mardi, mars 04, 2008

Tours infernales


Impressionnante campagne de publicité anti-tabac conçue par une agence néo-zélandaise.
C'est frappant de voir combien 7 ans après, le moindre symbole évoquant l'attentat du 11 septembre est immédiatement compréhensible (décrypté) par la majorité des habitants de la planète.
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jeudi, février 21, 2008

L'arroseur arrosé


Un ami me racontait régulièrement qu'il se passait d'abonnement ADSL, étant parvenu à se raccorder au net via la connexion d'un voisin imprudent qui n'avait pas sécurisé son réseau wifi.

Cette histoire me faisait régulièrement bien rire
...jusqu'à ce soir.

Pour ma part, n'ayant jamais eu besoin de wifi, mes connaissances en la matière étaient fort limitées. Tout au plus avais-je entendu parler de cryptage WEP ou WPA.

Ce soir, donc, j'ai entrepris de voir si je pouvais connecter mon PC portable en vue de l'emmener en vacances de neige et essayer de trouver un hotspot à la Toussuire.
Et figurez-vous que parmi les réseaux que j'ai trouvés... plusieurs freeboxs et autres réseaux dans l'immeuble (tous sécurisés) et ...un seul réseau non sécurisé, près de moi, tout près de moi....un réseau nommé "Bewan wi-fi". Tiens, n'ai-je pas depuis 2 ans un modem/routeur de cette marque connecté à mon PC de salon ? Un Bewan 700 ADSL2+ qui me rend de bons services, le modem qui a une jolie antenne à l'arrière à laquelle je n'avais jamais prêté attention ?

J'ai alors fait la sinistre découverte que vous imaginez déjà : depuis 2 ans, mon réseau (PC de salon) est ouvert à tout vent. Je veux être clair : je parle de découverte sinistre, non parce que quelque voisin a pu "emprunter ma connexion", mais plutôt parce qu'il est facile de se connecter à mes données, et ça, ça m'ennuie bien.

Ce soir, j'ai donc derechef appris à paramétrer mon routeur en WEP avec une clé de cryptage 64 bits. Et j'ai aussi changé le mot de passe du routeur qui en était resté aux paramètres usines.
Mon orgueil de féru d'informatique en a pris un petit coup, mais je suis quand même content d'avoir découvert ça.
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Remballez la remballe !

L'art de la remballe - qui se pratique en supermarché - est vraiment écoeurant. Si vous ne savez pas ce que c'est, vous avez aussi la possibilité de vous abstenir et de ne PAS regarder la vidéo suivante. Surtout si vous avez prévu de manger des merguez et une petite langue de boeuf ce soir.


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dimanche, février 17, 2008

Des Poussins, des Poussins, des Poussins....


Ceux qui connaissent son travail savent que Frank Le Gall a de multiples talents graphiques : sa série de bande dessinée Théodore Poussin est une des meilleures de ces 20 dernières années : un scénario travaillé avec ce qu'il faut de rebondissements et d'exotisme, des cadrages soignés, et un encrage très méticuleux notamment dans certaines cases incroyables que l'on croiraient sorties d'un théatre d'ombres chinoises.

Mais il y a un domaine où FLG excelle selon moi, ce sont les aquarelles. Oh, il en a fait beaucoup, des centaines sans doute, pour des commandes de galeries (surtout Maghen à Paris, plus rarement Petits Papiers à Bruxelles).
A ma connaissance, ce sont toujours des formats A4, sur cahier à spirales.
Comme l'homme - parait-il - est plutôt cigale que fourmi, ces travaux intermédiaires permettent au dessinateur orléannais de diversifier ses rentrées financières en attendant la prochaine sortie d'album (plus d'un an en général entre 2 albums, et ça ne s'arrange pas avec le temps).

Je ne sais pas si quelqu'un de son entourage a gardé trace de l'intégralité de ces travaux (par des Ektachromes), mais pour ma part, je trouve que ce serait une bonne idée que de les rassembler dans un bel art-book.
J'en suis persuadé : aujourd'hui il y a un créneau pour ça. Le succès des beaux livres Dupuy-Berberian , Juillard, Cosey en témoigne.
Des beaux livres d'images pour adultes en quelque sorte.
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C'est frais, c'est fin, ça se mange sans faim. Voici de la pop à l'ancienne made in Sweden avec Those dancing days, groupe de 5 filles.
Et merci à mon ami Li-An pour cette découverte.


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lundi, février 11, 2008

Frémion a encore la DAL


Le week-end prochain, c'est la vente annuelle au profit du DAL (Droit au Logement), cette fois-ci animée par Guy Bedos et l'inamovible Yves Frémion.

Dans la vidéo que vous verrez plus bas, Yves Frémion y présente quelques oeuvres qui seront vendues (Juillard, Tardi, Munoz, Loustal).

Tiens, Frémion ! Encore quelqu'un dont je ne comprend pas comment il a pu depuis 35 ans mener 3 ou 4 vies en parallèle avec une apparente facilité : écrivain (de science-fiction, mais pas seulement), critique, député européen des Verts (et grand connaisseur de leur histoire), collaborateur érudit de Fluide Glacial, le prolixe moustachu mène avec maestria ces ventes annuelles. Et comme si ce n'était pas suffisant, ce bougre d'homme est aussi patron des "Papiers Nickelés", une revue qui s'intéresse au patrimoine sur papier, et a comme projet l'ouverture à Paris d'un Centre d'Imagerie Populaire.




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dimanche, février 10, 2008


Premier défilé du Nouvel An Chinois pour moi, ce dimanche dans le 13ème. Beaucoup de monde le long des avenues d'Ivry, d'Italie, de Choisy...
La tradition des chapelets de pétards a beaucoup plu à mes 2 fils.
Je voulais en profiter pour passer chez Tang Frères, mais il y avait tellement de monde qu'on ne pouvait pas circuler entre les allées. Tang (ou Paris Store) est toujours un endroit totalement dépaysant où aller à Paris. On y voit moult fruits, légumes et autres produits inconnus sous nos cieux.
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samedi, février 09, 2008

Albert Dubout vit encore !


J'ai passé 3 heures délicieuses aujourd'hui chez Didier Dubout, le petit-fils d'Albert DUBOUT (1905-1976).
Me recevant dans un immense appartement haussmannien du quartier de l'Etoile, il m'a montré quantité de documents, livres rares, lithographies, originaux de celui qui fût sans nul doute un des plus grands dessinateurs du XXème siècle.
Pour avoir pu admirer de près certains originaux à la plume et lavis des années 30 (génial pour inaugurer mes lunettes de presbyte), je peux affirmer que le trait d'Albert Dubout dans ces années est à son sommet ! D'une finesse incroyable, même si pour l'humour, il trouvera certainement plus ses marques dans les années 50/60.

Didier Dubout, grâce notamment à son travail sur dubout.fr, contribue à faire vivre l'oeuvre de son grand-père, avec les grand thèmes qu'on connait bien : les chats, les corridas, les scènes méridionales - comprenant les affiches des films de Pagnol - et aussi les dessins plus licencieux illustrant le Kama Sutra ou la Justine de Sade.

Inutile de préciser que Dubout intéresse les collectionneurs de tout poil.
La grande exposition à la Bibliothèque Nationale de France en 2006 a renforcé la légitimité artistique qui fait parfois défaut aux représentants des arts dits "populaires".
Sa famille garde d'ailleurs précieusement ses oeuvres majeures : pour les expositions temporaires comme l'expo Dubout-Daumier qui se tient en ce moment à Marseille, ou pour le musée permanent de Palavas.

Autre chose m'a marqué : on pourrait croire que pour faire de grands dessins, fourmillant de personnages avec plein de détails amusants, Dubout commence d'abord par crayonner, tracer quelques lignes force pour définir l'équilibre de son dessin.
Eh bien, pas du tout ! Didier Dubout m'a raconté qu'Albert commençait toujours au même endroit (en haut à gauche) puis déroulait petit à petit l'ensemble de son dessin comme une araignée tisse sa toile. Comme s'il avait dès le départ en tête l'idée précise du dessin fini. Et sans jamais aucun repentir, aucune rature, aucune reprise ! Vraiment inhumain, presque monstrueux de virtuosité.

Ceci m'a rappelé ce que le cinéaste Patrice Leconte disait de Jean "Moebius" Giraud vers 1972 : lors des conférences de rédaction à "Pilote" ou même au bistrot du coin, Giraud avait la capacité de commencer un dessin dans un coin de feuille : un éperon, puis une botte, un bas de pantalon, une jambe et - au bout du compte- un formidable Blueberry qui prend corps comme par magie. Sans crayonné, sans ébauche...mais un dessin fini qui possède cet espèce de mystérieux équilibre qu'on pourrait imaginer savamment pensé.
Cette capacité d'apparente abstraction est pour moi l'apanage des très grands noms du dessin.
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vendredi, février 08, 2008


A l'occasion d'une page perso que je suis en train de remanier (objectif : stocker en ligne tous mes liens favoris), je repasse sur les centaines de favoris que j'ai enregistré il y a quelques années. Et force est de constater qu'ils sont aujourd'hui en majorité...des liens morts.

Cependant, je retrouve avec plaisir un site français consacré au grand Hichcock. Site remanié et complété récemment, vous y trouverez par exemple les célèbres apparitions du Maître dans ses films.

Mise à jour février 2008 : vite fait, je remonte ce petit post fait il y a un an pour signaler un nouveau portail, Hitchcock wiki consacré exclusivement au maître du suspense.

Il recense tout ce qui s’est écrit, dit, tourné, autour de son œuvre. avec une volonté encyclopédique. La section la plus originale et la plus fascinante du portail : 1000 frames of Hitchcock. Le créateur du site a patiemment numérisé 1000 images (en moyenne une toutes les 6 secondes) pour 52 longs métrages du maître, présentées chronologiquement et agrandissables d’un simple clic. Regardez par exemple ce que ça donne sur Vertigo ou La Mort aux trousses. (attention c'est un peu long à charger, évidemment).
Mais bon ... si vous n'avez pas vu ces films, ne les découvrez pas comme ça, c'est un peu dommage. Regardez-les pour de vrai !
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mercredi, février 06, 2008




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De la légitimité du piercing lingual chez les ados


"07h30 En croisant ma fille aînée de 14 ans dans la salle de bain, ma femme s’aperçoit qu’elle a un piercing sur la langue. Stupéfaction, consternation, mutisme de ma fille qui ne souhaite pas dire où elle l’a fait."

C'est ainsi que commence le petit blog que vient d'ouvrir mon ami Jean-Jacques Cadic, pour essayer de faire voter une loi imposant aux parents d'être physiquement présents lors de transformations corporelles chez un mineur (tatoos, piercings, etc...). En effet, l'expérience montre qu'il est très facile de trafiquoter une autorisation parentale.
Son indignation le pousse à s'investir dans un travail de sensibilisation des députés, et aussi d'information des autres acteurs (parents,..).
Outre les faits, je crois qu'il n'a pas du tout digéré d'être pris de haut par le tatoueur du coin (Vincennes) qu'il l'a éconduit avec le dédain de celui qui a la loi pour lui (absence de législation en fait). Bon courage !



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mercredi, janvier 30, 2008



"Les heures sont longues,
et la vie est brève".


Fenelon.

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lundi, janvier 28, 2008

D-B consacrés


Franchement, je suis enchanté que Dupuy-Berberian aient remporté le Grand Prix d'Angoulême le week-end dernier !
Leur travail depuis une vingtaine d'années le mérite amplement, et cerise sur le gâteau, leur site mérite aussi le détour. Sans faire redondance avec cet article d'Actuabd (toujours très documenté), il est rare de voir ainsi un dessin vraiment moderne - certains diront "bobo" - mais se réclamant de multiples influences plus anciennes : l'affichiste Savignac, Gus Bofa, les années 20 avec Modigliani, Matisse etc...
Certains de leurs travaux sont bien connus du grand public (publicités pour le caviste Nicolas par ex.) mais leurs noms restent relativement confidentiels.
Je ne crois pas en avoir parlé à l'époque, mais l'art-book somptueux paru chez Panama ("L'univers de Dupuy-Berberian") avait été un de mes livres préférés de 2006.
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Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dnas un mot n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire soit à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème. C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot.
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dimanche, janvier 27, 2008

le Janvier de janvier


Dans ma collection d'originaux, axé principalement sur la bande dessinée franco-belge, mais aussi sur l'illustration ou le dessin de presse, il y a des auteurs que je cherche, dont j'ambitionne de pouvoir un jour me payer quelque chose de significatif.

Et puis il y a les auteurs sur lesquels j'ai fait une croix car trop rare donc trop cher : Morris (dessinateur de Lucky Luke) est de ceux-là.
D'abord, il n'a jamais rien vendu et peu donné.
Sur les milliers de planches ou dessins faits, il y en a que très très peu qui sont chez des collectionneurs. Quand quelque chose sort sur le marché, le prix est exhorbitant.
Plusieurs personness m'ont raconté que Morris était une sorte de "radin" angoissé, qui n'aimait pas confier ses originaux. Quand il devait exposer, il n'exposait que des photocopies, jamais les originaux. Morris étant mort il y a quelques années, sans héritier direct, je pense que l'ensemble de son oeuvre est dans un coffre-fort quelque part.

Moyennant quoi, je voyais parfois chez Petits Papiers des illustrations de son studio (Leonardo ou Janvier) qui me paraissaient de second choix.
Aussi, j'ai été content de tomber chez Marc Deckers (le patron sympa de Yakabd, un belge mystérieusement échoué au fin fond des Yvelines) sur cette charmante illustration à petit prix de Michel Janvier à l'encre de chine faite dans les années 90 pour une carte postale Chromovogue.
Janvier fait un travail honnête (c'est lui qui a dessiné les albums de Rantanplan, notamment) , ayant digéré tous les codes graphiques de son maître, même s'il n'y a pas la magie du trait Morrissien de la période Goscinny.

Bon, certes, c'est pas du Morris donc les puristes mépriseront un peu, mais je trouve que ce dessin est traversé d'une petite ambiance assez zen qui m'a séduit.
L'harmonie de l'homme avec son cheval ... et les quelques notes de musique qu'on fredonne quand on est bien.
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vendredi, janvier 25, 2008


"Il ne suffit pas d'être heureux,
encore faut-il que les autres soient malheureux".

Pierre Desproges
extrait du Dictionnaire Superflu

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jeudi, janvier 24, 2008

Vink, un auteur complet à (re)découvrir





Voici 4 planches de Vink en vente dans l'exposition que lui consacre actuellement la Galerie Daniel Maghen. Pourquoi 4 ? Parce qu'avec un seul exemple, on peine à se rendre compte de la diversité des atmosphères que peut restituer le pinceau du dessinateur d'origine vietnamienne : atmosphères parfois belliqueuses (on pense à tout un cinéma japonais, de Mizoguchi à Kurozawa), parfois marquées d'une teinte zen très apaisante.

Ca fait plusieurs années que je me dit qu'il faudrait que je lise ses séries : "Le Moine Fou" (10 tomes) et la série qui y fait suite : "Les voyages de He-Pao" (4 tomes).
Il parait que les scénarios sont un peu spéciaux, assez loin de la BD franco-belge traditionnelle, et parleront plus à des gens ayant déjà une petite connaissance de la manière de penser asiatique. Pour en savoir plus sur cet auteur complet finalement assez discret, on peut aussi se référer à cet article.
Moi je trouve que graphiquement parlant, ces planches en couleurs directes à l'aquarelle sont de petites merveilles.
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mercredi, janvier 23, 2008

Papa



Mon père vers 1971. Je sais, la ressemblance est frappante.
Et s'il vivait encore, il serait sûrement très étonné de voir combien mon plus jeune fils lui ressemble aussi.
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France Loisirs : quel intérêt ?

L'autre samedi, 13h30, on sonne à la porte.
- Tiens, qui cela peut-il être ?
J'ouvre. Un homme bien habillé se tient devant moi.
- Bonjour Monsieur, avez-vous la carte FRANCE LOISIRS ? Il y a énormément d'avantages, des livres à prix réduits etc...
Je l'arrête de suite, poliment mais fermement, lui expliquant que ça ne m'intéressait pas. En refermant la porte, je me faisais la réflexion qu'il n'y avait quasiment plus de vente en porte à porte aujourd'hui.

Lorsque j'étais gamin, il y avait souvent des visites de vendeurs qui proposaient l'Encyclopaedia Universalis, ou divers produits. De nos jours, les codes d'entrée d'immeuble et la méfiance des gens en ont eu raison.

Cependant, je n'ai pas été si surpris car Monsieur France Loisirs n'est pas venu de bien loin : j'ai un magasin quasiment en bas de chez moi. Je passe devant chaque jour.
France Loisirs est une société dont je n'ai jamais compris comment elle arrivait à trouver des clients - à part à l'arrache avec un démarchage agressif - et surtout à maintenir sur une longue période la récurrence que leur formule d'abonnement "club" implique.

1) D'abord, en musique, DVD, livres,on ne trouve chez FL que peu de références, que les best-sellers, le mainstream. Or mon plaisir est plutôt d'aller fouiner pour dénicher des choses moins connues. D'avoir l'impression de ne pas être un mouton. De garder mon libre-arbitre dans un spectre assez large.

2) En tant que client, il y a cette obligation qui me parait stupide d'acheter régulièrement des articles pour faire partie du "club". Quel intérêt aurais-je à aller m'enchaîner avec un magasin et acheter des nouveautés de manière plus ou moins contrainte ?

Il me semble que la clientèle de FL est plutôt agée (ma mère est une grand fan, par exemple). C'est peut-être rassurant d'avoir finalement un choix modeste, des choses connues, avec un part importante de ces gros romans brochés ciblés "féminins" ou de livres pratiques. N'étant jamais rentré dans un magasin FL, j'imagine que la qualité de service, l'attention au client sont de mise.

Le succès apparent de ces boutiques reste pour moi un grand mystère.
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"Un ami, c’est comme un compte en Suisse : on n’a pas besoin de le voir tous les jours, on a juste besoin de savoir qu’il existe".


Roger Nimier

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dimanche, janvier 20, 2008

Fin de partie


L'empereur des 64 cases vient de mourir à 64 ans. Comment pouvait-il en être autrement ?
Je rêve qu'un cinéaste de talent puisse s'emparer de la vie extraordinaire de Bobby Fischer pour en faire un biopic, relatant la gloire puis la déchéance, le génie et la folie. Le plus grand joueur d'échecs de tous les temps avait un QI de 181 qui dépassait celui d'Einstein.

Très tôt dans la vie de mes enfants, je me suis efforcé de leur expliquer les règles du jeu d'échecs. Moi-même, au sortir de l'adolescence (vers 17 ans), je m'étais pris de passion pour ce jeu, où peuvent s'exprimer toutes les subtilités de l'âme humaine.
En terminale à Carnot, je jouais au foyer dès que j'avais un moment. J'ai également eu de longues heures de tête-à-tête avec un des premiers modèles d'ordinateur d'échecs que l'on m'avait offert.

Aujourd'hui, lorsque nous allons nous promener en famille au Jardin du Luxembourg, nous aimons flaner entre les petites tables de joueurs (côté rue Guynemer), certains jouent en blitz (mode ultra-rapide), c'est toujours très spectaculaire.
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samedi, janvier 19, 2008

Une petite interview de Tardi - riche également de très nombreux visuels - faite à l'occasion de l'exposition de planches originales du "Cri du peuple" au PCF en mars-avril 2007.

Tardi, ce n'est pas comme l'andouillette AAAAA, c'est juste AAA : Anarchiste, Anticlérical, Antimilitariste.
A la réflexion, je rajouterais aussi : Attachant.




TARDI
envoyé par aureliemartin
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jeudi, janvier 17, 2008

Pique-nique en forêt de Chantilly 1965



En revoyant cette photo, ma mère m'a confié qu'elle n'avait porté le chignon qu'un an.
Un jour, cette année là, elle recevait dans notre appartement du 17ème arrondissement pour un important repas d'affaires un peu guindé. En débarrassant le saladier, elle s'est aperçu qu'une épingle à cheveux était tombé au fond. Personne n'avait rien osé dire !
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mercredi, janvier 16, 2008

Sénèque (2)


Il y a 18 mois, j'avais déjà parlé de Sénèque ici, avec une très belle pensée sur l'acte d'oser.

Du même, il y a une autre phrase que j'aime beaucoup :

"Quand tu auras désappris à espérer, je t'apprendrai à vouloir".

Dans le "Petit livre de la sagesse" (Psychologies, 2007), il est dit :

Quelle différence y a-t-il entre l'espérance et la volonté ? Ce sont deux formes de désir, mais différentes : l'espérance est un désir dont la satisfaction ne dépend pas de moi ; la volonté, un désir dont la satisfaction dépend de moi. Et bien sûr, mieux vaut désirer ce qui dépend de soi, donc le faire, plutôt qu'espérer ce qui n'en dépend pas, ce qui nous voue à l'impuissance et à l'anxiété. Car l'espoir et la crainte vont ensemble, toujours.

En ce qui me concerne, j'ai le sentiment d'être beaucoup plus souvent dans l'espérance que dans l'action. Ou formulé autrement : y'a encore du boulot !
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mardi, janvier 15, 2008


430 pages bien tassées (en Livre de Poche) pour raconter l'odyssée d'Attali au côté de François Mitterrand pendant près de 20 ans.

Fascinant dans l'explication des coulisses des grands sommets comme le G7 avec tous les dirigeants mondiaux discutant alliances et géopolitique.

Un peu laborieux dans la manière de se justifier - au sens expliquer qu'il ne savait rien, on est tout prêt à le croire - dans les affaires troubles de Tonton (passé vichyiste, soupçon d'antisémitisme).

Et l'on réalise que pour tenir un tel rôle de sherpa, il faut non seulement des capacités intellectuelles exceptionnelles, mais ce n'est pas suffisant : il faut aussi une condition physique hors du commun, pour supporter sans dommage nuits blanches et incessants jet-lags.

Je recommande chaudement.
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Laurel, elle est hardie !


Le web français fourmille littéralement des "blogs BD", d'une qualité fort inégale.
Un des plus connus - à juste titre - est l'hilarant blog de Laurel.
Un humour attachant, typiquement féminin, avec un trait élégant qui ressemble un peu à celui de Frédérik Peeters.
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lundi, janvier 14, 2008


De retour d'une escapage normande ce week-end sans enfants (Rouen, Fécamp, Etretat) , nous avons logé près d'un prieuré jouxtant une chapelle, le tout surplombant Fécamp et ses falaises.
La photo ne rend pas justice à la perspective impressionnante qu'on a de là-haut.
Juste à côté, 5 immenses éoliennes étendent leurs fines ailes de métal pour capter le vent, et il y en a ! Ma douce étant arrivée avec une otite, le chapeau couvrant était le bienvenu ;-)

Dimanche matin, visite du musée des Terre-Neuvas et de la pêche, un monde qui me fascine depuis mon voyage en Islande en 1992. Les populations de pêcheurs partaient - dès 12 ans parfois - pour de longs mois pêcher le hareng, la morue (séchée à même le bateau lors d'un processus qui ne souffre pas d'approximation) vers Terre-Neuve (Canada) ou plus près en Islande , dans des eaux glacées.
Inutile de dire que tout le monde ne revenait pas.

Comme le montre le tableau il y avait parfois une mauvaise nouvelle à annoncer à la famille.
Les maquettes, les outils d'époque, l'ioconographie présentée, tout cela est riche, intéressant, mérite qu'on s'y attarde. Ce qui tombait bien car en janvier, les touristes à Fécamp se font très rares.



Pour voir des parisiens en goguette, il faut prolonger vers Etretat.
Là, il y en a au kilo des parisiens...tellement que des panneaux leur demandent de maintenir le littoral en bon état.
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mardi, janvier 08, 2008

Principal objectif 2008


Principale bonne résolution 2008 : trouver un appart. pour s'agrandir !
Nous en avons vraiment besoin.
Hélas, ce n'est pas comme le tabac ou le régime, c'est une résolution qui ne dépend pas que de nous (un peu quand même), mais de multiples facteurs. Espérons que Madame Chance saura s'en mêler avec le bon timing...

En attendant, j'apprend toujours beaucoup d'informations sur le forum de la Bulle, dont j'ai été un des premiers participants en mai 2005. Informations parfois orientées par des doux rêveurs ultra-baissiers (il y en a à foison là-bas), mais aussi par des gens réalistes - dont je suis - qui s'interrogent sur la manipulation qu'organisent les lobbies haussiers (agents immo, banques, notaires,...) pour continuer à soutener le marché par des artifices (taux bas côté banques, indices trafiqués ne reflétant pas la mauvaise santé du marché côté FNAIM,...) et trouver en permanence de nouveaux "pigeons" (car pour les primo-accédants, s'endetter sur 30 ans c'est carrément suicidaire).

Je préfère en rester aux faits : en économie, l'immobilier a toujours été un marché cyclique. Qui dit cycle haut dit aussi cycle bas : on l'a vu avec les krachs de 1981 et 1991.
Actuellement, depuis 2 ans, nous sommes apparemment en fin d'un cycle de hausse qui a duré 10 ans. Nous irons donc fatalement vers une période de baisse. Mais quand , et à quel rhythme ?

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samedi, janvier 05, 2008


On ne choisit pas son visage. Il faut essayer de faire avec.
On peut quand même faire en sorte de s'arranger.
Transformer de petits défauts en avantages, ou les dissimuler.
On peut aussi avoir mauvais goût.
Ou même pas de goût du tout.
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Ludovic Debeurme : la confirmation d'un grand talent


Je suis de plus en plus intrigué par l'oeuvre de Ludovic Debeurme, dont le pavé "Lucille" avait été un des événements de 2006.
Le dernier album "Le Grand Autre" est un livre encore plus grand, plus beau, même si j'ai un peu moins accroché à l'histoire.

Le graphisme de Debeurme est inspiré, économe, travaillé. On pourrait le rapprocher de l'art des graveurs, de Jérôme Bosch, ou de certaines oeuvres de Topor.

De ces livres se dégage une troublante ambiguïté, une sensation de mal-être, car peuplés par des animaux bizarres, des rêves confus, des frustations de l'adolescence, des amputations, des phobies ... Quelque chose d'incontestablement dérangeant.
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vendredi, janvier 04, 2008

Bonne année 2008


.... avec ce "Tintin et Milou tenant du houx", fait par Hergé pour une carte de voeux en 1956, et repris ensuite légèrement modifié avec une branche d'épicéa.

C'est un beau dessin qu'un ami collectionneur m'a proposé récemment à l'achat. Pour l'instant, j'ai décliné, ayant d'autres priorités (financières s'entend).
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samedi, décembre 22, 2007

D'une certaine légitimité du piratage d'oeuvres cinématographiques ou musicales

S'il m'arrive de pirater musique ou film sur le net, ce n'est pas forcément par contrainte financière pure ou radinerie ! C'est plutôt parce que j'ai déjà acheté l'oeuvre par le passé, mais je ne peux plus la voir ou l'écouter en raison de l'obsolescence du support (vinyl, K7 audio, VHS,...)

Une chose me stupéfie en ce moment : je vois que les distributeurs commencent à promouvoir le HD-DVD ou Blu-Ray alors que j'ai dû m'acheter au moins 200 DVD ces dernières années.
Si elles espèrent que je vais tout racheter au prix fort sur un autre support, d'une définition pixellique plus plaisante, elles se fourrent le doigt dans l'oeil !
J'estime avoir à apporter mon obole à l'artiste une fois, pas deux.

Dans le registre musical, j'aime le double album "Songs in the keys of life" de Stevie Wonder. Pourquoi le racheterais-je en CD ? Je l'ai déjà acheté en vinyl vers 1979 et je l'ai encore ! Je suis prêt à venir ramener mon vinyl, pour qu'on m'accorde le droit officiel de graver l'équivalent numérique sur CD. Et je suis d'accord de payer le prix du CD vierge. Vous voyez que je suis arrangeant.

Je militerais bien pour qu'on achète le droit de payer pour profiter d'une oeuvre à vie quel que soit le support. Ensuite, à ma charge de payer le passage du support initial à un autre support, il est normal de payer cette part "technique", qui est bien différenciée de la rémunération de l'artiste.
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mercredi, décembre 19, 2007

Faire de son blog....un livre !


Parfois, je me dis que dans 20 ans mes enfants apprécieront peut-être de relire quelques articles que leur papa a rédigé sur ce blog. Mais il faut reconnaître que le format "blog" n'est pas particulièrement pratique pour imprimer son contenu.
Par ailleurs, dans 20 ans, il ne sera peut-être plus en ligne...

Grâce à Techcrunch (lui-même un excellent blog techno, très pointu sur l'innovation), je viens de découvrir que le service existe ! C'est-à-dire que Imprime-blog.com permet d'imprimer le blog (avec les photos), et d'en faire un vrai livre.

Je vais mûrir l'idée, attendre aussi que le service mûrisse lui-même car ce n'est pas encore tout à fait au point, et je crois que je me lancerai un de ces jours....peut-être le jour où je déciderai ce clore ce blog (pour l'instant, cette idée m'est totalement étrangère).
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mardi, décembre 18, 2007

Cosey, maître du Blanc


Paradoxal, non ? Je titre "maître du blanc", tout en vous présentant cette image toute en nuances de subtils bleutés. Il s'agit d'une illustration extraite du superbe "Echo" (Ed. Daniel Maghen), somme de travaux, esquisses, illustrations du suisse Cosey.
Pour être très franc, il s'agit d'un auteur que je n'ai vraiment découvert que récemment. Je connaissais la série "Jonathan" de nom, mais à côté de ça, j'ignorais qu'il avait fait un nombre d'albums impressionnants (souvent des histoires indépendantes en 1 tome ou 2).
Il y a un vrai sens de la narration chez cet auteur discret, et des histoires denses, très construites, avec une sensibilité à fleur de peau. Il est d'ailleurs apprécié d'amateurs très pointus, avec des prix - pour ses originaux - très élevés.
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lundi, décembre 10, 2007

Starwatcher au cristal bleu


Juste pour le plaisir des yeux ... ce magnifique "Starwatcher au cristal bleu" qui faisait partie de la vente de prestige Jean "Moebius" Giraud à Drouot Montaigne il y a quelques jours.

Sur ces sujets, je poste peu sur mon blog car la communauté des amateurs se retrouve sur Bdgest. Aussi, lors d'une vente comme celle-là, je rédige ma réaction à chaud ici... et aussi mon opinion mitigée sur le commissaire-priseur de cette vente.

De manière générale, je participe beaucoup aux forums Bdgest où j'arrive à 850 contributions (les liens ici, puis "Accéder à la liste de tous ses messages" si vous aviez l'idée saugrenue de tout lire).
Comme souvent avec les forums, c'est fort chronophage ! Et il faut composer avec les égos, jalousies, susceptibilités de ces messieurs (le milieu des amateurs d'originaux BD est à 95% masculin), mais j'apprend aussi beaucoup de choses sur des sujets connexes comme les techniques d'encadrement.

Sur les forums, j'essaie de ne jamais participer aux polémiques. Ma philosophie, maintenant, c'est de prendre ce qui me plait et de laisser le reste.
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vendredi, décembre 07, 2007

Canetons du monde entier...


Juste pour signaler aux canetons du monde entier qu'il n'ont pas à redouter le syndrôme du "manque".
En effet, le site du Canard présente ici chaque semaine la Une c'est à dire l'intégralité de la première page.
Par exemple cette semaine la Une complète du n° 4545, cliquez sur "Autres numéros" pour remonter dans le temps.
Histoire de se mettre l'eau à la bouche avec les éditos d'Emptaz ou Angeli, et les dessins croustillants de Cabu, Petillon, Lefred-Thouron, Kiro, Cardon,...

Quant à moi, quand je suis sur le plancher des vaches, je préfère toujours aller fréquenter ma librairie, histoire d'avoir la version papier, et de m'en mettre plein les doigts ! (*)

(*) bizarre qu'ils ne puissent pas améliorer cette encre qui tâche.
c'est souvent le soir que je remarque que j'ai les doigts noirs et des tâches noirâtres sur le visage.
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jeudi, décembre 06, 2007

La fin d'une époque


Vu sans surprise cet article dans "20 minutes" :

La version imprimée du Quid 2008 ne paraîtra pas cette année en raison d'une baisse vertigineuse de ses ventes, ce qui a entraîné une rupture de contrat entre les auteurs de l'encyclopédie et leur éditeur, Robert Laffont. Le responsable désigné du naufrage est l'encyclopédie en ligne Wikipédia, entrée en concurrence directe avec le Quid. Françoise Rosenthal, directrice de collection chez Robert Laffont, a constaté « une baisse des ventes, divisées par trois en sept ans », atteignant à peine 200 000 exemplaires en 2007. La société Quid a déjà perdu 90 % de son chiffre d'affaires et licencié la quasi-totalité de son personnel, selon le magazine Challenge.
L'encyclopédie fondée en 1962 porte l'affaire devant les tribunaux et reproche à son éditeur cette rupture « sans préavis ni explication » après trente-deux ans de collaboration. Le Quid ne subsistera que sur le Web, où travaille une dizaine de personnes. « Nous sommes obligés de faire une pause en 2008, affirme Fabrice Frémy, directeur général du Quid, qui espère trouver une autre maison d'édition pour 2009, avec une nouvelle formule. Le fils des fondateurs de Quid a également décidé de lancer, début 2008, sur le site Internet, une « zone contributive » où des spécialistes pourront écrire des articles et les signer. Il souhaite se démarquer de Wikipédia, qui selon lui « ne peut garantir ses informations, qui sont souvent parcellaires et aléatoires ».


Cet article marque selon moi la fin d'une époque.
Dans les années 70 et 80, combien de QUID ont constitué de bonne surprises sous le sapin de Noël ? Cette encyclopédie était une mine de connaissances sur tous les sujets, et ordonnancé de manière beaucoup plus sexy qu'un simple dictionnaire.

Les allégations de Fabrice Frémy (fils du fondateur du Quid, cette affaire ayant toujours été familiale) me font bien rire : même si le principe du travail collaboratif est par nature risqué (risque de désinformation), aucune entreprise privée - même puissante - ne pourra jamais plus accumuler autant de connaissances que des millions d'internautes réunis. J'ai bien dit "accumuler" au sens "fournir de l'information" et non pas seulement fédérer , ce que les moteurs de recherche font fort bien.

Dans le même registre, l'Encyclopédia Universalis et autres connaitront à terme le même funeste sort. Et moi, je dis : vive les wikis !
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samedi, décembre 01, 2007


Je vous ai parlé ici de la carrière éphémère de Tsarskoïe Selo, voilà la K7 que vous auriez pu trouver à l'époque si nous avions travaillé. Et merci au générateur de cassette que j'ai trouvé au détour d'un article de Libé, article consacré à ces web-générateurs qui pulullent, comme celui des couvertures de Martine dont j'ai déjà parlé aussi (interdit depuis peu) ou cet extraordinaire Jackson Pollock Generator pour ceux qui admirent l'art du maître du dripping.
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samedi, novembre 24, 2007

Retour au lycée Carnot


Lorsque j'habitais dans le 17ème arrondissement de Paris, de 0 à 16 ans, j'ai eu l'occasion de fréquenter de la 6ème à la Terminale le Lycée Carnot, non loin du Parc Monceau.

Hier soir, je me suis rendu pour la première fois avec mon ami Fred au dîner annuel des anciens élèves. Récent adhérent, je m'étais laissé convaincre dans l'espoir - déçu, hier - de saluer d'anciens copains perdus de vue.

Ceci dit, l'ambiance à table était sympa avec d'anciens élèves de toutes générations, beaucoup de profs aussi, et on en revient toujours à demander si tel ou tel prof est toujours là ou si on a des nouvelles. Discussion inévitable, aussi, sur la lettre de Guy Môquet, qui fréquentait Carnot et y reste une icône omniprésente au travers de plaques, expos de photos,...
Le dîner est présidé chaque année par une "personnalité" (et ancien élève bien sûr). Cette année c'était Jacques Friedmann, homme discret, éminence grise de plusieurs hommes politiques (Chirac, Balladur..). Il nous a raconté comment son ami Chirac lui a demandé de s'occuper du projet de musée des Arts Premiers ("Il y a des querelles entre ethnologues...Comme tu n'y connais rien , toi seul pourra être impartial").
Le dîner était plutôt bon, servi avec zèle par les élèves de l'Ecole Hotelière de la rue Médéric, non loin de là.

Mais bien entendu, cette soirée festive était un prétexte : mon vrai plaisir, c'était d'entrer de nouveau dans le lycée 28 ans après l'avoir quitté, reparcourir la Cour d'Honneur, l'immense Hall construit par Eiffel avec ses poutrelles d'acier, le réfectoire en sous-sol, la cour aux platanes où j'ai tant joué.
Et dans la pénombre, m'immiscer en fin de soirée dans tous ces couloirs vides, ces salles de classes où les souvenirs sont omniprésents et remontent tous en même temps.
Finalement, quasiment rien n'a changé.
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samedi, novembre 17, 2007


Grâce à ma soeurette qui s'est lancée dans la numérisation de vieux négatifs, j'éprouve le plaisir de montrer à mes jeunes enfants des photos de leur papa à l'âge qui est - peu ou prou - le leur actuellement.
Ici, assis dans le canapé de velours rouge de notre salon (Paris 17ème), j'exhibe un suberbe appareil dentaire.
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mercredi, novembre 14, 2007

Souvenirs d'un ancien combattant peu combatif


En 1985, ingénieur frais émoulu de Centrale Lille, j'ai passé un service militaire plutôt tranquille en tant que Scientifique du Contingent : un mois de "classes" à la Base Aérienne de Chartres, puis 11 mois à la Cité de l'Air (sud de Paris, au métro Balard).

Bien sûr, le grand souvenir que je garde est celui de ce mois de "classes" à Chartres : exercice imposé, redouté : bivouac avec le corned-beef dans la ration, exercices physiques humiliants où les officiers n'hésitaient pas à nous réveiller pour crapahuter dans la cour pour leur visible plaisir, maniement du PM et de la grenade, et la hantise de tomber sur les co-coys (commandos) qui usaient du hurlement en guise de parole.

Ensuite, les 11 mois à la Cité de l'Air furent comme de longues vacances :
- un tout petit peu de travail : installer des micro-ordinateurs Bull Micral avec Multiplan -ancêtre d'Excel - et essayer d'expliquer à des contrôleurs de gestion à quoi peut bien servir un PC
- mais 80% de notre temps était constitué de longues heures de glandouille à jouer au Digger dont nous étions devenus, mon ami Denis et moi, de vrais champions.

Habillé en civil, je sortais en fin d'après-midi pour traverser le Pont du Garigliano et regagner le home sweet home familial de la Porte d'Auteuil. J'avais un peu honte quand je pensais que certains de mes camarades de l'époque étaient consignés dans les sinistres bases allemandes.
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mardi, novembre 06, 2007


« Un défaut dans un jade blanc s'efface au polissage.
Un mot placé mal à propos ne peut se reprendre. »
Confucius

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jeudi, novembre 01, 2007

Ah, si Louis XVI avait connu Maslow...(ou comment dépenser son argent intelligemment)

Mon Dieu, que peuvent donc bien faire de leur argent les super-riches, les Arnault, Pinault, Bettencourt, quand ils ont déjà 4 maisons, 4 voitures, un avion, du personnel, etc… ?
Quel nouveau besoin satisfaire ?

C’est en réfléchissant à cette importante question que la pyramide de Maslow m'est revenue en mémoire :
1) d’abord nous cherchons à satisfaire nos besoins primaires (manger, dormir)
2) puis les besoins de sécurité (physique & morale).
Quand ces niveaux sont satisfaits, on arrive sur les niveaux supérieurs de la pyramide des besoins :
3) le besoin d’estime (être reconnu, pouvoir exprimer des opinions, faire des projets)
4) enfin, le besoin ultime : l’auto-réalisation (avoir des activités désintéressées, participer même modestement à l’amélioration du Monde).

Aux Etats-Unis, quand Bill Gates ou Warren Buffet sont arrivés à ce niveau (fortunes mondiales n° 1 et 2), l’un a développé un ambitieux programme d’alphabétisation et de lutte contre la maladie dans les pays du Sud (Fondation Bill et Melinda Gates) doté d’un budget annuel de 30 milliards de $/an, l’autre a déclaré qu’il donnerait la quasi-totalité de sa fortune à des œuvres caritatives ce qu’il a commencé à faire.
Je ne crois pas qu'il s'agisse d'une simple stratégie d'image, il y a de la sincérité dans leur démarche. En rentrant dans l'Histoire par la grande porte, je suis convaincu qu'on se souviendra d’eux au moins autant pour leur générosité que pour la manière dont ils ont construit leur fortune.

Dans notre petit périmètre franco-français, en revanche, on pourra m'arguer que les fortunes ne sont pas de même taille. Mais je ne vois pas bien ce que font nos élites financières : qui prend des risques en France ? qui cherche à améliorer les choses ?
Certains se font plaisir en investissant dans le seul domaine où les dépenses potentielles sont quasi-illimitées : l’Art. D’autres souhaitent rester plus discrets et vont se planquer en Suisse (Zacharias) ou en Belgique (Mulliez). Certains peut-être donnent de l’argent à de nobles causes ou s'y investissent eux-même mais nous n’en savons rien.

Loin de moi l’idée, ici, de faire de la politique de Café du Commerce.
Mais, jour après jour, la masse des « nouveaux pauvres » s’agrandit, les inégalités continuent de se creuser, la colère gronde silencieusement. Pour beaucoup de jeunes, l’incompréhension est totale : précarité du travail, bulle immobilière, frilosité des banques. L’impression au final de faire partie d’une «génération sacrifiée».

Aussi, je crois qu’il ne faudra pas s’étonner si un jour tout cela se termine de manière violente…avec des piques plantées dans les têtes comme Louis XVI et Marie-Antoinette.
Certes, on ne refait pas l'Histoire : la révolte n'éclatera pas sous forme d’un Grand Soir ou d’une rebellion collective, mais plus probablement sous la forme de groupuscules terroristes de type Brigades Rouges ou Action Directe qui s’en étaient pris en leur temps aux symboles d’une certaine arrogance financière (respectivement Aldo Moro et Georges Besse).

Bon sang, ceux qui ont les moyens doivent avoir du cœur ! Même si le bonheur de leurs semblables est le cadet de leurs soucis, il en va aussi de leur intérêt.


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Un incroyable écomusée près de Lizio (Morbihan)


Incroyable cet écomusée de Lizio (Morbihan) où nous avons passé 2 heures en famille cet après-midi. Un savant bric-a-brac, mais présenté de manière ordonnée autour des vieux métiers bretons : classe d'école 1900, garage années 50, artisans, magasin de jouets anciens, tabac, modiste, épicerie (photo), dentiste, horloger,...
On en ressort presque ivre d'avoir vu tant de choses (quasiment 100.000 objets sur 2000 m2).

Le maître des lieux Alain Guillard est plutôt sympa, érudit bien sûr, accumulateur compulsif sûrement. Pour lui - et je le rejoins - il ne s'agit pas d'être prisonnier d'une nostalgie du passé, mais plutôt de renouer le lien qui nous unissait à nos aïeux et donc à comprendre ce qu'ils nous ont apporté. En ce sens, c'est dans le passé qu'est enraciné notre avenir.
Quand le départ est proche, il vous encourage à signer le livre d'or à l'encre de chine, buvard à portée de main, avec un plumier d'antan.
Vraiment une visite très originale, un moment unique.
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