vendredi, octobre 03, 2008

Réseautage professionnel 2.0



Ce soir, la lecture de cet article sur la lutte entre Viadeo et Linkedin sur le marché français me rappelle cette question qu'un ami m'a posé il y a quelques jours :

- Eric, j'ai vu que tu étais inscrit sur Viadéo et Linkedin.
Mais ... qu'est-ce que ça t'apporte au juste ?

A dire vrai, j'ai été très longtemps sceptique sur ces sites de réseautage professionnel. Au départ, un ami en recherche d'emploi - très amateur de "réseau" - m'avait poussé à m'inscrire pour constituer mon propre réseau. Ne cherchant pas d'emploi, je n'en voyais pas d'intérêt.
Si c'est encore pour être "fiché" sur un site de plus...


Petit à petit, j'ai compris plusieurs choses :

1) d'abord ces sites me permettent de retrouver des personnes perdues de vue de manière assez naturelle. Non seulement de les recontacter une première fois, mais également de suivre automatiquement les modifications de leur CV : par exemple une autre orientation professionnelle ou tout simplement une nouvelle adresse e-mail. Et ceci passivement, sans les déranger. Appréciable, non ?

2) Ensuite, ils me permettent potentiellement de contacter des milliers de personnes que je ne connais pas aujourd'hui, mais avec qui j'ai un(e) ami(e) en commun. Comment savoir que nous connaissons tous les 2 la même personne sans ce type d'outil ? Impossible de s'en apercevoir, sauf énorme coup de bol. Or, ce point est très important car la cooptation induit automatiquement un a priori de confiance.

3) Enfin, sur le plus long terme, je ne sais ce que l'avenir me réserve. J'ai souvent lu que c'est lorsqu'on a besoin de son réseau (en cas de difficultés) qu'on s'aperçoit combien on ne l'a pas assez "entretenu". Oh, non, je vous assure que je ne suis pas un opportuniste, cultivant des amitiés bassement intéressées. Ce n'est pas ça ! En fait, je n'ai pas d'ambition particulière de construire un réseau pour le plaisir, mais je suis obligé de reconnaître que l'on perd de vue ses connaissances très rapidement (et je n'ai guère de goût pour le téléphone).

Aujourd'hui, j'ai une cinquantaine de contacts sur chacun de ces 2 sites. Ce qui est drôle, c'est que ce sont en général des contacts différents, les personnes inscrites à la fois sur les 2 sites étant relativement rares.
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Malingrëy, bien plus qu'un illustrateur de presse


Cela fait des années que je me lamente : les illustrateurs de talent ne sont pas reconnus à leur juste valeur. Je parle des artistes qui illustrent un texte dans le cadre d'un projet littéraire (un livre, quoi !), aussi bien que des illustrateurs de presse, dont le travail est plus éphémère. Parmi eux, j'aime particulièrement le travail de Rémi Malingrëy.

Malingrëy est une sorte de schizophrène du dessin :

- dans la presse "grand public" (Libé, Nouvel Obs, l'Equipe, SVM Micro, 60 millions de conso, ... ), il a un trait rond, souple, consensuel, ses couleurs sont plutôt douces. L'humour est souvent bon enfant, un brin désabusé. Jamais vraiment méchant.

- dans ses travaux plus personnels, son trait est plus anguleux, torturé, ses couleurs plus marquées. C'est ce qui m'avait plu dans cette grande gouache inédite - vous la verrez en tête de cet article - achetée il y a une douzaine d'années lors des ventes "Des Illustrateurs à Paris" qui se tenaient à Drouot. J'avais aimé le beau symbole du père qui montre le globe terrestre à son fils, avec ce long doigt qui n'en finit pas, et aussi les détails amusant du décor comme ce papillon encadré, la trompette, ou ces fleurs fanées qui piquent du nez.

Aussi, maintenant, j'essaie de suivre son travail ce qui n'est pas facile car les médias n'en parlent guère. "Ah, on classe Malingrëy dans les illustrateurs de presse, on ne va pas aussi le classer dans les artistes." pensent peut-être certains esprits fermés, comme nous en avons beaucoup en France. Cela m'horripile.

Dans mes archives, j'ai conservé un long entretien accordé aux Inrocks il y a une dizaine d'années où j'avais découvert qu'il était voisin à Nancy de son ami Lefred-Thouron (qui me faire mourir de rire dans Le Canard).
Parmi les travaux récents , on peut citer des expositions : "La maîtresse en maillot de bain", et les immenses doubles panneaux peints pour "Que du bonheur", ainsi que des dessins faits pour de nobles causes comme le soutien à Siné ou à Denis Robert.

Un autre aspect important du travail de Rémi Malingrëy sont ses très beaux romans graphiques chez Verticales : "Chagrin Mode d'emploi" où il parle du deuil de son jeune frère avec beaucoup de pudeur, et "Fumer de l'argent rend pauvre", dans un style assez similaire (tranches de vies quotidiennes, aphorismes, ...).

Comme d'autres artistes, tout ce travail de qualité mériterait d'être beaucoup plus exposé, mis en avant.
Par exemple par un bel artbook. Il est fort dommage qu'aucun éditeur ne se lance dans un tel projet. Je reste persuadé qu'il aurait un public intéressé par ce type de livre. Chiche ?
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dimanche, septembre 28, 2008

Islande - Vatnajökull - 1992

Là où le plus grand glacier d'Europe rencontre la mer,
cela donne un paysage peuplé d'icebergs.
Il y fait très froid, mais c'est très beau.



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Une psychanalyse de groupe inattendue


Hier soir, ma douce a eu la riche idée de m'emmener voir le one woman show de Charlotte de Turkheim dans un petit théatre à 500 mètres de chez nous : le théâtre de la Clarté.
C'est un théâtre assez récent de 200 places où le patron vous accueille personnellement, et qui est adossée à une petite crêperie qui fait aussi bar. Le tout fait vraiment ambiance "familiale". Très souvent, des comiques viennent y rôder leur tournée (comme Stéphane Guillon ou Jean-Luc Lemoine), et il y a aussi une programmation "jeunesse" assez riche.

Découvrant que nous étions placés au premier rang, j'ai vite eu une appréhension dont je me suis ouvert à ma douce : être mis à contribution dans le spectacle, car de plus en plus il est de bon ton de faire participer le public. N'avez-vous jamais entendu ces émissions de radio horripilantes où "les auditeurs ont la parole" ?
Bien sûr, cette appréhension s'est révélée fondée en fin de spectacle quand la plantureuse Charlotte est descendue de scène, s'est plantée devant moi en me prenant les 2 mains :
- Comment vous appelez-vous ?
- Eric
- Eric, on va faire une psychanalyse de groupe avec tous les gens de la salle. Quelle est votre injure préférée, celle que vous dites quand vous vous coincez un doigt dans la porte ?
- Putain !
- (elle s'adresse à la salle) Allez, on va tous crier l'injure d'Eric !
Je vous laisse imaginer mon grand moment de solitude quand les 200 personnes ont repris en criant à tue-tête l'injure que j'avais timidement murmuré.
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vendredi, septembre 26, 2008

Des concerts, des concerts, des concerts (part 3)






Encore des bons souvenirs de concerts de la période 1983-1985 :

- Un concert mémorable de Dire Straits à Lille. J'y étais allé à reculons, m'attendant à voir un effort minimum de la part d'un groupe en pleine gloire. A dire vrai, au bout de 2h30 de concert, Mark Knopfler et ses acolytes se sont résolus à quitter la scène, exténués, en sueur. Ils se sont vraiment donnés à fond.

- Siouxsie & the Banshees également à Lille. Son guitariste s'était blessé et c'était Robert Smith (leader de The Cure) qui officiait à la guitare sur toute la tournée de la grande prêtresse new-wave Siouxsie Sioux. Marrant de voir la star de The Cure (beaucoup plus connu que Siouxsie pour le grand public) rester au fond de la scène sans dire un mot, et jouer sa partition sagement.

- The Cocteau Twins au théâtre de Gand (Belgique), avec en première partie Dead Can Dance qui débutait. Les twins sont à leur apogée à cet époque avec Treasure (j'en ai parlé ici). Les deux groupes restent d'ailleurs assez similairement atypiques, drainant à leurs concerts un public new-wave / punk, alors que l'inspiration de leur musique se rapproche assez d'une musique d'église / musique classique, voire musique baroque.
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jeudi, septembre 18, 2008

Gonflé Assouline !

Non content d'animer depuis octobre 2004 - en plus de son travail d'écrivain - La République des Livres qui est sûrement le meilleur blog littéraire francophone, Pierre Assouline ose aujourd'hui publier sur 416 pages un livre reprenant les meilleurs commentaires de ses lecteurs ("Brèves de blogs. Le nouvel âge de la conversation").
Voilà une idée innovante et vraiment participative, puisque c'est un peu - finalement - ce que pourrait être la retranscription de ce qui se dit dans un salon littéraire : l'art de la conversation autour d'un thème (le thème du jour étant le livre dont parle Assouline, tous les jours différent).
Le livre permet donc d'assurer une postérité certaine à cet énorme ensemble d'informations qui n'avait d'existence que virtuelle.
En revanche, cette innovation pose pour moi un certain nombre de problèmes : les internautes ne devraient pas donner leur accord pour être publiés, et être rétribués puisque c'est bien eux qui constituent la matière du livre ? Vaste débat.
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PraLoup / Barcelonnette - 1968


A 6 ans, il possède déjà l'ambition des plus hauts sommets !
(à prendre au 3ème degré)

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mercredi, septembre 17, 2008

La CAF en virtuel


Vous connaissez la CAF ? Pas les allocations familiales, mais ComicArtFans qui est le grand site américain des amateurs d'originaux BD ("comics" là-bas).
J'y ai enfin crée ma galerie virtuelle personnelle. Elle n'est pas totalement remplie mais ça viendra.
Ca compense un petit peu la frustration de ne pouvoir faire une exposition en réel à la maison, car comme je l'ai dit ici, il me faudrait vraiment d'immenses couloirs. CAF est aussi une place de marché, puisque qu'on m'a déjà proposé de me racheter des oeuvres, ce à quoi j'oppose (pour l'instant) un refus courtois.
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dimanche, septembre 14, 2008

De Guilhermier, le service au client avant tout


Je n'ai pas de tendresse particulière pour les serial entrepreneurs, mais il y a quelqu'un que j'aime bien, c'est Michel De Guilhermier, dont je suis le blog depuis plusieurs années.

Cet HEC, après un démarrage de carrière assez classique a senti dès 1999 le boom de la photo numérique, et a lancé Photoways qui est devenu leader sur le marché du développement numérique. Client Photoways dès 2002, j'avais pu apprécier la qualité de service à la fois des produits, et du support. Un jour, j'avais été surpris que le PDG me réponde lui-même et dans l'heure à un souci que j'avais sur une facture ! L'idée d'ouvrir un blog de dialogue avec les clients a aussi été une première - à ma connaissance - en France.

Mais "l'ennui naquit un jour de l'uniformité", comme disait le philosophe (facile quand on ne sait plus qui c'est), et l'homme n'est pas le style à s'endormir sur ses acquis.
Après avoir revendu ses parts en 2006, il a replanché sur un autre concept particulièrement innovant : proposer une expertise e-commerce à des maisons positionnées sur des niches de luxe, comme le caviar Kaspia, les macarons Ladurée, la maroquinerie Lamarthe, ou les parapluies Alexandra Sojfer.
D'un côté, ces maisons n'ont pas la taille critique et ne sont pas adossées à des géants du luxe comme LVMH. L'erreur serait alors pour elles de se lancer dans un e-commerce standard, qui banaliserait leur image. Alors cette expertise, c'est quoi ? C'est un site web adapté, mais aussi des services valorisants, comme le "Gants Blancs Express" qui permet de faire déposer le cadeau par un serveur en livrée ... (idéal pour un souvenir inoubliable).
Voilà ce qui s'appelle d'une manière un peu étrange Inspirational Stores.
Il me semble que ce qui sous-tend toute l'action de Michel De Guilhermier, c'est bien un sens exacerbé du service au client final (customer care disent les anglo-saxons), notion qui est parfois trop absente en France.

Et quand un entrepreneur a ce sens aigu de la satisfaction de ses clients, il est en général aussi exigeant dans sa vie personnelle. Amateur d'Aston-Martin, technophile fasciné par les produits Apple, MDG n'est jamais si cruel pour la gent humaine - mais drôle - que lorsqu'il raconte ses mésaventures dans des restaurants (à Trouville ou en Baie de Somme) ou même au Pressing Sembat....ce qui m'a permis de réaliser qu'il habitait à 100 mètres de chez moi.

Enfin, la forme du blog est extrêmement agréable et soignée, alternant articles en français ou (rarement) en anglais, et cette manière de mettre en gras le coeur du propos aide à la lecture rapide.
Je le considère vraiment comme une personnalité à suivre en France.

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mardi, septembre 09, 2008

Des concerts, des concerts, des concerts (part 2)









Toujours des concerts du début des années 80, avec quelques tickets et encore des souvenirs bien vivaces :

- The Clash à Mogador sur la tournée Sandinista, avec le groupe à son meilleur niveau d'énergie. Le théatre Mogador devait être totalement rénové juste après, et les organisateurs avaient laissé libre cours à un certain vandalisme autorisé pendant les quelques soirs où The Clash a joué. Episode qui rappelle un peu le récent "Demolition party" du Royal Monceau.

- Genesis sur la tournée Abacab. Ca reste le seul moment de ma vie où j'ai été aveugle plusieurs minutes. Harassé par la préparation des concours, bringueballé par les foules des premiers rangs, j'ai perdu la vue pendant un moment, m'accrochant à mes voisins, avant de revoir petit à petit des formes se dessiner, puis la retrouver entièrement. Autant vous dire que ça fait drôle.

- David Bowie à l'Hippodrome d'Auteuil sur la tournée "Let's dance" avec Dexy's Midnight Runners en première partie. J'avais ensuite écumé les puces de Clignancourt pour trouver une k7 pirate du concert, que j'ai finalement acheté en triple dans 3 versions d'un son légèrement différent car piraté par 3 personnes différentes. Une ruine bien inutile.

- The Cure à l'Olympia pour que qui reste sans doute mon meilleur souvenir de concert. Les 4 premiers albums jusqu'à Pornography sont revisités par un Robert Smith littéralement habité par son Art. Autour de lui, le groupe fait corps, avec la basse entêtante de Simon Gallup et Tolhurst qui malmène caisses et cymbales. The Cure est un groupe extraordinaire qui - selon moi - a perdu toute créativité depuis 20 ans et aurait beaucoup mieux fait de s'arrêter en pleine gloire.
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lundi, septembre 08, 2008

Coiffure de saison


Les enfants, ça teste, ça essaie, ça expérimente. Et ça demande pas forcément l'autorisation avant ! Ce week-end, les deux frères ont voulu essayer le rasoir de papa.
Il y a certains jours où je suis content de ne pas avoir de tronçonneuse.
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mercredi, septembre 03, 2008

J'aime Siné !



J'aime Siné, son impertinence, ses colères, sa mauvaise foi. Son immense talent aussi.
Dans la polémique Siné/Val qui a enflé cet été (Siné a été viré de "Charlie"), je défend à 100% Siné et j'ai d'ailleurs signé la pétition.

Je serai un lecteur attentif du premier numéro de "Siné Hebdo" la semaine prochaine même s'il me semble qu'il s'agit d'une dernière provocation du trublion (80 ans) et que la feuille de chou ne dépassera pas 5 numéros. Je me trompe peut-être. Les gens qu'il a réussi à embarquer dans le projet ne sont pas des débutants : Gelück, Lindingre, Tardi, Vuillemin, Loup, Malingrëy au dessin et d'autres noms connus écriront des articles.

Siné est un vrai libertaire, dans l'acception noble du terme.
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dimanche, août 31, 2008

Canada 1995


Voyage au Canada (Québec et Ontario) en 1995, avec ma douce un an avant notre mariage.
Grosse frayeur de découvrir à l'aéroport la voiture réservée : une PONTIAC Firebird, très basse, très sport, avec une boîte automatique. J'ai manqué d'emboutir un poteau en béton du parking, faute de savoir comment marchait une boîte automatique.
Heureusement, au bout de quelques minutes, on s'y fait très bien !
S'en sont suivis quelques milliers de kilomètres à travers ce beau pays.
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samedi, août 30, 2008

Des concerts, des concerts, des concerts (part 1)








J'ai eu la chance d'aller voir de nombreux concerts, surtout dans les années 80.
Comme j'ai gardé quasiment tous mes billets de concerts, je démarre sur ce blog (en complément à mon bref inventaire musical) une petite série de souvenirs de concert, avec le billet associé.
En effet, sans jouer les nostalgiques, il était un temps où les billets de concerts n'étaient pas de simples billets électroniques sans âme, mais des billets spécialement réalisés pour l'événement, avec - en général - le visuel du dernier disque paru.

Vous imaginez la gestion physique des tickets ? Ca voulait dire que si par exemple la Fnac Montparnasse n'en n'avait plus, il fallait courir chez Gibert, ou à Champs Disques ou la Fnac Wagram pour espérer en trouver peut-être. Le stock était réparti physiquement entre les distributeurs, sans une once d'informatique pour lisser les offres et demandes !

- Le 30 novembre 1979, j'ai 17 ans, le bac en poche depuis juin, et j'assiste à mon premier concert : Supertramp au Pavillon de Paris (défunte salle qui était Porte de Pantin). Souvenir d'une odeur persistante de shit partout (odeur que je n'avais jamais senti).

- Un souvenir exceptionnel en 1980 avec Peter Gabriel à l'Olympia qui arrive dans le fond de la salle, escorté par des torches, et remonte les travées pour monter sur scène. Lors de ce concert, un groupe quasi-inconnu en première partie : The Simple Minds.

- Premier concert chaotique de New Order au Palace (la grande époque du Palace de Fabrice Emaer) : 40 minutes chrono avec des musiciens fermés, recroquevillés sur d'étranges nappes electro.

La suite bientôt...
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jeudi, août 28, 2008

Brüno, un style bien à part


Passage ce soir à la Galerie du 9ème Art à deux pas de Pigalle pour le vernissage Brüno (Bruno Thielleux de son vrai nom).
J'en avais déjà parlé il y a un an, mais je trouve que ce dessinateur est en train d'acquérir une grande maturité. Son trait rond paraît simple mais est remarquablement efficace. Chaque case est chiadée, juste ce qu'il faut, sans en rajouter des tonnes. L'ensemble est immédiatement identifiable.

Par ailleurs, Brüno sait faire appel à des scénaristes de talent comme Appollo qui lui écrit à la fois de la science-fiction ("Biotope") ou du polar exotique ("Commando Colonial"), Ammari ("Inner City Blues") ou encore Pothier pour l'incontournable western ("Junk").
Tout ça fait beaucoup pour un seul homme, car Brüno est encore un jeune homme.
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Les grands mythes de l'immobilier


Alors que les articles sur un krach immobilier en cours abondent dans la presse ces derniers jours, je voudrais revenir sur les mythes immobiliers, qui sont régulièrement brandis par les professionnels pour essayer de justifier le prix élevé des biens.

La plupart des gens croient dur comme fer en ces mythes, ils y croient tellement qu'ils contribuent eux-même à propager ces croyances comme des évidences. En les analysant, on voit qu'ils ne reposent cependant sur ... pas grand chose.

Et si nous les listions brièvement, comme le ferait un sociologue ?
A cet instant, je tiens à être honnête : je m'inspire ici largement des travaux de Jean-Michel Pouré, fondateur du forum de la bulle, travaux que je vais tenter de synthétiser.

1) le mythe du propriétaire
- Devenir propriétaire est présenté comme un but ultime dans la vie. Cet objectif justifie tous les sacrifices, y compris celui de s'endetter à hauteur de 33% sur 30 ans. Les acheteurs perdent la notion des prix et confondent remboursement mensuel, loyer mensuel et coût total d'acquisition.
- D'autre part, être propriétaire est un signe de reconnaissance sociale. Dans certains cas, l'acheteur perçoit l'achat comme l'appartenance à un groupe social.
- Enfin, la propriété est perçue comme un moyen de faire fortune rapidement. L'immobilier est présenté comme la nouvelle pépite.

2) le mythe du locataire frustré (corollaire du mythe précédent)
Dans l'imaginaire collectif, le locataire est perçu de la manière suivante :
- Le locataire n'aurait pas les moyens d'acheter. Si le locataire loue, c'est qu'il est pauvre. Il en résulte un amalgame entre classe aisée (les propriétaires) et classe moyenne (les locataires).
- La location serait de l'argent jeté par les fenêtres. Le locataire serait donc un gaspilleur dans l'âme. Une sorte de cigale chantant tout l'été, alors que la fourmi travaille à construire un capital.
- Les locataires seraient jaloux des propriétaires.

3) le mythe de la hausse éternelle
D'après la croyance populaire, les prix de l'immobilier ne peuvent pas baisser.
- les prix de l'immobilier progresseraient en continu. Cette croyance justifierait de prendre le train de la hausse avant qu'il ne soit trop tard.
- la pierre serait un valeur refuge. En cas de problème économique, les prix de l'immobilier se maintiendraient.
- la pierre échapperait à tout raisonnement financier. Il y aurait un amour pour la pierre, justifiant les prix hauts. Si les prix montent, c'est que l'attrait pour la pierre augmente.

4) le mythe du TGV, des aéroports, des autoroutes, ...
Selon la croyance populaire, la hausse des prix de l'immobilier, dans certains quartier ou dans certaines villes, s'explique par la présence de moyens de communication.
- Les aéroports attirent les étrangers. Des compagnies low-cost leur permettent de nous envahir à moindre coût.
- La présence du TGV attire des parisiens, qui vivent à proximité des gares et travaillent dans la capitale. Avant, se déplacer en train était plus lent.

5) le mythe des étrangers
Les étrangers sont souvent rendus responsables de la hausse des prix de l'immobilier.
- Les étrangers rachèteraient des quartiers entiers dans les grandes villes. Ils se porteraient acquéreurs de résidences secondaires en province. D'après la croyance populaire, plus de 30% des transactions seraient le fait d'étrangers. En conséquence, les Français ne pourraient plus se loger à bon prix.
- Les compagnies aériennes low-cost (Ryanair) établissant des liaisons quotidiennes avec Londres seraient responsable de l'arrivée en masse d'étrangers, décidés à émigrer sur nos terres. Avant, les étrangers allaient à l'hôtel ou au camping. Désormais, ils achèteraient nos biens immobiliers.
- Les étrangers seraient attirés en France par les prix bas. Les prix seraient plus élevés chez eux, ce qui les pousserait à s'exiler dans notre pays.

6) le mythe du rattrapage européen / parisien
D'après la légende, les prix de l'immobilier en France seraient en retard.
- Par exemple, on cite souvent Paris comme en retard sur les grandes capitales européennes que sont Bruxelles et Berlin. La hausse des prix en France paraît justifié par la nécessité de rattraper les prix de nos plus proches voisins.
- A côté du mythe du rattrapage existe également entre arrondissements populaires et " beaux quartiers " parisiens. Selon ce mythe, les prix dans l'agglomération devraient converger.

7) le mythe des parisiens
les Parisiens sont également responsables de la hausse des prix en province ? Les caractéristiques du mythe, tel qu'il nous parvient, est le suivant :
- Les Parisiens seraient mutés en Province et feraient monter les prix. D'après la croyance populaire, le nombre de mutations serait en forte hausse. Le mythe est présent dans les villes peu touristiques, particulièrement lorsque les Anglais sont absents. Le mythe des parisiens serait alors un mythe de substitution.
- Les Parisiens n'ont pas la même notion de l'argent que les provinciaux. Du coups ils achètent à prix fort ! Sans se soucier des prix locaux, ni négocier.
- Les Parisiens seraient toujours pleins aux as (comme les Anglais d'ailleurs). Ils roulent dans de grosse voitures et arrivent par avion ou en prenant le TGV.

Il y a bien d'autres croyances populaires, comme le mythe des divorcés (les divorces feraient qu'il y a moins de logements disponibles, puisqu'un couple qui se sépare, c'est 2 logements nécessaires), ou le mythe des retraités (les personnes âgées déménageraient en province pour y passer leur retraite, et seraient responsable de la hausse des prix dans ces régions), ou encore le mythe de la "vente en une journée".

Et alors, me direz-vous ?
N'y a-t-il pas un peu de vrai dans tout cela ?
Bien sûr que oui : il y a toujours un peu de vrai dans les croyances populaires. Cependant, une analyse des chiffres permet de démonter largement ces croyances (par exemple, 2% seulement des achats immobiliers en France sont réalisés par des étrangers).

Alors ... ne vous laissez plus embrouiller par les professionnels ! Gardez l'esprit clair, et apprenez à séparer les faits incontestables de toutes ces croyances.
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mercredi, août 27, 2008

Quand le temps s'arrête


Je passe régulièrement devant cette boutique qui est située non loin de chez moi, sur l'artère la plus commerçante de Boulogne (Boulevard Jean-Jaurès).

Ca s'appelle "Au Bas Prix" et c'est une boutique qui semble ne pas avoir bougé depuis les années 50.
Tout y est : le grand comptoir de bois sous lequel les vendeuses en tablier rangent articles de mercerie ou laine à tricoter, la vitrine garnie à l'ancienne de chemises bien raides, pyjamas ou chaussettes. Même le néon "Noveltex" participe de ce qui semble être une sorte de musée du vêtement ancien.
Non, ce n'est pas un musée, ni un décor de film, c'est bien une boutique et nous sommes en 2008 !
Ceci dit, je me demande quel chiffre d'affaires peut faire cette boutique et comment elle peut être rentable. Je ne vois quasiment jamais personne y entrer, et les vêtements ne sont pas donnés. Gageons qu'il y a encore une clientèle fidèle du 3ème age qui ira en s'amenuisant...

D'ici 2 ou 3 ans, ça sera sûrement un Gap, Zara ou autre H&M.
Finalement, je préfère bien mon bon vieux magasin : au moins, ça devient une vraie originalité !
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dimanche, août 24, 2008


Pour continuer sur une note plus gaie que mon précédent article, voici une photographie (trouvée sur Flickr) d'une incroyable maison arc-en-ciel à San Francisco.

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Le départ de Marc


Les vacances étaient presque terminées avant-hier qu'un de mes amis les plus proches m'appelle, et - la voix cassée - m'annonce la disparition de son frère aîné Marc.

Acte brutal, insensé, irréparable commis sur le lieu de travail. Qui n'est sûrement pas sans rapport avec une pression professionnelle vécue finalement comme intenable.
Que dire, que faire ?

Avant tout, trouver quelque mots de réconfort sincères, et ce n'est pas facile quand on est soi-même surpris et ému.
Une telle issue ne matérialise pas - en général - un désir de mourir, mais c'est avant tout la seule porte de sortie immédiate à une situation qu'on ne supporte plus, à une souffrance extrême.
C'est aussi un drame de la non-communication, car par expérience, il me semble que lorsqu'on arrive à communiquer sur ce qui nous tracasse, une bonne partie de l'angoisse s'enfuit.

Pour les proches, c'est aussi souvent le début d'une longue période de culpabilisation ("qu'est ce que j'aurais pu faire pour éviter ça ?"), d'autant plus difficile qu'il n'est guère aisé de s'en ouvrir à d'autres.

Ce frère était célibataire comme mon ami, et ce sont les deux seuls membres de la famille à être en région parisienne. Aussi, je proposerai à mon ami de l'aider à ranger des papiers ou des choses dans l'appartement de son frère. J'imagine que c'est horrible de faire ça seul, quand tout rappelle l'absent.
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samedi, août 09, 2008

Les va-nu-pieds sont de retour


Voici les pieds de mon grand fils de 11 ans rentrant de 3 semaines de scouts. Apparemment, il a pas mal marché en tong sans que quiconque y trouve à redire !
Lorsqu'il m'a dit qu'il avait été intronisé "Museau souriant", ça m'a bien sûr fait penser au "Hamster Jovial" de Gotlib, un petit chef d'oeuvre d'humour potache raillant gentiment le mouvement fondé par Baden-Powell.
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Arrière-cuisine


Aujourd'hui, les livres et revues de cuisine regorgent de photos plus sophistiquées les unes que les autres, glamour , tendance en diable. Bien loin - donc - des tristes fiches-cuisine découpées dans ELLE que ma mère collectionnait dans les 70's.

Bon, ça jette mais c'est pas sorcier, en fait : il faut faire semblant d'élaborer de savants cadrages, montrer le produit sans trop le montrer, mettre en fond un "plus produit" - comme on dit en marketing - par exemple le vin idéal à consommer avec. Et la qualité la plus importante : posséder un appareil-photo qui ait une fonction "macro" correcte, comme mon bridge Lumix. Nous sommes d'accord, cette dernière qualité ne dépend absolument pas de vous.

J'ai essayé de prendre les verrines de saumon qu'avait fait ma douce à Noël dernier. C'est pas mal, non ? Je vais peut-être proposer mes services chez "Femme Actuelle".
Et ça me consolera d'être jeté de Wikipedia lorsque je leur propose un chef d'oeuvre ;-)
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mardi, août 05, 2008

Candidat, oui ! Et après ?


J'ai pris aujourd'hui cette photo à 50 mètres de mon lieu de vacances en Bretagne. Cela fait de nombreuses années que je trouve un charme fou à cette petite maison de pierre avec ses volets bleus. Située à l'orée de mon impasse, elle fait un peu "maison de poupée" par sa taille.
Les locataires actuels ont eu la riche idée de sortir devant leur porte un vieux fauteuil rouge carmin tout éventré. Avec le clair-obscur, je trouve modestement que la photo rend plutôt bien.

Une idée m'a traversé l'esprit : et si je la proposais en "Image du jour" sur Wikipedia ? Si vous allez de temps à autre sur Wikipedia, vous l'avez certainement vu, chaque jour que Dieu fait, elle est immanquablement en bas à gauche. Chaque jour différente. Chaque jour surprenante. Et quand je dis qu'elle me surprend, c'est parce qu'elle concerne souvent un sujet sur lequel j'aurais rarement eu l'idée d'aller me documenter. Ce que j'aime bien aussi, c'est qu'on peut facilement accéder aux archives : j'y puise en général mon fond d'écran en essayant de le changer de temps à autre.

J'ai déjà raconté ici que j'avais eu l'occasion d'essayer d'être contributeur à Wikipedia. Modifier un article est très simple. Par contre, être sélectionné comme "image du jour" c'est beaucoup plus compliqué !
Il faut d'abord arriver à la proposer à la communauté (pas très convivial). Il faut fournir également tout un tas d'éléments sur la photo, le régime de droits souhaité (tous ne sont pas acceptés). Voilà, j'y suis arrivé ! C'est ici. Normalement, il y a ensuite des votes pour ou contre, parfois des discussions interminables et ensuite éventuellement une sélection pour être intégré comme "image du jour" dans les mois futurs.
Bien sûr, je garde la tête froide. Il y a très peu de chances que ma photo rentre dans les critères, mais ça me plait quand même d'être candidat !

Mise à jour du lendemain : Caramba, c'est raté ! Ma photo a été retoquée pour le motif suivant : "Unfortunately, it does not fall within the Guidelines and is unlikely to succeed because of overexposed highlights and tilt." Si je comprend bien, c'est mon clair-obscur qui ne plait pas. En relisant le guidelines, je me rend compte de mon erreur : Wikipedia ne veut pas d'artistique, d'interprété : il faut du net, du factuel, de l'encyclopédique.
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