mercredi, décembre 03, 2008

Deux instantanés à Angoulême 2003



Voici 2 photos que j'ai prise au festival BD d'Angoulême en janvier 2003 :

- au stand de l'Association. On reconnait Vincent Sardon qui dédicace (j'y reviendrai dans un prochain article), Fanny Dalle-Rive, et Marjane Satrapi - ici handicapée par un poignet droit foulé - qui est presque devenue une star pipole aujourd'hui depuis qu'elle a adapté au cinéma son Persepolis.

- au stand Dargaud, Joann Sfar et Lewis Trondheim.

Je ne vais presque jamais à Angoulême parce qu'il y a beaucoup de monde, qu'il y fait froid (c'est toujours fin janvier) et surtout que c'est impossible de se loger dans la région ce week-end là.
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lundi, décembre 01, 2008

"Enfant, je ne jouais pas au Monopoly... "

" (...) Enfant, je ne jouais pas au Monopoly. J'ai toujours flairé derrière ce jeu les nauséeuses illusions d'un système financier sans réelle accroche avec l'élément humain fait, lui, de sensibilité, d'émotion, de profondeur et de valeurs morales. Je préférais construire des cabanes, approcher les animaux, découvrir la nature et faire rire ma mère en improvisant des sketchs loufoques. Je comprends aujourd'hui, tandis que la grande mascarade de la finance montre son vrai visage, pourquoi je n'aimais pas le Monopoly et pourquoi je ne suis jamais devenu riche".


Françis Politzer (Oise) dans le Courrier des lecteurs
Nouvel Observateur du 27/11/2008

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samedi, novembre 29, 2008

Galerie d'Art ou supermarché ?

Franchement, je ne sais que penser de Carré D'artistes, galerie libre-service dans laquelle j'ai eu l'occasion d'entrer cette après-midi rue Saint-André-des-Arts. C'est simple : il y a une trentaine d'artistes exposés, 4 formats et donc 4 prix. Vous prenez votre oeuvre dans les bacs (c'est emballé dans un plastique transparent), vous payez en caisse. Deux jeunes femmes galeristes parcourent quand même un peu les travées, sans mettre la pression de manière trop visible (en art, ça ne fonctionne pas), et s'enquérissent auprès de vous de vos impressions pour déceler un éventuel coup de coeur !

Première constatation : au contraires de galeries snobs mais presque vides, on s'y entasse ! il y a beaucoup de monde. Des curieux comme moi, sans doute.

Deuxième constatation : les styles sont très disparates. Dans les illustrateurs, il y a de vrais talents ! Mais, en regardant l'ensemble des pièces d'un même artiste, c'est un peu du travail "au kilomètre". Ce qui est normal dans cette gamme de prix.

Aussi, je m'interroge. D'un côté, j'imagine que les artistes qui passent un accord avec Carré d'Artistes veulent avant tout se faire connaître pour "monter en gamme", croître en notoriété et à terme exposer dans des lieux moins "passe-partout".
D'une autre côté, il va être très difficile d'émerger, car ces artistes doivent produire des centaines d'oeuvres pour un prix modique. Cela nécessite forcément d'exploiter un style, rapidement, sans trop se poser de questions.
La quadrature du cercle en somme.
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Leçon d'Histoire vespérale

(la minute des Anciens Combattants)
Il n'est pas fréquent de pouvoir s'entretenir avec un académicien ! C'est ce que j'ai eu le plaisir de pouvoir faire hier soir lors d'un dîner où Pierre Nora nous honorait de sa présence, lors d'une occasion similaire à celle que j'ai raconté l'année dernière. Oui, il a aussi fréquenté le Lycée Carnot !
Bien sûr, il nous a expliqué le combat qu'il menait contre la recrudescence des lois mémorielles, sujet dont les médias ont rendu compte récemment. Il est toujours impressionnant de voir combien les hommes érudits savent, dans leurs discours, rendre très simple des concepts complexes. "Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément" disait déjà Nicolas Boileau au XVIIIème siècle.

Il se murmure que l'année prochaine, pour le 100ème dîner des anciens de Carnot, un homme ayant occupé récemment d'éminentes fonctions dans notre pays et également ancien élève du lycée serait fortement sollicité pour présider le repas !
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mercredi, novembre 26, 2008

Haricots à volonté !


Moi j'aime bien Mr BEAN, son gentil burlesque me fait sourire et même parfois rire. Je suis tombé sur le coffret 3 DVD de l'intégrale de ses sketches tv et je ne regrette pas mon achat ! Pour moins de 20 euros, vous passerez environ 8h10 en sa compagnie, ce qui porte la minute de divertissement à 4 centimes ! Vous avouerez avec moi qu'il s'agit d'un investissement raisonnable.
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Très discrète cantine

C'est une adresse qui s'échangeait à voix basse ...bla bla...le meilleur russe de Paris ... bla bla... il faut être membre ...bla bla... pas d'indication sur la porte...Moi aussi j'ai succombé au tuyau vers la fin des années 80 !

Si vous voulez bien manger russe pour pas trop cher vers le Trocadéro ou les Champs, alors il faut connaître la cantine du Conservatoire Rachmaninoff. On pénètre dans cet immeuble hausmannien bien cossu de l'avenue de New-York (en bord de Seine), et la salle se trouve au rez-de-chaussée du Conservatoire. A l'époque, il fallait être à jour de sa cotisation - 10 ou 20 francs à l'époque- qui était amortie dès le premier repas, je crois que cette contrainte a disparu aujourd'hui.
La cuisinière vous reçoit le tablier solidement noué au cou, et vous montre votre place. Les tables sont quelconques avec une toile cirée, et ne croyez pas que vous allez disposer d'une carte de 40 plats ! Un ou deux plat(s) du jour, par exemple un solide Boeuf Strogonoff. Hors d'oeuvres, desserts, et vodkas (pour les amateurs) complètent la pitance.
A l'accent russe prononcé, on comprend vite qu'il ne s'agit pas d'une adresse pour touriste (malgré le quartier) mais d'un agréable restaurant servant une cuisine familiale russe.
Si j'en crois cet article sur Cityvox, certains avis récents sont un peu mitigés. Pour ma part, je me laisserais bien retenter si je passe dans le quartier, par pure nostalgie, pour sentir à nouveau le fumet piquant des concombres marinés.
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dimanche, novembre 23, 2008

Le collector qui tue ... le portefeuille


L'album blanc des Beatles ("White album") est mythique à plus d'un titre : d'abord parce que c'est les Beatles à leur apogée créative, et aussi par la pochette immaculée - très innovante à l'époque - qui ne laisse apparaitre que le titre "The Beatles" embouti en relief, ainsi qu'un numéro d'ordre tamponné qui fait que chaque exemplaire de ce double album est en quelque sorte unique. Une performance technique qui ne sera pas renouvelée sur les pressages en CD, à part sur une édition spéciale.
Aussi, on peut se dire que le n° 0000001 ou le n° 0000002 sont des objets rares et recherchés, même s'il s'agit exactement du même exemplaire que tout autre numéro.
En fait, les 4 premiers numéros ont été ceux des 4 membres des Beatles, et il semble impossible qu'ils sortent sur le marché des collectionneurs. En revanche, un internaute vend actuellement sur eBay le numéro 0000005 ! Si vous êtes disposés à y mettre le prix d'une jolie voiture, il vous reste quelques heures pour enchérir !

Toutes proportions gardées, j'ai remarqué un phénomène un peu similaire sur les sérigraphies BD ou objets à tirage limité donc numérotés. Les amateurs - toujours un peu fétichistes - cherchent un numéro qui leur plait. C'est en général un numéro bas, ça peut être aussi un chiffre rond (exemple : 100/250).

edit du 23/11 soir : le lot vient de finir à 22.700 euros !
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samedi, novembre 22, 2008

Ah, si j'avais un chauffeur...


"Quand mon chauffeur me dit qu'il veut investir en Bourse, je sais que c'est le moment de vendre"

Warren Buffet (l'homme le plus riche du Monde en 2008)

Pas de place pour les petits joueurs dans les grandes bulles spéculatives ! Quand ils décident enfin de s'inviter à la fête, c'est toujours trop tard, elle est finie ...
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vendredi, novembre 21, 2008

Comme dans une salle d'enchères !


Incroyable ce système qui permet de suivre depuis eBay Live Auction les ventes aux enchères réelles, comme la vente Artcurial de ce soir que je suis en direct depuis mon PC.
En tant que membre eBay, je pourrais même enchérir. J'ai entouré en rose les enchères qui viennent du monde réel (des ordres ou des gens en salle), je n'ai pas encore vu de lot remporté par un enchérisseur virtuel ce soir. En tous cas, tout ceci contribue au business, car enchérir devient aussi facile que jouer au Rapido dans un café, vous savez, ces jeux addictifs qui poussent des populations fragiles à faire des dépenses déraisonnables en s'alcoolisant plus que de raison.

Tout ceci est quand même un peu paradoxal : lorsque eBay est attaqué pour avoir laissé faire la vente de produits contrefaits, ils se défendent en disant qu'ils ne sont pas un site d'enchères, mais qu'ils font simplement de l'intermédiation entre personnes physiques ou morales (ce n'est pas faux). Mais ils sont alors peu crédibles quand ils s'associent à de vraies maisons d'enchères lors de ces évènements eBay Live Auction.
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jeudi, novembre 20, 2008

Assortiment de couleurs d'automne


Photo prise à Bougival (78), un dimanche de novembre, 2008.

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dimanche, novembre 16, 2008

La passion de chercher


Attention, je vais parler d'un site qu'il ne faut divulguer sous aucun prétexte ;-)
Il s'agit du Guichet du Savoir, tenu par les bibliothécaires de Lyon. Il n'y a nul besoin d'être inscrit à la bibliothèque, et encore moins à Lyon.
Vous posez n'importe quelle question. Ils font les recherches, et vous répondent en 3 jours ouvrés. C'est gratuit ! Un cousin cherchait un article de journal des années 40, ils lui ont retrouvé l'article et lui ont envoyé le scan !

Les réponses, parce qu'elles sont rédigées par des professionnels, sont bien éloignées par exemple de la médiocrité qui se dégage de Yahoo Q/R que je regarde parfois. Sur Yahoo Q/R, les sujets abordés sont futiles (on se croirait au Café du Commerce), et la plupart des réponses sont des copier-coller de résultats de moteurs. Pas besoin d'un site intermédiaire pour s'informer sur le web !

Rien de tout cela au Guichet du Savoir. Mais il est bien évident que si le site est trop connu, le service se dégradera ou sera truffé de pub, ou deviendra payant.
Alors, surtout ... N'EN PARLEZ PAS !
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Immobilier : de quels prix les médias parlent-ils ?

Lorsque vous voulez savoir le cours d'une action en Bourse, vous pouvez avoir instantanément son cours via Boursorama ou d'autres sources. Et en quelques clics, vous pouvez acheter l'action à un cours qui sera quasiment le cours indiqué.

En immobilier, par contre, il y a un énorme décalage temporel entre les chiffres donnés par les médias, et la réalité du terrain.

Les médias ont 2 principales sources : les notaires et la FNAIM (agents immobiliers).

- Côté notaires, entre promesse de vente et acte d'achat, il se passe 3 mois. Et les chambres de notaires ne communiquent leurs chiffres qu'environ 6 mois après l'acte d'achat (le temps de remonter toutes les données du terrain et de mouliner tout ça). Ceci induit donc déjà un décalage de 9 mois entre une promesse signée sur le terrain et le chiffre rendu public.

- Parallèlement , la FNAIM communique un indice qui ne représente pas la variation mensuelle des prix, mais la variation lissée sur 24 mois ! C'est écrit en tout petit dans leurs lettres : Le pourcentage de variation trimestrielle (resp. annuelle) mesure l’évolution intervenue entre la moyenne des prix mensuels moyens des trois (resp. douze) derniers mois connus et la moyenne des prix mensuels moyens des trois (resp. 12) mois précédents.
C'est un moyen habile (un peu scélérat mais pas malhonnête si l'on comprend la méthode de calcul) de retarder l'annonce de mauvaises nouvelles. Par contre, les médias ne saisissent - en général - pas la nuance, et reprennent le chiffre comme une progression mensuelle, ce qui est faux.

Ces 2 facteurs font que la crise financière que nous connaissons actuellement depuis 1 mois, si elle provoque un effondrement des prix faute d'acheteurs, ne commencera à être visible dans les chiffres officiels qu'à l'été 2009. Un peu long, non ?
La baisse importante qui a été annoncée ce mois-ci n'a donc aucun rapport avec le krach boursier ni avec le credit crunch qui s'en suit. Elle résulte simplement d'une tendance longue de dégonflement de la bulle spéculative que nous connaissons en France depuis que nous sommes sortis violemment du tunnel de Friggit.

Attention, donc, à ce qu'on veut faire dire aux chiffres !
Si des cotes boursières ont une extrême volatilité, il y a beaucoup plus d'inertie sur les variations de l'immobilier où les tendances ne peuvent s'apprécier que sur le moyen terme.
Il est à regretter qu'il n'y ait pas de volonté politique d'imposer un indice qui reprendrait plus rapidement la réalité du terrain sans délais, lissages ou autres subterfuges statistiques.
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vendredi, novembre 14, 2008

Deux précisions


1) ce blog dispose d'un moteur de recherche intégré fourni par blogger. pour rechercher un mot ou une expression, utilisez le petit pavé en haut à gauche, puis cliquez sur "recherchez le blog". Eh oui, aussi bizarre que ça puisse paraître, Blogger/blogspot (qui appartient à Google), n'a pas pu traduire convenablement : en français correct, on dit "rechercher dans le blog" !

2) je ne met pas systématiquement les copyrights des photos que j'emprunte à droite et à gauche, y compris sur la toile. Bien évidemment, toute demande motivée de retirer une photo sera prise en compte aussi vite que possible.
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lundi, novembre 10, 2008

Mon secret pour garder la forme

Quand la fatigue se fait sentir, que j'ai l'impression d'être vidé de mon énergie, alors je fais une cure de Spiruline , ces micro-organismes à base d'algue qui sont si utiles dans le monde entier pour lutter - entre autres - contre la malnutrition des enfants. C'est ma soeur qui m'a indiqué ce "truc" il y a quelques années et maintenant je dois dire qu'avec moi, ça a toujours très bien marché ! Bon, je fais 2 ou 3 cures par an, pas plus. Il ne faut jamais abuser des bonnes choses.

Bizarrement, en France, on connait mal la spiruline, on en fait pas tellement la promotion, c'est un tort ! Un jour, j'ai même vu un pharmacien qui ne se souvenait plus ce que c'était. C'est un produit tout à fait sérieux, unaniment reconnu par les scientifiques, à ne surtout pas amalgamer avec certains traitements bidons ou recettes miracles qu'on voit parfois dans les publicités des journaux populaires.

Elle apporte :
- du fer, de la vitamine B12, de la bêta-carotène
- des acides gras essentiels et des minéraux
- des oligo-éléments tels que le fer, le magnésium, manganèse, phosphore, zinc, cuivre
- des enzymes comme la chlorophylle, le bêta-carotène, les caroténoïdes

Essayez d'en prendre 15 jours, et vous verrez si je n'ai pas raison. On la trouve en pharmacie dans des présentoirs en libre-service (style "arkogélules"), plus d'infos par exemple ici ou ici.
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dimanche, novembre 09, 2008

Des concerts, des concerts, des concerts (part 5)










Finissons tranquillement les années 80, avec quelques jolis moments comme ce concert de Prince sur la tournée Lovesexy, REM déjà un groupe aguerri sur la tournée Green (un plaisir de les voir dans une salle comme le Grand Rex).
Pourquoi avais-je été voir l'avangardiste Laurie Anderson à l'Olympia ? Je ne sais plus très bien, sans doute pour découvrir autre chose que son succès grand public O Superman.

Et puis, au risque de me répéter, encore un souvenir fabuleux avec The Cure aux Arènes de Béziers un beau soir d'été 1986 (j'avais raconté l'Olympia 1982 ici). Un concert similaire avait été filmé par Tim Pope aux Arènes d'Orange l'année suivante. Sorti en VHS, je ne crois pas hélas en DVD mais en peer-to-peer ça doit se trouver.
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Encore deux photos ...



Encore deux photos prises au Science Museum de Londres.
Elles se veulent un peu esthétisantes et je ne sais pas si c'est très réussi.
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jeudi, novembre 06, 2008

Si je devais ...

Si je devais désigner mon single "pop" préféré, je serais bien embêté. Mais il y a fort à parier que "Sensitive" de The Field Mice (Sarah Records, 1989) serait dans mon top faïve. Un morceau à la fois noisy, crépusculaire, et très mélodique. Comme le dit joliment François Gorin, "une voix nouée par l'angoisse au pied d'un mur de guitares, si elle vaçille elle peut s'appuyer dessus".



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Tintin harcelé par la gent féminine : une première !


On a beaucoup glosé sur le caractère asexué des personnages dans Tintin, et l'absence de vraies femmes à part 2 caricatures de mères castratrices : Bianca Castafiore et Peggy Alcazar.
Aussi, la découverte dans la prochaine vente Artcurial de cette illustration m'a fait sourire.

Quasiment inconnu (de moi, en tous cas), ce dessin des années 50 montre un Tintin littéralement harcelé par des hordes de jeunes femmes de tous âges. Hergé avait bien perçu la révolution des moeurs qui se préparait et l'émancipation des femmes.

Sur ce sujet, il faut se garder de jeter trop vite la pierre sur les auteurs : la législation de l'époque relative aux publications pour la jeunesse était fort stricte. Jeunesses masculines et féminines étaient clairement séparées tant dans la vie scolaire que dans les publications qui leurs étaient destinées : des comités de censure très sourcilleux y veillaient.
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lundi, novembre 03, 2008

Une atmosphère délicieusement kubrickienne


Il y a quelques jours, quand je suis entré dans la cafétéria du Science Museum à Londres, j'ai eu l'impression incroyable d'être dans un film de Kubrick. Et j'ai immédiatement pris cette photo, en pensant vous la faire partager.

Moi qui ait souvent "étudié" Kubrick (dans les livres de Ciment et Chion notamment), je n'avais jamais eu une telle impression étrange de "rentrer" dans un de ses films.

Je dois d'abord vous dire que la cafétéria était fermée : seules 2 jeunes femmes, employées de l'établissement, s'étaient mise à une table et semblaient regarder un document d'ordre comptable peut-être.

D'abord, ces néons, ces lumières, la symétrie parfaite tant horizontale que verticale. Une espèce d'ordre déshumanisé, avec ces bouteilles de condiments toutes exactement posées aux mêmes endroits avec un soin maniaque.
Malgré tout, une présence humaine lointaine et qu'on sent essentielle.

J'ai eu l'impression que si je faisais tomber quelque chose par terre, elles pourraient sursauter, me regarder, puis se regarder l'une et l'autre. Et le film - enfin, la journée - pourrait basculer.

C'est bien sûr le Korova Milk Bar d'Orange Mécanique avec Alex et ses droogs qui me regardent.
C'est l'élégant bar de l'Hotel Overlook dans Shining quand Nicholson bascule dans la folie, ou les étranges toilettes qui jouxtent le bar.

C'est l'atmosphère froide de la grande salle du conseil dans Docteur Folamour. Ce sont les refuges sombres de la navette où des humains peuvent comploter contre l'ordinateur central HAL 9000 dans 2001, l'Odyssée de l'Espace.

Voici une autre photo de l'endroit que j'ai prise le même jour :


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dimanche, novembre 02, 2008

Quelques merveilles de collections privées










J'en ai parlé déjà ici, mais ComicArtFans devient à la fois une marketplace et un superbe lieu d'expo virtuelle pour qui s'intéresse aux originaux BD / illustrateurs.
Je montre dans cet article quelques pièces absolument bluffantes mises par d'heureux collectionneurs européens. Je n'en suis pas propriétaire !

Vous verrez dans l'ordre d'entrée en scène : Gir (Blueberry), Nicolas de Crecy, Hergé (Tintin), Bilal (La femme piège), Franquin (Gaston Lagaffe), Sempé, Uderzo (Astérix).
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"Les bons artistes copient, les grands artistes volent."

Pablo Picasso

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vendredi, octobre 31, 2008

Le 9ème art envahi par les peintres ...





Chacun conviendra qu'il est très différent de faire de la bande dessinée ou de faire de la peinture. Dans un cas, on s'appuie sur un trait noir à l'encre de chine, avec des couleurs faites à part, dans l'autre on fait virevolter un pinceau coloré sur une feuille de papier ou une toile pour faire apparaitre au final une oeuvre figurative ou non.

Dès les classiques des années 50, le 9ème art a attiré des peintres désargentés qui se sont adaptés tant bien que mal à la bande dessinée, mais en gardant une certaine frustration du statut de "peintre" qui leur semblait plus enviable. L'exemple typique est Cuvelier, l'inimitable auteur de Corentin : très grande série du 9ème art pour un peintre qui serait sûrement resté assez quelconque.
Parallèlement, de grands artistes du lavis ont émergé (René Follet ou plus récemment Pascal Rabaté avec son Ibicus) et d'autres auteurs ont pris l'habitude de travailler en couleurs directes : une planche se trouve être ainsi constituée de petits tableaux indépendants.
Ces auteurs peuvent être des dessinateurs classiques qui ont évolué (Hermann), ou des peintres d'origine comme Smudja ou Vink (dont j'ai déjà parlé).

On voit donc qu'une classification "basique" n'est plus aussi aisée ! Le 9ème Art englobe aujourd'hui un tas d'artistes qu'on peut qualifier de peintres même si l'étiquette BD leur est immanquablement collée avec parfois un côté péjoratif.

A titre d'exemple, vous verrez en en-tête 4 planches de "L'Ile au Trésor" dessinées par Michel Faure. On voit ici un travail qui me semble très intéressant : ne s'appuyant pas sur un trait noir comme chez les classiques, mais appliquant directement les couleurs sur le papier, Faure arrive à restituer une atmosphère d'aventure qui sied au classique de Stevenson. Une adaptation classique au trait n'aurait sûrement pas rendu aussi bien.
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vendredi, octobre 24, 2008

Rue de Saussure (Paris 17ème) - 1965


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Tunnel de Friggit : dangereuse sortie de route


J'ai déjà un peu parlé d'immobilier ici : quelques articles généraux dès 2005 (part 1, 2, 3, 4, 5) puis l'obsession bien française d'être propriétaire à tout prix, les grands mythes, mais je crois que beaucoup de nos concitoyens n'ont pas du tout conscience que nous sommes en France dans une énorme bulle spéculative, la plus grosse qui ait jamais existé dans notre pays.

Savez-vous qui est Jacques Friggit ? C'est un Ingénieur des Ponts et Chaussées reconnu pour ses statistiques sur l'immobilier depuis les années 60. Les principes qu'il expose ne sont pas franco-français : c'est la même chose dans d'autres pays.
Friggit, a observé que les prix des logements étaient reliés à la croissance des revenus des ménages et qu'ils oscillaient avec une marge de 10 % autour d'une tendance longue (tunnel) : en situation normale, comme tout marché cyclique, les prix oscillent à l'intérieur du tunnel. Et à chaque fois que les prix sortent du tunnel, il y a comme une force de rappel qui fait tout rentrer dans l'ordre.

Précisons que ces courbes sont calculées en fonction de l’indice du prix du logement par rapport au revenu disponible par ménage. Pour qu’un marché soit sain, il faut que la solvabilité des acquéreurs soit stable. Ce graphique permet donc de se baser sur la capacité financière des ménages et de mesurer l’effort nécessaire à consentir pour réaliser un achat immobilier.

Que voyons-nous sur les 43 dernières années (l'étude existe depuis 1965) ?

Les prix en France ont été confinés dans le tunnel pendant plus de 37 ans jusqu'en 2002. Une seule exception bien visible sur le graphique : la bulle de 1991 qui a touché surtout Paris/RP et s'est terminée ensuite pour revenir dans le tunnel à partir de 1995 environ.
Durant la période 1998-2001, le marché a évolué dans la limite basse du tunnel de Friggit. Finalement, une croissance explosive des prix s'est produite à partir de 2002, cette fois-ci sur l'ensemble du territoire français. Or, toute sortie de ce tunnel de Friggit par le haut montre le développement d’une bulle immobilière.

Déjà en octobre 2004, Jacques Friggit estimait que « l’évolution récente du prix des logements apparaît historiquement anormale ».
La situation a continué à se détériorer jusqu'à ce jour et la bulle est devenue énorme.
Aujourd'hui, mon sentiment est que l'on reviendra forcément aux fondamentaux des acquéreurs : leurs revenus (stables) et leur capacité à s'endetter (en baisse). Or revenir aux fondamentaux passe par la redescente des prix dans le tunnel de Friggit, ce qui implique une baisse des prix d'au moins 35%.
Comment et quand tout ceci se passera est une autre histoire.
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dimanche, octobre 19, 2008

Back to London


In a few days, we'll be in London for a family trip of 3 days / 2 nights. Last time, in 2005, we went there a few hours after dramatic attacks and the atmosphere was quite stange.

I really look forward returning to London, I love the town and I love English people, with legendar british phlegm and a special sense of humor. If we have time, we'll try different places than last trip : walk thru Camden Town, to London Tower, London Bridge, and maybe The Science Museum and/or Madame Tussauds. We'll take both tube and typical black taxis.

This time, I have taken a "quad" room in Royal Eagle Hotel (see little picture) near Paddington. I really hope they will propose a real english breakfast as my sons are fond of scrambled eggs and fried bacon.

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