Longue discussion hier soir avec Franck Bruneau vers les Invalides. Je le connais de sa période Stardom où il commercialisait l’œuvre de Moebius. Aujourd’hui, il s’est lancé dans l’édition en créant la maison ZANPANO. Parmi les livres édités, une collection audacieuse autour des histoires de « Monsieur Mouche » de l’écrivain surréaliste Jean-Luc Coudray. Les textes sont illustrés par des dessinateurs connus (12 dessins de 12 auteurs différents par volume). Le tome 4 sortant ces jours-ci, Franck est en pleine période de promotion. Je souhaite du succès à la série parce qu’elle le mérite, même s’il est certain qu’elle n’est pas facile à positionner en librairie : ce n’est ni de la BD, ni du livre jeunesse, ni de la littérature classique. Une sorte d’OVNI, finalement.
mardi, février 20, 2007
Les multiples vies de Monsieur Mouche
Longue discussion hier soir avec Franck Bruneau vers les Invalides. Je le connais de sa période Stardom où il commercialisait l’œuvre de Moebius. Aujourd’hui, il s’est lancé dans l’édition en créant la maison ZANPANO. Parmi les livres édités, une collection audacieuse autour des histoires de « Monsieur Mouche » de l’écrivain surréaliste Jean-Luc Coudray. Les textes sont illustrés par des dessinateurs connus (12 dessins de 12 auteurs différents par volume). Le tome 4 sortant ces jours-ci, Franck est en pleine période de promotion. Je souhaite du succès à la série parce qu’elle le mérite, même s’il est certain qu’elle n’est pas facile à positionner en librairie : ce n’est ni de la BD, ni du livre jeunesse, ni de la littérature classique. Une sorte d’OVNI, finalement.
dimanche, février 18, 2007
Et un an de plus !

Hier soir samedi, j'avais invité quelques bons amis au restau indo-pakistanais KAYANI, Place Bir-Hakeim dans ma bonne ville de Boulogne.
On s'est régalé, mais en dessert, j'avais prévu un gros fraisier bien français ! On ne peut pas dire qu'il manquait de beurre...(jogging bienvenu le lendemain).
Merci pour les beaux livres, BD, DVD etc... et aussi l'original micro-diffuseur à verrerie que m'a offert Antonio, qui permet d'embaumer l'air d'émanations d'huiles essentielles. Je l'ai essayé derechef.
Et un an de plus !
vendredi, février 16, 2007
Du rab de Zep !


A la demande générale, voici 2 extraits supplémentaires des Carnets de Voyage de Zep : non plus en Italie mais là au Népal et Japon.
Du rab de Zep !
Les dessinateurs s'unissent


Il existe un site qui regroupe, autour de leur Président Maëster, pas mal de dessinateurs de bande dessinée ou d'illustrateurs : la MDABD . Sur leur forum (public) ont lieu d'intéressants débats qui touchent les aspects artistiques, financiers, contractuels, fiscaux, ou purement techniques (papiers, encres, PAO,..)
Un débat récurrent concerne les dédicaces. Elles posent problème pour diverses raisons : monétisation des dédicaces - qui reste un cadeau à la base - lors de ventes aux enchères, mauvaises conditions des festivals où les auteurs viennent bénévolement quitte à sacrifier leur vie de famille (c'est le week-end), abus de certains amateurs, etc... Une charte vient d'être édictée. Je ne sais pas si ça changera quelque chose, mais çà a le mérite d'exister.
Les dessinateurs s'unissent
mercredi, février 14, 2007
Rambozo, héros du jour

Toujours aussi génial, le blog de Larcenet.
Je sais, j'en ai déjà parlé ici, mais je trouve qu'il mûrit, qu'il se bonifie comme un Pomerol 1986 (pour les amateurs, dont je ne fais plus partie d'ailleurs). Bref : Visite régulière vivement recommandée.
Rambozo, héros du jour
dimanche, février 11, 2007
Des fées clochettes pour aider Necker




Saluons cette vente caritative sur eBay organisée par Granit (la boite du fils Loisel) au profit de la création d'une grande bibliothèque à Necker / Enfants Malades .
De la fée coquine (Dany, Lidwine), à la délicate femme-enfant (Tarlet), on y croise aussi les oeuvres de Follet, Guanido, Hausman, Lepage, Gibrat, Marini, Monge, Franck Pé,...
(de haut en cas : Tharlet, Malfin, Loisel, Lidwine)
Des fées clochettes pour aider Necker
mardi, février 06, 2007
Les carnets de Zep


Cela fait déjà quelques années que je sais, parce qu'il sont parus partiellement dans Bo-Doï, que Zep est bien plus que le père de Titeuf. L'exposition qui lui avait été consacrée l'année dernière au Jardin D'acclimation était remarquable.
Ce suisse plutôt tranquille, esprit brillant et vif qui mène sa carrière avec une vraie clairvoyance, noircit aussi régulièrement des carnets de voyages. Dessins, lavis, aquarelles, pointe sèche, tout est réussi.
Zep vient d'ouvrir son site perso où sont présentés quelques pages. Ci-joint 2 vues d'un voyage en Italie.
Les carnets de Zep
jeudi, février 01, 2007
Du nouveau dans la Gazette

Pour la première fois de son histoire, la Gazette de l'Hôtel Drouot affiche sur sa couverture une oeuvre d'un auteur de bande dessinée. En l'occurence une illustration d'Enki Bilal, présentant ainsi la vente Artcurial de mars où cet auteur sera à l'honneur (il a choisi d'y vendre plusieurs pièces importantes). Pour ma part, j'aime beaucoup son travail d'illustrateur, mais ses derniers albums de bande dessinée sont - à mon goût - illisibles faute d'un scénario qui se tienne. Je feuillète les pages pour leur beauté plastique sans vraiment parvenir à rentrer dans l'histoire.
En toute état de cause, cette première couverture de La Gazette préfigure pour moi une certaine forme de reconnaissance de la "noblesse" du medium.
Du nouveau dans la Gazette
mercredi, janvier 31, 2007

Encore du Juillard à la Galerie du 9ème art, pour un recueil des dessins d'actualité parus dans "La Croix". On ne s'en lasse pas... et l'affiche qui est aussi la couverture du livre incite à la rêverie.
lundi, janvier 29, 2007
Agréables réminiscences nordistes d'une insouciance perdue

Retour à Lille ce week-end, 20 ans après être sorti avec mon diplôme d’ingénieur de « Centrale Lille ». Parisien exilé, j'y ai passé 3 ans entre 1983 et 1985.
Revoir Lille 20 ans après, c’est d’abord trouver une ville remaniée, modernisée :
- la gare n’est plus perdue au bout de la rue Faidherbe, mais jouxte l’immense complexe Euralille.
- le Vieux-Lille s’est superbement amélioré, avec les rues pavées et les immeubles qui ont gardé leur cachet d’antan.
- les institutions comme Meert ou Le Furet du Nord sont toujours là, mais hélas, les autres magasins ne sont plus que des chaînes, les même que l’on voit dans tous les centre ville de France.
- l’immeuble de la Voix du Nord, sur la Grand’place où j’avais organisé l’exposition STUD’ART 84 (expo d’art des étudiants de la région) s’est partiellement transformée en galerie commerciale.
Samedi, visite chez mon ami Mondher à Hellemmes, et nous partons faire un tour à la Cité Scientifique de Villeneuve d’Ascq : l’école s’est modernisée, la salle de cinéma Art & Essai du campus s’est transformé en salle de conférence avec hôtel 3 étoiles attenant.
Le soir, repas avec ma chère et tendre rue de Gand dans les estaminets où l’on déguste le Poulet au Maroilles ou le Pot'je vleesch (plaisirs que je n’avais pas expérimentés à l’époque).
Dimanche matin, grand tour au marché populaire de Wazemmes.
Mais revoir la ville où on a passé les 3 meilleures années de sa vie, c’est aussi fatalement un petit coup de blues : je regarde du coin de l’œil les étudiants qui s’encanaillent en ville, en attendant d’aller finir la nuit dans un zinzin (*). Chaque lieu, chaque bar, chaque trottoir me rappelle bons et moins bons souvenirs. Bon, tout cela est bien loin, maintenant. Pensons à l’avenir plutôt qu’au passé !
(*) fête étudiante, nom donné dans le Nord
Agréables réminiscences nordistes d'une insouciance perdue
vendredi, janvier 19, 2007
McCay ou un rêve de collectionneur

Parfois, on voit passer dans des salles de vente réelles ou virtuelles de vrais chefs d'oeuvre, comme cette planche de Windsor Mc Cay, pour "Little Nemo in Slumberland" parue en 1909 dans le "New York Herald. Cette série fût le premier chef d'oeuvre de la bande dessinée du XXème siècle, qui influenca d'une manière considérable Hergé et la plupart des auteurs majeurs. Hélas, cette pièce n'est pas potentiellement dans mes moyens. Je sais que François Schuiten a une très belle planche de Mc Cay dans son atelier, sur un chevalet.
McCay ou un rêve de collectionneur
lundi, janvier 15, 2007
La découverte Samivel (et son rebondissement)
Moi qui pensait connaître, au moins de nom, tous les grands de l’illustration du XXème siècle, un épisode qui s’est passé ce week-end m’a fait brusquement revenir à plus de modestie.A l’Hôtel des Ventes de ma ville, où officie de temps à autre un Commissaire-priseur venant de Rambouillet (ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien), j’ai découvert un lot de merveilleuses petits lavis et aquarelles de SAMIVEL (1907-1992).
Ces dessins sont à la fois très beaux, entre le dessin réaliste pur (avec de somptueux dégradés d’aquarelle) et le dessin d’humour (par l’expression des personnages), avec une sorte de pureté quasi-métaphysique qui s’en dégage. Les tintinophiles penseraient peut-être à l’époque « Tibet » (de la neige immaculée à l'infini comme évasion ultime).
Rentré à la maison, je me renseigne sur le web, où je découvre – notamment par sa longue notice sur Wikipedia – qui était SAMIVEL : homme aux multiples vies, à la fois écrivain, artiste, conférencier, humaniste, défenseur de la montagne, compagnon de voyage de Paul-Emile Victor, etc…
Revenu le lendemain, j’ai acquis 3 aquarelles couleur (que je vais désencadrer pour en faire un triptyque) et un lavis, à un prix très doux. La photo que j'ai mise en en-tête de cet article ne rend malheureusement pas la subtilité des tons, j'essayerai de mettre une autre photo ultérieurement.
Vraiment un coup de cœur, je suis enchanté, et je vais m’intéresser de manière plus approfondie à Samivel. Première étape : prendre contact avec l’Association des Amis de Samivel pour savoir où sont parues ces travaux, qui auraient été faits en 1945.
Rebondissement : en désencadrant les 3 aquarelles, je viens de m'apercevoir que ce ne sont pas des originaux, mais des illustrations hors-textes extraites d'un livre (petites images collées sur certaines pages), soignement décolées et encadrées. L'incroyable qualité de l'impression ne me permettrait vraiment pas de le voir.
Le commissaire-priseur, contacté au téléphone, est intransigeant. Il parle d'une mauvaise compréhension de ma part, prétend -c'est peut-être vrai- qu'il n'a jamais parlé d'originaux ni d'aquarelles.
Par ailleurs, je vois que sur le bordereau d'adjudication était juste inscrit "4 pièces encadrées", formule vague. Compte tenu du prix modeste déboursé, je crois que je n'ai qu'un choix : manger mon chapeau. Ca m'apprendra à acheter un bien dans une vente non cataloguée, sans description précise des lots.
La découverte Samivel (et son rebondissement)
vendredi, janvier 12, 2007
mardi, janvier 09, 2007
Changez d'avis sur Lelouch : ça dépote
En 1976, après avoir terminé son dernier film, Claude Lelouch s'est trouvé avec un bobine où restait une dizaine de minutes non utilisées. Sans demander d'autorisation à personne et avec l'aide de quelques-uns de ses collaborateurs, Lelouch décide de tourner une sorte de course à travers les rues de Paris, par un beau matin du mois d'août, profitant ainsi d'une circulation plutôt légère.Partant de la Porte Dauphine jusqu'à Montmartre, le trajet choisi est un des plus beaux de la capitale : Avenue Foch, Place de l'Etoile, Champs Elysées, Concorde, Louvre, Opéra, Pigalle, Montmartre.
La voiture est une Ferrari 275 GTB, du metteur en scène lui même. Le film dure presque 9 minutes, en pleine vitesse.
Lorsqu'il a présenté le film au public, le metteur en scène a été interrogé pour donner des informations sur qui aurait piloté la voiture. Il a répondu qu'il s'agissait d'un pilote de F-1, mais s'est refusé à révéler son nom. Plus tard, après des investigations, la police parisienne est arrivée à deux noms, Jacques Laffitte et Jacky Ickx.
Fermez les volets, si vous pouvez (la scène a été filmé au petit matin), et mettez bien le son.
Et au passage, comptez les feux rouges grillés et les voies prises à contre-sens.
Remarque : à titre personnel, je suis totalement opposé à la beauffitude consistant à glorifier la puissance des véhicules, faire l'apologie de la vitesse comme les machos du volant le font. L'exercice qui m'intéresse ici est l'exercice de style d'un cinéaste. Je suis bien persuadé qu'il serait impossible de reproduire l'exercice aujourd'hui sans mettre gravement en danger la vie d'autrui.
Changez d'avis sur Lelouch : ça dépote
lundi, janvier 08, 2007
La minute spirituelle

Quand on se penche un peu sur les spiritualités du monde (attention, je ne parle pas des religions), on tombe peu ou prou sur les mêmes idées. Ces idées paraissent évidentes quand on les lit, ce qui est difficile est se les approprier réellement et les mettre en pratique chaque jour.
Parmi les textes un peu synthétiques, j'aime énormément ce texte attribué tantôt à Max Ehrmann, tantôt à une main anonyme. Selon cette dernière hypothèse, le texte aurait été trouvé dans la Cathédrale Saint-Paul de Baltimore en 1692. Il est très connu, c'est un classique. Surtout, ne le confondez pas avec ces diaporamas à deux balles dégoulinants de bons sentiments sur fond de musique new-age qu'on vous transmet parfois (avec la suggestion pressante de le transmettre à votre chaîne d'amis).
J'insiste pour dire qu'il ne sert à rien de lire ce type de texte en diagonale, en espérant y trouver une recette rapide de vie, de bonheur, de sérénité. Il vaudrait mieux l'imprimer, le regarder chaque jour, le laisser doucement interagir avec vous.
J'insiste également pour dire qu'il ne s'agit pas de religion mais de spiritualité, l'usage du mot "Dieu" pouvant toujours être remplaçé par "Puissance Supérieure" ou toute autre mot qui vous conviendra.
Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez vous de la paix qui peut exister dans le silence.
Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes. Dites doucement et clairement votre vérité ; et écoutez les autres, même le simple d’esprit et l’ignorant ; ils ont aussi leur histoire. Evitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l’esprit.
Ne vous comparez avec personne : vous risqueriez de devenir vain ou vaniteux. Il y a toujours de plus grands et plus petits que vous.
Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements.
Soyez toujours intéressés à votre carrière, si modeste soit-elle ; c’est une véritable possession dans les prospérités changeantes du temps.
Soyez prudent dans vos affaires car le monde est plein de fourberies.
Ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe ; plusieurs individus recherchent les grands idéaux ; et partout la vie est remplie d’héroïsme.
Soyez vous-même. Surtout n’affectez pas l’amitié.
Non plus ne soyez pas cynique en amour, car il est en face de toute stérilité et de tout désenchantement aussi éternel que l’herbe.
Prenez avec bonté le conseil des années en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez une puissance d’esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères.
De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude.
Au-delà d’une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l’univers, pas moins que les arbres et les étoiles ; vous avez le droit d’être ici. Et qu’il soit clair ou non, l’univers se déroule sans doute comme il le devrait.
Soyez en paix avec Dieu, quelle que soit votre conception de Lui, et quelles que soient vos peines et vos rêves, gardez, dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âme.
Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau. Soyez positifs et attentif aux autres.
Tâchez d’être heureux.
La minute spirituelle
jeudi, janvier 04, 2007
Un blog de photos polonais

Je ne surfe pas beaucoup sur les sites de photographies, mais je veux donner ce lien - trouvé via le blog d'Algésiras : Widelec.org Lost City, blog photo/vidéo polonais. Il y en a pour tous les goûts, dans tous les styles, promenez-vous sur le site...en sélectionnant une photo principale, une galerie s'ouvre présentant une galerie du même photographe.
Vue la diversité des images proposées, j'ai quelques doutes cependant sur la légitimité des droits sur l'intégralité des photos. Ne parlant pas le polonais, je navigue sur ce site "en aveugle", et n'ai pas pu m'enquérir des copyrights déclarés.
Un blog de photos polonais
mercredi, janvier 03, 2007
Au régime !

La balance m’indiquant depuis quelques temps que 2 chiffres ne lui suffisent plus pour afficher mon poids, j’ai enfin décidé de prendre le taureau par les cornes en commençant un régime ce 1er janvier, quinze ans jour pour jour après avoir cessé de fumer.
L’officialiser ici, et aussi auprès de mes proches m’aidera sans nul doute dans ma démarche, que j’espère suivie.
Au régime !
lundi, janvier 01, 2007
Diamant chypriote
Et si des mauvaises langues venaient à penser que j'utilise épisodiquement ce blog pour garder un bon lien, eh bien ils auront raison.
Diamant chypriote
Satie, un livre-CD réjouissant et déjanté

A l'occasion des cadeaux de Noël, le Père Noël a amené à un de mes fils un superbe livre-CD consacré à Erik Satie.
Ca tombe bien, c'est un de mes musiciens favoris ;-)
J'ai retrouvé sur les CD de court textes teintés de nonsense (lus par François Morel), entrecoupés de longs extraits des Gymnopédies, Gnossiennes, ou encore des Morceaux en forme de poire. Des illustrations agréables complètent l'ensemble.
Satie, un livre-CD réjouissant et déjanté
mercredi, décembre 20, 2006
La Comète de Valery

Parmi les moult blogs BD d'auteurs ou d'amateurs, j'ai noté récemment l'arrivée du blog de Valery Ponzone, le très pointu libraire/galeriste de "La Comète de Carthage", rue Frédéric Sauton en plein coeur du quartier latin. N'hésitant à manier l'ironie douce-amère voire la polémique, Valery passe en revue quelques coups de coeur récents ( n'y attendez pas trop de mainstream , quoique...).
La Comète de Valery
mardi, novembre 28, 2006
Les mots bleus, ceux qu'on dit avec les yeux...
Même mon copain d'enfance Fred (avec qui je cours tous les dimanche matins) s'y met, lui qui n'est pourtant pas technophile pour deux sous.
Il a eu l'idée d'associer les moments forts d'un mariage familial, des cousins je crois, avec "Les mots bleus", la reprise de Christophe par Bashung, ouatée et ténébreuse à souhait.
Fred m'a avoué avoir sué sang et eau pendant plusieurs soirées pour faire en sorte que les paroles coïncident toujours avec des images signifiantes.
Beau travail, et beau cadeau pour les mariés avec ce lien de partage dailymotion qu'ils vont pouvoir envoyer à leurs amis. Vive le progrès !
Les Mots Bleus
envoyé par stel92
Les mots bleus, ceux qu'on dit avec les yeux...
jeudi, novembre 16, 2006
Edition alternée mais pas donnée

Vous qui suivez - de plus en plus nombreux - ce blog, vous savez que mon goût m'amène à parler fréquemment d'originaux de bande dessinée / illustrations.
Dans les albums (toute autre discipline), je n'y connais pas grand'chose mais je viens de voir passer une rareté sur ebay : "L'Oreille Cassée"(Tintin). Edition Spéciale de 1943 dite "alternée" reprenant en alternance deux pages en Noir et Blanc de l'édition couleurs et deux pages blanches. 4ème plat a21 - Grande Image - 128 pages. 30 exemplaires seulement connus dans le monde. Prix final : 11 050 euros.
Sur le type de pièce, c'est l'excellent état qui fait le prix. Il faut savoir qu'au 20ème siècle, les albums de bande dessinée étaient principalement destinés aux enfants (?), et que sur les 30 exemplaires connus de cet album, la majorité sont sûrement en état médiocre ou moyens.
Edition alternée mais pas donnée
Souvenirs
Je ne parle pas tellement de ressenti ici par pudeur, mais s'il y a quelque chose qui me procure ponctuellement une grande émotion, c'est le contact avec les rituels de la mort : passage dans un cimetière (surtout devant des tombes d'enfant), lecture inopinée d'une annonce funéraire dans un journal...Je ne saurai expliquer pourquoi l'émotion monte à ce moment là, je vois ça à la fois comme une angoisse de ma propre mort, et aussi de souvenirs douloureux liés à ces rituels dans mon histoire.
Dans les journaux, on trouve de très beaux textes, mais plutôt à la rubrique des "Souvenirs" ou "Anniversaires de décès" que des "Décès".
Les textes des décès sont souvent très administratifs, sans recul.
Les textes des "Souvenirs" sont muris, mais surtout ils sont publiés par pur envie, sans qu'il n'y ait aucune attente de quiquonque. Demander aux lecteurs de penser à l'être cher perdu, c'est aussi partager fugacement l'impuissance à accepter l'abscence.
Dans Le Monde du 12/11 par exemple :
" Henry,
Tu es parti et je ne sais tant je t'aime,
lequel de nous deux est absent
Armelle, ta compagne"
J'essaierai d'enrichir ce petit article à l'occasion si je tombe sur d'autres textes.
Mise à jour du 26/07/2007 dans Libé :
Toinou !
Aujourd'hui, tu aurais 13 ans 1/2, tu ferais du skate, du tennis, du ski, ou rien, tu serais bon en math, en français ou nul en tout mais tu serais là 10 ans sans toi, mais tous les jours avec toi mon Antoine.
Ton papa qui t'aime, tes soeurs Juliette et Nina, ta maman et tous ceux qui m'aident et me soutiennent pour avancer
Merci d'avoir une pensée particulière aujourd'hui pour notre petit ange Antoine Meisel 26/07/1997
Souvenirs
vendredi, novembre 03, 2006
Narcisse orientale
Narcisse orientale
jeudi, octobre 26, 2006
La minute culturelle des vernissâââges

Ne croyez pas que je sois tout le temps fourré dans des vernissages (3 ou 4 par an maxi), mais là il faut reconnaître que j'ai été à 3 vernissages en quelques jours : Juillard chez Maghen (tant le livre que le portfolio ou les tirés-à-part sont superbes), puis Bdartiste.com qui ouvre une galerie physique rue Condorcet après plusieurs années de e-commerce (j'y croise Götting -partie prenante dans la galerie - qui vient de repeindre les meubles anciens qui la décorent) .
Et enfin la nouvelle expo Moebius ("Boudha line") dans son atelier-galerie de la rue Falguière.

Plutôt pour happy few, celle là, car les invitations étaient restreintes. Ou comment se retrouver dans 20 m2 coincé entre : Juillard, Loustal, Mézières, Gelück, Dionnet (j'en oublie), et Moebius, bronzé, rigolard, en pleine forme. Tout le monde admire les nouveaux dessins du maître, magnifiques mais dont le prix a fortement augmenté. A cet égard, ne vous fiez pas au dessin de l'affiche qui est de loin le moins beau de l'expo.
Dans tous ces vernissages , je ne reste jamais tellement longtemps, pour plusieurs raisons :
1) il fait chaud
2) il y a plein de gens prout-prout
3) finalement : qu'ai-je de si important à dire aux artistes ? Pas grand'chose.
Leur travail m'impressionne, mais leur personne m'intimide.
J'aime ce qu'ils font. Mais je n'aime pas ouvrir la bouche juste pour dire ça. Oh, je peux demander quel est leur travail en cours ou leurs projets. C'est banal.
Alors, je retrouve parfois d'autres amateurs, comme Patrick B. ou Claude M. pour Moebius, et nous devisons de choses et d'autres. Sinon, je me met dans un coin avec les oreilles qui trainent, je sirote un coca en mangeant des Tuc. J'aime bien les vernissages, mais il faudrait pas qu'il y en ait trop souvent.
Après coup, je réfléchissait aux rapports entre collectionneurs et artistes. Qu'ont-ils à se dire, me demandais-je quelques lignes plus haut. pourtant, j'ai vu dans plusieurs journaux des photos de François Pinault rencontrant régulièrement le sculpteur Richard Serra. FP est un gros collectionneur Serra, peuvent-ils être vraiment amis ? L'artiste doit rester intègre, dans son chemin, et j'imagine qu'il serait facile pour Serra de se plier aux souhaits "marketing" - exprimés ou non- de Pinault, de dériver dans un système d'oeuvres de commande, pas forcément moins exigeant mais tuant dans l'oeuf bon nombre de nouvelles idées.
Bref, tout ceci m'intrigue beaucoup.
La minute culturelle des vernissâââges
mercredi, octobre 25, 2006
Nouvelle vague fait revivre... New Church
“Let's dance little stranger
Show me secret sins
Love can be like bondage
Seduce me once again"
Nouvelle vague fait revivre... New Church
samedi, octobre 21, 2006
Déménagement

Relatif abandon temporaire du blog causé par déménagement. STOP. Reprise souhaitée bientôt car les idées ne manquent pas. STOP. Déballage de cartons plus long que prévus. STOP. Ligne haut débit tarde à être transférée, d'où surf bas-débit fort douloureux. STOP. Merci de votre fidélité. STOP
Déménagement
lundi, octobre 09, 2006
Le flippant designer des flippers


Kitchissime les peintures de Jerry Vanderstelt, déclinant dans un joyeux désordre sci-fi des années 50 et fantasy plus contemporaine.
Vanderstelt fait apparemment des couvertures de livres, mais aussi l'habillage graphique de flippers avec des thèmes déclinés du ciné ("Le seigneur des anneaux,...). Il vend ses originaux sur eBay US, de grands formats à l' acrylique "aéroflash".
Il ne reste plus qu'à avoir le loft qui va avec pour décorer la salle home-cinéma.
Le flippant designer des flippers
vendredi, octobre 06, 2006
L'invasion des vblogs
Quand il n'y a que du texte à lire, on peut parcourir en diagonale, mais pour la vidéo, ça a peu d'intérêt de tout parcourir en accéléré ;-)
Allez, je tente moi aussi le coup en essayant d'inclure une vidéo live de Kashmir de Led Zeppelin. Alors, ça marche ?
Kashmir (live) - Led Zeppelin
L'invasion des vblogs
dimanche, octobre 01, 2006
Le Paris panoramique d'Arnaud Frich


Découvert par hasard, parce qu'Alain, le webmestre de PhareLand en parle dans sa newsletter, les splendides photos panoramiques d'Arnaud Frich sur Paris... de vraies merveilles.En voici ici 3 exemples, 3 photos de nuit du pont Alexandre III, La Défense et Montmartre : cliquez donc sur les photos pour les voir en très grand format. Vous trouverez également sur le site d'Arnaud Frich des photos panoramiques à 360° (c'est-à-dire le tour complet) des toits de Paris.
J'en profite pour rappeler une généralité valable pour l'ensemble de ce blog : je présente de nombreuses photos mais je n'en possède pas les droits en général. Si je les utilise, c'est juste pour illustrer mon propos, et elles seront retirées sur simple demande des ayant-droits.
Le Paris panoramique d'Arnaud Frich
Papiers peints des seventies
Amusant, ce site qui tente de recenser toutes les papiers peints des années 70. Je crois bien qu'on avait celui-là (voir photo) à la campagne, dans l'Oise. Ca fait tout drôle à retrouver.
Papiers peints des seventies
mercredi, septembre 27, 2006
Cabu
En marge d'une grande retrospective à la mairie de Paris sort "Cabu et Paris", superbe livre grand format, où l'on découvre une facette particulière du dessinateur du Canard Enchaîné et de Charlie Hebdo.Ici, c’est le Cabu parisien, arpenteur des rues de la capitale, le carnet de croquis toujours à portée de la main que l’on admire. Après avoir accepté l’invitation de Bertrand Delanoë pour collaborer au journal municipal, le dessinateur scelle ici l’histoire d’amour qui le lie à Paris.
Le livre est articulé autour de six chapitres : Paris La Seine, Paris Pouvoirs, Paris En Scène, Paris Villages, Paris Patrimoine et Paris La Rue. Bien que la vocation première du livre n’est pas politique, on ressent tout au long des planches le penchant du dessinateur à mettre en scène les dirigeants de notre pays : des pots-de-vin de Chirac, à la pyramide de Mitterrand, en passant par la piscine flottante de Delanoë, tout est là !
Cabu
Jean et les trois Pedro
Quelque chose dont je suis assez fier est d’avoir monté dès juin 2002 une liste de diffusion consacré au travail de Jean Giraud (Moebius). Quand je dis "j'ai monté", il ne faut en fait n'y voir aucun mérite particulier car j'ai simplement pris une inscription sur un gestionnaire gratuit de "mailing list", et fait un peu de pub sur quelques forums...et c'est parti...Certes, il n’y a guère plus qu’une soixantaine d’inscrits (inscription sur Giraud-Moebius.com) , mais il s'agit de passionnés, d'érudits fidèles, et depuis cette date, plus de 5200 messages ont été échangés, et un espace d’archivage « Les archives numériques du Major Grubert » a même été ouvert pour accueillir des images rares, projets, inédits, affiches, contributions, etc…bref une somme énorme de documents que même l’auteur ni son entourage n’a formalisé sous cette forme (on ne peut pas être à la fois artiste et gestionnaire).
Les discussions se passent en français, bien qu’il y ait quelques membres non francophones : 1 américain, 1 japonais et…3 portugais qui se prénomment tous les 3 Pedro !
Par contre, le gestionnaire de listes de diffusion - certes gratuit - ne me donne pas satisfaction, car il n’y a pas de fonction simple de recherche dans nos messages archivés. Il est question que nous évoluions vers un forum phpBB, mais j’aimerais pouvoir récupérer les 5200 messages déjà existants.
Jean et les trois Pedro
dimanche, septembre 24, 2006
Attention, la bulle immo va exploser !
Ca commence à sentir le sapin pour la bulle immo, en ce moment, avec les déclarations de Borloo cette semaine ("Jean-Louis Borloo a affirmé mardi qu'il y aurait une «baisse sensible» des prix de l'immobilier en France d'ici deux ou trois ans, due notamment à l'augmentation de l'offre de logement), les hausses de taux de crédit, l'augmentation du stock des biens non vendus, etc...Et puis regardez le beau graphique ci-dessus, extrait d'un forum où je viens d'atteindre mon 200ème post.
Le sujet me passionne aussi bien par intérêt personnel que parce que la communication officielle est pour le moins...hum...opaque. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il s'agit d'un marché qui manque d'"experts" impartiaux.
Tiens, hier soir encore, je parlais lors d'un dîner avec un membre de ma belle famille qui me confiait vouloir faire une acquisition dans une petite ville de province. "C'est hors de prix" me dit-il.
Je lui rétorque :
- "Attention, les prix vont baisser, attend donc les soldes..."
Il me regarde, totalement suffoqué :
- "Tu crois, les prix peuvent baisser ?"
Je reste évasif car ça ne sert à rien de paraître trop affirmatif (et d'ailleurs je peux me tromper) :
- "Mouii...Ca a pas mal chûté en 1981 après l'arrivée de Mitterrand, puis en 1991 avec l'effondrement des marchands de biens + la guerre du Golfe...tu sais, c'est un marché cyclique, les cycles hauts alternent forcément avec des cycles bas, mais bon... je suis pas devin".
De plus en plus suffoqué :
- "Ah bien ça alors ! Lorsque je visite, tout le monde me dit que l'immobilier ne peut pas baisser ! Parfois, ça stagne un peu, mais quand ça repart c'est toujours à la hausse".
Il suffit de regarder le shéma ci-dessus pour comprendre que c'est de l'intox, que 99% de gens gobent malheureusement. Ce qui contribue d'ailleurs à auto-alimenter mécaniquement la hausse, puisque des "gogos" continuent à acheter au prix fort.
Attention, la bulle immo va exploser !
vendredi, septembre 22, 2006
L'élégance maîtrisée d'André Juillard

Il est temps que je parle du travail d'André Juillard. Non pas de l'homme, qui est discret, mais de l'oeuvre de grande qualité qu'il produit.Auteur de bandes dessinées ("Les 7 vies de l'Epervier" un sommet de la BD historique, "Plumes-aux-vents" la suite, "Le cahier bleu" conte intimiste dans le Paris d'aujourd'hui, ainsi que la reprise du dessin de "Blake et Mortimer") mais aussi fantastique illustrateur, il excelle dans le dessin qu'on pourrait qualifier de "classique".
Son trait est d'une élégance rare. Ses crayonnés sont toujours superbes, d'une dynamique qui est finalement un peu figée dans l'encrage final.
Si je vous parle d'André, c'est que cette rentrée 2006 s'annonce chargée en nouveautés : "Le grand voyage de Lena", un somptueux one-shot avec Pierre Christin au scénario, le bouquin "Entracte" chez Maghen (432 pages excusez du peu - voir photos) avec une expo-vente dans la foulée, ainsi que le deuxième tome du "Pêle-Mêle" de Jean-Marie Korber, sorte de catalogue raisonné de tous les travaux de l'artiste, de l'affiche à la carte de voeux personnelle pour un ami. Ces deux derniers livres sont plutôt à classer dans la catégorie des "livres d'Art".
Enfin, je voudrais citer Franck Faugère pour son travail fantastique avec "Juillard Echo". Sa lettre qui en est au numéro 54 est distribuée gratuitement par mail à tous ceux qui en font la demande. Cette lettre de l'actualité juillardesque (en PDF) regorge d'infos intéressantes.
Je viens par exemple de découvrir qu'à 300 mètres de ma villégiature carnacoise, une ex-parisienne repentie et fanatique d'André Juillard (Elizabeth Rabot) vient d'ouvrir des chambres d'hôtes entièrement décorés de sérigraphies et même d'originaux d'André. Un lieu que je vais m'empresser de découvrir aux prochaines vacances.
L'élégance maîtrisée d'André Juillard
Blague d'éphéméride
Celui d'hier m'a arraché un sourire : on y voit une femme abordée par un homme dans la rue.
La femme : "Monsieur, n'insistez pas, mon coeur est pris"
Et l'homme de répliquer "Mais Madame, mes intentions ne montent pas si haut".
Blague d'éphéméride
vendredi, septembre 15, 2006
Votre discours clé en mains

Décidement, le web génère quantité de nouveaux services auxquels on aurait pas pensé.
Et dans tous les registres, le pire comme le meilleur...
Voici Discours.fr , le premier site qui vous prépare un discours pour un mariage, une retraite, une occasion importante. Que vous n'ayez pas le temps, ou une plume faible, ce site vous sortira de l'embarras pour une somme raisonnable. Génial, non ?
Votre discours clé en mains
lundi, septembre 11, 2006
Onze septembre
Aujourd'hui, raffut incroyable dans les médias pour le 5ème anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, et ses 3000 morts.J'aimerais que l'on parle aussi plus souvent des 300.000 morts du Darfour (100 fois plus) qui ne semblent pas mobiliser les foules.
J'aimerais que l'on parle aussi des dizaines de milliers de fillettes qui sont sacrifiées chaque année en Chine, car voici venu le temps de l'enfant unique. Savez-vous qu'en Chine, élever une fille c'est comme "arroser le jardin du voisin" ? Des petites filles sont tuées dès la naissance, ou meurent dans les premières années de leur vie par manque de soins. Cela permet d'espérer ensuite avoir un garçon.
Quand les journalistes d'investigation vont-ils vraiment faire leur boulot ?
Onze septembre
samedi, septembre 09, 2006
Rendre à Cézard ce qui appartient à Cézard

Exposition consacrée à Jean Cézard à la "Galerie du 9ème Art". Pas grand' monde au vernissage...heureusement que le galeriste Bernard Mahé est là, lui.Ah Cézard ! Cet immense créateur, au trait proche d'Uderzo, est presque oublié aujourd'hui, et en même temps il devient un peu mythique, on reconnait son talent.
Rappelons que ce stakhanoviste de la bande dessinée, qui travaillait jour et nuit créa "Arthur le fantôme" bien sûr mais aussi "Surplouf" et "Les tristus et les rigolus".
Pourquoi est-il resté assez méconnu ?
D'abord parce que dans Vaillant /Pif (j'en ai déjà parlé) la doctrine communiste faisait qu'on ne se mettait pas individuellement en avant, mais plutôt au service d'un idéal : faire un bon divertissement pour enfants.
Je dirais également qu'il n'a pas eu la chance de connaître un scénariste de génie, comme Goscinny par exemple, ce qui fait que ses histoires étaient parfois moyennes.
A noter que Bernard Mahé, via sa maison d'édition TOTH réedite actuellement les Arthur, avec une mise en couleur plus actuelle (le tome 5 vient de sortir).
Rendre à Cézard ce qui appartient à Cézard
En quête d'un coupeur de têtes
Bon sang, les Français sont soit-disant un peuple cartésien, mais on a rien pour manger un coco convenablement !Ma chère et tendre apprend à mes enfants à couper l'oeuf en l'étêtant (plus ou moins maladroitement) avec un couteau... Il y a de la coquille plein l'assiette évidemment.
Or, pendant toute mon enfance, nous utilisions un "egg topper" qui est tellement pratique (je crois que mon père l'avait ramené des USA). Une vingtaine de petites dents sortent en même du cercle, coupant l'oeuf de manière parfaite ! Eh bien, j'ai dû aller sur eBay Grande-Bretagne pour trouver l'objet tant convoité, et m'acquitter de £ 1.99 plus le port. Je l'ai reçu aujourd'hui.
Devinez ce que les enfants demandent à manger ce soir ?
En quête d'un coupeur de têtes
vendredi, septembre 08, 2006
L'ambiguité des foires aux livres

Bien ri aujourd'hui en découvrant cet extrait de "La condition littéraire", travail de Bernard Lahire sur la manière dont vivent les écrivains.
C'est Brigitte Giraud qui donne son avis sur les foires aux livres :
" Vous avez devant vous les gens qui passent, qui prennent vos bouquins comme ça.
Vous êtes là. Il y a la photo sur le bouquin, donc ils comparent vaguement si vous êtes mieux ou moins bien. Ils tournent puis ils commencent à le lire. Et puis après, ils sont gênés, alors vous avez en face de vous quelqu'un qui est gêné.
Vous êtes vous-même hypergêné.
Alors, il ne sait pas s'il doit le reposer ou s'il doit...
Il y en a, je suis sûre, qui ne l'achètent que parce qu'ils n'osent pas le reposer.
C'est horrible, horrible. Non seulement ça n'a aucun intérêt mais c'est humiliant. Je déteste ça."
L'ambiguité des foires aux livres
mercredi, septembre 06, 2006
De la bande dessinée sur la chaîne TV du Sénat
Aussi étonnant que cela puisse paraître, il n'y a qu'une seule émission de télévision consacrée à la BD, "Un monde de bulles", et elle est sur...Public Sénat, chaine confidentielle, qui a la bonne idée de mettre sur le web ses archives accessibles gratuitement. Les émissions sont un peu cousues de fil de blanc, mais j'aurai mauvais esprit à bouder mon plaisir d'y voir certains auteurs.Côté presse, il y a toujours l'incontournable Bo-Doï, qui a aussi ouvert son blog, ainsi que DBD (du galériste Frédéric Bosser) qui ne s'arrête pas de changer de formule, et récemment "Bang" (positionné haut-de-gamme / intello) qui était en sommeil et qui ressort, repris par un entrepreneur passionné : Eric Borg. Ce nom me disait quelque chose, et en lisant l'article sur Actuabd, je me suis aperçu qu'Eric Borg était un vieux copain du lycée Carnot. Pour un ESSEC, il a eu un parcours sacrément atypique.
De la bande dessinée sur la chaîne TV du Sénat
lundi, septembre 04, 2006
Vive Michael Moore
En vacances, j'ai vu tous les films de "Michael Moore" que j'avais téléchargé sur mon portable, de "Roger and me" jusqu'à "Farenheit 9/11" où l'on finit presque en pleurant devant tant de connerie humaine.Son "Bowling for Columbine" est sidérant sur la paranoïa des américains. Mon préféré reste "The Big One", dénonciation astucieuse du capitalisme et de la mondialisation.
En y réfléchissant, je ne vois personne en France qui pourrait faire l'équivalent, sauter dans le marigot à pieds joints et expliquer le pourquoi des dérives du capitalisme ou du cynisme du pouvoir.
Karl Zero, John-Paul Lepers .. ? Ils sont trop dépendants de gros médias, me semble-t-il. Seul le travail d'un William Karel pourrait s'apparenter à celui de MM.
Vive Michael Moore


