l'Andrea Doria et le Stockholm.

mercredi, juin 24, 2009

Rengaines du moment


Mes enfants adorent ce titre d'Helmut Fritz ("ça m'énerve") dont voici la performance à Bagatelle samedi dernier pour la fête de la Musique.
Je dois reconnaitre à cet Helmut un certain don pour le marketing.
Comme Sliimy, dont mon aîné prétend qu'il est un génie. Cela m'a donné l'occasion de lui expliquer le sens réel du mot "génie".

mardi, juin 23, 2009

Largo, d'où viens-tu ?


Un petit original de Philippe Francq pour Largo Winch que j'ai acheté chez Petits Papiers voici quelques années. Je n'ai aucun doute sur l'authenticité du dessin connaissant son origine sérieuse. A signaler qu'il est fait à l'encre de chine sur plusieurs morceaux de papier réassemblés soigneusement ensemble.
Mais n'étant pas un spécialiste de cette série, je n'ai pas retrouvé à quoi ce dessin a servi.
Ce que je peux dire, c'est qu'il est vraiment très proche de la couverture de "Dutch Connection", je soupçonne donc qu'il est grosso modo de la même époque (1995). Il y a quand même quelques différences notables, comme ce revolver que tient notre héros sur la couverture et pas sur mon dessin.
Si vous avez des infos sur ce dessin, je serais preneur avec plaisir.

Immobilier : gros temps en vue


L'article du JDD de ce dimanche est intéressant : l'immobilier avait bien baissé de 10% en 2008 mais on ne le sait que 6 mois après.
C'est normal : le lissage scélérat des chiffres par la FNAIM sur 24 mois (voir ici cette méthode trompeuse) a parfaitement fait illusion. Une nouvelle baisse de 15% est attendue en 2009. Nous verrons bien.

Beaucoup de vendeurs sont dépités par la crise immobilières qu'ils croient passagère, et disent :
"Je ne vais quand même pas brader mon bien"
Sous-entendu : "je fais semblant de faire comme si rien ne s'était passé, en oubliant que j'ai quand même fait une confortable plus-value par rapport à mon prix d'achat"

Cette notion de "brader" est éminemment floue et peu objective. Elle n'est pas vue de la même manière selon qu'il s'agit d'un marché opaque (immo) ou non opaque (Bourse).

- Si vous aviez acheté des actions en Bourse il y a un an, qu'elles ont perdu 50% et que vous deviez vendre, vous direz "J'ai fait une mauvaise affaire, mais je vends au prix du marché".
C'est normal : le marché n'est pas opaque, il est matérialisé par un cours de vente, connu avec certitude à tout moment. Il n'y a pas de négociation possible.

- En revanche, si vous aviez acheté un appartement il y a 2 ans, et que vous deviez vendre, vous allez être furieux de vendre à -10% car vous allez désespérément chercher à retrouver votre prix d'achat. Après tout, c'est le même appartement !

On accepte la moins-value en Bourse par obligation, on ne l'accepte pas en immobilier où elle parait carrément contre-nature.
Il est vrai que depuis la démocratisation de la Bourse via les privatisations (à partir de 1986), les mentalité ont changé : les particuliers eux-même sont devenus très spéculateurs, chacun ou presque veut faire la "culbute".

mardi, juin 16, 2009

Facebook : de jolies découvertes (part 2)


Après Patrick Hernandez, voici Sim (le vrai) qui se met à Facebook à près de 83 ans !
Vous savez, celui dont Michel Audiard disait qu'il semblait être le fruit des amours d'un étourneau et d'une pointe Bic. Une vraie gueule !
Quand je pense que ma mère (appelée mamy.net par ses petits enfants) est une surfeuse très régulière à 74 ans, je crois que le record est largement battu !

Quand Sim est tombé sur le groupe Facebook de "Ceux qui se demandent si Sim est mort ou non", ça a dû lui faire un peu drôle, mais il le prend visiblement avec humour.
Bon, les jeux et groupes divers, c'est pas son truc. On peut le comprendre, et c'est une des choses les plus agaçantes sur fb : on est noyé sous les sollicitations pour faire comme d'autres : participer à des tests, des quiz (perte de temps à mon avis). tout est bon pour faire surfer le plus possible sur le site, avec visualisation obligatoire des publicités ciblées.
Voilà ... j'admire le dynamisme de Sim, qui vient aussi de sortir un bouquin de souvenirs.
Chapeau, et longue vie !

Votre serviteur ...


...se promène dans les Jardins Suspendus de Babylone du Havre, à l'occasion de la visite chez ses amis amateurs de robots.

dimanche, juin 14, 2009

Le petit dernier de la famille


Ca y est, il est là, le petit dernier de la famille !
J'avais déjà un desktop Dell et un grand et lourd portable Fujitsu-Siemens. Rien qui me permette confortablement de me déplacer en restant connecté.
Aussi, ça fait bien 6 mois que je tournais autour de ces petits netbooks, solution idéale pour m'assurer une connexion web en mobilité. En effet, les iphone et autres Blackberry sont peut-être sympas pour envoyer des SMS, mais les claviers virtuels (à stylet) ou avec des touches minuscules ... très peu pour moi. Pour ne pas être trop limité, il faut à mon avis un écran 10" et un vrai clavier, même si c'est un peu plus encombrant.

J'ai finalement choici ce modèle Dell inspiron mini 10. Il n'a pas la 3G en natif, mais il est wi-fi bien sûr. Avec ces gigantesque réseaux wifi qui se montent (mon FAI Neuf-SFR me donne droit à un million de points d'accès en me permettant d'accéder aux boxs de ses clients, et Free vient d'annoncer la même chose de son côté), je peux attendre un peu et me contenter - pour les endroits isolés - de clés 3G préchargée à somme fixe, qui n'impliquent pas d'engagement ni de dépenses récurrentes.

vendredi, juin 12, 2009

Mon chateau en Espagne


Audacieux ce dossier de 20 pages dans Libé d'aujourd'hui , une enquête sur l'énorme bulle immobilière que nous connaissons en France et dans certains pays d'Europe, avec de belles illustrations expressionnistes de Lolmede. Bulle portée avant tout par l'inconscience des banques qui se sont livrés à une course à l'échalote durant toutes les années 2000, en distribuant inconsidérément des crédits à long terme ( > 15 ans) à qui en voulait. Elles le regretteront et ont déjà commencé à provisionner en conséquence.

Très drôle d'abord, cet abécédaire qui permet de décrypter le jargon des annonces immobilières :
"A saisir par une offre" : le prix affiché est trop élevé mais le propriétaire ne veut rien entendre. une offre d'achat permettrait à l'agent immobilier d'argumenter
"Dans son jus" : qui n'a pas vu un pinceau depuis les années 70
"Fonctionnel" : aucun charme
"Coin cuisine" : adapté au frigo de Ken et au four de Barbie
"Travaux prévus" : ni votés ni payés
"Ville en pleine expansion" : impôts locaux démentiels pour financer les délires du maire
etc...

On y lit aussi un nième reportage sur Valdeluz, une des énormes cités fantômes en Espagne (pays où il y a 3,5 millions de logements vides), avec ce témoignage effarant qui reflète bien le bourbier dans lequel s'est mis ce jeune couple, certainement poussé par la "pression sociale" (familiale) :

"A la banque tout s'est bien passé. C'est malin d'acheter dans le neuf, avait dit le banquier, pestant contre le Vieux Madrid où il est impossible de se garer.
Ils en avaient pris pour 30 ans, ça les avait fait rire. D'avoir le même âge que leur prêt, à taux variable.
Dans moins de 3 mois, ils quitteraient papa-maman parce que c'est ainsi que ça se passe en Espagne. La location, c'est pour les cons. Alors certes, on attend pour réunir les fonds, mais quand on part c'est pour de bon".


Je vous passe les détails : ils se retrouvent seuls dans un immeuble gigantesque, sans aucune infrastructure autour. Déprime assurée. Bien invendable. Collés pour 30 ans.

Rassurez, vous, on a pas de villes fantômes en France, mais on s'amuse bien aussi. Lu par hasard, un article du Parisien d'hier sur cette femme de 43 ans, à Rouen, qui réalise son rêve de devenir propriétaire d'un appartement de 93 m2 à Rouen pour 660 euros par mois.

Puis, subrepticement, en lisant l'article, on apprend :

- comme elle n'a pas un radis d'avance, et qu'elle était locataire à 500 euros/mois, la mensualité de 660 euros / mois (+ 140 euros de charges) sera trop lourde. "Ma fille aînée va bientôt travailler, donc elle pourra nous aider."

- seule ombre au tableau, le prêt est remboursable sur 35 ans. "Mais ce n'est pas du tout ce à quoi pense la future propriétaire." dit le journaliste.

C'est surréaliste. Le journaliste ne relève pas que ça lui fait finir de rembourser à 80 ans, l'appart étant livrable en 2011 (l'acheteuse aura 45 ans quand elle commencera à rembourser). Les gens sont aveuglés par l'obsession d'être propriétaire à tout prix (voir mon article précédent) sans se poser des questions pourtant essentielles.

dimanche, juin 07, 2009

Dimanche en ballade ... avec des gens heureux

C'est marrant, j'ai presque honte de le dire : j'ai passé ce dimanche après-midi à l'Olympia où j'emmenais tout ma petite famille voir Gérard Lenorman. Vous allez trouver ça ringard, non ?
Eh bien, j'assume.

J'avais déjà raconté dans mon petit inventaire musical que ma culture musicale s'était fondé dès l'age de 11/12 ans sur la variété des années 70. Quand j'ai eu des enfants, j'ai eu très tôt à coeur de faire quelques compils pour la voiture avec de bons titres de "variété" (au sens noble) de ces années 1971-1977 : Delpech, Lenorman, Cloclo, Stone & Charden, Johnny, Sardou, Chamfort, et ils adorent ! On mixe bien sûr avec des modernes, mais force est de constater qu'il y a quelques pépites dans ces années là. Par exemple, j'ai toujours considéré que "Les matins d'hiver" interprété par Lenorman était un petit chef d'oeuvre de sensibilité et de nostalgie.

"Je me souviens de ces matins d'hiver
Dans la nuit sombre et glacée
Quand je marchais à côté de mon frère
Sur le chemin des écoliers
Quand nos membres encore tout engourdis
De sommeil, grelottaient sous les assauts du vent
Nous nous battions à grands coups de boule de neige
En riant"

Bonne après-midi, donc, avec 2h30 de concert (incluant 25mn d'entracte), et quand on est au 11ème rang, on apprécie le spectacle.
Sur le net, j'avais déjà remarqué qu'il y a l'étrange communauté des "Gérardnautes" - comme ils se surnomment, des femmes essentiellement - dans 2 forums (sur le site officiel et officieux) qui s'échangent tuyaux et bons plans. Public pas vraiment jeune, mais je m'y attendais.


mercredi, juin 03, 2009

Jaunes intenses des immenses cargos

Une photo rapprochée que j'ai fait d'un porte-container (le "Grande Brasile" de Grimaldi Lines) dans le Port du Havre. Ca ressemble bien à une toile de De Staël, non ?

Des êtres bizarroïdes dans les lieux d'aisance


Week-end chez de bons amis au Havre, et petit plongeon dans la belle piscine municipale imaginée par Jean Nouvel avec ses grandes parois couvertes de céramique blanche ouvertes sur le ciel (on se croirait en Andalousie).

Puis, devant le barbecue, nous reparlons de cette collection d'originaux BD qu'il me disait vouloir commencer depuis longtemps... sans vraiment connaitre la BD d'ailleurs, lui qui n'en est pas amateur. Je crois qu'il ne sert à rien de se forcer.

Par contre, j'ai découvert dans les WC une petite collection de robots des années 50/60 (je n'avais pas l'idée que ça puisse se collectionner) et je me suis plongé illico dans le bouquin "Les Robots de Pierre Cornette de Saint-Cyr" où le célèbre commissaire-priseur parle de cette passion que je ne lui connaissais pas. Il y aurait beaucoup à dire sur ces petits "jouets" de métal (la majorité sont de fabrication japonaises) qui ramènent certes à l'enfance mais pas seulement ...aussi à la littérature de science-fiction. Pour les historiens, c'est un formidable témoignage de la façon dont nos sociétés de ces années là (50/60) voyaient le futur de l'humanité.

Continue ta collection, Jean-Marie ! Recherche les belles pièces, sur le net, en salle des ventes. Puis élague quand tu auras trop de choses, laisse tomber les pièces moyennes.
Et déménage tout ça dans une jolie vitrine ...tes robots seront mieux mis en valeur que dans la pièce où je les ai découvert !

samedi, mai 30, 2009

Immobilier : enfin un graphique objectif dans "Le Monde"


Intéressant ces graphiques du Monde (et l'article sur l'effrondement des volumes de vente) où, pour une fois, on remonte assez dans le temps (1991) pour faire apparaitre le cycle baissier des années 90. En général, les chiffres fournis par les agents immos ne reprennent que les chiffres à partir de 1997 pour ne montrer qu'un cycle haussier, et masquer la baisse.

Interrogez les gens aujourd'hui : vous verrez que certains sont persuadés qu'il faut "profiter" de la baisse actuelle pour acheter. Peu de gens voient qu'on est parti depuis 18 mois sur un cycle baissier qui durera (comme tous les cycles immo) entre 7 et 12 ans à vue de nez.
Comme je l'ai déjà expliqué ici, il faudra un jour ou l'autre revenir aux réalités économiques, et les prix devront revenir dans le tunnel de Friggit, qui implique une baisse d'au moins 35%.

Vous entendrez aussi : "Tôt ou tard, le marché repartira". C'est vrai, car les transactions, achat comme vente, ne peuvent être éternellement reportées.
Mais ce qui repartira, c'est le volume des transactions, mais sur des bases de prix beaucoup plus basses.
Comme quoi, le vocabulaire est ambigu si on ne précise pas duquel des 2 indicateurs principaux du marché immobilier (prix et volume) on parle ! Cette ambiguïté est bien entendu exploitée à dessein par nos chers professionnels de l'immobilier pour qui c'est toujours "le bon moment pour acheter".

jeudi, mai 28, 2009

Les lectures de Raymond : une vision érudite mais accessible


Je parlais récemment dans cet article du peu de critiques BD érudits dans les médias, mais c'était bien entendu sans prendre en compte la blogosphère qui propose pas mal de petits sites sur la BD, généraliste ou centré sur tel ou tel auteur.
Là, je ne parle pas de jeunes bloggeurs qui font de la BD, mais qui en parlent.

Les lectures de Raymond est à coup sûr un de mes préférés. Il est à la fois "intello" (au sens où il sait prendre du recul sur un simple album de bande dessinée), très bien documenté (Raymond scanne de nombreuses cases agrandies), et également je dirais un peu platement que ce blog dégage sa sensibilité propre, faite d'un doux parfum de nostalgie mais pas à outrance.
Lisez donc cette longue étude sur une case mémorable de Jacobs, ces intéressantes réflexions sur une aventure de Totoche dans les rues parisienne d'antan (Tabary), Gotlib, Spirou (Franquin), ou Alix (Martin).

On trouvera aussi chez Raymond cette note sur un dessinateur totalement oublié des années 40/50 : Raymond Cazanave (un autre Raymond !) dont j'adule les forts noirs contrastés, mais aussi une incursion réussie dans les modernes (Blutch, Mattotti, ou l'américain Hornschemeier). Enfin, Raymond pense aussi à nous faciliter la vie avec son index.

dimanche, mai 24, 2009

Un bel original ...



...d'Olivier Ledroit qui enchante mon salon depuis quelques mois.

Souvent, mes visiteurs sont impressionnés mais ne connaissent pas Ledroit, alors je leur montre les 2 bouquins parus chez Maghen "L'univers féerique d'Olivier Ledroit" (2 tomes) , ainsi que le gros Artbook paru chez Nickel qui reprend des facettes beaucoup plus sombres de l'artiste (Sha, Requiem, Xoco) mais aussi des travaux de commande SF.

Il y aurait beaucoup à dire sur le travail du surdoué (et gros bosseur) qui vit maintenant dans le Morbihan, je ferai sans doute un article plus complet dans les prochains mois.

Réalités du Monde



Je n'aime pas les images choc, surtout quand elles ont pour objectif de vendre du papier, ou du "temps de cerveau disponible" pour les spots publicitaires avant ou après. Mais il faut reconnaître que les photos publiées sur le site hollandais geenstijl.nl interpellent. Bien loin des photos glamour des couples Vuitton (voir ici et ici), prises en Chine, en Inde, ou au Pakistan, ces photos me font prendre conscience de notre immense privilège d'être des nantis dans un pays "riche". C'est banal de le dire. Ca fait du bien quelquefois de se le rappeler.

samedi, mai 23, 2009

J'irai revoir ... mon "Normandie"


Gros choc graphique en feuilletant un vieux "Gazette de l'Hotel Drouot" avec ce visuel d'une affiche de Cassandre en 1935 pour la croisière inaugurale du Normandie.
Quelle image majestueuse ! Le visuel est accompagné d'un petit article explicatif : l'affiche d'époque (format 100 x 61 cm) , estimée 15.000 euros, est entoilée. Cassandre définissait sa manière comme "géométrique et monumentale", ayant découvert aux Beaux-Arts les théories du Bauhaus, du futurisme et du cubisme. Simplification des formes et couleurs neutres font passer le message avec efficacité. Le paquebot, vu de face et de la ligne de flottaison, fonce droit sur le spectateur.

Tintin, le thé, et les diagonales signifiantes



Un des problèmes de la bande dessinée, c'est qu'elle manque singulièrement de critiques de bon niveau. Les journalistes capables de faire une chronique honnête sont légion, les critiques capables d'analyser une oeuvre, et qui possèdent une solide culture picturale englobant aussi les autres Arts comme la peinture... c'est plus rare. Or, pour moi, il y a autant de légitimité à analyser une aquarelle de Pratt ou une case d'Hergé qu'on le ferait pour un Modigliani ou un Basquiat.

Pierre Sterckx est de cette trempe. Ecoutez son analyse brillante d'une case du Lotus Bleu d'Hergé, et vous penserez peut-être qu'il n'a pas tort sur le fond, même si parfois on en vient peut-être (comme tous les critiques) à surinterpréter les intentions initiales de l'artiste.

vendredi, mai 22, 2009

La Flottille : un agréable moment


Un jeudi de l'Ascension, quand on décide d'aller faire un tour au Château de Versailles pour admirer les Grandes Eaux, il faut s'attendre à ne pas être tout seul !

Et quand vers 14h30 les estomacs commencent à crier famine, il faut envisager plusieurs solutions :
- soit rentrer dare-dare à la maison
- soit avoir préparé des sandwichs avant

Lorsqu'on ne se trouve dans aucun de ces 2 cas de figure, il faut envisager de trouver un endroit où se sustenter avec un rapport qualité-prix raisonnable. En plein parc du Château le plus visité du monde, ça ne semble pas évident au premier abord !

Premier arrêt à la Brasserie de La Girandole, mais le personnel (peu nombreux) est débordé, court dans tous les sens. Sur plusieurs table, des gens nous regardent avec un air de cocker triste : visiblement ils attendent depuis un très long moment. Parfois, la table des clients précédents n'est même pas débarrassée.
Non, nous n'allons pas vous faire concurrence, d'ailleurs nous partons...

Arrivé au Bassin d'Appolon, passage devant La Petite Venise (italien un peu cher), et nous atterrissons finalement à La Flottille, à quelques mètres du Grand Canal.
Evitant la partie "restaurant" à l'intérieur, nous optons plutôt pour la "brasserie" et nous attablons dehors, sous les tonnelles.
A ma grande surprise, nous y avons mangé tout à fait correctement, pour des prix similaires au troquet parisien traditionnel "de quartier", avec un personnel aimable. A signaler par exemple le succulent banana-split avec la 1/2 banane, les 3 boules de glace (fraise-vanille-chocolat), le nappage chocolat chaud et une belle décoration de chantilly à 7,80 euros. Pour l'endroit, c'est loin d'être excessif !

dimanche, mai 17, 2009

Graal, inaccessible graal ...


Dans ma passion de collectionneurs d'originaux, il y a 3 ou 4 auteurs (Hergé, Franquin, Jacobs, Pratt) dont je sais que mes moyens financiers (à moins qu'ils changent notablement) ne me permettront pas d'acquérir une pièce marquante.

Oh, un petit dessin oui, une dédicace améliorée oui, mais une planche complète... il y a peu de chances. Alors, j'observe quand même les jolies pièces qui passent en vente publiques, et je rêve.

Sur Hergé notamment, les planches sont très rares, la majorité d'entre elles étant détenues par les Studios Hergé. Voici une planche des "Bijoux de la Castafiore" et son crayonné, passés le 10 mai à Namur (vente Rops), qui a fait 250.000 euros (+ frais). Rappelons que sur ce type de pièce, le crayonné est fait visiblement par Hergé, mais la planche définitive est encrée par les collaborateurs (les Studios).

En Auxois, on force sur les ASA


En photo numérique, l'avantage du bridge (voir achat) sur le petit appareil compact, c'est quand même qu'on peut régler certains paramètres à son goût.
Sous la voûte du Canal de Bourgogne (vers Pouilly-en-Auxois), avec un éclairage très sombre (un peu similaire à un tunnel autoroutier), je voulais prendre mon cadet en train de manier le PDA de sa maman. Comme il avait emprunté mon chapeau, le rétro-éclairage de l'écran illuminait pile-poil son visage.
Sans flash, ça aurait donné une photo noire. Avec un flash, une photo beaucoup trop éclairée. Alors, j'ai poussé mon appareil à 800ASA et j'ai tenté 5 ou 6 photos pour voir.
J'ai été particulièrement content de celle-là. Je vois bien Beb-Deum la retravailler sur palette numérique pour illustrer la grande facilité de la jeune génération à manier les appareils électroniques.

jeudi, mai 14, 2009

On ne sait ...


"On ne sait jamais ce que le passé nous réserve."

Françoise Sagan (1935-2004)

dimanche, mai 10, 2009

Vacances à Sainte-Maxime - 1971

samedi, mai 09, 2009

Bashung, RER (reprises enfin réunies)


Mon ami Fred, qui avait mixé dans le passé une vidéo d'un mariage familial avec "Les mots bleus " (la reprise par Bashung de la chanson de Christophe), m'a lancé un défi : Bashung a repris des tas de morceaux intéressants dans sa carrière. Et si nous essayons d'en faire une compilation sympa ?

Aussitôt dit, aussitôt fait, je suis parti (notamment grâce à cette page) à la recherche des reprises que Bashung avait faites, parfois sur des albums officiels, parfois sur d'obscures compilations.
Après avoir écumé certains réseaux plus ou moins légaux , je suis arrivé à graver une superbe compilation "maison" qui reprend 16 titres.

- That's all right Mama (E. Presley)
- Animal, on est mal (G. Manset)
- Avec le temps (L. Ferré)
- Céline (H. Auffray)
- Hey Joe (J. Hendrix)
- Il voyage en solitaire (G. Manset)
- Le Sud (N. Ferrer)
- Le tango funèbre (J. Brel)
- Les amants d'un jour (E. Piaf)
- Les mots bleus (Christophe)
- Nights in white satin (The Moody Blues)
- She belongs to me (B. Dylan)
- Que reste-t-il de nos amours ? (C. Trenet) duo avec F. Hardy
- Suzanne (L. Cohen)
- Bruxelles (D. Annegarn)
- Stille nacht (Douce nuit, chanson traditionnelle)

Gageons que, après le délai de décence qui suit la mort récente de l'artiste, sa maison de disques aura bientôt la même idée ... quelle superbe collection de chansons !

vendredi, mai 08, 2009

DBD, roi hétéroclite du mag'BD


Aujourd'hui, j'ai eu pour la première fois l'occasion de rassembler dans ma bibliothèque tous les numéros de la revue "DBD" (Dossiers de la Bande Dessinée) que j'avais disséminé en divers endroits.
Rappelons qu'après l'arrêt de Bo-Doï, les revues "grand public" parlant du 9ème Art ne sont plus légion : il reste DBD (qui a démarré en 1999) et le récent Casemate que je n'aime guère.
Au bout de 10 ans, la revue fondée par Frédéric Bosser fait donc figure d'ancêtre !

Il est amusant de voir :

- les 24 premiers numéros sont cartonnés comme un livre et consacrés principalement à un dossier sur un auteur. J'avais acheté le n° 1 sur Franquin, bel objet mais dubitatif sur l'avenir d'une telle publication. Du coup, je n'ai pas acheté les 3 ou 4 suivants ... j'ai eu du mal par la suite à racheter le n° 2 consacré à Manara (qui s'est bien vendu jusqu'aux USA) et dont F. Bosser m'a dit qu'il ne lui en restait plus que son exemplaire personnel !
On voit déjà des problèmes d'incohérence : la frise du haut (commençant par "LES " ) n'est présent que sur les 2 premiers numéros. Saura-ton jamais ce qu'elle devait dire ? A partir du n° 16, plus de noir en bas de la tranche, et au n° 17 la police de la tranche change également.

- A partir du n°25, la revue n'est plus seulement présente en librairie BD mais aussi en kiosques, avec un nouveau logo, une nouvelle maquette mais seulement pour 3 numéros puisqu'au n° 27 (sept. 2005) la revue change de nom ! Le nouveau nom est BullDozer mais pour 6 n° seulement, car ils doivent rechanger de nom (BullDozer est déjà déposé par des ayant-droits tatillons qui ne l'utilisent même pas)

- En avril 2006, finalement, nouvelle naissance pour le "DBD n° 1" mouture que j'allais qualifier de définitive à ce jour puisqu'on en est au n° 32 dans la plus parfaite cohérence maintenant.

Toujours animé par Frédéric Bosser qui a laissé tomber son job d'organisateur de ventes à Drouot ("Bulles à Drouot"), puis de galériste pour se consacrer à la presse, je souhaite à DBD une longue vie ! Attention toutefois au prix qui l'éloigne parfois d'un public populaire.

dimanche, avril 19, 2009

Autoportrait inquiet au vieux miroir (circa 2009)

Flaubert décrypté



Comme le signale Pierre Assouline, les 4500 feuillets du manuscrit de "Madame Bovary" ont été mis en ligne par le Centre Flaubert de l'université de Rouen. Trois ans de travail bénévole pour 130 personnes... Même si je ne suis pas spécialement flaubertiste, voilà le genre de projet admirable qui aurait été à la fois très difficilement possible et de moindre intérêt (car limité à une édition "papier") avant l'avènement du web, voilà une douzaine d'années tout au plus.
Quelle accélération de la culture produit ainsi le web ! On est toujours prompt à dénoncer les dérives monétisées menées par Amazon, Google et consorts mais peu de médias parlent des projets universitaires.

A signaler, toujours amusant sur le blog d'Assouline, les multiples commentaires - tous plus érudits les uns que les autres - des lecteurs (qui avaient - rappelons-le - fait l'objet d'un premier livre).

lundi, avril 13, 2009

Pointe de Saint-Cado (Morbihan)

Une photo prise aujourd'hui en fin d'après-midi, en pleine Ria d'Etel.

samedi, avril 11, 2009

Facebook : de jolies découvertes (part 1)


Cela fait environ 3 mois que j'ai craqué en ouvrant un profil Facebook, et globalement, je dois dire que j'en suis très content, contrairement à mes craintes initiales.
Sur 200 "amis" environ (on devrait plutôt dire "relations"), il y a globalement 100 personnes - souvent inconnues - que je connais réellement et 100 personnes - souvent connues - dont j'apprécie juste ainsi de pouvoir suivre l'actualité.

Dans la deuxième catégorie, je ferai à l'occasion une série de petits articles sur des gens que je découvre sous un jour vraiment nouveau, par ce qu'ils confient sur Facebook même si bien sûr c'est une facade.
Prenez Patrick Hernandez.
Evidemment, vous le connaissez pour son fameux tube disco "Born to be alive" (il doit en avoir vraiment ras la casquette qu'on lui en parle). Ceci dit, d'un autre côté, l'homme n'est plus vraiment dans le besoin, puisque cette unique chanson de 1978 lui rapporte encore entre 1000 et 1500 euros par jour, soit 40.000 euros par mois.

Par contre, ce que j'ai découvert, c'est que l'homme à la canne était un fin cuistot ! Chaque jour en fin d'après-midi, il poste dans son statut le menu du soir avec force détail. S'en suivent immanquablement des commentaires de plusieurs de ses 2500 "amis" d'où ressortent souvent des remarques marrantes sur les différences de cultures culinaires entre les gens.

C'est qu'il donne l'eau à la bouche le bougre de Patrick, avec les recettes succulentes de sa grand-mère italienne, ou la liste des épices et condiments qu'il utilise. Et voilà que je me retrouve parfois moi-même en me prenant au jeu, et suggérer de rajouter une pointe de coriandre ou une petite cuillère de pesto. C'est pas encore de la qualité des chroniques gastronomiques de Jean-Luc Petitrenaud mais ça va venir.
C'est décidé, le jour où je commence un vrai régime, j'enlève Patrick Hernandez de mes relations Facebook !

dimanche, avril 05, 2009

Mégalomanie rampante


Vous m'aviez déjà vu en couverture d'un célèbre magazine musical américain grâce à Magmypic, mais si je virais vraiment mégalo, alors je mettrai ma bouille partout grâce à Photofunia (une centaine de personnalisations possibles).
Il faut le reconnaître : le site est vraiment bien fait.
Totalement inutile, mais bien fait.

Les Vaulx de Cernay : une belle découverte





Quelques photos que j'ai prises récemment lors d'une journée avec ma douce où nous nous promenions en Vallée de Chevreuse et où nous avons atterri un peu par hasard dans le splendide lieu des Vaulx de Cernay.
Même si l'ancienne abbaye cistercienne (décidément, j'ai l'habitude) est aujourd'hui un hôtel de luxe abritant des séminaires d'entreprises, on peut s'y promener tout à fait librement et c'est un havre de paix, l'expression n'est ici pas usurpée.

samedi, avril 04, 2009

A comme ... attente ?


Très très impatient d'écouter le nouveau Dominique A "La musique" qui sort la semaine prochaine. En tous cas, je trouve le nouveau site officiel très réussi : pas de menus déroulants en cascade : on plonge direct dans la musique.

vendredi, avril 03, 2009

Un film trop compréhensible ...



"Un film trop compréhensible ne peut pas faire un film intéressant. La logique concerne seulement une partie superficielle du cerveau; pour faire une bonne histoire, il faut plonger dans l'inconscient. Un jour, j'ai découvert un couvercle au fond de mon cerveau et je l'ai soulevé."

Hayao Miyazaki
(promotion de "Ponyo sur la falaise"
Télérama du 04/04/09)

jeudi, avril 02, 2009

Bus décoré "à la pakistanaise" : attention les yeux !


Photo prise par un internaute à El Gouna en Egypte. Cette photo me rappelle certaines BD un peu exotiques de Jano, ou encore de Dodo et Ben Radis.

samedi, mars 28, 2009

Tennis de table : record des "hits"

Ca nous a bien bluffé - les enfants et moi - de voir cet échange au ping-pong où on peut toucher la balle 173 fois en 1 minutes sans jamais commettre une seule erreur même minime !
Finalement, elles ne bougent quasiment pas de position (puisqu'elles cherchent juste à battre le record et non pas à gagner le point) mais il faut une précision extrême dans la trajectoire de la balle.


mercredi, mars 25, 2009

Immobilier : la théorie des dominos


S'il est reconnu que les prix de l'immobilier connaissent une baisse certaine actuellement, il m'arrive de rencontrer des gens qui tiennent le discours suivant :

- "Oui, c'est vrai, ça baisse pour les biens avec des défauts parce qu'ils étaient très surestimés, mais les biens parfaits - eux - ne baisseront pas".

ou encore :

- "Oui, c'est vrai, ça va baisser dans beaucoup de coins, mais pas dans "les beaux quartiers" parce que les gens ont de l'argent (variante : dans mon coin, ça ne baissera pas car il y a encore beaucoup de demande non satisfaite)".

Balivernes que tout cela ! Par porosité, ce sont tous les marchés immobiliers qui baisseront même dans les beaux quartiers. On a vu ce que ça a donné lors du krach de 1991-1997 : tout a baissé de la même manière (-40%). Eh non, il n'y a pas de citadelle imprenable ni de biens qui seraient miraculeusement épargnés par la crise.

Sur le forum de la bulle, un intervenant éclairé rappelle la théorie des dominos qui s'applique parfaitement bien au secteur immobilier :

Les gens renâclent à acheter à Pasterribleville. Donc le vendeur de Pasterribleville baisse nettement le prix de son bien. Du coup, la personne qui hésitait à acheter à Moyenville voit qu'à Pasterribleville, il a des biens nettement plus grands et moins cher qu'à Moyenville, et il se dit qu'après tout, avec des travaux, et en choisissant bien, il y a peut-être des opportunités.
Du coup, avec la concurrence de Pasterribleville, les prix baissent à Moyenville car il y a moins d'acheteurs, ce qui attire des habitants de Bienville, qui voient qu'à Moyenville, il y a des biens nettement plus grands et moins cher qu'à Bienville, et ils se disent qu'après tout, avec des travaux, et en choisissant bien, il y a peut-être des opportunités à faire.
Du coup, avec la concurrence de Moyenville, les prix baissent à Bienville car il y a moins d'acheteurs, ce qui attire des habitants de Standingville, qui voient qu'à Bienville, il y a des biens nettement plus grands et moins cher qu'à Standingville, et ils se disent qu'après tout, avec des travaux, et en choisissant bien, il y a peut-être des opportunités à faire.
Et du coup, Standingville baisse. -41% dans le 16ème arrondissement de Paris entre 1991 et 1998.

Certains l'appellent aussi la théorie de l'escargot, avec les différentes states de sa coquille : au milieu le centre-ville jusqu'aux lointaines banlieues.
C'est parfaitement ça ! Les quartiers moyens sont toujours des marchés de report des beaux quartiers. Sinon, il n'y aurait que des beaux quartiers partout ! Et les quartiers moches recueillent les "exclus" des quartiers moyens.

Autre chose maintenant :
en immobilier, raisonner uniquement en terme d'offre et de demande est une erreur. Même en période de krach (années 90), il y a toujours beaucoup de demandes à Paris, par exemple. Ne serait-ce que les gens qui cherchent à s'agrandir un peu !

En fait, il faut raisonner sur 3 critères :
- offre et demande, certes
- financement (cash + capacité à s'endetter, ou si l'on préfère capacité des banques à vous prêter)
- facteur "confiance" car dans les périodes de crise, on préfère attendre d'y voir plus clair même si on a la capacité d'acheter "au prix fort".

C'est malheureux que tout ceci, en France, soit toujours noyé sous l'écran de fumée des lobbies haussiers (agents immos, notaires, banques).
Ah, pour eux, c'est toujours "le bon moment pour acheter".
Vous scieriez, vous, la branche sur laquelle vous êtes assis ?

Qui vit sans folie...


"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'on croit"
François de la Rochefoucauld

samedi, mars 21, 2009

Les icônes de Monsieur Vuitton (part II)




Dans un précédent article, il y a 6 mois, je montrais les beaux visuels des publicités Vuitton avec Keith Richards, Michael Gorbatchev, Catherine Deneuve, Françis et Sofia Coppola, André Agassi et Steffi Graf.
Voilà que Vuitton récidive avec Madonna, Sean Connery, et une beauté que je n'identifie pas à ce jour (si quelqu'un a une idée).
Voilà le type d'opération qui sert tant la marque que la star elle-même, et ce n'est pas qu'une question de cachet. Chaque photo mêle habilement plusieurs idées : le luxe, le voyage, et une certaine décontraction chic. Bien joué.

NB : les photos qui sont présentées en imagettes ci-dessus sont agrandissables avec une très bonne qualité. Il s'agit des fonds d'écran 1280x800 proposées sur le site officiel.

mercredi, mars 18, 2009

Salut l'artiste


Alain Bashung (1947-2009)

mercredi, mars 11, 2009

Marc-Antoine Mathieu


Une acquisition toute récente que cette planche originale de Marc-Antoine Mathieu pour l'album "Mémoire Morte", qu'il avait donné à la vente au profit du DAL (Droit au Logement) samedi dernier.
Le visuel que vous voyez n'est pas le scan. de l'original (trop grand pour mon scanner A4) mais un extrait de l'album sous-format électronique qui circule sur certains sites de peer-to-peer.
Sur l'original, les composants électroniques, très présents dans l'album, sont faits par collage avec une espèce de trame.

Cette petite différence ne vous empêchera cependant pas de percevoir que l'univers habituel de MAM (non, pas Michèle Alliot-Marie !) est bien représenté dans cette planche : un univers un peu déshumanisé, kafkaïen, avec une architecture imposante et des personnages perdus dans une certaine bureaucratie, un destin qui leur échappe.
J'allais encore faire référence au "Brazil" de Terry Gilliam (un de mes films-culte), mais je me rend compte que la référence à ce film est trop systématique chez moi. C'est du Mathieu, tout simplement !

A signaler que ce dessinateur fait partie des artistes du 9ème Art (avec Yslaire, De Crécy ou Liberge) présents au Louvre actuellement pour une exposition consacrée aux artistes de bande dessinée .

Le fou-rire du grand Georges


Incroyable de voir le grand Georges partir dans un fou-rire en fin de chanson, après avoir clamé une centaine de fois "Elles m'emmerdent", affirmation qui évidemment déclenche quelques gloussements faussement outrés dans la frange féminine du public.

C'est marrant comme j'en arrive à mettre certains artistes sur un piédestal : je trouve presque incongru qu'il puisse se moquer de son propre travail, même gentiment.

dimanche, mars 08, 2009

Bergé-YSL : ça continue sur le web


Ah ça c'est un investissement, ma bonne dame !
Lorsque j'ai acheté la catalogue de la fameuse vente Bergé-YSL (j'en ai parlé ici), j'ai investi 200 euros dans quelques heures de plaisir, à la croisée de 2 goûts que je pense modestement avoir : l'Art et les Beaux Livres.
Pour un superbe objet comprenant 1800 pages en papier glacé épais, 12kg, tiré à 6000 exemplaires pour le monde entier (soit un catalogue pour un million d'humains), ce n'était finalement pas si cher !

Evidemment, maintenant que la vente est finie, j'ai été tenté de regarder aujourd'hui sur eBay s'il ne s'était pas crée un petit trafic autour de l'objet.
Surprise : ça part à 500, 600, 700 voire même 900 ou 1000 euros !
Rien que de plus logique, finalement : ce qui est à la fois rare et beau (je veux dire d'une "beauté" qui est quand même partagé par un public suffisamment large) est forcément recherché.
Pour ma part, ça ne me fait ni chaud ni froid. Et je n'ai pas du tout envie de le vendre.

jeudi, mars 05, 2009

Pedro Morais


Pedro Morais est typiquement quelqu'un que je n'aurais eu strictement aucune chance de connaître dans la vraie vie ! Déjà, il habite au Portugal où il est un fameux illustrateur. Pays où je n'ai (hélas) jamais mis les pieds.
En 2002, quand j'ai crée la mailing-liste consacré à Giraud-Moebius, il est rapidement devenu LE spécialiste de Giraud-Moebius, il peut reconnaître un dessin rare de Blueberry, donner un avis sur une dédicace, comparer différentes versions de planches du Garage Hermétique.Dans les trois Pedro dont je parlais ici, il subsiste le seul actif à ce jour.

Mais Pedro a aussi une facette d'un artiste très doué lui-même : vous le verrez si vous visitez son site personnel, son blog graphzine, ou encore ce blog consacré à une série qu'il anime : Júnior, Joana & Gão. Pedro a d'ailleurs un style que je trouve très influencé par Moebius, notamment dans certaines thématiques graphiques (désert, plantes luxuriantes) bien que son style soit plus "ligne claire" que celui du génie français.

Comme je sais qu'il passe très régulièrement sur ce blog, permettez-moi de lui faire un petit "Coucou, Pedro !"

Trompe l'oeil bucolique

samedi, février 28, 2009

Vitamines maliennes

Au sortir de l'hiver, quand on est crevé, rien ne vaut l'énergie d'Amadou et Mariam pour se dandiner un peu, et retrouver la pêche.
Qui ne connait pas leur "Dimanche à Bamako" ?

vendredi, février 27, 2009

Des concerts, des concerts, des concerts (part 7)








Septième et dernière partie.
Dernière, car les derniers billets que je montre n'ont plus d'intérêt graphique particulier (voir les articles 1, 2, 3, 4, 5, 6 ). D'autre part, je vais moins à des concerts depuis une quinzaine d'années...

Cependant, je garde encore quelques bons souvenirs sur cette période plus récente : les concerts dans des salles à taille humaine en banlieue (Bashung à Issy, Murat à Bagneux), et aussi ce concert dont ma douce se souviendra toute sa vie : Johnny à l'Olympia en juin 2000.
Comme j'avais pris les places un an avant, je ne savais pas qu'elle (ma douce) serait enceinte de 8 mois, et qu'en plus nous serions tout près de la scène au 7ème rang. Les vibrations du plancher de l'Olympia ont bien failli déclencher des contractions, et on a failli quitter précipitamment la salle !

mercredi, février 25, 2009

Des noms d'oiseaux entre amateurs de photographie


Je suis devenu un lecteur habitué de cette rubrique où les internautes proposent à Wikipedia des photos pour les intégrer à la photothèque Wikipedia.
Oh, la belle mouche !
J'ai raconté ici que j'avais proposé une photo mais sans succès. J'en ai même proposé une autre prise au Science Museum de Londres : itou.
C'est pas grave : je resterai spectateur ! (prendre un petit air vexé).

Ceci dit, le plus intéressant, ce sont 2 choses :
- la diversité des photos
- les avis que les internautes donnent, sur tel ou tel aspect de la composition : technique, point de vue, couleurs, cadrage, intérêt du sujet etc... j'aimerais d'ailleurs pouvoir donner mon avis mais - si j'ai bien compris - il faut avoir plus de bouteille dans Wikipedia que je n'en n'ai.

Parfois, on s'envoie des noms d'oiseaux, ou des arguments un peu fallacieux, comme cette discussion sur une réplique située au Brésil du célèbre accident de train ayant eu lieu à Paris Montparnasse en 1895 ("Replica of the Granville-Paris Express accident" ).

L'un dit :

- Indépendamment de la qualité technique, je trouve le sujet de mauvais goût. C'est un accident qui a fait un mort.

et l'auteur de la photo lui réplique :

- Avec tout le respect que je vous dois, Madame ou Monsieur, si c'est un critère pour s'opposer à ma photo, alors les photos du Colisée de Rome doivent être écartées aussi, tant il y a eu de morts dans cet endroit !

mardi, février 24, 2009

Marc Tetro


Lorsque j'ai été au Canada en 1995, avec ma douce (un an avant notre mariage), je suis tombé sur ce t-shirt de Marc Tetro.
Ce devait être à Québec ou à Ottawa, je ne sais plus trop.
J'ai eu un véritable coup de coeur pour ce troupeau de chiens canadiens très stylisé, et je l'ai acheté !
Quatorze ans après, il est toujours là, je l'ai beaucoup porté à la fin des 90's mais le flocage en a pris un petit coup, à force d'être lavé. Alors il ne sort plus guère du fond de la pile des t-shirts, sur une étagère.

En cherchant un peu sur le web, j'ai découvert que Marc Tetro avait une galerie, commercialisait de nombreux objets autour de son travail graphique sur les animaux. J'aime bien les formes rondes, les couleurs tranchées, la gaieté qui ressort de l'ensemble.

samedi, février 21, 2009

De retour des sybelles


Retour dans la grisaille de la ville, ce soir, après une très bonne semaine passée à La Toussuire.
Ici, une photo prise jeudi dernier au sommet de la Tête de Bellard (2330 m).

mercredi, février 11, 2009

Docteur à l'honneur


Dans le Journal du Dimanche,
un article sur l'excellent blog du docteur Vincent,
dont je vous avais déjà parlé ici puis ici.

Rockers en devenir




Quand j'étais gamin, j'avais un livre illustré qui s'appelait '"Quand les Grands Hommes étaient petits" où étaient racontées les enfances de Clémenceau, Napoléon ou Victor Hugo.

Mais qui peut penser que nos stars du rock, rebelles et hargneux, furent aussi de gentils enfants qui allaient dîner chez leurs parents le soir ?
Exhumer cette série de clichés de John Olson (1970/1971) est une riche idée : voir Eric Clapton et sa grand-mère, Elton John chez sa mère et son beau-père (oh, la déco !), ou Frank Zappa qui pose sagement dans le salon de ses parents est tout à fait à l'opposé de l'image d'eux-même qu'ils ont cherché à donner par la suite.

mardi, février 10, 2009

Bref hommage à MS


Le Docteur Mireille S. m'a beaucoup aidé en 1999-2000
lorsque je n'allais pas bien.
Elle est morte l'été dernier, victime d'une sale maladie.
J'ai trouvé cette photo sur le web,
prise lors d'une conférence qu'elle avait faite.
Je pense souvent à elle, à son sourire, à son enthousiasme,
à son dévouement, à son écoute empathique.
Merci.

samedi, février 07, 2009

De l'art bien compris de la spéculation


Les originaux du drôlissime Lefred-Touron sont particulièrement rares et recherchés.
Ayant récupéré cette planche parue dans Fluide Glacial, et l'ayant lu, j'ai tout de suite compris qu'on faisait monter la côte d'un artiste en réduisant le nombre d'oeuvres disponibles sur le marché.
En toute logique, j'ai donc décidé de brûler très bientôt cette planche originale.

vendredi, février 06, 2009

Medioni, les buvards et le photographe


Tous les enfants ayant comme moi grandi dans les années 60/70 ont connu "PIF Gadget" notamment dans sa meilleure période, dite période rouge à cause de l'en-tête rouge qui l'ornait. Les plus âgés se souviendront aussi de "Vaillant" qui fût le glorieux prédécesseur de Pif.
Certes, j'en ai déjà parlé ici en 2006 et ici en 2007, mais nous sommes en 2009, et il y a du nouveau !
Revenons d'abord brièvement sur le contexte...
Dans ces journaux, qui ont connu une diffusion énorme (un million d'exemplaire à la grande époque de Pif vers 1973), on trouvait à la fois de la BD humoristique (Pif, Pifou, Arthur le fantôme, Corinne et Jeannot, Gai-Luron), ou des séries d'aventure (Corto Maltese, Docteur Justice, Rahan)

Depuis quelques années, Vaillant et Pif suscitent un regain d'intérêt par nostalgie bien sûr (le fameux effet "madeleine de Proust") mais aussi parce qu'on se rend compte aujourd'hui de la qualité du travail des auteurs Vaillant/Pif (Mas, Arnal, Cézard, Tabary, Chéret) qui sont trop longtemps restés dans l'ombre.

Pourquoi ces auteurs sont-ils restés dans l'ombre ?

- la presse d'obédience communiste (eh oui ! et cette orientation politique gênait beaucoup d'acheteurs potentiels) n'aimait pas mettre les auteurs en avant, l'objectif étant avant tout de distraire la jeunesse et non de transformer les dessinateurs en stars du 9ème art.

- à l'époque le travail tourne autour de la parution dans les périodiques, mais sans politique de sortie en albums pour péréniser les séries dans le temps (comme dans les journaux belges Tintin ou Spirou). Aussi, beaucoup des séries sus-citées (à part Corto) ne sont tout simplement plus du tout trouvables aujourd'hui, à part si on trouve les périodiques de l'époque. C'est dommage ! Aussi, les personnages de Pif, Pifou, ou Placid & Muzo sont très connus mais surtout dans le souvenir collectif, car il est quasi-impossible d'acheter aujourd'hui un album les mettant en scène.

Alors depuis quelques années, les amateurs se rattrapent :

- d'abord des livres quasi-encyclopédiques ont été écrits :
"Vaillant, le journal le plus captivant (1942-1969)" par Hervé Cultru
"Pif Gadget - La véritable histoire des origines à 1973" de Richard Medioni
Ces deux livres sont complémentaires et bourrés d'illustrations rares.

- 2 forums érudits sur le web sont consacrés, l'un à Vaillant l'autre à Pif avec un sacré noyau d'amateurs passionnés (je ne citerais que Mariano Alda dit "Totoche")

- je garde enfin pour la bonne bouche un travail qui a démarré voici un an, sous la houlette de Richard Medioni (voir photo) lui-même qui fût le jeune rédacteur en chef de Pif dans sa glorieuse période : l'édition gratuite d'un mensuel sous format PDF de "PERIODE ROUGE", remarquable petit journal d'analyse et de souvenirs sur ces supports.

J'y ai noté de belles et émouvantes lignes de Medioni, que je souhaite vous faire partager.
Elles concernent les buvards Vaillant (Période Rouge n°9) ou le souvenir marquant d'un gadget (Période Rouge n°10).

Voici d'abord pourquoi les buvards furent le meilleur ami de l'écolier :

C’était il y a bien longtemps, en 1956 (j’avais neuf ans et mes souvenirs de cette année-là sont assez précis)… À cette époque, tous les écoliers de France avaient un même ennemi implacable et sournois…
– Le proviseur ?
– Non, L’ENCRE!
Les stylos-billes n’étaient pas autorisés (ô, bénie soit l’année 1965 quand l’Éducation nationale autorisa par décret l’utilisation du Bic !) et, pour tracer de jolies lettres avec des pleins et des déliés, nous étions contraints de plonger notre Sergent-Major dans de l’encre…
– Quelle horreur !
– N’aie crainte, il ne s’agit pas d’un militaire gradé mais du nom de la plume la plus courante utilisée par les écoliers de ce temps-là…
Donc, nous plongions notre plume dans l’encre violette et là…l’encre gouttait sur le bureau, on tentait d’enlever des résidus de papier qui s’étaient accumulés au bout de la plume, on s’essuyait les doigts sur le pull tricoté par maman, on s’enlevait une crotte de nez, on épongeait avec notre manche la coulure en passe d’atteindre le cahier de dictées, on se grattait l’oreille qui devenait, tout comme le nez, immédiatement violette, et enfin on se remettait au travail, notre porte-plume dans une main et notre autre main maculée d’encre plaquant la page… pour une écriture plus aisée. Mais tout cela n’était rien à côté du « Quarantième Jour » !
– Le quarantième jour ?
– Nous étions quarante en classe et, chaque matin, à tour de rôle, un élève avait la corvée d’arriver une demi-heure avant les autres pour nettoyer le tableau noir et, surtout, remplir d’encre les quarante encriers de porcelaine blanche qui ornaient nos pupitres. L’encre était contenue dans une bouteille de grès prolongée d’un bec métallique et on procédait comme le barman qui emplit les verres de pastis… sauf qu’avec moi ça débordait immanquablement.
C’est un de ces jours de corvée qu’eut lieu la « photo de classe ».
J’avais dû auparavant procéder à un décrassage complet et quitter la blouse grise que mes parents m’imposaient de porter.
– Ton histoire est bien triste, Oncle Richard…
– Pas du tout ! Car, heureusement, il y avait les buvards !
L’école terminée, je me précipitais chez tous les commerçants du coin. Je leur faisais mon plus beau sourire ( j’avais souvent les dents violettes car, en mordillant mon porte-plume lors des moments d’intense réflexion, il m’arrivait de me tromper d’extrémité…) et je demandais : «Avez-vous des buvards publicitaires ?»
Et, avec un peu de chance, en une demi-heure de temps j’en récupérais une dizaine, tous différents.
Mais il y avait d’autres moyens de s’en procurer : telle marque de biscottes utilisait un buvard en guise d’étiquette et en faisant les courses on implorait sa maman d’acheter ces biscottes que l’on adorait soudainement…

ou encore cette belle rencontre récente avec un photographe qui va comprendre en une fraction de seconde d'où lui vient sa vocation :

"Septembre 2003. Après avoir vu une émission à la télé où je parlais de Pif Gadget, il a pris rendez-vous :
— Je suis photographe pigiste et je voudrais venir chez vous pour faire quelques photos.
Le voici donc à pied d’oeuvre et on sympathise tout de suite. Il me raconte le choc ressenti quand il a eu en main le premier numéro. Il me parle des séries qui l’ont marqué et des jours qu’il comptait avant chaque parution.
— Bon, faut que je m’y mette…
Il déballe un matériel conséquent et me demande de feuilleter quelques numéros. Je m’exécute. Clic ! Clic ! Clic ! Clic ! Clic !… Et tout à coup je le vois qui pose son appareil. Il a le regard rivé sur le numéro que j’étais en train de feuilleter. Il est immobile, sidéré. Alors, il m’explique. En voyant le numéro contenant comme gadget un appareil photo, un souvenir enfoui depuis son enfance lui est revenu. Cet appareil photo, il l’avait construit. Les photos qu’il avait prises avec n’étaient pas bien bonnes, mais c’était tellement magique ! Voyant sa passion, ses parents lui en ont offert un plus perfectionné pour Noël. Cette passion n’a alors cessé de croître.
— Maintenant, je me souviens. Quand j’ai vu la première photo réalisée avec ce gadget, à ce moment-là j’ai décidé d’en faire mon métier."

Longue vie à Période Rouge !

lundi, février 02, 2009

A-t-on jamais imaginé ...

... une pochette de disque plus grotesque que celle-là ?

dimanche, février 01, 2009

Pas d'époque ... mais tout comme

Youpi ! Ca y est : j'ai terminé ma petite collection des fac-similés Tintin, à part Les Soviets (trop faible selon moi) et l'Alph'art qui n'a pas - à ma connaissance - été édité dans cette collection (ce qui est logique).
Quel bonheur d'abord de relire Tintin, et puis de tenir en main ces fac-similés : la couverture est non pelliculée, le papier est épais et rugueux - presque du papier buvard, les couleurs sont bien mates. Tout le contraire, en somme, du vulgaire papier glacé et tout mince qu'on trouve actuellement, le pire étant atteint par "L'Intégrale Tintin" qui est sortie pour Noël : une sorte d'annuaire téléphonique où les feuilles sont tellement minces que l'on voit la page suivante par transparence.

Sur ces fac-similés, l'avantage, en plus, c'est toutes ces dos toilés alignés (parfois jaunes, parfois dans différents tons de rouge) sont fort seyantes dans une bibliothèque d'amateur.
L'inconvénient, c'est que je ne veux pas trop laisser tout le monde y toucher, pour les emmener au WC ou les prêter aux copains... bref, je ne leur laisse pas jouer le rôle traditionnellement dévolu à une bande dessinée.

vendredi, janvier 30, 2009

Ambiance musicale du moment ...


Sur mon Philips GoGear tournent actuellement :

- The Stereophonics "Just Enough Education to Perform " (merci Mireille)
- The Cure "4:13 Dream" (je ne remercie pas Hugo Cassavetti de Télérama qui a encensé ce disque comme la résurrection du moribond groupe de Crawley. Or, à part deux ou trois morceaux, c'est une soupe insipide. Encore une fois où j'ai eu tort de suivre les journalistes asservis aux Services de Presse des maisons de disque).
- Anne Sylvestre "40 ans de chansons"
- Sébastien Schuller "Happiness" (merci Fabs)
- Radiohead "In rainbows"
- L'Altra "In the afternoon" (merci Fabs)
- Divers artistes "B.O.F. du film JUNO"
- Yes "Close to the edge" (digitally remastered from master tapes)
- Archive "Unplugged"
- Nick Drake "Five leaves left"
- Joni Mitchell "Hejira"


jeudi, janvier 29, 2009

Tanxxx à l'honneur


Aujourd'hui démarre le Festival d'Angoulême, et j'ai été très heureux d'apprendre il y a quelques jours que la talentueuse bordelaise Tanxxx (et sa scénariste Lisa Mandel) avaient obtenu le Prix Artémisia pour le roman graphique "Esthétique et Filatures", une histoire assez glauque mais plutôt bien menée.
Ce prix récompense chaque année une BD faite par une femme (là, en l'occurence, 2 femmes), et est dotée d'un prix offert par Michel-Edouard Leclerc, grand amateur devant l'éternel (qui se rattrape ainsi de s'être fait jeter d'Angoulême).

Il se trouve que j'avais acheté une planche de cet album en novembre dernier (voir photo ci-dessus), une planche muette, très graphique, tout à fait dans le style de Charles Burns.

Tanxxx est très connue en France dans un domaine qui est plutôt underground : le "poster rock" qui sert d'affiche, de flyer pour les groupes, à l'image de cet étrange et dérangeant visuel fait pour le groupe américain Unsane.

mercredi, janvier 28, 2009

Beb-Deum, l'homme qui attirait les petits enfants


Derrière ce titre bêtement provocateur, je voulais parler d'un formidable créateur d'images nommé Beb-Deum. Vous avez sans doute déjà vu ses illustrations en couverture de Télérama ou Libération par exemple. A première vue, ses images semblent être des clichés bien réels mais retouchés informatiquement. C'est vrai, mais ne vous méprenez pas, il maîtrise aussi parfaitement la peinture à l'aérographe ! Simplement, il a pris, comme d'autres, le virage de l'infographie non pas par facilité (temps gagné), mais surtout pour enrichir son univers.

Cette année, le Père Noël m'a offert "Face Box", la compilation que Delcourt vient de sortir des illustrations de Beb-Deum. Voyant ce livre, mes enfants ont tout de suite été comme happés par ces images troublantes, une sorte d'attirance spontanée que j'ai senti bien plus forte que celle que suscite chez eux les BD traditionnelles (Tintin, Astérix, Titeuf,... qu'ils peuvent voir ici ou là) ou les illustrations (pourtant parfois très modernes) qu'on trouve dans les livres jeunesse.

Aussi, j'ai l'impression que chaque génération sent spontanément les images qui collent avec l'époque. La génération qui est enfant aujourd'hui est née dans le numérique, maniant la souris dès l'enfance, elle est habituée aussi au mélange des genres qu'on trouve souvent dans la publicité et qu'on retrouve chez Beb-Deum : Mickeys grimacants, icônes détournées, et un savoureux mélange multi-ethnique mélant de multiples influences cinématographiques ou artistiques.

Fascinant artiste que Beb-Deum qui continue de progresser, notamment dans le travail sur les visages.

dimanche, janvier 25, 2009

Le livre des visages

Bon, j'ai craqué, et j'ai ouvert mon compte sur FaceBook malgré quelques réticences et déjà au bout de 24 heures, j'ai trouvé une cinquantaine d'amis, grâce à la fonction de recherche automatique de correspondance dans mes carnets d'adresse Gmail (que j'ouvre ponctuellement à FaceBook). C'est effectivement très chronophage de voir en quasi-live les commentaires de ses amis sur une remarque (du micro-blogging en quelque sorte comme sur Twitter), ou une photo ou encore par l'appartenance à un groupe d'intérêt (potentiellement, j'en ai déjà beaucoup).
Il va falloir que j'arrête de travailler pour networker à plein temps !

J'ai déjà parlé ici de Viadeo ou Linkedin qui sont à finalité professionnelle "sérieuse", je perçois ici FaceBook d'une manière très différente, plus ludique : on y trouve d'ailleurs plein de gens (artistes par exemple) qui ne sont pas du tout sur les deux premiers réseaux cités.
Oh, je n'ai pas voulu dire que les artistes n'étaient pas sérieux, mais ils ne situent clairement pas dans l'optique "carriériste" comme on l'entend dans de grandes entreprises.
Certains m'acceptent d'ailleurs dans leurs amis bien que je ne les connaisse ni d'Eve ni d'Adam.

Dans ce cas, j'avoue que je ne vois plus trop le but recherché : est-ce la course au nombre d'"amis" (d'un intérêt que je perçois comme limité) ou bien la volonté de ne pas froisser des acheteurs potentiels ? Ou bien tout simplement un canal de communication supplémentaire pour les artistes permettant de présenter leur "actualité" de la manière la plus directe. Auquel cas, la notion de "réseaux d'amis" perd selon moi beaucoup de son sens !

samedi, janvier 24, 2009

La minute humoristique du blog d'Eric


... Merci à Voutch !

vendredi, janvier 23, 2009

Mais où vais-je encore caser ça ?



La gardienne de l'immeuble a crié "Il y a un paquet pour vous. Attention, c'est très lourd !".
En effet ... j'ai reçu de Londres ce que j'avais commandé sur le web chez Christies : le catalogue complet de la grande vente aux enchères de la collection d'art "Yves-Saint-Laurent / Pierre Bergé" qui aura lieu fin février - sur 3 jours - au Grand Palais.
La plus belle collection privée du XXème Siècle disent certains...
Alors, j'ai carrément pris la totale : l'emboitage comprenant les 5 tomes, avec un volume récapitulatif (contenant toutes les photos d'oeuvre au format imagette) + un DVD qui présente la collection.
Le tout pèse 12,5 kg
et c'est en soi un magnifique objet d'art ! Je vous le laisse apprécier sur les photos du déballage.
Un point cocasse dans cette affaire, c'est que Pierre Bergé possède sa propre Maison de Ventes à Paris, mais a préféré confier l'affaire à un poids lourd anglo-saxon. On comprend pourquoi en feuilletant le catalogue : chaque pièce est présentée sur plusieurs pages avec des photos splendides, ainsi qu'une recherche complète du pedigree de chaque pièce depuis son premier propriétaire, et les différentes expositions auxquelles elle a participé.
Un travail de titan qui a dû nécessiter des dizaines de personnes pour être menée à terme !

Oh, je vois déjà votre question "Ca doit être cher !" Question à laquelle je vous répondrai : "Oh oui, c'est cher". Je ne compte évidemment rien acheter à cette vente pour des raisons qu'il est aisé de comprendre, mais il me plait d'avoir et de conserver ce bel objet.

mercredi, janvier 21, 2009

Le bonheur



“Le bonheur de demain n’existe pas.
Le bonheur, c’est tout de suite ou jamais.
Ce n’est pas organiser, enrichir, dorer, capitonner la vie,
mais savoir la goûter à tout instant.”

René Barjavel
Si j’étais Dieu

dimanche, janvier 18, 2009

Volume : une bonne nouvelle


Je m'étais éloigné des Inrockuptibles voilà bien des années maintenant. Pourquoi ?
A l'origine (1986), cet épais magazine proposait tous les 2 mois des entretiens fouillés avec des grands noms du rock. Une maquette très sobre privilégiait les photos noir et blanc. Petit à petit, le contenu s'est retrouvé parasité par des articles d'actualité sur le cinéma, la littérature, la TV, la politique...et en 1995, il est passé hebdomadaire. Pour moi, c'était devenu une sorte de Télérama (auquel je suis déjà abonné) mais en plus fouillis et plus "branché".
Aussi, je suis content aujourd'hui de découvrir Volume, un magazine lancé par l'équipe des Inrocks et qui revient un peu à l'idée initiale, dans une optique plus moderne bien sûr.
Du rock, du rock, du rock, et un CD inclus : voilà qui va devenir - je crois - un rendez-vous mensuel régulier.

Quelques heures à la Villette


Journée avec ma douce vendredi, entre autres pour passer voir l'expo Gainsbourg à la Cité de La Musique.
J'étais moyennement partant, mais je dois dire que j'ai passé un bon moment bien que l'expo - dense - se tienne dans un espace un peu exigüe : j'ai apprécié de voir de multiples extraits de films ou d'émissions TV d'époque (ah cet "Apostrophes" où Bernard Pivot tente de faire expliquer au noctambule Alain Pacadis ce qu'est le mouvement punk, sous l'oeil amusé du curé Guy Gilbert) , ainsi que des objets ayant peuplé le grand salon noir de la rue de Verneuil : dessin à la plume de Klee ou Dali, lettre de Chopin, et le manuscrit de "La marseillaise" par Rouget de Lisle (qu'il avait acheté à Drouot histoire d'en rajouter une couche au scandale de la Marseillaise reggae).

Bon déjeuner ensuite au Café de la Musique attenant, cadre sympa, service efficace et décontracté pour un prix somme toute correct. Grande discussion avec ma douce qui avait pris une "Brandade de Morue". Je maintiens que la brandade de morue ne contient pas de pommes de terre (ici la recette sur Wikipedia), sinon ça s'appelle obligatoirement une "Brandade de morue Parmentier", et j'ai bien l'impression que le plat commandé par ma douce contient une espèce de purée de pommes de terre. Je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours l'oeil sur cette petite fraude depuis que j'avais lu dans "60 Millions de Conso" qu'il s'agissait d'un motif très courant de PV lorsque la Répression des Fraudes débarque dans un restaurant. Eh oui, dans la brandade de morue, le poisson n'est mélangé qu'à une pâte faite avec crème fraîche, lait, huile d'olive et jus de citron. Bon, malgré tout ça, on s'est quand même bien régalé.

vendredi, janvier 16, 2009

Oh boy !


Comment reconnaitre sur la photo ci-dessus (prise dans une brève LCI "Escort boy séquestré : 15 mois ferme pour Boy George") le gentil Boy George qui chantait "Do you really want to hurt me " en 1982 ?
C'est pourtant bien le même homme.
Parfois, comme pour Gary Glitter, je préfère rester avec mes bons souvenirs et ne plus regarder les sites d'infos.

mardi, janvier 13, 2009

L'eden(a) ... dans le Cantal



Ma douce est une artiste ! A Noël, voilà la photo prise en plein Cantal qui nous ramène immanquablement au point de départ de ce blog, dans le mystérieux Jardin d'Eden(a).

Une régression mentale qui peut vous inquiéter, s'il vous arrive de croiser dans vos rêves cotonneux les personnages de Stel ou Atana, répliques modernes d'Adam et Eve.
Et si vous deviez croquer la pomme, je crois qu'il serait sage d'aller vous abriter sous cet immense arbre qui ressemble bien à un cèdre du Liban ("Les Jardins D'Edena", planche n° 11).

A propos de l'Eden, tout le monde le recherche, mais y croyez-vous vraiment ?

Originaux ou uniques ?




J'ai été tenté de participer à un concours-photo où le thème était de montrer sa vision de l'Unique. Quel thème casse-gueule !
J'étais parti d'une idée : montrer sur des originaux ce qui pouvait faire visuellement que c'étaient des oeuvres uniques : le cachet d'imprimeur sur un papier ou la trame imprimée de référence sur une page de manga. Et même aller plus loin : me placer à la surface du papier, raconter les repentirs, les traits de plume, le travail de l'artiste vu du plus près qu'il est possible.
Mais je ne suis pas convaincu que ce soit pertinent pour un concours grand-public (c'est censé servir pour une communication institutionnelle d'entreprise).
Je renonce donc, je préfère vous montrer ça tranquillement, ici.

Des concerts, des concerts, des concerts (part 6)







Déjà la sixième partie, et nous arrivons malheureusement dans les années 90 où une facheuse tendance s'amorce : les jolis tickets personnalisés (dont je parlais ici) se transforment petit à petit en billets électroniques, imprimés à la demande, qui arborent un banal look de "ticket de caisse".

Encore de bons souvenirs de concerts, cependant :
- Dead Can Dance dans une salle (Le Grand Rex) de taille modeste pour magnifier la voix toute en nuances de Lisa Gerrard
- Cocteau Twins à l'Elysée Montmartre à l'époque "Heaven or Las Vegas" (ça c'est vraiment un groupe dont je regrette qu'on ne puisse trouver un DVD correct)
- Björk que j'aimais déjà avec ses SugarCubes et qui explosait dans son premier album solo "Debut" en 1994. Pour ma part, ayant visité l'Islande en juillet 1992 et en ayant gardé le plus extraordinaire souvenir de voyage de ma vie, j'ai passé plusieurs années dans un trip islandais qui m'a fait ressentir la musique de Björk de manière très intime.

dimanche, janvier 11, 2009

Birdland





J'ai déjà dit dans mon petit inventaire musical combien j'adulais "Horses"(1975), l'album fondateur de Patti Smith, ses longues plages poétiques, les notes de piano erratiques et pourtant parfaitement ordonnées de Richard Sohl, la voix crépusculaire de Patti, la production de John Cale, serrée au cordeau.
L'impression - enfin - que cet album a été fait totalement sous acide sans lien avec nos réalités (j'allais dire nos carcans) d'hommes et de femmes.
Je n'ai jamais retrouvé une telle liberté dans un autre disque.

Deux rencontres


Deux rencontres d'artistes ces dernières semaines : une réelle (Vincent Sardon), une virtuelle (la Montréalaise Julie Doucet) à l'occasion d'acquisition d'originaux. Deux artistes importants à mon sens, mais qui sont "perdus pour le 9ème Art" au sens où ils l'ont abandonné aujourd'hui.
Vincent Sardon, jeune homme attachant, un peu à fleur de peau, avec qui j'avais déjà été en contact lors de la sortie de son "Mormol" en 2000 , il s'est retiré de la BD pour se consacrer au dessin de presse (à Libé pendant 10 ans puis maintenant au Monde), et aussi à une autre activité dont il serait le seul représentant en France : il est tampographe, c'est-à-dire qu'il conçoit sur commande des tampons encreurs plus ou moins fantaisistes (ici : son blog, à prendre parfois au 3ème ou 4ème degré, âmes sensibles s'abstenir).
Julie Doucet - elle - s'est fait connaître dans les années 90 avec son fanzine "Dirty Plotte".
La canadienne, maniant aussi bien le français que l'anglais, a édité plusieurs livres importants dont le "Journal de New-York" relatant son année dans la Grande Pomme (édité également aux Etats-Unis chez le prestigieux éditeur Paperback).

Julie est une pionnière du graphic novel autobiographique avec une vision typiquement féminine (en tous cas, non consensuelle au sens où elle égratigne beaucoup les hommes). Elle a aussi arrêté la BD, et fait maintenant des livres "concept", des collages, et d'autres choses que l'on peut voir sur son site.

Les deux artistes ont des point communs : éditant à l'Association il y a une dizaine d'années, ils s'admirent mutuellement. Tous deux m'ont dit la même chose : la BD, c'est un boulot de fou, de galérien, c'est beaucoup beaucoup d'énergie pour bien peu d'argent. Mais j'ai bien l'impression qu'en même temps, ce sont deux perfectionnistes, qui passaient un temps déraisonnable sur leur planche avec des techniques bien affutées, couvrant inlassablement le papier de micro-hachures (Sardon) ou de petits détails (Doucet).

vendredi, janvier 09, 2009

Celui qui prend un risque ...


"Celui qui prend un risque perd pied pour un moment,
celui qui ne prend pas de risques perd sa vie"

S. Kierkegaard

World of Meters, pouls de la planète


World of Meters centralise en temps réel tout un tas d'informations sur notre petite planète, sous forme de compteurs qui tournent. On peut y trouver à la fois des informations démographiques, ou sur l'alimentation, la santé, l'énergie ou l'environnement.

Bien entendu, ne croyez pas qu'un individu réactualise ces compteurs toutes les secondes, il s'agit certainement de données annuelles qui sont ramenées à des unités de temps plus compréhensibles. Si cette forme de compteurs donne un peu le tournis, cela permet aussi de prendre conscience de pleins de phénomènes. Et je vous prie de croire que tout n'est pas gai.

Edit du 9 janvier 2009 : je remonte ce post (initialement mai 2008) car j'ai vu qu'ils ont enrichi WorldOfMeters de plein de nouveaux compteurs qui évoluent en temps réel :
Espèces éteintes cette année, pétrole restant (si consommé aux taux courants), température moyenne courante, argent dépensé en jeux vidéo dans le monde aujourd'hui etc...c'est vraiment une manière ludique de voir les enjeux qui se posent aujourd'hui à notre petite planète.

jeudi, janvier 01, 2009

Bonne année 2009 !


Chouette rayéee (strix varia), par Mdf , Ontario (Canada)
Photo élue par Wikipedia parmi les meilleurs photos proposées en 2006.

mardi, décembre 16, 2008

Lindindre, dans la grande tradition choronesque


Au sein de ce qu'on pourrait appeller l'Ecole de Nancy (Baru, Lefred-Thouron, Malingrëy, CharlElie) , un petit nouveau commence à faire beaucoup parler de lui, c'est Yan Lindingre. Son ton irrévérencieux, ses personnages grotesques en patatoïdes me font régulièrement hurler de rire, surtout sa "Titine au bistrot" (une épave obèse qui traine en survêtement au bistrot en attendant son RMI). Mais Lindindre tient aussi son blog où les sujets d'actualité en tous genre sont abordés (parfois par le petit bout de la lorgnette, à mon avis, mais bon...).
En tous cas, c'est maintenant une valeur sûre de Fluide Glacial (et de Siné Hebdo, mais j'ai expliqué ici que je ne croyais pas à la pérénité de ce journal malgré le respect que j'ai pour Siné).
De toutes façons, quelqu'un qui adule le Professeur Choron ne peut pas être tout à fait mauvais. Ah, Choron ! Un grand souvenir, lui aussi.
Je ne sais plus trop pourquoi je l'avais contacté en 1987, et ensuite j'avais eu l'occasion de passer une après-midi en sa compagnie rue des Trois-Portes (Paris Vème, vers Maubert-Mutualité) au siège d'Hara-Kiri. Lors de cette après-midi alcoolisée de 1987, les vapeurs aidant (Choron buvait une quantité de Champagne impressionnante), je lui avait suggéré de faire comme Coluche en 1981, c'est à dire de se présenter aux élections présidentielles de 1988. L'idée lui avait plu (à mon avis, il y avait déjà pensé avant), et il avait commencé à échafauder des idées de slogan, à lister des gens qui pourraient le soutenir.
Mais Georges était un piètre gestionnaire, l'idée avait fait long feu et il ne s'est finalement pas présenté aux présidentielles.
De toutes façons ... vous l'auriez su , non ?

dimanche, décembre 14, 2008

Un matin d'été


Une photo prise un matin d'été 2005 à Maurs (Cantal).
Ca vaut bien les célèbres photos de brume
de Marc Riboud en Chine, non ?

vendredi, décembre 12, 2008

Bosc, maître du dessin d'humour, revit grâce ... à son neveu


Lorsque Sempé parle de ses influences, il cite toujours Bosc et Chaval comme ses deux maîtres.
Aussi, je connaissais le nom de Bosc comme dessinateur humoristique depuis longtemps sans vraiment en savoir plus. Tout juste savais-je que c'était dans les années 50/60 dans Paris-Match (entre autres) un maître de l'humour noir, très noir, voire macabre.
Aussi, lorsque j'ai vu sur eBay apparaitre plusieurs dizaines de dessins de presse dont 9 de Bosc, proposés en "achat immédiat" à prix très doux, j'en ai acquis immédiatement un : celui que vous pourrez voir ci-contre. Il m'a semblé marquant, car l'idée du dessin est terrifiante, dérangeante. Bosc a toujours été obsédé par l'arbre du pendu et s'est d'ailleurs suicidé en 1973.

M'intéressant subitement à Bosc, j'ai vu qu'il y avait sur le web un site très complet consacré à Bosc, animé par son neveu Alain Damman qui consacre beaucoup de son énergie à faire vivre l'oeuvre de Bosc par le biais de diverses expositions itinérantes, ou réeditions de livres.

Contactant Damman, je lui parle de mon achat (je voulais savoir où ce dessin était paru), et du tac-au-tac il me répond : "Merci pour votre mail, vous m'avez devancé, en effet j'allais vous contacter! Les 9 dessins vendus ont été dessinés durant l'été 1952. La signature originale, était J M Bosc, mais les éditeurs de Paris Presse l'ont changé en Bosc. Cette signature elle-même date de la période entre septembre et décembre 1952, mais les personnages ne sont pas les mêmes. Dès le début de 1953, Bosc avait trouvé son personnage et sa signature en angle aigüe, avec laquelle il deviendra connu. Je ne pensais pas que les dessins de cette époque puissent intéresser les collectionneurs, et c'est pourquoi j'ai tardé à les acheter, puis ils ont été vendus." , puis Damman poursuit :
"Ceci est intéressant car à ce jour il me manque encore 1 ou 2 des 49 dessins que Bosc a gardé à la fin de l'été 1952, après en avoir brûlé plus de 200. Voyez la page :
http://www.j-m-bosc.com/jmbosc-scob/jmb.htm

Ainsi donc, j'avais acquis par hasard une rareté : un des tout premiers dessins de BOSC, fait dans une sorte de période d'euphorie créatrice en 1952 lorsqu'il cherchait sa voie au retour d'Indochine.

Mais alors, me direz-vous, d'où sortent ces dessins ?
Aujourd'hui, nous dirions vulgairement qu'ils sont "tombés du camion". En des termes moins pudiques, ils ont été volés puisque non rendus au dessinateur après parution. Mais jusqu'à il y a peu de temps, ce type d'oeuvre n'avait aucune valeur marchande et finissait au mieux au fond d'un placard, au pire à la poubelle.

Comme le rappelle Damman : "Les dessinateurs se faisaient systématiquement voler leurs œuvres par les éditeurs qui pensaient que puisqu'ils avaient payé la publication, ils étaient propriétaires des originaux. C'est aussi ce qui explique que Bosc devait refaire de tête certains dessins qu'on lui commandait, mais qu'il n'avait plus! Ainsi par exemple "le char et la médaille" a été refait 6 fois!"

Alain Damman est gentiment resté en contact avec moi, et m'a fait connaître récemment le très beau livre de Martine Gossieaux (Editeur Buchet-Chastel) : "La passion du dessin d'humour", où un chapitre est consacré à Bosc.
Martine Gossieaux est sans doute la seule galeriste de renom se consacrant au dessin d'humour, elle est par ailleurs la compagne de ... Sempé. Relisez ma première phrase et vous verrez que la boucle est bouclée...

Le vrai voyageur ...


"Le vrai voyageur ne doit avoir aucun objectif."

Gao Xingjian (Prix Nobel de Littérature 2000),
"La montagne de l'Âme"

samedi, décembre 06, 2008

Frères Goncourt, vous aviez raison !


En 1887, dans leur Journal, Mémoires de la vie littéraire, les frères Goncourt disaient :

"Ce qui entend le plus de bêtises dans le monde est peut-être un tableau de musée".

Ils avaient raison ! J'ai
encore pu le vérifier vendredi matin en allant voir l'exposition "Picasso et les maîtres" au Grand Palais. Entre les dames qui gloussent "Ah, ces couleurs ! J'aime beaucoup les couleurs" et les messieurs endimanchés qui croient briller "Vous savez, on ne croirait pas, mais Picasso a été un excellent dessinateur classique dans sa jeunesse", le grand jeu consistait pour certains à résumer les influences de Picasso par une comparaison purement graphique entre les tableaux de Picasso et ceux de ses Maîtres (Goya, Manet, Velasquez, Ingres, El Greco, Rembrandt,...), habilement juxtaposés.

Allons ! Dans le maelstrom qui préside à la création artistique d'un tel artiste se nichent de multiples influences pas seulement visibles en comparant les toiles. C'est plus d'une relecture audacieuse qu'il s'agit, d'une réinterprétation de thèmes classiques avec une liberté inédite jusqu'alors. Un Picasso cannibale qui assume le meurtre des pères, selon le mot de Marie-Laure Bernadac (une des organisatrices de l'exposition).

Aussi, votre serviteur, qui préfère se taire que de proférer des âneries, en a profité pour acheter le luxueux catalogue de l'exposition qu'il va potasser tranquillement chez lui, afin d'espérer - la prochaine fois - faire mentir les frères Goncourt.

mercredi, décembre 03, 2008

Déjà infernaux en 1972, et ils sont toujours là !

Chaotique, foutraque, scandaleux, dévergondé, immoral : oui, tous ces qualificatifs s'appliquent bien à "STP - A travers l'Amérique des Rolling Stones", le bouquin qui retrace la tournée 1972 des Stones à travers les Etats-Unis.

Ce compte-rendu très décalé du journaliste Robert Greenfield était paru en 1977 dans un traduction médiocre. Philippe Paringaux s'est remis l'été dernier à la tâche pour proposer une traduction bien meilleure, et on sort de ces 370 pages ... un peu sonné.

Les arrestations, la drogue, la police, la tension inhérente aux déplacements incessants, l'alcool et la débauche. Et puis les personnalités : les membres du groupe - Mick et Keith en tête - mais aussi tous les parasites qui tournent autour, le management, les journalistes et les groupies omniprésentes. C'est là qu'on voit qu'il faut une force physique et mentale peu ordinaire pour ne pas devenir dingue. On peut dire ce qu'on voudra sur les Stones, ils ont cette capacité à garder l'équilibre dans ce gigantesque Rock'n'Roll Circus.

Deux instantanés à Angoulême 2003



Voici 2 photos que j'ai prise au festival BD d'Angoulême en janvier 2003 :

- au stand de l'Association. On reconnait Vincent Sardon qui dédicace (j'y reviendrai dans un prochain article), Fanny Dalle-Rive, et Marjane Satrapi - ici handicapée par un poignet droit foulé - qui est presque devenue une star pipole aujourd'hui depuis qu'elle a adapté au cinéma son Persepolis.

- au stand Dargaud, Joann Sfar et Lewis Trondheim.

Je ne vais presque jamais à Angoulême parce qu'il y a beaucoup de monde, qu'il y fait froid (c'est toujours fin janvier) et surtout que c'est impossible de se loger dans la région ce week-end là.

lundi, décembre 01, 2008

"Enfant, je ne jouais pas au Monopoly... "

" (...) Enfant, je ne jouais pas au Monopoly. J'ai toujours flairé derrière ce jeu les nauséeuses illusions d'un système financier sans réelle accroche avec l'élément humain fait, lui, de sensibilité, d'émotion, de profondeur et de valeurs morales. Je préférais construire des cabanes, approcher les animaux, découvrir la nature et faire rire ma mère en improvisant des sketchs loufoques. Je comprends aujourd'hui, tandis que la grande mascarade de la finance montre son vrai visage, pourquoi je n'aimais pas le Monopoly et pourquoi je ne suis jamais devenu riche".


Françis Politzer (Oise) dans le Courrier des lecteurs
Nouvel Observateur du 27/11/2008

samedi, novembre 29, 2008

Galerie d'Art ou supermarché ?

Franchement, je ne sais que penser de Carré D'artistes, galerie libre-service dans laquelle j'ai eu l'occasion d'entrer cette après-midi rue Saint-André-des-Arts. C'est simple : il y a une trentaine d'artistes exposés, 4 formats et donc 4 prix. Vous prenez votre oeuvre dans les bacs (c'est emballé dans un plastique transparent), vous payez en caisse. Deux jeunes femmes galeristes parcourent quand même un peu les travées, sans mettre la pression de manière trop visible (en art, ça ne fonctionne pas), et s'enquérissent auprès de vous de vos impressions pour déceler un éventuel coup de coeur !

Première constatation : au contraires de galeries snobs mais presque vides, on s'y entasse ! il y a beaucoup de monde. Des curieux comme moi, sans doute.

Deuxième constatation : les styles sont très disparates. Dans les illustrateurs, il y a de vrais talents ! Mais, en regardant l'ensemble des pièces d'un même artiste, c'est un peu du travail "au kilomètre". Ce qui est normal dans cette gamme de prix.

Aussi, je m'interroge. D'un côté, j'imagine que les artistes qui passent un accord avec Carré d'Artistes veulent avant tout se faire connaître pour "monter en gamme", croître en notoriété et à terme exposer dans des lieux moins "passe-partout".
D'une autre côté, il va être très difficile d'émerger, car ces artistes doivent produire des centaines d'oeuvres pour un prix modique. Cela nécessite forcément d'exploiter un style, rapidement, sans trop se poser de questions.
La quadrature du cercle en somme.

Leçon d'Histoire vespérale

(la minute des Anciens Combattants)
Il n'est pas fréquent de pouvoir s'entretenir avec un académicien ! C'est ce que j'ai eu le plaisir de pouvoir faire hier soir lors d'un dîner où Pierre Nora nous honorait de sa présence, lors d'une occasion similaire à celle que j'ai raconté l'année dernière. Oui, il a aussi fréquenté le Lycée Carnot !
Bien sûr, il nous a expliqué le combat qu'il menait contre la recrudescence des lois mémorielles, sujet dont les médias ont rendu compte récemment. Il est toujours impressionnant de voir combien les hommes érudits savent, dans leurs discours, rendre très simple des concepts complexes. "Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément" disait déjà Nicolas Boileau au XVIIIème siècle.

Il se murmure que l'année prochaine, pour le 100ème dîner des anciens de Carnot, un homme ayant occupé récemment d'éminentes fonctions dans notre pays et également ancien élève du lycée serait fortement sollicité pour présider le repas !

mercredi, novembre 26, 2008

Haricots à volonté !


Moi j'aime bien Mr BEAN, son gentil burlesque me fait sourire et même parfois rire. Je suis tombé sur le coffret 3 DVD de l'intégrale de ses sketches tv et je ne regrette pas mon achat ! Pour moins de 20 euros, vous passerez environ 8h10 en sa compagnie, ce qui porte la minute de divertissement à 4 centimes ! Vous avouerez avec moi qu'il s'agit d'un investissement raisonnable.

Très discrète cantine

C'est une adresse qui s'échangeait à voix basse ...bla bla...le meilleur russe de Paris ... bla bla... il faut être membre ...bla bla... pas d'indication sur la porte...Moi aussi j'ai succombé au tuyau vers la fin des années 80 !

Si vous voulez bien manger russe pour pas trop cher vers le Trocadéro ou les Champs, alors il faut connaître la cantine du Conservatoire Rachmaninoff. On pénètre dans cet immeuble hausmannien bien cossu de l'avenue de New-York (en bord de Seine), et la salle se trouve au rez-de-chaussée du Conservatoire. A l'époque, il fallait être à jour de sa cotisation - 10 ou 20 francs à l'époque- qui était amortie dès le premier repas, je crois que cette contrainte a disparu aujourd'hui.
La cuisinière vous reçoit le tablier solidement noué au cou, et vous montre votre place. Les tables sont quelconques avec une toile cirée, et ne croyez pas que vous allez disposer d'une carte de 40 plats ! Un ou deux plat(s) du jour, par exemple un solide Boeuf Strogonoff. Hors d'oeuvres, desserts, et vodkas (pour les amateurs) complètent la pitance.
A l'accent russe prononcé, on comprend vite qu'il ne s'agit pas d'une adresse pour touriste (malgré le quartier) mais d'un agréable restaurant servant une cuisine familiale russe.
Si j'en crois cet article sur Cityvox, certains avis récents sont un peu mitigés. Pour ma part, je me laisserais bien retenter si je passe dans le quartier, par pure nostalgie, pour sentir à nouveau le fumet piquant des concombres marinés.

dimanche, novembre 23, 2008

Le collector qui tue ... le portefeuille


L'album blanc des Beatles ("White album") est mythique à plus d'un titre : d'abord parce que c'est les Beatles à leur apogée créative, et aussi par la pochette immaculée - très innovante à l'époque - qui ne laisse apparaitre que le titre "The Beatles" embouti en relief, ainsi qu'un numéro d'ordre tamponné qui fait que chaque exemplaire de ce double album est en quelque sorte unique. Une performance technique qui ne sera pas renouvelée sur les pressages en CD, à part sur une édition spéciale.
Aussi, on peut se dire que le n° 0000001 ou le n° 0000002 sont des objets rares et recherchés, même s'il s'agit exactement du même exemplaire que tout autre numéro.
En fait, les 4 premiers numéros ont été ceux des 4 membres des Beatles, et il semble impossible qu'ils sortent sur le marché des collectionneurs. En revanche, un internaute vend actuellement sur eBay le numéro 0000005 ! Si vous êtes disposés à y mettre le prix d'une jolie voiture, il vous reste quelques heures pour enchérir !

Toutes proportions gardées, j'ai remarqué un phénomène un peu similaire sur les sérigraphies BD ou objets à tirage limité donc numérotés. Les amateurs - toujours un peu fétichistes - cherchent un numéro qui leur plait. C'est en général un numéro bas, ça peut être aussi un chiffre rond (exemple : 100/250).

edit du 23/11 soir : le lot vient de finir à 22.700 euros !

samedi, novembre 22, 2008

Ah, si j'avais un chauffeur...


"Quand mon chauffeur me dit qu'il veut investir en Bourse, je sais que c'est le moment de vendre"

Warren Buffet (l'homme le plus riche du Monde en 2008)

Pas de place pour les petits joueurs dans les grandes bulles spéculatives ! Quand ils décident enfin de s'inviter à la fête, c'est toujours trop tard, elle est finie ...

vendredi, novembre 21, 2008

Comme dans une salle d'enchères !


Incroyable ce système qui permet de suivre depuis eBay Live Auction les ventes aux enchères réelles, comme la vente Artcurial de ce soir que je suis en direct depuis mon PC.
En tant que membre eBay, je pourrais même enchérir. J'ai entouré en rose les enchères qui viennent du monde réel (des ordres ou des gens en salle), je n'ai pas encore vu de lot remporté par un enchérisseur virtuel ce soir. En tous cas, tout ceci contribue au business, car enchérir devient aussi facile que jouer au Rapido dans un café, vous savez, ces jeux addictifs qui poussent des populations fragiles à faire des dépenses déraisonnables en s'alcoolisant plus que de raison.

Tout ceci est quand même un peu paradoxal : lorsque eBay est attaqué pour avoir laissé faire la vente de produits contrefaits, ils se défendent en disant qu'ils ne sont pas un site d'enchères, mais qu'ils font simplement de l'intermédiation entre personnes physiques ou morales (ce n'est pas faux). Mais ils sont alors peu crédibles quand ils s'associent à de vraies maisons d'enchères lors de ces évènements eBay Live Auction.

jeudi, novembre 20, 2008

Assortiment de couleurs d'automne


Photo prise à Bougival (78), un dimanche de novembre, 2008.

dimanche, novembre 16, 2008

La passion de chercher


Attention, je vais parler d'un site qu'il ne faut divulguer sous aucun prétexte ;-)
Il s'agit du Guichet du Savoir, tenu par les bibliothécaires de Lyon. Il n'y a nul besoin d'être inscrit à la bibliothèque, et encore moins à Lyon.
Vous posez n'importe quelle question. Ils font les recherches, et vous répondent en 3 jours ouvrés. C'est gratuit ! Un cousin cherchait un article de journal des années 40, ils lui ont retrouvé l'article et lui ont envoyé le scan !

Les réponses, parce qu'elles sont rédigées par des professionnels, sont bien éloignées par exemple de la médiocrité qui se dégage de Yahoo Q/R que je regarde parfois. Sur Yahoo Q/R, les sujets abordés sont futiles (on se croirait au Café du Commerce), et la plupart des réponses sont des copier-coller de résultats de moteurs. Pas besoin d'un site intermédiaire pour s'informer sur le web !

Rien de tout cela au Guichet du Savoir. Mais il est bien évident que si le site est trop connu, le service se dégradera ou sera truffé de pub, ou deviendra payant.
Alors, surtout ... N'EN PARLEZ PAS !

Immobilier : de quels prix les médias parlent-ils ?

Lorsque vous voulez savoir le cours d'une action en Bourse, vous pouvez avoir instantanément son cours via Boursorama ou d'autres sources. Et en quelques clics, vous pouvez acheter l'action à un cours qui sera quasiment le cours indiqué.

En immobilier, par contre, il y a un énorme décalage temporel entre les chiffres donnés par les médias, et la réalité du terrain.

Les médias ont 2 principales sources : les notaires et la FNAIM (agents immobiliers).

- Côté notaires, entre promesse de vente et acte d'achat, il se passe 3 mois. Et les chambres de notaires ne communiquent leurs chiffres qu'environ 6 mois après l'acte d'achat (le temps de remonter toutes les données du terrain et de mouliner tout ça). Ceci induit donc déjà un décalage de 9 mois entre une promesse signée sur le terrain et le chiffre rendu public.

- Parallèlement , la FNAIM communique un indice qui ne représente pas la variation mensuelle des prix, mais la variation lissée sur 24 mois ! C'est écrit en tout petit dans leurs lettres : Le pourcentage de variation trimestrielle (resp. annuelle) mesure l’évolution intervenue entre la moyenne des prix mensuels moyens des trois (resp. douze) derniers mois connus et la moyenne des prix mensuels moyens des trois (resp. 12) mois précédents.
C'est un moyen habile (un peu scélérat mais pas malhonnête si l'on comprend la méthode de calcul) de retarder l'annonce de mauvaises nouvelles. Par contre, les médias ne saisissent - en général - pas la nuance, et reprennent le chiffre comme une progression mensuelle, ce qui est faux.

Ces 2 facteurs font que la crise financière que nous connaissons actuellement depuis 1 mois, si elle provoque un effondrement des prix faute d'acheteurs, ne commencera à être visible dans les chiffres officiels qu'à l'été 2009. Un peu long, non ?
La baisse importante qui a été annoncée ce mois-ci n'a donc aucun rapport avec le krach boursier ni avec le credit crunch qui s'en suit. Elle résulte simplement d'une tendance longue de dégonflement de la bulle spéculative que nous connaissons en France depuis que nous sommes sortis violemment du tunnel de Friggit.

Attention, donc, à ce qu'on veut faire dire aux chiffres !
Si des cotes boursières ont une extrême volatilité, il y a beaucoup plus d'inertie sur les variations de l'immobilier où les tendances ne peuvent s'apprécier que sur le moyen terme.
Il est à regretter qu'il n'y ait pas de volonté politique d'imposer un indice qui reprendrait plus rapidement la réalité du terrain sans délais, lissages ou autres subterfuges statistiques.

vendredi, novembre 14, 2008

Deux précisions


1) ce blog dispose d'un moteur de recherche intégré fourni par blogger. pour rechercher un mot ou une expression, utilisez le petit pavé en haut à gauche, puis cliquez sur "recherchez le blog". Eh oui, aussi bizarre que ça puisse paraître, Blogger/blogspot (qui appartient à Google), n'a pas pu traduire convenablement : en français correct, on dit "rechercher dans le blog" !

2) je ne met pas systématiquement les copyrights des photos que j'emprunte à droite et à gauche, y compris sur la toile. Bien évidemment, toute demande motivée de retirer une photo sera prise en compte aussi vite que possible.

lundi, novembre 10, 2008

Mon secret pour garder la forme

Quand la fatigue se fait sentir, que j'ai l'impression d'être vidé de mon énergie, alors je fais une cure de Spiruline , ces micro-organismes à base d'algue qui sont si utiles dans le monde entier pour lutter - entre autres - contre la malnutrition des enfants. C'est ma soeur qui m'a indiqué ce "truc" il y a quelques années et maintenant je dois dire qu'avec moi, ça a toujours très bien marché ! Bon, je fais 2 ou 3 cures par an, pas plus. Il ne faut jamais abuser des bonnes choses.

Bizarrement, en France, on connait mal la spiruline, on en fait pas tellement la promotion, c'est un tort ! Un jour, j'ai même vu un pharmacien qui ne se souvenait plus ce que c'était. C'est un produit tout à fait sérieux, unaniment reconnu par les scientifiques, à ne surtout pas amalgamer avec certains traitements bidons ou recettes miracles qu'on voit parfois dans les publicités des journaux populaires.

Elle apporte :
- du fer, de la vitamine B12, de la bêta-carotène
- des acides gras essentiels et des minéraux
- des oligo-éléments tels que le fer, le magnésium, manganèse, phosphore, zinc, cuivre
- des enzymes comme la chlorophylle, le bêta-carotène, les caroténoïdes

Essayez d'en prendre 15 jours, et vous verrez si je n'ai pas raison. On la trouve en pharmacie dans des présentoirs en libre-service (style "arkogélules"), plus d'infos par exemple ici ou ici.

dimanche, novembre 09, 2008

Des concerts, des concerts, des concerts (part 5)










Finissons tranquillement les années 80, avec quelques jolis moments comme ce concert de Prince sur la tournée Lovesexy, REM déjà un groupe aguerri sur la tournée Green (un plaisir de les voir dans une salle comme le Grand Rex).
Pourquoi avais-je été voir l'avangardiste Laurie Anderson à l'Olympia ? Je ne sais plus très bien, sans doute pour découvrir autre chose que son succès grand public O Superman.

Et puis, au risque de me répéter, encore un souvenir fabuleux avec The Cure aux Arènes de Béziers un beau soir d'été 1986 (j'avais raconté l'Olympia 1982 ici). Un concert similaire avait été filmé par Tim Pope aux Arènes d'Orange l'année suivante. Sorti en VHS, je ne crois pas hélas en DVD mais en peer-to-peer ça doit se trouver.

Encore deux photos ...



Encore deux photos prises au Science Museum de Londres.
Elles se veulent un peu esthétisantes et je ne sais pas si c'est très réussi.

jeudi, novembre 06, 2008

Si je devais ...

Si je devais désigner mon single "pop" préféré, je serais bien embêté. Mais il y a fort à parier que "Sensitive" de The Field Mice (Sarah Records, 1989) serait dans mon top faïve. Un morceau à la fois noisy, crépusculaire, et très mélodique. Comme le dit joliment François Gorin, "une voix nouée par l'angoisse au pied d'un mur de guitares, si elle vaçille elle peut s'appuyer dessus".


Tintin harcelé par la gent féminine : une première !


On a beaucoup glosé sur le caractère asexué des personnages dans Tintin, et l'absence de vraies femmes à part 2 caricatures de mères castratrices : Bianca Castafiore et Peggy Alcazar.
Aussi, la découverte dans la prochaine vente Artcurial de cette illustration m'a fait sourire.

Quasiment inconnu (de moi, en tous cas), ce dessin des années 50 montre un Tintin littéralement harcelé par des hordes de jeunes femmes de tous âges. Hergé avait bien perçu la révolution des moeurs qui se préparait et l'émancipation des femmes.

Sur ce sujet, il faut se garder de jeter trop vite la pierre sur les auteurs : la législation de l'époque relative aux publications pour la jeunesse était fort stricte. Jeunesses masculines et féminines étaient clairement séparées tant dans la vie scolaire que dans les publications qui leurs étaient destinées : des comités de censure très sourcilleux y veillaient.

lundi, novembre 03, 2008

Une atmosphère délicieusement kubrickienne


Il y a quelques jours, quand je suis entré dans la cafétéria du Science Museum à Londres, j'ai eu l'impression incroyable d'être dans un film de Kubrick. Et j'ai immédiatement pris cette photo, en pensant vous la faire partager.

Moi qui ait souvent "étudié" Kubrick (dans les livres de Ciment et Chion notamment), je n'avais jamais eu une telle impression étrange de "rentrer" dans un de ses films.

Je dois d'abord vous dire que la cafétéria était fermée : seules 2 jeunes femmes, employées de l'établissement, s'étaient mise à une table et semblaient regarder un document d'ordre comptable peut-être.

D'abord, ces néons, ces lumières, la symétrie parfaite tant horizontale que verticale. Une espèce d'ordre déshumanisé, avec ces bouteilles de condiments toutes exactement posées aux mêmes endroits avec un soin maniaque.
Malgré tout, une présence humaine lointaine et qu'on sent essentielle.

J'ai eu l'impression que si je faisais tomber quelque chose par terre, elles pourraient sursauter, me regarder, puis se regarder l'une et l'autre. Et le film - enfin, la journée - pourrait basculer.

C'est bien sûr le Korova Milk Bar d'Orange Mécanique avec Alex et ses droogs qui me regardent.
C'est l'élégant bar de l'Hotel Overlook dans Shining quand Nicholson bascule dans la folie, ou les étranges toilettes qui jouxtent le bar.

C'est l'atmosphère froide de la grande salle du conseil dans Docteur Folamour. Ce sont les refuges sombres de la navette où des humains peuvent comploter contre l'ordinateur central HAL 9000 dans 2001, l'Odyssée de l'Espace.

Voici une autre photo de l'endroit que j'ai prise le même jour :

dimanche, novembre 02, 2008

Quelques merveilles de collections privées










J'en ai parlé déjà ici, mais ComicArtFans devient à la fois une marketplace et un superbe lieu d'expo virtuelle pour qui s'intéresse aux originaux BD / illustrateurs.
Je montre dans cet article quelques pièces absolument bluffantes mises par d'heureux collectionneurs européens. Je n'en suis pas propriétaire !

Vous verrez dans l'ordre d'entrée en scène : Gir (Blueberry), Nicolas de Crecy, Hergé (Tintin), Bilal (La femme piège), Franquin (Gaston Lagaffe), Sempé, Uderzo (Astérix).