samedi, août 19, 2006

De la facheuse tendance des marques à être utilisées comme nom commun

En ce moment, c'est les vacances en Bretagne , et en passant cet après-midi le KAR**** sur la terrasse, je me disais que certains marques deviennent petit à petit de noms communs. Tout porte à penser - même si ce n'est jamais avoué explicitement - que c'est parfois un point central de la stratégie de rusées entreprises.
Bien sûr, j'ai dit KAR**** , et j'aurais préféré dire "nettoyeur haute pression" mais c'est long, et le leader en la matière a réussi à imposer son nom. Tout comme les petites filles modèles qui n'ont plus de poupées à Noël , mais des BARB** . Horripilant, car il y a bien d'autres styles de poupées que ces blondasses made in USA.
Je finis par l''exemple le plus vicieux, ce sont les SMS, et vous ne me ferez jamais envoyer ou recevoir un TEXT*
Ce mot est en effet une marque déposée de SFR, qui espère évidemment en faire le nom commun le plus usité. Et ensuite, ils seront (sont) les seuls à pouvoir utiliser ce nom dans leur com' ...un sacré avantage dès le départ sur la concurrence ! Ces types sont diaboliques.
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Pourquoi faut-il toujours dormir en pyjama ?


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lundi, août 14, 2006

Les arnaques aux "de Robien"

N'avez-vous jamais reçu de coup de fil intempestif de gens qui se prétendent "conseillers en optimisation fiscale" ? Déjà qu'on vous veuille du bien, je trouve toujours ça louche.
Derrière se cachent en général des officines qui veulent vous vendre du "De Robien" c'est à dire un appartement neuf qui donne droit à défiscalisation si on le loue.
Sans trop détailler, voici un exemple de ce que ça peut donner, ainsi que les 11 pièges identifiés par Capital. Sur le forum de la bubulle, beaucoup d'autres fils y sont consacrés, Robien inlouable à mulhouse, inlouable à Perpignan, à Colombes, illusions et déboires, etc...etc...
On peut d'ores et déjà parier que ces abus constitueront un véritable scandale financier dont on reparlera dans les prochaines années.
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vendredi, août 11, 2006

Docteur Vincent

Trouvé par hasard ce blog d'un toubib. Intéressant et angoissant, surtout sur les psychotropes, et la voracité financière des labos.
Et dire qu'après le bac, j'ai bien failli être toubib : j'étais inscrit à la fois en Médecine et en Math'Sup. Comme Math'Sup commencait quelques semaines plus tôt, je me suis dit "Commencons ça, on verra bien.."
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Hervé Le Grand, une énergie durable

Revu hier par hasard Hervé LE GRAND, que j’ai connu dans un contexte professionnel sans jamais travailler directement avec lui.
Hervé est un passionné total qui a un domaine de prédilection auquel il va sans nul doute consacrer sa vie : le développement durable.
Incollable (et intarissable) tant sur la culture du coton et ses ravages, que sur les riques de l’usage de produits à base de tensio-actifs pétrochimiques dans les produits lessiviels, Hervé a l’obsession d’une chose : passer maintenant de la théorie à la pratique. Qu’après une phase d’information, de sensibilisation, nous agissions enfin au quotidien pour sauver notre planète.
A cet effet, Hervé a créée un site web : Creersansdetruire.org, et n’hésite pas à interpeller les politiques autant que les entrepreneurs pour que les choses avancent.
Je reste étourdi devant l’énergie qu’il déploie autant que par le gigantisme de la tâche à accomplir. Il peut passer 45 mn à parler avec vous pour vous convaincre d'un point de détail (un détail...qui ne l'est pas, bien sûr).
A mon avis, la difficulté dans tout cela, c’est de faire changer les consciences sans paraître moralisateur ni culpabilisant, car dans ce cas il risquerait bien de passer pour un emmerdeur ou un rêveur.
Et moi, j’essaie de changer mon attitude ? Oui, un peu, mais concrètement, je vois - pardon Hervé - que ce n’est pas si simple.
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mercredi, août 09, 2006

Retour sur un travail de Moebius pour le Sony Metreon de San Francisco






Voici 4 dessins fantastiques (dans tous les sens du terme) fait par Moebius pour le SONY METREON (sorte de Centre de loisirs urbain) de San Francisco en 1999.
Cliquez pour voir en grand ces dessins rares.
Ceci sont les dessins de Moebius dont sont partis les "artistes" pour faire les fresques monumentales destinées à orner le Metreon, mais le résultat final n'est pas (parait-il) à la hauteur.
En plus, suite à une sombre histoire de droits entre Moebius et SONY (un litige financier en fait), les posters et sérigraphies faits à partir de ces visuels ont été retirés tout de suite du marché. Où sont-ils aujourd'hui ? Détruits ? Ou peut-être dorment-ils au fond d'un entrepôt, d'où ils ressortiront un jour ?
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Larcenet


Puisque EB parle de Larcenet ("Le combat ordinaire") sur son blog, je rappelle aussi celui de Larcenet lui-même, avec régulièrement des dessins très aboutis qui rappellent un peu ceux de Blutch, ou même de Tim (remember l'Express 70's).
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mardi, août 08, 2006

Le Blog d'EB

Retour aujourd'hui sur le blog d'EB, qui est une collègue de ma femme (plus qu'une simple collègue d'ailleurs, elles sont très proches et nous nous sommes vus plusieurs fois lors de nos loisirs). Initialement consacré à la broderie, il s'est enrichi de plein de jolies rubriques sur les lectures, la cuisine, la déco, ainsi qu'un agréable carnet de voyages sur Florence avec beaucoup de photos. En exergue, une jolie citation de Daninos sur les "petites choses" qui donnent la paix. J'y reviendrai !
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Kitchissime

Réentendu par hasard dans la voiture, sur Chantefrance le vieux tube "Les valses de Vienne" de François Feldman, et son fameux quatrain, probablement le plus nul de la chanson française :

Dans la Rome antique
Errent les romantiques
Les amours infidèles
S'écrivent sur logiciels


J'aurais pas fait mieux.
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vendredi, août 04, 2006

Achats récents



Quelques achats récents à la galerie de Daniel Maghen.
Un dessin couleur de Pellerin pour "l'Epervier" au fort de Bertheaume (remarquez la nacelle, ceux qui ont lu l'histoire s'en souviendront sans doute).

Un dessin de Michel Blanc-Dumont pour une affiche de festival, sorte de résumé en une seule oeuvre de tous les personnages marquants de ce talentueux dessinateur (Colby sur un scénario de Greg, Jeunesse de Blueberry sur un scénario de Cortegianni, et surtout Jonathan Cartland sur un scénario de la regrettée Laurence Harlé).

Je compte cependant mettre un net coup de frein à ces achats "coup de coeur" en raison des frais liés à mon déménagement de la rentrée.
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samedi, juillet 22, 2006

Ode à mon odalisque


J'invite tous ceux qui seraient en Avignon pour le festival à ne pas manquer "Ode à mon odalisque", la première mise en scène de Pierre PROSPER au théatre de l'Atelier .
Il s'agit d'une fantaisie érotique et poétique d'André Dominici , et c'est fort réjouissant ! On y court, et surtout on se dépêche car le 30 juillet, ça sera trop tard.
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dimanche, juin 18, 2006

Premier anniversaire du blog d'Eric


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samedi, juin 17, 2006

Une jolie leçon de dessin


Une leçon de dessin, intéressante aussi pour voir l'usage bien pensé de la gomme.
Ca commence par le squelette qui se modèle ensuite en femme.
A montrer aux enfants, ça les fascine....même pour les adultes, ça mérite bien une visite.
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vendredi, juin 02, 2006

L'honneur ou l'argent ?

Quand je vois aujourd'hui dans les médias ce que tout le monde sait depuis des années, à savoir que cet enfoiré de Zacharias (Vinci) s'est sucré pendant des années en salaires colossaux, primes, stock-options...(250 millions d'euros en tout), cela me fait penser à la reconversion plutôt réussie de Pierre Bilger (photo), ex-pdg d'Alstom.
Si Zacharias (et un peu quand même...avec les salariés) a fait gagner beaucoup d'argent à Vinci, Bilger, lui, a plongé Alsthom dans des abîmes de déficit.
Il a été contraint à partir en 2003 et sous la pression médiatique, a préféré rendre ses 4 malheureux millions d'euros, préférant disait-il perdre son argent mais garder ses amis, et qui tient maintenant un très intéressant blog économique avec de fort aspects sociaux (j'essaie de le consulter chaque semaine). Outre que son geste était digne d'honneur, le blog de Bilger est passionnant, érudit, même s'il semble un peu brûler ce qu'il a jadis encensé, ou du moins cautionné.
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mardi, mai 23, 2006

Doux-dingue Buffo


Vu le spectacle du clown Buffo (Howard Buten) samedi soir, il passait à l'Auditorium du Centre Culturel de Boulogne.
Excellent spectacle quasi-muet que je serais bien en peine de résumer ou de commenter.
On passe 1h10 très surprenante, si toutefois on laisse aller ses neurones sans trop s'accrocher à des critères d'adulte.
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jeudi, mai 18, 2006

Immobilier : les fallacieux indices de la FNAIM

Enfin, quelques journalistes (Capital/ Le Figaro) qui semblent ouvrir les yeux, et s'apercevoir que les lobbies haussiers (FNAIM) font croire en lissant les chiffres sur 24 mois que le marché de l'immobilier augmente encore. C'est faux ! Ce ne sont pas les chiffres qui sont faux bien sûr, mais la méthode de calcul de l'indice qui est fallacieuse, ces messieurs sont donc absolument inattaquables.
Cette méthode a pour principal avantage d'éviter - mois après mois - d'employer le mot tabou ("baisse"), et même quand les prix d'un mois sur l'autre sont à la baisse. C'est un véritable scandale, un procédé proche de la manipulation, qui devrait être selon moi attaquable devant les tribunaux.

Voici l'article qui résume bien la situation :

Baromètres, indices et autres indicateurs reflètent-ils la vraie tendance du marché ?
La question de la fiabilité des indices mérite d’être posée au vu du baromètre mensuel Fnaim d’avril, qui livre des chiffres beaucoup plus optimistes, pour les propriétaires, que les autres : la hausse des prix ressort à 2% par rapport à mars dans l’ancien. Dans le même temps, les sites spécialisés de transactions et de publications évoquent plutôt une tendance à la baisse de -0,5%. Et les commentaires n’évoquent pas un simple ralentissement, mais plutôt un début d’effondrement, voire de krach immobilier... La vérité est sans doute que le marché est beaucoup plus fluctuant que la Fnaim veut bien le dire.

Pourquoi cette différence ?
La méthode de calcul de la Fnaim est assez nébuleuse. Ainsi, les ventes Fnaim représentent près de la moitie des transactions en France, mais leur nombre n’est jamais connu contrairement aux chiffres fournis par exemple par les notaires, qui sont, eux, communiqués avec 6 mois de décalage. Et quand la Fnaim fait état d’un rythme de croissance annuelle à 9%, le chiffre est en fait une moyenne des douze derniers mois, comparée à la moyenne des douze derniers mois de l’année précédente. On remonte donc jusqu’à deux années en arrière ! Par ce biais, toute variation brutale du marché est lissée, et il faudrait 9 mois à une véritable baisse des prix pour être décryptée selon cette méthode.

Le danger de l’information unique
Il y a là selon les observateurs un vide statistique que la Fnaim comble médiatiquement. Ses chiffres contribuent à maintenir artificiellement une bonne tenue du marché, qui profite avant tout aux agents immobiliers, mais concourt à une vision largement décalée du marché, qui est préjudiciable pour le particulier en phase de transaction.
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samedi, avril 29, 2006

Après Syberia, Paradise de Benoît Sokal

Petit passage cette après-midi dans l'antre de Christian Desbois, à l'ombre de la Tour Eiffel pour l'expo Benoît Sokal.
Cette exposition est organisée car Desbois sort un joli livre d'illustrations sur "Paradise" le nouveau jeu vidéo conçu par Benoît Sokal, déjà auteur des blockbusters "Syberia" et "Syberia 2".
De très beaux dessins couleurs sont présentés, mais je me rends compte que mon grand fils est plus sensible aux "trailers" qui passent en boucle sur le home cinéma installé dans la galerie qu'aux qualités graphiques des oeuvres présentées. C'est normal, les générations montantes sont celles de l'image animée (un peu trop à mon goût).
Il faut le dire : je n'y connais pas grand'chose en jeu vidéo, mais nous avons fait en famille les 2 jeux "Syberia" qui nous en enthousiasmé, et qui a plus marqué mes enfants que n'importe quel film. Cela nous a pris 2 ans.
J'attend un peu avant d'acheter "Paradise", car il paraît qu'il y a encore des bugs. Je ne peux pas me prononcer sur le scénario, mais le graphisme a encore évolué, il est véritablement somptueux.
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jeudi, avril 20, 2006

L'extraordinaire site de jeux de Ferry Halim

Découvert il y a bien 4 ou 5 ans grâce à un billet dans L'internaute, nous revenons très souvent en famille sur l'excellent site de jeux en Flash de Ferry Halim.
C'est quand même mieux que ces niaiseries de Sudoku !
Les couleurs sont pastels, les musiques d'accompagnement un peu new-age, les fondus bien enchaînés (sic). Bref : on s'amuse.
Recommandé.
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Dominique A en grande forme

Dominique A est un artiste que je suis depuis ses débuts il y a une douzaine d'années avec l'album autoproduit "La Fossette".
Je l'avais un peu "perdu" - musicalement parlant.
Ayant incidemment pondu un tube ("Twenty-two Bar") il y a quelques années, il en est resté comme traumatisé, de rage d'être assimilé au représentant d'une "nouvelle chanson française" pré-bobo, un peu consensuelle.
S'en sont suivis deux opus plus puristes, mais où la tristesse et le désespoir de vivre accompagnés de moults larsens et bruits divers ont laissé au bord du chemin pas mal d'amateurs du fécond Nantais.
On le retrouve aujourd'hui avec un très bon disque "L'horizon", sorte de juste équilibre entre spleen et raison, qui va explorer d'improbables territoires björkiens. A suivre.
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Barberousse

Un achat récent que ce dessin original de Barberousse.
Ah, le dessin d'humour, le dessin de presse, un genre que beaucoup considèreront comme "mineur". Moi, j'aime. J'avais un peu enfoui Barberousse dans les tréfonds de ma mémoire, il n'a jamais été vraiment à la mode et pourtant ses animaux sont reconnaissables entre tous.
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mardi, avril 11, 2006

Pierre Converset, aquarelliste morbihannais

Cela fait quelques années maintenant que j'arpente régulièrement le marché de Carnac (Morbihan) lors de mes séjours bretons. J'ai vite été intéressé par un peintre qui y expose ses aquarelles : Pierre Converset.
Compositions subtiles, contemplatives, ses ciels sont ténébreux, ses barques langoureuses.
Converset sait que l'on achète pas de l'art comme un kilo de langoustines : dès que l'on s'arrête devant ses tréteaux, il s'éloigne avec un étrange sourire, comme pour vous signifier qu'il n'aime pas mettre la pression. A quoi celà servirait-il d'ailleurs d'être harangué ?
Il y a 2 ans, j'ai craqué pour une aquarelle toute en verticalité qui a très vite trouvé sa place sur le côté de l'insert (désolé pour les reflets).
Parallèlement, magie de l'internet, j'ai découvert par son site web d'autres facettes moins connues de ses talents picturaux (notamment des encaustiques), une passion pour la protection des oiseaux, et même qu'en informaticien chevronné, il commercialisait des solutions techniques permettant de visualiser des panoramas à 360°.
Alors maintenant, quand je passe à côté de lui, c'est moi maintenant qui le regarde avec un étrange sourire : oh...je sais...loin de me reconnaitre, il me prend pour le parigot de passage un peu béat, mais j'en sais beaucoup, beaucoup plus sur lui qu'il ne pourrait s'en douter.
Cette simple pensée me ravit d'aise.
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jeudi, avril 06, 2006

Le Crayon

A saluer l'initiative de quelques auteurs/illustrateurs qui se regroupent sous lecrayon.org
Y participent : Avril, Loustal, Ted Benoit, Götting, Juillard, Mattotti, Dupuy-Berberian. Du beau linge !

Notre métier est par essence un métier solitaire. Le dessinateur, seul à sa table n'a que rarement l'occasion de confronter son travail, son expérience à ceux de ses pairs, et d'y trouver ainsi l'émulation nécessaire à l'évolution de son art. Le Crayon n'est pas une organisation syndicale ou corporatiste, mais un point de rencontre entre des créateurs. Son ambition est de devenir un lieu réel d'échanges, d'entraide et de partage d'expériences.

Avec en épithaphe cette belle phrase : "L'aide de nos amis nous est moins nécessaire que la certitude qu'ils nous aideraient en cas de besoin." Epicure
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mercredi, avril 05, 2006

La mouvance "Vaillant / Pif" renait


Depuis quelques années, on assiste à un "revival" Vaillant/Pif.
Le journal a marqué très fortement les années 70, surtout en France (c'est moins vrai pour nos amis belges). Il est arrivé que PIF tire à un million d'exemplaires (la semaine où le gadget étaient les pifises, je crois) !

Aujourd'hui en 2006 :
- Le livre de Medioni (ancien rédac'chef) a remporté un bon succès d'estime.
- Un autre livre paru ce mois-ci raconte similairement l'histoire du journal Vaillant
- Un gros pavé "Le meilleur de PIF" s'est proposé de faire un "best of" de plusieurs séries.
- Pif reparait depuis plus d'un an, toujours avec un gadget (je ne sais pas trop si ça marche bien)
- Rahan, le fils des âges farouches, parait toujours en album (André Chéret n'est pas décidé à prendre sa retraite),
- Docteur Justice (Marcello), et Arthur le fantôme (le merveilleux Jean Cézard qui devient mythique) sont réedités chez Toth Editions pour les amateurs, dont je suis.
- Tabary (Iznogoud, Totoche, Corinne et Jeannot) est maintenant considéré comme un grand dessinateur et fait fructifier la micro-entreprise familiale (il s'édite) , même si ses scénarios récents sont faiblards. Son trait dynamique en fait un peu un "petit Franquin" français selon moi. - Corto Maltese de Pratt qui s'est fait connaitre dans PIF est devenu un mythe absolu du 9ème art.
- Mattioli a fait l'objet d'une réedition de son bestiaire onirique ("M Le Magicien") chez L'association
- Seul Arnal, le génial aquarelliste de Roudoudou, inventeur de Pif et Placid et Muzo semble avoir été bien oublié. Rien n'est réedité, ce qui est facheux puisqu'à l'époque il n'y avait pas d'albums, juste des périodiques ou des reliures. Ils sont difficiles à trouver, et pourtant quel beau travail...

Il faut bien voir qu'à l'époque, ce journal était dans la mouvance communiste (et même financé par le PCF) et les collaborateurs ne se mettaient pas en avant : loin d'être considérés comme des artistes, ils n'étaient que les chevilles ouvrières au service du divertissement des enfants, et rien de plus.
Ceci n'a évidemment pas favorisé le phénomène de vedettariat qui a entouré dans d'autres maisons (Tintin, Spirou) des héros comme Tintin, Asterix, Lucky Luke, ou les Schtroumpfs.
Parmi les sites web qui comptent, il faut citer Pif-Collection, et son forum.
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mardi, mars 21, 2006

J'ai rit ....Lewis !


Il est en France en ce moment, recevant à 80 ans bien sonnées diverses distinctions officielles, et signant le livre qu'il vient de sortir sur son duo avec Steve Martin.
Alors j'en profite pour faire une cure de DVD du grand Jerry.
Quel plaisir de se replonger dans "Docteur Jerry & Mister Love" (son chef d'oeuvre incontestable), "Doctoir des grandes" ou "Le dingue du palace". Tous films qu'on trouve assez facilement sur Ebay à quelques euros. Les enfants aiment aussi, même si certaines astuces leur échappent. L'universalité du burlesque !
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dimanche, mars 19, 2006

Immobilier : Paris, ville de riches ?

M'intéressant beaucoup depuis quelques mois au sujet de l'immobilier, je fréquente quotidiennement le forum de la bulle immobilière, j'en ai déjà parlé au tout début de ce blog. J'y participe d'ailleurs régulièrement, ayant posté une centaine de messages à ce jour.
Ce forum est un espace précieux, tant l'immobilier est un sujet qui fait l'objet d'une désinformation massive, les médias étant totalement noyautés par les très puissant lobbies haussiers (agents immo, notaires,..).
En dehors de ce type d'espace, il n'y a hélas pas de lobby baissier par définition, le seul lobby baissier qui pourrait se mettre en place étant un regroupement général de tous les acquéreurs potentiels qui se diraient tous ensemble "arrêtons notre fuite en avant en s'endettant comme des fous dans des biens qui ne les valent intrinsèquement pas, arrêtons de croire qu'un marché peut augmenter indéfiniment de 15% par an alors que les revenus stagnent" (une douce utopie).
Oh, loin de moi l'idée de me plaindre, je ne suis pas le plus mal loti.

Parmi les milliers de choses que j'y ai apprises, je signale un lien donné par un forumer : une intervention vidéo de l'urbaniste et géographe Jean-Marie Audry sur Paris, lors de l'université de tous les savoirs.
Ca dure assez longtemps (comptez une heure et demi), mais ça vaut le coup de l'écouter pour comprendre plein de choses sur cette ville, aux croisements de la sociologie, de l'urbanisme, de l'économie, de la démographie, de l'aménagement du territoire .
Ce qui me frappe toujours, c'est finalement le fait que Paris soit une toute, toute petite ville, 4 à 10 fois plus petite que Rome, Madrid, Londres, Barcelone, Berlin,...On a parfois tendance à l'oublier.
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samedi, mars 18, 2006

Présidentielles 2007 : Ségo - Sarko

Fort intéressant ce blog du journaliste John Paul Lepers, et notamment cet article sur Ségo/Sarko avec 2 vidéos qui sont inédites sous cette forme : Ségo au Chili soutenant Bachelet (je la trouve un peu mal à l'aise), et Sarko haranguant de manière ultra-démago les jeunes au Bourget en marge de son "sacre" : ça fait vraiment froid dans le dos... Egalement cette vidéo d'Attali parlant de Ségo..., toujours brillant, un peu convenu, avec un ton professoral de celui qui va vous expliquer le dessous des cartes.
J'apprécie de plus en plus ce journalisme d'investigation, comme celui de J-P Lepers, qui, passant par des blogs, s'affranchit du formatage (et parfois d'une certaine forme de censure) propre aux grands médias traditionnels.
Il faut signaler aussi que Lepers n'est pas forcément apprécié en haut lieu, pour avoir sorti "Madâme", un pamphlet sur Bernadette Chirac, qui (devinez pourquoi) a été refusé dans pratiquement toutes les maisons d'éditions, et finalement sorti par Guy Birenbaum aux éditions Privé.
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vendredi, février 24, 2006

L'Arsène Lupin des musées

Très intéressant entretien cette semaine mené par Pierre Assouline dans le NouvelObs avec Stéphane Breitweiler, qui a dérobé 230 oeuvres en 5 ans dans différents musées européens. Sur 4 pages, il explique sa passion de l'art, sa folie de collectionner, de posséder alors que ses moyens ne le lui permettent pas.
Sur le laxisme des musées, Breitwieser a cette jolie formule "Dites-vous bien qu'il est plus difficile de voler un DVD chez Virgin qu'un chef d'oeuvre dans un musée européen".
L'histoire tournera mal, bien sûr, et revenir sur les lieux du crime lui fera commettre une fatale erreur.
Mais plus funeste encore fût l'erreur de sa mère qui, apprenant l'interpellation de son fils, disperse un certain nombres d'objets et des tableaux, qui dans un canal, qui le long d'une autoroute...Plusieurs tableaux importants sont maintenant irrémédiablement détruits.
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samedi, février 04, 2006

Neuvième art, revue angoumoisine


La livraison annuelle de la revue liée au Centre National de la Bande Dessinée réserve une surprise cette année, à savoir la mangaïsation du format, beaucoup plus compact que le très grand format d'auparavant. Pour le reste, toujours un contenu riche, assez intello : Wolinski, Métal Hurlant, Le Noir, Burns, Baudoin, Mc Guire, la BD animalière. Voilà 19,50 euros bien investis.
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mardi, janvier 31, 2006

Club du Vieux Manoir

Tout à fait par hasard, en lisant un forum, je découvre quelqu'un qui parle du Club du Vieux Manoir. Tiiiiiiiiiilt !.......
Un nom oublié depuis pas mal d'années et tout d'un coup des souvenirs qui ressurgissent ... Le club du Vieux Manoir est une association qui propose à des jeunes de partir restaurer des monuments en péril partout en France.
1978 : j'ai 16 ans, Gare d'austerlitz, je pars 2 semaines avec mon camarade Laurent S. restaurer un château en Haute-Garonne à Fronsac (tout petit village, rien à voir avec le pinard), une première clope que cet ami m'offre sur le quai de la gare et qui aide à masquer l'angoisse du départ (je n'arrêterai de fumer que 14 ans plus tard).
Arrivée à la gare de Saint-Gaudens, et deux semaines très enrichissantes, à la dure, où l'on manie pioche et pelle sans s'économiser. En fait de vieilles pierres, nous avions surtout fait le débroussaillage autour du Château, qui appartenait à un parisien très aisé qui venait parfois nous encourager en garant non loin sa Jaguar.
Pour le coup, je me demande maintenant s'il n'avait pas trouvé ainsi une main d'oeuvre pas chère pour faire le "sale boulot".
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lundi, janvier 30, 2006

Trondheim grand prix


Lewis Trondheim (de son vrai nom Laurent Chabosy) est sacré Grand Prix d'Angoulême. Il présidera donc l'édition 2007. Détestant les journalistes, la pensée formatée, les conventions, le génial et prolifique Lewis a déjà annoncé son intention de "foutre le boxon". Tout cela constitue une excellente nouvelle.
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jeudi, janvier 19, 2006

De la pérennité du phénoméne "blog"

J'ai déjà raconté ici l'origine de ce blog : de la curiosité pour l'outil Blogger/Blogspot, l'envie de juger la facilité de prise en main, puis on se prend au jeu..
Pour être très franc, j'étais persuadé que ce phénomène constituait une simple mode éphémère.
Depuis quelques semaines, je suis en train de comprendre que j'ai fait fausse route, et que le paysage des médias du XXIème siècle est en train de se transformer totalement.

Aujourd'hui, le phénomène fait plutôt sourire : on cite souvent les blogs d'hommes politiques (assez inconsistants), ou l'initiative de tel ou tel quidam. En réalité, l'émergence des blogs est une des expressions (pas la seule) de l'incroyable bouleversement culturel qu'annonce la généralisation planétaire de l'internet. Elle menace directement les médias traditionnels, et nous aide à mieux comprendre la "révolution numérique" qui déferle sur le monde depuis quelques années et qui - à mon sens - est irréversible.
A terme, elle rend imaginable la fin de la suprématie de l'audiovisuel classique (radio ou télévision) qui reste une forme de communication allant de un à tous, d'un centre souverain (station de radio, chaîne télé) vers un périphérique docile et passif (le public).

Or, l'internet à l'inverse, fait prévaloir une communication de tous à tous. Principalement cantonnée aux signes écrits, pour le moment, elle commence à s'étendre à l'échange systématique de sons et d'images. En théorie, cette prévalence du "tous-tous" dynamite par avance toute forme de contrôle centralisé.
Le "monsieur qui cause dans le poste" a vécu.
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mercredi, janvier 18, 2006

Marie-Laure de Lapérouse

Quand j'ai à encadrer un "simple" dessin/planche noir et blanc, je me contente d'un passe-partout noir taillé sur mesure au Bricorama du coin. C'est pas cher, et ça met toujours bien en valeur un encrage agréable.

En revanche, quand j'ai quelque chose d'un peu plus marquant, un dessin en couleurs directes, alors je file rue Violet (Paris 15è, vers La Motte-Piquet) dans l'atelier de Marie-Laure de Lapérouse.
A l'origine, c'est Daniel Maghen qui m'a refilé l'adresse : avant d'être le galériste reconnu qu'il est, c'est aussi un collectionneur et ayant passé ses années de jeunesse dans le quartier, ceci explique cela.
Mais j'en reviens à MLDL...
D'abord, on y est toujours bien reçu, dans une ambiance un peu village (les voisins passent et font coucou à la vitre,...)
Ensuite Marie-Laure et son mari se complètent : elle assez carrée, un goût très sûr; lui artiste au grand coeur partant dans des idées délirantes que je ne retiens jamais en l'état mais dont j'essaie d'extraire la quintessence. Quand il faut trouver une teinte spéciale, elle va faire ses mixtures elle-même pour préparer un badigeon.
Bref, du joli boulot à chaque fois, mais on passe bien 45 mn par oeuvre à discuter biseaux, sous-carte et baguettes (et je ne met jamais de pression sur les délais).

Quant à savoir si elle descend du célèbre Compte De Lapérouse, navigateur du siècle des Lumières, je crois bien mais là, elle entretient le mystère à merveille...
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samedi, janvier 14, 2006

Dur, dur, la pervenche

Je lis dans le journal de ma ville que les incivilités de certains citoyens font parfois l'objet de poursuites en justice. C'est très bien.
Par exemple, une contractuelle se fait agresser verbalement par un automobiliste irascible (classique) qui ne voulait pas acquitter son stationnement. L'automobiliste a été condamné à plusieurs centaines d'euros d'amende. Le journal précise par ailleurs que "les insultes proférées ont été si ordurières que cette contractuelle, très choquée, a dû être arrêtée un mois".
Alors, là, je ris. Un article qui paraissait sérieux et plutôt grave tourne soudain au burlesque. J'essaie d'imaginer quels mots, même horribles, atroces, quelles idées perverses pourraient être proférées à mon encontre pour que je ne puisse me remettre de mes émotions en 48 heures. Franchement, je ne trouve pas. Je crois que j'ai loupé une vocation.
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lundi, décembre 26, 2005

Quand les TGV voleront...


Dans la série « Les gens sont des moutons », voici un petit texte auquel j'adhère à 110%.
Soyons clairs, ce texte n'est pas de moi, et ne fais pas un blog pour recopier des articles in extenso. Mais j’ai trouvé cette chronique d’Alain Rémond dans Marianne si drôle et surtout si juste que…alors, exceptionnellement...

« On est à un quart d’heure de l’arrivée. Tout le train baigne dans une douce torpeur, lecture, mots croisés, papotages, somnolence…
Soudain, branle-bas de combat. Un passager se lève, passe sa veste, son manteau, saisit sa valise, met son sac à dos, écrabouille quelques pieds qui traînent ici et là. Et se dirige d’un pas martial vers la porte du fond. C’est le signal. Un deuxième passager se lève, puis un troisième, un dixième, un vingtième, un cinquantième. Alerte générale ! En quelques secondes, une véritable folie s’est emparée du train. Tout le monde se lève. Tout le monde déménage. C’est la grande bousculade, le chacun pour soi. On prend des coups de coude dans l’œil, on reçoit un imperméable sur la tête, on se fait boxer par un sac de voyage. Tout le monde se précipite vers là-bas, vers le bout, vers le fond. Pour aller où ? Nulle part. Les premiers arrivés au fond butent sur la porte. Les autres s’agglutinent derrière. Ca n’avance plus. C’est mathématique.

Et donc, tout le monde reste debout. A la queue leu-leu. Chacun avec ses valises, son sac à dos, son ordinateur portable, son parapluie. Et la cage du chat. Un grand silence s’abat alors sur le TGV, après la frénésie, la fièvre, le sentiment d’urgence. Tous les passagers sont là, debout. Plantés comme des idiots. Il reste encore dix minutes à tenir. Et dix minutes debout dans un train qui n’arrête pas de tanguer, c’est long. Les gens n’osent plus trop se regarder. Ils voient bien qu’ils sont ridicules, les uns derrière les autres, à attendre l’arrivée en gare. Pendant ce temps-là, je reste assis, peinard. Avec quelques irréductibles qui ont résisté à l’hystérie collective. Non sans mérite : la pression est tellement forte, le branle-bas tellement général qu’on se sent presque fautif, quasiment hors-la-loi de vouloir rester assis. En plus, cette frénésie bougiste vous gâche la fin du voyage. Comment continuer à lire tranquillement , au milieu de ce brouhaha, de ce carambolage, avec des gens plantés debout juste à côté de vous, valise à la main, qui vous jettent des regards furibards, coupables que vous êtes de ne pas faire comme tout le monde ?
Enfin, le train entre en gare, cahin-caha. C’est le moment de se lever, de penser à prendre ses affaires. Mais impossible de bouger, de faire le moindre mouvement, avec tous ces gens qui squattent le couloir, qui encombrent l’espace. Qui piétinent sur place, rongés d’impatience. Il faut arriver à se faufiler dans la file. En se sentant une deuxième fois coupable, comme si on grugeait dans une queue de cinéma.

A chaque fois, je me pose la même question : mais pourquoi tous ces gens se lèvent-ils dix minutes avant l’arrivée ? Qu’attendent-ils ? Qu’espère-t-ils ? Croient-ils, sérieusement, qu’ils arriveront plus vite ? Croient-ils que le fait d’être debout avec leur valise et leur sac à dos leur permettra d’arriver à Paris avant un gars comme moi, qui reste peinardement assis ? Ils devraient tout de même savoir, d’expérience, que ce n’est pas vrai. Que ça ne sert strictement à rien d’être debout. Que ça n’accélère rien du tout. Mais non, la fois d’après, ils recommencent. Il y a là un vrai mystère. Aussi inexplicable que l’échouage collectif de baleines sur la côte. Un comportement qui relève de la pensée magique : si je me lève, j’arriverai avant tout le monde. C’est tout simplement fascinant. A croire que l’impatience est au cœur de l’homme. Il voyage en TGV pour aller de plus en plus vite. Mais il veut aller plus vite que vite. Ces dix dernières minutes sont de trop. Elles ne devraient pas exister. Alors, il se lève pour les abolir. Pour forcer le temps. Il est déjà arrivé puisqu’il est debout. Pensée magique vraiment.


Passagers, mes frères, écoutez-moi : ça ne marche pas ! On n’arrive pas plus vite ! (…) Dans les avions, au moins, personne ne se lève dix minutes avant l’atterrissage. Faites voler les TGV, ça calmera les impatients »

Génial, et tellement vrai !
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lundi, décembre 19, 2005

Pochettes planantes


Le domaine des pochettes de disque est intéressant d'abord parce que ce sont des images qui restent dans la mémoire collective, et qui sont primordiales puis qu'elle donnent parfois à elles toutes seules l'envie d'acheter un disque.

J'ai trouvé cette page qui récapitule quelques illustrateurs qui ont marqué la période "baba" (70's) : Paul Whitehead pour les 3 premiers Genesis (je vous montre ci-dessus "Nursery Cryme", quelle mystérieuse peinture qui met assez mal à l'aise), Hipgnosis pour Pink Floyd qui n'ont guère vieilli, et Roger Dean pour Yes avec ces architectures un peu pompeuses qu'on pourrait comparer à du Druillet.

Sans ces pochettes, le plaisir qu'on a pu - ou qu'on peut encore - associer à ces albums ne serait pas tout à fait le même.
Dans la même mouvance, un autre point de vue ici.
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vendredi, décembre 09, 2005

Le mystère enfin résolu : c'est Peggy

Rina, Lorenzo, vous êtes des amours !
Rina, qui gère le site internet de son compagnon, me répond que l'illustration de Mattotti a servi a illustré la couverture néerlandaise de "Peggy Sue et les fantômes - tome 1 - Le jour du chien bleu" de Serge Brussolo.
Peggy Sue est une sorte de clône d'Harry Potter, et crée spécifiquement pour lui piquer des parts de marché.

L'intrique peut se résumer ainsi :
Peggy a été choisie par les protecteurs de l'Univers pour s'opposer à des êtres machiavéliques, des fantômes, appelés "invisibles" qui tourmentent les humains. Peggy est seule à voir les invisibles et à avoir pouvoir sur eux. Elle peut les brûler, simplement grâce à son regard amplifié par des lunettes en cristaux magiques extraterrestres données par la fée. Un charme la protège. Cependant, chaque fois qu'elle utilise ce don particulier, elle devient de plus en plus myope.

Les lunettes, les fantômes de la forêt...tout s'explique.
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lundi, décembre 05, 2005

Druillet et Mattotti

Deux achats récents dans ma collection : Druillet et Mattotti. Deux dessinateurs éminemment différents, mais je leur vois au moins 2 points communs :

. ce sont des artistes complets , ayant fait à la fois de la bande dessinée, des illustrations, des affiches etc...(de la sculpture pour Druillet également).

. ce sont probablement les 2 plus beaux sites internet d'artistes de ce domaine : Druillet.com et Mattotti.com , sites récemment refaits avec des moyens, beaucoup de visuels et une ergonomie vraiment pensée.

Pour Druillet, il s'agit d'un dessin couleur pour le téléfilm Charlemagne en 1993.
Le dessinateur co-fondateur de Métal Hurlant, vrai bourreau de travail avec une carrière d'une quarantaine d'années derrière lui, est sous les feux de l'actualité en ce moment avec les décors somptueux pour le téléfilm "Les Rois maudits".
Je trouve ce dessin sur eBay, pour un prix raisonnable, ce qui me permet d'ailleurs de rentrer en contact avec Bernard V., très grand collectionneur Druillet, et contributeur bénévole du site web précité. En attendant éventuellement une plus grosse pièce de l'époque Lone Sloane ou Salambo.

Pour Mattotti, il s'agit d'une illustration aux pastels de couleurs (une technique très particulière avec de multiples couches de pastel) . Je ne sais absolument pas à quelle occasion elle a été faite, mais Lorenzo Mattotti est tellement prolifique que c'est vraiment difficile de faire un catalogue raisonné de sa production. Mais au fait, qui est Mattotti ?

Lorenzo Mattotti est né à Brescia en 1954. Après des études d'architecture, il décide de se consacrer à la bande dessinée et fait partie du collectif italien Valvoline. C'est "Feux" publié par Albin Michel en 1986 qui le fait découvrir en France. Un récit atypique, des couleurs et une technique (le pastel gras) inédites, des compositions hautement picturales qui évoquent les peintres futuristes ouvrent une brêche nouvelle dans le monde de la bande dessinée, dont Mattotti devient rapidement une des figures les plus importantes. Dans les années 80, il collabore à la revue de mode italienne Vanity, pour laquelle il réinterprète de manière flamboyante les modèles des plus grands couturiers. Traduit dans le monde entier, de "Il signor Spartaco", jusqu'à "Stigmates", le travail de Mattotti a évolué avec une forte et constante cohérence, avec toujours la volonté d'innover. Pour les enfants, il a illustré "Pinocchio" de Collodi, "Le pavillon sur les dunes" de Stevenson, "Eugenio" et "Un soleil lunatique". Affichiste, peintre et illustrateur, Lorenzo Mattotti a également réalisé de nombreuses campagnes publicitaires (Lire en fête, le festival de Cannes) et dessiné les couvertures de revues prestigieuses dont The New Yorker, Le Monde, Süddeutsche Zeitung. En 1995, le Palazzo delle Esposizioni de Rome lui a dédié une anthologie. Ses derniers livres publiés en France: Docteur Jekyll & Mister Hyde. J. Kramsky. Casterman. 2002, Le Bruit du Givre, avec J. Zentner, Les Affiches de Mattotti, Editions du Seuil. 2003.

Mattotti est aujourd'hui considéré comme un des plus grands illustrateurs mondiaux, et sans conteste un des maîtres de la couleur. Voir également, un bon article récent sur Mattotti chez Desbois sur le blog de ME Leclerc.

A dire vrai, ça fait longtemps que je lorgnais cette jolie illustration un peu mystérieuse dans les fardes de Petits Papiers. Elle a mis du temps à me séduire, mais vraiment j'accroche. Quelle est cette mystérieuse forêt sous le clair de lune ? Et ces animaux bizarre qui déambulent ? Le plus étonnant est bien sûr cette jeune fille à lunettes (choisir ses lunettes) qui semble nous prendre à témoin de l'incongruité de la scène.


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La fessée, la fessée

Je découvre avec stupéfaction en regardant les stats de fréquentation que la moitié des gens arrivent ici en recherchant sur un moteur des photos de fessée. C'est en effet le mot clé "spanking" (fessée) qui mène souvent à cette page.
Après quelques recherches, je suis vraiment perplexe, et je découvre finalement que le 2 août dernier, j'ai parlé d'un site étrange où les gens pouvaient partager un secret anonymement sur une carte postale. Pour illustrer mon article, j'avais mis une des cartes du site, qui parle de violence sur un enfant, la photo s'appellant "spanking.jpg".
Comme quoi, ça ne sert pas à grand'chose que j'essaie de dire des choses intéressantes. Une paire de fesses - même ecchimosée - est beaucoup plus efficace.
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mercredi, novembre 30, 2005

Sites BD : BDGest fait très fort

Parmi les sites communautaires qui rassemblent les amateurs de BD au sens large (pour moi, ça comprend aussi les comics US, les mangas, la BD franco-belge jusqu'aux illustrateurs à la limite), il me semble que BDGest a maintenant pris une certaine avance.
Le newsgroup BD (frab), et BDParadisio ont eu leur heure de gloire, mais n'ont pas su évoluer surtout BDParadisio qui est resté dans un système de forum très archaïque. Ils le paient aujourd'hui : il ne s'y passe plus grand'chose.
BDGest a construit son succès sur un logiciel (payant) de gestion de collection, qui s'appuie sur une énorme base de données d'albums. Puis y a adjoint des forums très structurés et fréquentés aujourd'hui par bon nombre d'amateurs.
Par exemple, sur le sujet qui m'intéresse le plus (les originaux), on trouve aujourd'hui plusieurs forums pleins (100 pages chacun) : les originaux part 1, part 2, part 3, part4, part5 , et d'autres comme :
que penser du prix de certaines planches originales ?
Et tout ça ne fait que commencer...
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lundi, novembre 28, 2005

Le blog des gens qui ont vu des gens

Vous avez vu Lambert Wilson qui entre dans une pharmacie ? Béatrice Dalle dans un train ? Zazie dans un bar du 17ème arrondissement ? Si tous ces potins people vous intéressent, alors précipitez vous sur ce blog très cancan. Moi, j'adore ! (il manque des photos cependant)
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samedi, novembre 26, 2005

Ventes aux enchères (2ème partie)


Alors, cette après-midi de samedi, c'était donc la deuxième vente BD du week-end, cette fois chez Artcurial. Et il m'est arrivé quelque chose d'assez inattendu, quelque chose dont je ne pensais que ça n'arrivait que dans les films (et encore). Interdit de rire.

Figurez-vous que j'ai acheté quelque chose sans faire exprès, juste en faisant malencontreusement un signe à un ami au mauvais moment.
Il est aux alentours de 15h30, la vente bat son plein, Me TAJAN termine la partie "Albums" avant de passer aux originaux. Je me suis mis tout au fond de la salle, debout, et j'attend mon ami Frédéric, qui m'a dit qu'il arriverait vers 15h30.
Frédéric arrive à l'entrée de la salle, il me cherche du regard. Le voyant, je lui fais un grand signe de la main. Quelle erreur ! En pleine enchère sur une jolie pièce, c'est le geste de trop mais je ne m'en aperçois pas vraiment tout de suite. Je salue Fred qui se met à côté de moi.
Le marteau tombe... Adjugé...ça y est , c'est moi qui suis le meilleur enchérisseur, et en même temps je m'aperçois au même moment de la bévue que je viens de commettre.
L'agent Artcurial vient alors me voir pour enregistrer mon achat gagnant, c'est vraiment trop tard pour protester, la vente est d'ailleurs repartie de plus belle sur de nouveaux lots. Je suis piégé.

Le pire dans l'histoire, c'est que je ne savais même pas ce que j'avais acheté ! (je ne suivais pas trop à ce moment là). Je ne l'ai découvert qu'à la fin de la vente.
Evidemment, ça m'a complètement traumatisé pour le reste de la vente, toutes mes autres velléités d'achat sont restées lettre morte.

Bon, l'épilogue de l'histoire, c'est que ça aurait plus mal tomber. J'ai bien involontairement acheté un luxueux Tirage de Tête de "Rue des Rebuts" de Tardi (un des 100 exemplaires sur velin d'Arches), accompagné (à part) d'un superbe fusain original couleur 15x15 cm sur papier à dessin.
Un très bel objet, que je n'aurais pas du tout eu l'idée d'acheter, d'autant que le dessin original n'était même pas reproduit au catalogue.
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Ventes aux enchères : week-end chargé

Deux ventes de Prestige le même week-end : Tajan , puis Artcurial.
Le plus loufoque est que Tajan a été vendue à des investisseurs, et le fils Tajan est donc parti chez.... Artcurial.
La maison Tajan est donc une sorte de fantôme, qui n'a plus de Tajan que la facade. Artcurial sort un catalogue absolument magnifique, une vraie oeuvre d'art en soi (épuisé comme il se doit).

Chez Tajan je visais surtout cette magnifique illustration de DANY pour l'affiche du festival de Montreuil-Bellay en 2001 (voir à droite) : Olivier Rameau avec Colombe, du décor, un très très bel esprit "magique" pour une des dernières illustrations couleur que Dany ait fait sur sa meilleure série. Hélas, en salle, le prix s'emballe et va bien au-delà du budget que je m'étais fixé. Tant pis.
Itou pour les 2 illustration du talentueux Le Gall pour Théodore Poussin, ça s'emballe et je ne suis pas d'autant que je suis déjà servi sur cet auteur.
Dans ces ventes, j'aime cette ambiance BD, avec beaucoup de belges qui sont là pour le week-end. Ensuite, on se retrouve à casser une croûte dans le coin. Les belges prennent tous une salade "parisienne"...dans les quartiers touristiques, c'est bien en évidence sur la carte des bistrots. Et moi, je suis bien incapable de vous dire ce qu'il y a dans une salade "parisienne".
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vendredi, novembre 25, 2005

Le deuxième cahier

Cela fait bien longtemps que j'ai appris à me méfier des nouveautés musicales. Combien de fois ai-je été décu par "la sensation de l'année", le meilleur groupe du moment, l'album "parfait" ou même "indispensable" (comme si on en avait besoin pour respirer !).
Des achats impulsifs, trop rapides à la suite d'un article élogieux...et bravo à l'attaché de presse qui a bien fait son boulot mais moi, je me lasse.
Là c'est différent. Je l'attend depuis longtemps.
Maxime Le Forestier sort le deuxième cahier de son interprétation des chansons de Brassens. Ce coffret de 5 CD vient compléter le premier cahier qui date déjà de quelques années, et le tout finalement englobe quasiment tout le répertoire du Grand Georges.
Avant d'écouter Le Forestier, je n'avais jamais accroché à Brassens, sa voix rocailleuse , son interprétation un peu rêche.
Là, Maxime rend tout d'un coup les compositions lumineuses, accessibles, évidentes. Servi par sa voix beaucoup plus aérienne que celle de Brassens, il magnifie vraiment le répertoire. Allez-y voir !
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mercredi, novembre 16, 2005

Patti, 30 years later


Je ne parle guère de musique ici. D'ailleurs, je n'écoute pas grand chose de récent.
La maison de disque de Patti Smith commémore les 30 ans de "Horses" avec un collector comprenant diverses broutilles, bonus, live ou autre b-side. Ce n'est pas ça qui est important. Ni la célèbre photo de Mapplethorpe.
C'est la musique : compositions pêchues composées dans un état second, voix d'écorchée vive, paroles poétiques - parfois incantatoires. Une sorte de pré-punk rageur mais maîtrisé jusqu'à la dernière note. Pour moi, c'est un vraiment un intemporel absolu, qui s'écoute aujourd'hui comme si la frangine déjantée venait de péter un cable dans la pièce d'à côté.
J'ai revu Patti en concert à Paris l'année dernière. Elle est toujours dans son trip avec une énergie presque intacte.
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Sous le marteau de Me Poulain, un premier achat hésitant

Ah, comment commence une collection ? une passion ? C'est souvent un hasard pur et simple.
Novembre 1995 : Vaguement tintinophile, je ne m'intéresse guère à la bande dessinée ni aux arts graphiques. Je ne m'intéresse pas à grand'chose d'ailleurs à part à la musique. Internet n'existe pas encore (c'est possible ça ?). Au détour d'un journal, je vois qu'est organisée à Drouot une grande vente Reiser (mort en 1983). C'est sa veuve qui se sépare de 200 planches et dessins. Tiens, REISER quand même, un grand bonhomme qui avait tout compris avant tout le monde. Ceux qui n'y connaissent rien ont pu dire qu'il était piètre dessinateur mais ce n'est pas vrai... un style expressif, minimaliste (quoique) qui n'appartient qu'à lui. Allez, je pose l'après-midi et je décide d'y faire un tour, sans idée d'achat, mais quand même avec le chéquier dans la poche arrière du pantalon.
Arrivée à Drouot avec 30 minutes de retard, la salle est pleine à craquer, pas une place, j'arrive à me mettre dans l'embrasure de la porte sur la pointe des pieds. Les pièces défilent. Delfeil de Ton est à la table d'expert, racontant telle ou telle anecdote sur son collègue et ami. Cavanna est là aussi, je crois.
Maître Poulain est une sorte de grand coq BCBG, aux allures de bourgeois coincé mais je vais m'apercevoir très vite qu'il est une véritable iconoclaste, grand amateur de Reiser et d'humour féroce. Il est déchaîné.
Poulain s'arrête à chaque planche, s'étrangle de rire :
"Ah, oui, là c'était cette fameuse couverture de Charlie Hebdo avec les biafrés...oh. Horrible !" dit-il en riant "Un moment d'histoire, vraiment. les médias bien pensants s'en étaient émus"
Durant 3 heures, défilent les planches ou dessins de Mon papa, La vie au grand Air (les animaux), Vive les femmes, Gros dégueulasse, Les copines, Jeanine, La famille Oboulot etc...
Des illustrations, des couvertures, des gags, parfois drôles, parfois tragiques, parfois franchement insensés tant on se demande où il va chercher tout ça.
A chaque fois, Poulain interrompt "Ah là, j'aimerai rester plus longtemps sur celui-là, mais ce n'est pas possible. Regardez ce trait incroyablement noir, cette lippe bourrue, ce nez d'alcoolique. Il rend ça de manière extraordinaire ! Regardez cette femme comme elle a l'air heureuse...en trois traits d'encre. C'est génial" .
Et la salle charmée de bruisser, des mains se lèvent. Une dame BCBG enchérit sur un dessin très cochon. Un monsieur bien propre sur lui remporte l'enchère sur un gag scato pour Hara-Kiri.
Certains dessins s'envolent littéralement dans des prix inattendus. Et imprévisible, car il n'y avait jamais eu de dessins de Reiser vendus.
Poulain continue de plus belle "Mesdames et Messieurs, sont dispersés aujourd'hui de véritables monuments de l'histoire de France d'après 68. Ce sont des pages que tout le monde connait. Tout ceci rentrera dans des collections privées et ne ressortira plus" (il avait raison).
Evidemment, dans une telle atmosphère, comment ne pas se laisser prendre au jeu ?
Comme je n'ai pas le catalogue, pas facile d'anticiper sur les prochaines planches. Je me dis que s'il y en a une qui me plait je me lance. La vente touche presque à sa fin et je vois le savoyard (nom des manutentionnaires à Drouot) qui arrive avec "Parade amoureuse".


Sympa la planche. Aquarellée (donc de la dernière période, Reiser avait découvert assez tard l'aquarelle et s'en amusait comme un enfant), pas trop "hard" donc accrochable dans son salon, bon....allez, je tente.
"Parade Amoureuse" est présentée.... Mon coeur bat très fort. Je lève la main, 2 autres surenchérissent, je relève la main à nouveau. Je l'ai ! Bon, le prix est dans la moyenne. Ca aurait pu être pire.
En tremblant, je sors mon chéquier de ma poche arrière. Quelle aventure !
Je sors de Drouot avec mon précieux colis enveloppé dans un grand sac plastique. Dans le métro, je nargue en pensée les voyageurs en serrant mon sac contre moi "Hum...vous ne devinerez jamais ce que je transporte là, dans mon sac, sans en avoir l'air. Eh eh...une véritable tranche de génie ! Oui mesdames, messieurs. Un truc incroyable. Peut-être 0000,1% seulement des français ont la chance de posséder ce genre de choses". Je suis sur mon petit nuage.
Ca y est, j'ai le virus.


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jeudi, novembre 10, 2005

Accro aux accrocs

Un copain m'envoie un mail hier (extrait) : "je ne suis pas du tout accroc à la pub, mais....".
Ce soir, je feuillette le Nouvel Obs : "Ils sont nombreux ceux qui sont accrocs à cette série télévisée" (et c'est au moins la 3ème fois cette année que je vois cette orthographe dans ce journal).
Décidément, cette faute est devenue aujourd'hui la faute la plus répandue, y compris dans certains journaux "sérieux".
Allez, on répète : je suis accro aux bonbons à la menthe, mais j'ai fait un accroc à mon pantalon. Diantre, où va notre bon français ?
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mercredi, novembre 09, 2005

Quand Volvic dansait sur les volcans

Jacques-Marie Bardintzeff et son épouse nous ont gentiment rendu l'invitation de juin dernier (voir le début de mon blog), et nous sommes aller dîner chez eux samedi. Pratique : nos immeubles se trouvent à 200 m l'un de l'autre.
Dans la conversation, j'ai été amené à l'interroger sur la publicité pour Volvic qu'il avait faite vers 1994 (je m'en souviens très bien) : quel impact ça a pour un scientifique de se retrouver du jour au lendemain sur des affiches 4x3 dans tous les centre-ville, dans des spots qui passent 15 fois par jour à la tv, avoir son nom sur le slogan et les bouteilles...bref quelque part servir de "caution scientifique" à une marque commerciale ??
Eh bien ce n'est pas si simple à gérer ...

Il nous raconte sa rencontre extraordinaire avec Raymond DEPARDON pour le tournage du spot, les repérages sur le Puy-de-Dôme avec l'hélico (nous voyons quelques photos), les stages plusieurs années de suite avec des enfants (toujours parrainés par la même eau minérale) qui font suite à des concours sur l'environnement dans les écoles.
Une notoriété inattendue, une belle aventure de quelques années, et puis on reprend son travail d'une vie : la recherche, les voyages dans le monde entier, l'écriture, le souci de vulgariser sa passion : l'amour des volcans.
Une belle leçon d'humilité non feinte.
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mardi, novembre 08, 2005

Point d'étape

Cela fait maintenant 5 mois que j'ai commencé ce petit blog. Et comme il commence à être indexé par des moteurs, je suis passé de 0 visiteurs/jour à 50, 60, parfois 80.
A l'origine, je voulais juste me rendre compte de la facilité de prise en main des outils de blogs, et finalement je me suis pris au jeu.
Merci à Xiti qui me fournit le petit marqueur de stats jaune. ça me permet de voir qui vient, de quel pays, quel(s) mot(s) clé(s) il a tapé dans quel moteur de recherche, etc...
J'ai conscience de n'être qu'une minuscule poussière dans la blogosphère mais ça me convient.
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samedi, novembre 05, 2005

Le divan d'Henry Chapier


Le divan jaune "Poltrona frau" d'Henry Chapier (oui, avec un Y !) est à vendre aux enchères sur Aucland, pour une bonne cause (Reporters sans frontières).
Que de nobles paires de fesses (+ de 350) y ont pris leurs aises entre 1987 et 1994 !
A l'heure où j'écris, à 10 jours de la fin de l'enchère, il est déjà à 5550 euros. Ca sera sans moi. (info ultérieure : adjugé 65 000 euros)
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