mardi, mars 27, 2007

Eternelle boîte à musique

"The musical box" de Genesis fait sans conteste partie de mes morceaux préférés depuis toujours.
Sur cet enregistrement d'époque (1971, sans doute) Peter Gabriel est totalement fascinant, avec une aura scénique qui ne se démentira pas par la suite, Phil Collins est encore un sage batteur barbu et chevelu, le reste de l'équipe (Banks, Rutherford, Hackett) ayant l'air d'étudiants appliqués sur leurs instruments.




Bonne idée également que de faire appel à Paul Whitehead pour leurs couvertures de disques. Celle de "Nursery Cryme" (album qui débute justement par "The musical box") reste une des plus troublantes.


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vendredi, mars 23, 2007


Vendredi de vacances. J'ai passé une partie de l'après-midi au Salon du dessin contemporain, dans un somptueux hotel particulier de l'avenue d'Iéna.
Sur 6 étages, la trentaine de galeries présentes occupent l'espace par appartement. C'est astucieux et convivial. Très hétérogène, bien sûr, du concret, de l'abstrait, des formats immenses, des tout petits formats. Le public est plutôt agé, friqué, un rien snobinard.
J'étais surtout venu à la suite d'un article dans "Le Monde", qui - titrant "L'attrait du trait" - était illustré par un dessin de David B., une couverture de l'Ascension du Haut Mal.
Or, David B. est un artiste dont le travail m'intéresse depuis longtemps. Je suis donc venu voir ce qui était exposé, via la Galerie Anne Barrault. A suivre, car contact est pris.
Cette visite m'a donné l'occasion d'apercevoir le travail d'autres artistes, mais rien ne m'a vraiment tapé dans l'oeil.
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jeudi, mars 22, 2007

Scène entendue à la maison l'autre soir, avec mon fils de 6 ans :
- Papa, trempe pas ta cuillère dans mon yaourt, tu es contaminé....
- Ah non, tu crois que j'ai une maladie ? une maladie grave ?
- Oui, tu as sûrement une maladie grave !
- Ah bon.... et laquelle ?
(lui, prenant l'air sérieux)
- le SODA !
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Agréable cohue


Mon ami Jacques-Marie m'ayant aimablement invité à l'accompagner à la soirée inaugurale du Salon du Livre de Paris (il édite chez au moins 4 ou 5 éditeurs), je l'ai suivi ce soir dans l'immense hall de la Porte de Versailles où se pressaient à peu près tout ce que notre pays compte de libraire, d'éditeurs, d'écrivains, de gens ayant le livre de près ou de loin dans leur sphère d'intérêt professionnelle. Quand je dis "notre pays", c'est limitatif, car on y voit aussi beaucoup de littérature étrangère, avec cette année un focus sur l'Inde.
Côté "bande dessinée", des stands dynamiques également, et je n'ai pas pu éviter de passer voir l'expositions des 30 oeuvres de Bilal exposées par Christian Desbois ... un régal pour les yeux.
Les petits fours sur certains stands étaient eux un régal pour les papilles.
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mercredi, mars 21, 2007

Automédicamente toi, et le ciel t'aidera


Alors que le gouvernement cherche à développer l'automédication en France pour diminuer les dépenses de santé, l'équipe du fameux dictionnaire VIDAL - celui que vous voyez sur la table de votre toubib - lance Automedication.fr , site qui regorge d'infos sur la santé, avec aussi un index complet des principaux médicaments sans ordonnance.
Initiative intéressante dans la mesure où sur le web, il y a parfois du vrai et parfois des informations contradictoires ou totalement fausses.
Il parait même que le Ministère de la Santé veut donner des labels de sérieux à certains sites. Cela serait sûrement de nature à mieux se répérer dans la jungle du web, sur un sujet où une erreur peut avoir des conséquences graves.
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lundi, mars 19, 2007


Nicolas de Crécy est un graphiste hors pair, c’est entendu.
Après la mise en jambes de « Léon La came », le délire graphique du « Bibendum Céleste », De Crécy a inauguré avec l’excellent « Période glaciaire » une collaboration avec Le Louvre.
Pour l'artiste, une certaine manière d’institutionnaliser son travail, et lui donner ses lettres de noblesse, et pour Le Louvre de donner des signes d'ouverture vers le moderne. D'autres artistes continuent dans cette voie avec le prestigieux partenaire.

Aujourd’hui sort « Journal d’un fantôme », 222 pages passionnantes narrant les voyages à Nagoya (Japon) et Belize (Brésil, à l’occasion d’un reportage commandé par la revue GEO). Le livre tient tout autant du carnet de voyages que du précis philosophique s’interrogeant au statut de l’artiste. Les séquences relatant la phobie de l’avion sont criantes de vérité, on a vraiment mal pour lui. Et tant au Japon qu'au Brésil, le choc des cultures transparait à travers les pages.

Le trait a l’air jeté, mais il est formidablement précis, évocateur. De Crécy mélange encre de chine, crayon, lavis, brou de noix. Et cette couverture, mazette !
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jeudi, mars 15, 2007

Insectes d'Outre-Manche


Bien ri en voyant cette affiche ce matin dans le métro ! Alors que je venais justement d'expliquer hier soir à mes enfants que les Beatles (en fait, Beetles), ça voulait dire littéralement "scarabées".
Du coup, ce soir, on a ressorti la pochette d'"Abbey Road", qu'ils connaissaient déjà, pour comprendre le message de la publicité. Je n'ai pas eu besoin de donner beaucoup d'explication, ça a fait tilt !

PS : un peu plus tard, en y regardant de plus près, j'ai réalisé combien avaient été astucieux les publicitaires pour évoquer la fameuse pochette des 4 de Liverpool. Les couleurs des vestes sont respectées depuis la veste bleue d'Harrisson à gauche (scarabée bleu) jusqu'à la veste blanche de Lennon à droite. Mais comment faire un scarabée blanc ? Problème astucieusement résolu en créeant un reflet sur celui-là.
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Parkinson impose sa loi


Plus j’avance dans ma vie professionnelle, plus je remarque combien la loi de Parkinson est vraie dans les grandes organisations. Quand on l’a en tête, on voit les choses tout à fait autrement.

Qu’est-ce que la loi de Parkinson ?

"Tout travail tend à se dilater pour remplir tout le temps disponible"
... ou dit autrement
"Plus on accorde de ressources (temps, argent, personnes, etc…) à une activité, plus on a tendance à consommer toutes ces ressources".

Cela signifie que, si un manager a dix personnes sous la main pour exécuter une tâche dont pourraient s'acquitter cinq personnes en une semaine, vous pensez, arithmétiquement, qu'il en aura fini au bout de deux jours et demi. Eh bien, non. Il rajoutera ce qu'il faut de complications, réunions, consultations pour que le chantier dure effectivement une semaine à dix personnes. Nous avons tous constaté que le fait d'ajouter des ressources supplémentaires - intérimaires, consultants extérieurs - pour accélérer un projet aboutit à l'effet inverse et le retarde plus encore.

C.N. Parkinson soutient en 1958 l'idée qu'il y a très peu de relation entre la quantité de travail effectué dans une organisation et le nombre d'employés.
Parkinson avait en effet observé durant la seconde guerre mondiale que l'on trouvait toujours des tâches à faire pour les hommes dans l'armée anglaise et que le fait d'avoir beaucoup de subordonnés était une source de prestige.
D’après sa loi, tout collaborateur a tendance à étaler sa masse de travail sur le temps mis à sa disposition : il peut toujours s'inventer des tâches pour remplir le temps de travail défini par des normes institutionnelles. Il se crée donc du travail !
Une fois « débordé » et même si c’est son propre comportement qui génère cette situation, ce collaborateur va alors réagir en demandant du renfort et en faisant engager plus de personnel….
Tout collaborateur souhaite en effet multiplier ses subordonnés non ses rivaux…Et s’il a des subordonnés, la promotion de ce collaborateur "méritoire" est presque certaine !
En définitive, 7 personnes voire plus font faire maintenant le travail d'une seule mais la routine des projets, comptes rendus, rapports, fait que tous travaillent beaucoup et que le responsable d’équipe travaille plus dur que jamais.
Au final, l’organisation à laquelle appartiennent ce collaborateur "méritoire" et ses autres collègues aussi "méritoires", s'étend et grossit au point d'arriver à occuper le temps et les ressources à sa disposition.

Une interprétation erronée de la Loi de Parkinson serait de considérer que la meilleure façon d'optimiser l'organisation du travail consiste à planifier un maximum de tâches sur le temps le plus court possible.
C’est sur la base de cette mauvaise interprétation que certains managers - en croyant bien faire - fixent des objectifs de délais agressifs à leurs équipes, pour aboutir au final à de la démotivation et les conséquences qui en découlent.
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mardi, mars 13, 2007


"Etre connu, ça devient une profession : de plus en plus de gens sont célèbres d'être célèbres. On a pas la moindre idée de ce qu'il font, mais ils sont là, ils occupent les plateaux télé".

Bernadette Lafont dans "Libération"

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lundi, mars 12, 2007

Retour gagnant de Tracey ?


Je ne peux pas vous conseiller ce disque puisque je ne l'ai pas (encore) acheté. Et pourtant, je suis presque sûr qu'il me plaira. C'est "Out of the woods", le nouvel album solo de Tracey Thorn la légendaire chanteuse du groupe Everything But The Girl.
Voix intemporelle de la scène anglaise actuelle, également connue pour ses collaborations avec Massive Attack, évoluant dans des registres aussi divers que la pop, le folk ou l'électro, Tracey n’avait pas sorti d’album solo depuis 25 ans ("A distant shore", je recommande aussi chaudement son album avec "Marine Girls" groupe éphémère dont elle a fait partie).
La voix de Tracey est vraiment unique, magique, surtout très nostalgique, comme une vieille photo sepia.

A propos de vieille photo, j'étais allé voir "Everything but the Girl" à leurs débuts, lors d'un concert vers 1984 à Courtrai (Belgique, j'étais à Lille à l'époque). En fin de concert, ils restaient sur scène pour dialoguer avec le public. J'étais monté sur la scène et un ami m'avait pris en photo, hilare, entre les deux membres du groupe : Tracey Thorn et Ben Watt.
Quand des amis voient cette vieille photo, ils se tournent en général vers moi en disant "Mince, t'as grossi !".
(note postérieure : photo postée ultérieurement dans cet article)
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dimanche, mars 11, 2007

Droit au logement


Comme chaque année depuis 7 ans (date de la première édition), j'étais samedi à la vente aux enchères au profit du DAL (Droit au Logement). Vente toujours animée par l'érudit Yves Frémion, où BD et surtout dessins de presse ont la part belle.
Vente toujours particulièrement intéressante, car on y trouve les originaux d'artistes qui ne vendent pas, et ne donnent QUE pour cette noble cause : Luz, Charb, Honoré, Petillon, Willem dans le dessin de presse ou Guibert, Blain, David B., Guarnido dans la bande dessinée contemporaine.

Le hasard a fait que j'étais assis à côté de Tardi, qui signe l'affiche cette année, et qui était venu avec sa compagne Dominique Grange (ex-chanteuse engagée en mai 68) et ses 4 enfants adoptifs d'origine chilienne.
Si j'en parle là, c'est qu'ils se sont engagés depuis presque 15 ans déjà sur des actions concrètes au Chili, pour la constructions de structures (jardins d'enfants) dans les bidonvilles.
Du coup, ils organiseront - eux aussi - une vente aux enchères pour financer la construction d'une crèche à Tomé. Cela se passera le 4 mai 2007 à la Maison d'Amérique Latine.
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mardi, mars 06, 2007

Hurghada, nous voilà (de retour)


J'aurais mauvaise grâce de faire la fine bouche après avoir passé une semaine à Hurghada (Egypte). Nous étions au bord de la mer Rouge, dans un grand complexe hôtelier, surtout fréquenté par des allemands. Il y avait également quelques russes (fric clinquant, bonne éducation à revoir). En tout, 1500 vacanciers, vous imaginez ? J'avoue été un peu surpris par le gigantisme du lieu.
Et nous quelques français (200, peut-être) avec notre propre équipe d'animation (Lookea, du voyagiste Look) qui s'échinait à proposer animations ou spectacles un peu cheap, mais avec une bonne volonté peu contestable. "Les bronzés 4", quoi.
J'en veux un peu à Look, car cet aspect (usine à touristes allemands) n'était guère évoqué dans le catalogue, ni les horaires des charters, en pleine nuit (sympa avec des enfants).

Les buffets étaient bons, mais la formule "All Inclusive" est perverse : regardez ces gens qui vont en permanence se servir une gorgée de pepsi ou 7up dans un verre en plastique, renouvelé à chaque fois. Ces amoncellements de gobelets dans la poubelle, dont la durée de vie n'aura été que de quelques secondes, le temps d'un gorgée... Aujourd'hui, tout ceci me choque.

Regardons maintenant l'aspect le plus connu d'Hurghada : la Mer Rouge et ses fonds merveilleux. Les environs immédiats d'Hurghada sont moins poissonneux aujourd"hui, à cause de la valse incessante des bateaux de plongeurs, et aussi de l'indélicatesse des entrepreneurs qui bétonnent la côte et n'hésitent pas à prendre la mer pour une décharge.




Aussi, nous sommes partis beaucoup plus loin vers l'îlot sauvage de Tobia pour faire du "snorkelling" : avec un simple masque et un tuba (et des palmes au pieds), en restant en surface, la vue des coraux et de la faune sous-marine est tout simplement merveilleuse. C'est un moment inoubliable. Rien que pour ça, je garderai un bon souvenir du séjour, même si la prochaine fois, j'opterai pour un environnement touristique à taille plus humaine.


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jeudi, février 22, 2007


Dans le dessin d'humour, genre notoirement sous-estimé, d'aucuns pourront arguer que Barberousse est un petit maître.
Certes, visuellement, on reconnait de suite ses chats espiègles et ses souris malignes depuis quelques décennies. Malgré tout, son nom est resté peu connu. Barbe quoi ? Barberousse ! Il semble vivre une retraite paisible, en se délestant parfois de quelques dessins, comme celui-là.
Pour ma part, j'ai l' ambition de n'avoir pas de "petits dessins", seulement de grands coups de coeur.
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mardi, février 20, 2007

Les multiples vies de Monsieur Mouche

Longue discussion hier soir avec Franck Bruneau vers les Invalides. Je le connais de sa période Stardom où il commercialisait l’œuvre de Moebius. Aujourd’hui, il s’est lancé dans l’édition en créant la maison ZANPANO. Parmi les livres édités, une collection audacieuse autour des histoires de « Monsieur Mouche » de l’écrivain surréaliste Jean-Luc Coudray. Les textes sont illustrés par des dessinateurs connus (12 dessins de 12 auteurs différents par volume). Le tome 4 sortant ces jours-ci, Franck est en pleine période de promotion. Je souhaite du succès à la série parce qu’elle le mérite, même s’il est certain qu’elle n’est pas facile à positionner en librairie : ce n’est ni de la BD, ni du livre jeunesse, ni de la littérature classique. Une sorte d’OVNI, finalement.
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dimanche, février 18, 2007

Et un an de plus !


Hier soir samedi, j'avais invité quelques bons amis au restau indo-pakistanais KAYANI, Place Bir-Hakeim dans ma bonne ville de Boulogne.
On s'est régalé, mais en dessert, j'avais prévu un gros fraisier bien français ! On ne peut pas dire qu'il manquait de beurre...(jogging bienvenu le lendemain).
Merci pour les beaux livres, BD, DVD etc... et aussi l'original micro-diffuseur à verrerie que m'a offert Antonio, qui permet d'embaumer l'air d'émanations d'huiles essentielles. Je l'ai essayé derechef.
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vendredi, février 16, 2007

Du rab de Zep !



A la demande générale, voici 2 extraits supplémentaires des Carnets de Voyage de Zep : non plus en Italie mais là au Népal et Japon.
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Les dessinateurs s'unissent



Il existe un site qui regroupe, autour de leur Président Maëster, pas mal de dessinateurs de bande dessinée ou d'illustrateurs : la MDABD . Sur leur forum (public) ont lieu d'intéressants débats qui touchent les aspects artistiques, financiers, contractuels, fiscaux, ou purement techniques (papiers, encres, PAO,..)
Un débat récurrent concerne les dédicaces. Elles posent problème pour diverses raisons : monétisation des dédicaces - qui reste un cadeau à la base - lors de ventes aux enchères, mauvaises conditions des festivals où les auteurs viennent bénévolement quitte à sacrifier leur vie de famille (c'est le week-end), abus de certains amateurs, etc... Une charte vient d'être édictée. Je ne sais pas si ça changera quelque chose, mais çà a le mérite d'exister.
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mercredi, février 14, 2007

Rambozo, héros du jour


Toujours aussi génial, le blog de Larcenet.
Je sais, j'en ai déjà parlé ici, mais je trouve qu'il mûrit, qu'il se bonifie comme un Pomerol 1986 (pour les amateurs, dont je ne fais plus partie d'ailleurs). Bref : Visite régulière vivement recommandée.
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dimanche, février 11, 2007

Des fées clochettes pour aider Necker





Saluons cette vente caritative sur eBay organisée par Granit (la boite du fils Loisel) au profit de la création d'une grande bibliothèque à Necker / Enfants Malades .
De la fée coquine (Dany, Lidwine), à la délicate femme-enfant (Tarlet), on y croise aussi les oeuvres de Follet, Guanido, Hausman, Lepage, Gibrat, Marini, Monge, Franck Pé,...
(de haut en cas : Tharlet, Malfin, Loisel, Lidwine)
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mardi, février 06, 2007

Les carnets de Zep



Cela fait déjà quelques années que je sais, parce qu'il sont parus partiellement dans Bo-Doï, que Zep est bien plus que le père de Titeuf. L'exposition qui lui avait été consacrée l'année dernière au Jardin D'acclimation était remarquable.
Ce suisse plutôt tranquille, esprit brillant et vif qui mène sa carrière avec une vraie clairvoyance, noircit aussi régulièrement des carnets de voyages. Dessins, lavis, aquarelles, pointe sèche, tout est réussi.
Zep vient d'ouvrir son site perso où sont présentés quelques pages. Ci-joint 2 vues d'un voyage en Italie.
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jeudi, février 01, 2007

Du nouveau dans la Gazette


Pour la première fois de son histoire, la Gazette de l'Hôtel Drouot affiche sur sa couverture une oeuvre d'un auteur de bande dessinée. En l'occurence une illustration d'Enki Bilal, présentant ainsi la vente Artcurial de mars où cet auteur sera à l'honneur (il a choisi d'y vendre plusieurs pièces importantes). Pour ma part, j'aime beaucoup son travail d'illustrateur, mais ses derniers albums de bande dessinée sont - à mon goût - illisibles faute d'un scénario qui se tienne. Je feuillète les pages pour leur beauté plastique sans vraiment parvenir à rentrer dans l'histoire.
En toute état de cause, cette première couverture de La Gazette préfigure pour moi une certaine forme de reconnaissance de la "noblesse" du medium.
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mercredi, janvier 31, 2007


Encore du Juillard à la Galerie du 9ème art, pour un recueil des dessins d'actualité parus dans "La Croix". On ne s'en lasse pas... et l'affiche qui est aussi la couverture du livre incite à la rêverie.
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lundi, janvier 29, 2007

Agréables réminiscences nordistes d'une insouciance perdue


Retour à Lille ce week-end, 20 ans après être sorti avec mon diplôme d’ingénieur de « Centrale Lille ». Parisien exilé, j'y ai passé 3 ans entre 1983 et 1985.

Revoir Lille 20 ans après, c’est d’abord trouver une ville remaniée, modernisée :

- la gare n’est plus perdue au bout de la rue Faidherbe, mais jouxte l’immense complexe Euralille.

- le Vieux-Lille s’est superbement amélioré, avec les rues pavées et les immeubles qui ont gardé leur cachet d’antan.

- les institutions comme Meert ou Le Furet du Nord sont toujours là, mais hélas, les autres magasins ne sont plus que des chaînes, les même que l’on voit dans tous les centre ville de France.

- l’immeuble de la Voix du Nord, sur la Grand’place où j’avais organisé l’exposition STUD’ART 84 (expo d’art des étudiants de la région) s’est partiellement transformée en galerie commerciale.

Samedi, visite chez mon ami Mondher à Hellemmes, et nous partons faire un tour à la Cité Scientifique de Villeneuve d’Ascq : l’école s’est modernisée, la salle de cinéma Art & Essai du campus s’est transformé en salle de conférence avec hôtel 3 étoiles attenant.
Le soir, repas avec ma chère et tendre rue de Gand dans les estaminets où l’on déguste le Poulet au Maroilles ou le Pot'je vleesch (plaisirs que je n’avais pas expérimentés à l’époque).
Dimanche matin, grand tour au marché populaire de Wazemmes.

Mais revoir la ville où on a passé les 3 meilleures années de sa vie, c’est aussi fatalement un petit coup de blues : je regarde du coin de l’œil les étudiants qui s’encanaillent en ville, en attendant d’aller finir la nuit dans un zinzin (*). Chaque lieu, chaque bar, chaque trottoir me rappelle bons et moins bons souvenirs. Bon, tout cela est bien loin, maintenant. Pensons à l’avenir plutôt qu’au passé !

(*) fête étudiante, nom donné dans le Nord
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vendredi, janvier 19, 2007

McCay ou un rêve de collectionneur


Parfois, on voit passer dans des salles de vente réelles ou virtuelles de vrais chefs d'oeuvre, comme cette planche de Windsor Mc Cay, pour "Little Nemo in Slumberland" parue en 1909 dans le "New York Herald. Cette série fût le premier chef d'oeuvre de la bande dessinée du XXème siècle, qui influenca d'une manière considérable Hergé et la plupart des auteurs majeurs. Hélas, cette pièce n'est pas potentiellement dans mes moyens. Je sais que François Schuiten a une très belle planche de Mc Cay dans son atelier, sur un chevalet.
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lundi, janvier 15, 2007

La découverte Samivel (et son rebondissement)

Moi qui pensait connaître, au moins de nom, tous les grands de l’illustration du XXème siècle, un épisode qui s’est passé ce week-end m’a fait brusquement revenir à plus de modestie.
A l’Hôtel des Ventes de ma ville, où officie de temps à autre un Commissaire-priseur venant de Rambouillet (ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien), j’ai découvert un lot de merveilleuses petits lavis et aquarelles de SAMIVEL (1907-1992).
Ces dessins sont à la fois très beaux, entre le dessin réaliste pur (avec de somptueux dégradés d’aquarelle) et le dessin d’humour (par l’expression des personnages), avec une sorte de pureté quasi-métaphysique qui s’en dégage. Les tintinophiles penseraient peut-être à l’époque « Tibet » (de la neige immaculée à l'infini comme évasion ultime).

Rentré à la maison, je me renseigne sur le web, où je découvre – notamment par sa longue notice sur Wikipedia – qui était SAMIVEL : homme aux multiples vies, à la fois écrivain, artiste, conférencier, humaniste, défenseur de la montagne, compagnon de voyage de Paul-Emile Victor, etc…

Revenu le lendemain, j’ai acquis 3 aquarelles couleur (que je vais désencadrer pour en faire un triptyque) et un lavis, à un prix très doux. La photo que j'ai mise en en-tête de cet article ne rend malheureusement pas la subtilité des tons, j'essayerai de mettre une autre photo ultérieurement.
Vraiment un coup de cœur, je suis enchanté, et je vais m’intéresser de manière plus approfondie à Samivel. Première étape : prendre contact avec l’Association des Amis de Samivel pour savoir où sont parues ces travaux, qui auraient été faits en 1945.

Rebondissement : en désencadrant les 3 aquarelles, je viens de m'apercevoir que ce ne sont pas des originaux, mais des illustrations hors-textes extraites d'un livre (petites images collées sur certaines pages), soignement décolées et encadrées. L'incroyable qualité de l'impression ne me permettrait vraiment pas de le voir.
Le commissaire-priseur, contacté au téléphone, est intransigeant. Il parle d'une mauvaise compréhension de ma part, prétend -c'est peut-être vrai- qu'il n'a jamais parlé d'originaux ni d'aquarelles.
Par ailleurs, je vois que sur le bordereau d'adjudication était juste inscrit "4 pièces encadrées", formule vague. Compte tenu du prix modeste déboursé, je crois que je n'ai qu'un choix : manger mon chapeau. Ca m'apprendra à acheter un bien dans une vente non cataloguée, sans description précise des lots.
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vendredi, janvier 12, 2007


"L'enfant peut t'apprendre trois choses :
il est joyeux sans raison,
il ne reste pas inoccupé un seul
instant,
quand il veut quelque chose, il l'exige avec force"


Dov Beer Mezeritch
Sage hassidique du XVIIIème siècle


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mardi, janvier 09, 2007

Changez d'avis sur Lelouch : ça dépote

En 1976, après avoir terminé son dernier film, Claude Lelouch s'est trouvé avec un bobine où restait une dizaine de minutes non utilisées. Sans demander d'autorisation à personne et avec l'aide de quelques-uns de ses collaborateurs, Lelouch décide de tourner une sorte de course à travers les rues de Paris, par un beau matin du mois d'août, profitant ainsi d'une circulation plutôt légère.

Partant de la Porte Dauphine jusqu'à Montmartre, le trajet choisi est un des plus beaux de la capitale : Avenue Foch, Place de l'Etoile, Champs Elysées, Concorde, Louvre, Opéra, Pigalle, Montmartre.

La voiture est une Ferrari 275 GTB, du metteur en scène lui même. Le film dure presque 9 minutes, en pleine vitesse.
Lorsqu'il a présenté le film au public, le metteur en scène a été interrogé pour donner des informations sur qui aurait piloté la voiture. Il a répondu qu'il s'agissait d'un pilote de F-1, mais s'est refusé à révéler son nom. Plus tard, après des investigations, la police parisienne est arrivée à deux noms, Jacques Laffitte et Jacky Ickx.
Fermez les volets, si vous pouvez (la scène a été filmé au petit matin), et mettez bien le son.
Et au passage, comptez les feux rouges grillés et les voies prises à contre-sens.

Remarque : à titre personnel, je suis totalement opposé à la beauffitude consistant à glorifier la puissance des véhicules, faire l'apologie de la vitesse comme les machos du volant le font. L'exercice qui m'intéresse ici est l'exercice de style d'un cinéaste. Je suis bien persuadé qu'il serait impossible de reproduire l'exercice aujourd'hui sans mettre gravement en danger la vie d'autrui.


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"Ce n'est pas que j'ai peur de mourir.
Je veux juste être là quand ça arrivera."
Woody Allen

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lundi, janvier 08, 2007

La minute spirituelle


Quand on se penche un peu sur les spiritualités du monde (attention, je ne parle pas des religions), on tombe peu ou prou sur les mêmes idées. Ces idées paraissent évidentes quand on les lit, ce qui est difficile est se les approprier réellement et les mettre en pratique chaque jour.

Parmi les textes un peu synthétiques, j'aime énormément ce texte attribué tantôt à Max Ehrmann, tantôt à une main anonyme. Selon cette dernière hypothèse, le texte aurait été trouvé dans la Cathédrale Saint-Paul de Baltimore en 1692. Il est très connu, c'est un classique. Surtout, ne le confondez pas avec ces diaporamas à deux balles dégoulinants de bons sentiments sur fond de musique new-age qu'on vous transmet parfois (avec la suggestion pressante de le transmettre à votre chaîne d'amis).

J'insiste pour dire qu'il ne sert à rien de lire ce type de texte en diagonale, en espérant y trouver une recette rapide de vie, de bonheur, de sérénité. Il vaudrait mieux l'imprimer, le regarder chaque jour, le laisser doucement interagir avec vous.

J'insiste également pour dire qu'il ne s'agit pas de religion mais de spiritualité, l'usage du mot "Dieu" pouvant toujours être remplaçé par "Puissance Supérieure" ou toute autre mot qui vous conviendra.

Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez vous de la paix qui peut exister dans le silence.

Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes. Dites doucement et clairement votre vérité ; et écoutez les autres, même le simple d’esprit et l’ignorant ; ils ont aussi leur histoire. Evitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l’esprit.

Ne vous comparez avec personne : vous risqueriez de devenir vain ou vaniteux. Il y a toujours de plus grands et plus petits que vous.
Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements.
Soyez toujours intéressés à votre carrière, si modeste soit-elle ; c’est une véritable possession dans les prospérités changeantes du temps.

Soyez prudent dans vos affaires car le monde est plein de fourberies.
Ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe ; plusieurs individus recherchent les grands idéaux ; et partout la vie est remplie d’héroïsme.

Soyez vous-même. Surtout n’affectez pas l’amitié.

Non plus ne soyez pas cynique en amour, car il est en face de toute stérilité et de tout désenchantement aussi éternel que l’herbe.
Prenez avec bonté le conseil des années en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez une puissance d’esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères.
De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude.

Au-delà d’une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l’univers, pas moins que les arbres et les étoiles ; vous avez le droit d’être ici. Et qu’il soit clair ou non, l’univers se déroule sans doute comme il le devrait.

Soyez en paix avec Dieu, quelle que soit votre conception de Lui, et quelles que soient vos peines et vos rêves, gardez, dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âme.

Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau. Soyez positifs et attentif aux autres.

Tâchez d’être heureux.

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jeudi, janvier 04, 2007

Un blog de photos polonais


Je ne surfe pas beaucoup sur les sites de photographies, mais je veux donner ce lien - trouvé via le blog d'Algésiras : Widelec.org Lost City, blog photo/vidéo polonais. Il y en a pour tous les goûts, dans tous les styles, promenez-vous sur le site...en sélectionnant une photo principale, une galerie s'ouvre présentant une galerie du même photographe.
Vue la diversité des images proposées, j'ai quelques doutes cependant sur la légitimité des droits sur l'intégralité des photos. Ne parlant pas le polonais, je navigue sur ce site "en aveugle", et n'ai pas pu m'enquérir des copyrights déclarés.
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mercredi, janvier 03, 2007

Au régime !


La balance m’indiquant depuis quelques temps que 2 chiffres ne lui suffisent plus pour afficher mon poids, j’ai enfin décidé de prendre le taureau par les cornes en commençant un régime ce 1er janvier, quinze ans jour pour jour après avoir cessé de fumer.
L’officialiser ici, et aussi auprès de mes proches m’aidera sans nul doute dans ma démarche, que j’espère suivie.
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lundi, janvier 01, 2007

Diamant chypriote

Je n'aime pas le rap mais je reconnais un talent certain à Diam's, l'énergie qu'elle insufle à sa musique, et ceci malgré des paroles rudes (d'ailleurs si quelqu'un peut m'indiquer ce que signifie "kiffer sa vibe" - merci). Mes enfants en sont fous. Comme tous les gens qui décollent - médiatiquement parlant - elle a su palper l'air du temps au bon moment. Ici le clip de DJ, la chanson qui l'a fait connaître, avant la Boulette.
Et si des mauvaises langues venaient à penser que j'utilise épisodiquement ce blog pour garder un bon lien, eh bien ils auront raison.

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Satie, un livre-CD réjouissant et déjanté

Bonne année 2007 à tous !
A l'occasion des cadeaux de Noël, le Père Noël a amené à un de mes fils un superbe livre-CD consacré à Erik Satie.
Ca tombe bien, c'est un de mes musiciens favoris ;-)
J'ai retrouvé sur les CD de court textes teintés de nonsense (lus par François Morel), entrecoupés de longs extraits des Gymnopédies, Gnossiennes, ou encore des Morceaux en forme de poire. Des illustrations agréables complètent l'ensemble.
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mercredi, décembre 20, 2006

La Comète de Valery


Parmi les moult blogs BD d'auteurs ou d'amateurs, j'ai noté récemment l'arrivée du blog de Valery Ponzone, le très pointu libraire/galeriste de "La Comète de Carthage", rue Frédéric Sauton en plein coeur du quartier latin. N'hésitant à manier l'ironie douce-amère voire la polémique, Valery passe en revue quelques coups de coeur récents ( n'y attendez pas trop de mainstream , quoique...).
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mardi, novembre 28, 2006

Les mots bleus, ceux qu'on dit avec les yeux...

Il y a peu, j'ai parlé de l'explosion des vidéos sur le web.
Même mon copain d'enfance Fred (avec qui je cours tous les dimanche matins) s'y met, lui qui n'est pourtant pas technophile pour deux sous.
Il a eu l'idée d'associer les moments forts d'un mariage familial, des cousins je crois, avec "Les mots bleus", la reprise de Christophe par Bashung, ouatée et ténébreuse à souhait.
Fred m'a avoué avoir sué sang et eau pendant plusieurs soirées pour faire en sorte que les paroles coïncident toujours avec des images signifiantes.

Beau travail, et beau cadeau pour les mariés avec ce lien de partage dailymotion qu'ils vont pouvoir envoyer à leurs amis. Vive le progrès !



Les Mots Bleus
envoyé par stel92
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jeudi, novembre 16, 2006

Edition alternée mais pas donnée


Vous qui suivez - de plus en plus nombreux - ce blog, vous savez que mon goût m'amène à parler fréquemment d'originaux de bande dessinée / illustrations.
Dans les albums (toute autre discipline), je n'y connais pas grand'chose mais je viens de voir passer une rareté sur ebay : "L'Oreille Cassée"(Tintin). Edition Spéciale de 1943 dite "alternée" reprenant en alternance deux pages en Noir et Blanc de l'édition couleurs et deux pages blanches. 4ème plat a21 - Grande Image - 128 pages. 30 exemplaires seulement connus dans le monde. Prix final : 11 050 euros.

Sur le type de pièce, c'est l'excellent état qui fait le prix. Il faut savoir qu'au 20ème siècle, les albums de bande dessinée étaient principalement destinés aux enfants (?), et que sur les 30 exemplaires connus de cet album, la majorité sont sûrement en état médiocre ou moyens.
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Souvenirs

Je ne parle pas tellement de ressenti ici par pudeur, mais s'il y a quelque chose qui me procure ponctuellement une grande émotion, c'est le contact avec les rituels de la mort : passage dans un cimetière (surtout devant des tombes d'enfant), lecture inopinée d'une annonce funéraire dans un journal...
Je ne saurai expliquer pourquoi l'émotion monte à ce moment là, je vois ça à la fois comme une angoisse de ma propre mort, et aussi de souvenirs douloureux liés à ces rituels dans mon histoire.

Dans les journaux, on trouve de très beaux textes, mais plutôt à la rubrique des "Souvenirs" ou "Anniversaires de décès" que des "Décès".
Les textes des décès sont souvent très administratifs, sans recul.
Les textes des "Souvenirs" sont muris, mais surtout ils sont publiés par pur envie, sans qu'il n'y ait aucune attente de quiquonque. Demander aux lecteurs de penser à l'être cher perdu, c'est aussi partager fugacement l'impuissance à accepter l'abscence.

Dans Le Monde du 12/11 par exemple :

" Henry,
Tu es parti et je ne sais tant je t'aime,
lequel de nous deux est absent

Armelle, ta compagne"

J'essaierai d'enrichir ce petit article à l'occasion si je tombe sur d'autres textes.

Mise à jour du 26/07/2007 dans Libé :
Toinou !
Aujourd'hui, tu aurais 13 ans 1/2, tu ferais du skate, du tennis, du ski, ou rien, tu serais bon en math, en français ou nul en tout mais tu serais là 10 ans sans toi, mais tous les jours avec toi mon Antoine.
Ton papa qui t'aime, tes soeurs Juliette et Nina, ta maman et tous ceux qui m'aident et me soutiennent pour avancer
Merci d'avoir une pensée particulière aujourd'hui pour notre petit ange Antoine Meisel 26/07/1997


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vendredi, novembre 03, 2006

Narcisse orientale

Déjà prise l'idée de se photographier chaque jour au même endroit (c'est presque un classique), mais cette vidéo va au-delà. Ce n'est pas tant l'idée qui me séduit, mais l'osmose très particulière entre image et son qui a été trouvée : une musique assez proche de celle de l'Exorciste, et ce visage - toujours le même mais jamais exactement le même - qui défile. Ca met mal à l'aise.


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jeudi, octobre 26, 2006

La minute culturelle des vernissâââges


Ne croyez pas que je sois tout le temps fourré dans des vernissages (3 ou 4 par an maxi), mais là il faut reconnaître que j'ai été à 3 vernissages en quelques jours : Juillard chez Maghen (tant le livre que le portfolio ou les tirés-à-part sont superbes), puis Bdartiste.com qui ouvre une galerie physique rue Condorcet après plusieurs années de e-commerce (j'y croise Götting -partie prenante dans la galerie - qui vient de repeindre les meubles anciens qui la décorent) .

Et enfin la nouvelle expo Moebius ("Boudha line") dans son atelier-galerie de la rue Falguière.

Plutôt pour happy few, celle là, car les invitations étaient restreintes. Ou comment se retrouver dans 20 m2 coincé entre : Juillard, Loustal, Mézières, Gelück, Dionnet (j'en oublie), et Moebius, bronzé, rigolard, en pleine forme. Tout le monde admire les nouveaux dessins du maître, magnifiques mais dont le prix a fortement augmenté. A cet égard, ne vous fiez pas au dessin de l'affiche qui est de loin le moins beau de l'expo.

Dans tous ces vernissages , je ne reste jamais tellement longtemps, pour plusieurs raisons :

1) il fait chaud
2) il y a plein de gens prout-prout
3) finalement : qu'ai-je de si important à dire aux artistes ? Pas grand'chose.
Leur travail m'impressionne, mais leur personne m'intimide.
J'aime ce qu'ils font. Mais je n'aime pas ouvrir la bouche juste pour dire ça. Oh, je peux demander quel est leur travail en cours ou leurs projets. C'est banal.
Alors, je retrouve parfois d'autres amateurs, comme Patrick B. ou Claude M. pour Moebius, et nous devisons de choses et d'autres. Sinon, je me met dans un coin avec les oreilles qui trainent, je sirote un coca en mangeant des Tuc. J'aime bien les vernissages, mais il faudrait pas qu'il y en ait trop souvent.

Après coup, je réfléchissait aux rapports entre collectionneurs et artistes. Qu'ont-ils à se dire, me demandais-je quelques lignes plus haut. pourtant, j'ai vu dans plusieurs journaux des photos de François Pinault rencontrant régulièrement le sculpteur Richard Serra. FP est un gros collectionneur Serra, peuvent-ils être vraiment amis ? L'artiste doit rester intègre, dans son chemin, et j'imagine qu'il serait facile pour Serra de se plier aux souhaits "marketing" - exprimés ou non- de Pinault, de dériver dans un système d'oeuvres de commande, pas forcément moins exigeant mais tuant dans l'oeuf bon nombre de nouvelles idées.
Bref, tout ceci m'intrigue beaucoup.
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mercredi, octobre 25, 2006

Nouvelle vague fait revivre... New Church

Le vrai génie des parisiens de Nouvelle Vague, et la raison majeure de leur succès mondial, ce n’est pas seulement de reprendre en bossa-nova des tubes de la new-wave/cold wave des années 80, c’est surtout à mon avis d’exhumer de vraies bonnes chansons, comme ce « Dance with me » des Lords of the new Church, qui a toujours été une de mes chansons fétiches. Dans le clip, l'association avec l'extrait du film de Godard est réussie (c'était pas gagné).
Je me souviens d’avoir vu les Lords en concert dans une petite salle lilloise vers 1984, et Steve Bators était raide camé, il est mort depuis bien sûr.

“Let's dance little stranger
Show me secret sins
Love can be like bondage
Seduce me once again"


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samedi, octobre 21, 2006

Déménagement


Relatif abandon temporaire du blog causé par déménagement. STOP. Reprise souhaitée bientôt car les idées ne manquent pas. STOP. Déballage de cartons plus long que prévus. STOP. Ligne haut débit tarde à être transférée, d'où surf bas-débit fort douloureux. STOP. Merci de votre fidélité. STOP
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lundi, octobre 09, 2006

Le flippant designer des flippers



Kitchissime les peintures de Jerry Vanderstelt, déclinant dans un joyeux désordre sci-fi des années 50 et fantasy plus contemporaine.
Vanderstelt fait apparemment des couvertures de livres, mais aussi l'habillage graphique de flippers avec des thèmes déclinés du ciné ("Le seigneur des anneaux,...). Il vend ses originaux sur eBay US, de grands formats à l' acrylique "aéroflash".
Il ne reste plus qu'à avoir le loft qui va avec pour décorer la salle home-cinéma.
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vendredi, octobre 06, 2006

L'invasion des vblogs

Géniale cette explosion de la vidéo sur les blogs...mais qu'est-ce que ça prend du temps de regarder tout cela, surtout quand on suit régulièrement une dizaine de blogs. Et encore, je suppose que certains en suivent beaucoup plus.
Quand il n'y a que du texte à lire, on peut parcourir en diagonale, mais pour la vidéo, ça a peu d'intérêt de tout parcourir en accéléré ;-)
Allez, je tente moi aussi le coup en essayant d'inclure une vidéo live de Kashmir de Led Zeppelin. Alors, ça marche ?



Kashmir (live) - Led Zeppelin


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dimanche, octobre 01, 2006

Le Paris panoramique d'Arnaud Frich



Découvert par hasard, parce qu'Alain, le webmestre de PhareLand en parle dans sa newsletter, les splendides photos panoramiques d'Arnaud Frich sur Paris... de vraies merveilles.
En voici ici 3 exemples, 3 photos de nuit du pont Alexandre III, La Défense et Montmartre : cliquez donc sur les photos pour les voir en très grand format. Vous trouverez également sur le site d'Arnaud Frich des photos panoramiques à 360° (c'est-à-dire le tour complet) des toits de Paris.

J'en profite pour rappeler une généralité valable pour l'ensemble de ce blog : je présente de nombreuses photos mais je n'en possède pas les droits en général. Si je les utilise, c'est juste pour illustrer mon propos, et elles seront retirées sur simple demande des ayant-droits.
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Papiers peints des seventies

Amusant, ce site qui tente de recenser toutes les papiers peints des années 70. Je crois bien qu'on avait celui-là (voir photo) à la campagne, dans l'Oise. Ca fait tout drôle à retrouver.
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