mercredi, août 19, 2009

Un vent rafraichissant sur la Bastille ...


Aujourd'hui, 19 août 2009, 35°C sur Paris, le seul lieu où aller pour se sentir bien, c'est l'expo "Vraoum" à la Maison Rouge (Boulevard de la Bastille). Vraoouuum , comme un grand vent d'air frais car c'est climatisé ! Il y a fait 19°C, que c'est plaisant !
Blague à part, l'expo est remarquable, confronte Bande Dessinée et Art Contemporain, sous l'égide du richissime collectionneur Antoine De Galbert (un héritier "Carrefour").
A mon sens, tout ce qui peut valoriser les artistes de bande dessinée, ou les illustrateurs est bon à prendre, tout ce qui peut les mettre au même niveau que les artistes "traditionnels" ... ça vient petit à petit. Le catalogue est constitué d'un épais et onéreux livre de 220 pages, qui fera le bonheur de ma bibliothèque.

Share/Save/Bookmark

mardi, août 18, 2009

Devoirs de vacances

Les vacances sont bien finies, on a repris les corvées comme tagger les 450 articles de ce blog pour faire apparaître des catégories, chose dont j'avais déploré l'absence. Maintenant, c'est quand même plus clair ! Les catégories "bd", "immobilier", "citation" etc.... permettent une sélection rapide.
Ce qui m'a fait accélérer les choses, c'est que le blog doit être présentable pour accueillir les visiteurs de la bloggeuse-star Laurel (j'en avais parlé ici), qui m'a gentiment fait un lien à partir de son article d'hier. Les visiteurs de Laurel (3500 ont cliqué hier !) viennent donc voir mon petit topo sur les couvertures d'Harry Potter. Merci, Laurel !

Cet été, j'ai lu un bouquin de vacances qui m'a bien plu : "Les naufragés de l'île Tromelin" d' Irène Frain.
C'est l'histoire vraie du naufrage de l'Utile (navire négrier) en 1761 sur un minuscule îlot non loin de Madagascar, la cohabitation forcée entre marins et cargaison clandestine d'esclaves, la construction d'un bateau qui s'avèrera trop petit pour embarquer tout le monde , et .... je vous laisse lire ici toute l'histoire si elle vous intéresse. Ce qui est original, c'est le site web mis en place à l'occasion de la sortie du livre, avec les photos du voyage rocambolesque de l'auteur sur ce minuscule îlot.

J'ai également emmené ma douce voir "Good Morning England" que j'avais déjà vu en mai, un film vraiment drôle, avec une galerie de personnages ahurissante, et dont la star est quand même la musique du milieu des 60's. Réticente au départ, ma douce a vraiment accroché et on est tous les deux ressorti de forte bonne humeur. Les branchouilles appellent ça un "feel good movie". Les québécois qui n'aiment pas les anglicismes l'ont traduit par "film pur bonheur". Ca se pourrait bien !
Share/Save/Bookmark

jeudi, août 06, 2009

Merveilleux survol


En achetant Casemate (une des 2 seules revues parlant de bande dessinée avec DBD, depuis la disparition de Bo-Doï), je découvre en haut de couverture une illustration de MOEBIUS que je connais bien !
J'ai en effet la grande chance d'avoir l'original, que j'ai acquis de haute lutte sur eBay US il y a quelques années (ça devait être vers 2001 ou 2002).
A cette époque, l'enchère se terminait vers 5h du matin en France, j'ai mis le réveil pour participer aux dernières secondes de l'enchère et il se trouve que je l'ai emporté.
Le vendeur américain était Ted Lanting, dont j'ai appris plus tard en me promenant sur les galeries ComicArtFans qu'il était un grand collectionneur new-yorkais. Ted Lanting ayant ses propres réseaux en Europe, l'oeuvre a été envoyé à un de ses amis français, bouquiniste Quai de la Mégisserie, par qui je l'ai récupéré contre paiement.

Cette belle illustration est très emblématique de l'album de Moebius "Les Jardins d'Edena" (tiens, on en a déjà parlé sur ce blog ici et ici) puisqu'elle reprend la scène des premières pages, où Stel et Atana - qui viennent d'une planète éloignée - flottent dans une étrange capsule cosmique au-dessus d'une forêt terrienne, et, à la suite d'une avarie, atterrissent dans ce nouvel environnement qui parait bien hostile.

A la prépublication de l'album, à la grande époque du magazine "A Suivre", le dessin a fait la couverture du numéro 123.
Paradoxalement, dans l'édition française, il n'a pas été choisi pour faire la couverture de l'album (qui est finalement un dessin beaucoup plus "simple") mais se retrouve quand même dans l'album, dans les pages additionnelles avec les textes de Jean Annestay (rappellons qu'à cette époque Moebius est fana de d'instinctonutrition de Guy-Claude Burger).
Aux Etats-Unis, en revanche, il a été choisi pour faire la couverture du recueil "Moebius 5".

Rien ne peut décrire la beauté d'un original car c'est presque magique et je n'essaierai pas de vous narrer les teintes subtiles de rouge de la capsule, l'expression parfaite des personnages, ni la prouesse technique qui consiste à dessiner le reflet sur le verre de la capsule.
Cette illustration est à mon sens la plus belle de ma collection, c'est celle que je garderais si je devais tout vendre.

C'est peut-être aussi grâce à elle je me suis mis sur ce blog à la Recherche de l'Eden !
Share/Save/Bookmark

mercredi, août 05, 2009

Jean-Michel Billaut est un des bloggers ...

Jean-Michel Billaut est un des bloggeurs les plus influents en France, et même s'il est "senior" (la soixantaine bien tassée), il est obsédé par une chose : l'avenir des technologies de l'information en France, et plus particulièrement l'installation du très haut débit dans notre pays, à l'instar de ce qui se fait dans certains pays asiatiques.

Billaut était très précurseur dans les années 80 en installant un "atelier" dans une grande entreprise financière (Cie Bancaire, depuis absorbée par BNP-Paribas) , pour réfléchir, faire de la prospective (en organisant ce qu'on appelle maintenant un "think tank"). Aujourd'hui, il a pris du champ, beaucoup voyagé, et personne en France ne songerait à lui contester le surnom de "Monsieur Très Haut Débit".

Alors, quand on apprend que l'homme a eu récemment un accident de santé, et a dû être amputé d'une jambe, on se dit que sa fougue naturelle va en être très atténuée. Eh bien, à peine !

Dans ces 3 émouvants billets, JMB nous :

1) raconte son accident
2) décrit sa nouvelle vie en maison hospitalière
3) imagine une France à très haut débit où on a aurait (comme au Japon) pas eu besoin de lui amputer sa jambe, car on aurait gagné plusieurs précieuses heures dans la transmission des informations. Ce faisant , il dresse enfin un intéressant panorama à l'adresse des politiques où il explique ce qu'il préconiserait de faire avec l'argent du (futur) grand Emprunt d'Etat.

Pour sûr, le blog de Billaut est vraiment un des plus intéressants à suivre en France quand on s'intéresse à l'avenir des technos.
Share/Save/Bookmark

jeudi, juillet 30, 2009

Couverture françaises d'Harry Potter : l'histoire des 3 premiers tomes

Il y a quelques années, j'ai eu l'occasion de m'intéresser aux couvertures d'Harry Potter pour les éditions françaises (3 premiers tomes), pour la bonne raison que j'ai eu la chance de les avoir en mains.
Ces 3 couvertures ont été remaniées pour des raisons que l'on va comprendre plus loin ... elles ont évolué au fur et à mesure que la vague de succès portant Harry Potter montait, montait ...
A partir du 4ème tome, ce n'est plus du tout pareil : le succès de la série est tel que Gallimard opte pour sortir chaque tome tout de suite dans un grand format !

J'ai pensé que cela pourrait intéresser quelques amateurs du jeune héros à lunettes rondes que l'on récapitule l'histoire de ces 3 couvertures.
Mais revenons au commencement de notre histoire ... en 1998.

Cette année là, les droits ont été achetés par Gallimard Jeunesse auprès de Christine Baker, leur agent en Angleterre pour un prix très raisonnable, et c’est à Jean-Claude Götting (qui vient de faire une couverture similaire pour "Harriet l'espionne" de Louise Fitzhugh) qu'on demande d'en dessiner la couverture.
Götting est à la fois un auteur de BD assez innovant qui a fait quelques très beaux albums chez Futuropolis, et un illustrateur reconnu qui a déjà fait de nombreuses couvertures pour Gallimard . Ceci dit, Harry Potter est totalement inconnu à cette époque, et cette commande ressemble à n'importe quelle commande similaire... . Il y a simplement une contrainte : il y a déjà des illustrations de tête de chapitre dessinées par Emily Walker (ces illustrations n'apparaitront que dans la toute première édition française, ce qui en fait un collector absolu). Aussi Götting a-t-il à ce moment une base pour croquer le visage d'Harry Potter, et rester en cohérence avec le travail d'Emily Walker. Et ce n'est qu'en rendant son travail à Gallimard Jeunesse qu'il apprend qu'il y aura une suite, avec 7 tomes prévus reprenant 7 années du jeune sorcier.

2000 : Changement de format : on agrandit !

Les 3 premiers « Harry Potter » sortent donc en France directement en collection de poche « Folio Junior » respectivement en septembre 1998, mars 1999 et Octobre 1999 . A l'issue du 3ème tome, le succès est considérable et Gallimard Jeunesse envisage des éditions en grand format. Il s'agit alors de repositionner la série pour séduire aussi un public d'adulte. Ce qui a pour conséquence l'idée de proposer des couvertures moins enfantines comme l'avaient fait les anglais par exemple.
Götting raconte : "L'idée de départ était de reprendre les dessins de la collection de poche et de les prolonger vers la gauche pour pouvoir en faire des couvertures tournantes. J'ai donc repris les trois premiers dessins et je les ai agrandis en rajoutant des éléments de décors à gauche. Sur les dessins originaux, on distingue nettement le raccord. Puis, finalement, la solution retenue a été de prendre un détail de ces décors et d'y incruster en vignette la couverture originale."

Une polémique aura d'ailleurs lieu pour la sortie du tome 4 directement en grand format : certains lecteurs voudraient l'avoir directement en poche, comme avant ! Ils oublient qu'en général, c'est l'inverse pour tous les romans : ils sortent d'abord au prix fort en grand format, puis plus tard en poche ... mais on reproche à Gallimard Jeunesse un certain opportunisme.

Fin 2003, Götting redessine les couvertures pour le grand format

En novembre 2003, J-C Götting redessine les couvertures des tomes 1, 2, 3 en vue de la réédition grand format de ces titres.
Il me récapitule alors la situation lors d'un échange d'e-mail : « Il s'agit de dessins de la taille du livre, qui tournent sur les 2 plats de couverture, quasiment à l'identique au niveau du dessin, mais adaptés pour que les titrages puissent être placés à la même hauteur que sur les tomes 4 et 5. A l'origine, les 3 premiers volumes ont été dessinés uniquement avec le plat de 1ere de couverture, car ils sont sortis initialement dans le format de poche. Puis, lors de la sortie du 4 en format « Hors collection », on m'a demandé de prolonger ces dessins sur la gauche, afin de pouvoir faire tourner le dessin sur les deux plats et le dos dans la réédition en grand format. Puis, le studio maquette à changé d'option, pensant qu'il fallait faire des couvertures plus adultes. Ne sont restées sur les couvertures grand format, que les parties rajoutées, dans lesquelles s'incrustent en vignettes les couvertures de l'édition poche. Ces dessins panoramiques existent donc déjà avec un raccord de papier au milieu, puisque ce n'était pas prévu, ils n'ont pas été publiés tels quels. Ce sont ces dessins que je reprends en les adaptant ».

L'esprit des dessins reste le même, mais des contraintes techniques de repositionnement du titre font que la mise en place n'est pas tout à fait la même.

2007 : On remet à niveau les couvertures des éditions de poche...

Les versions définitives "grand format" sortiront en librairie courant 2004.
En 2007, ce sont ces couvertures "grand format" qui serviront à moderniser et harmoniser la collection de poche. Le logo est aussi changé, doré et bénéficie d'un léger gaufrage.

Assez parlé, passons maintenant aux visuels ...

Couverture n° 1 "Harry Potter à l'école des sorciers"

première couverture (partie droite) prolongée ensuite par l'auteur sur la gauche


édition de poche originale

Version grand format (première version, avec incrustation)

Nouveau dessin pour le grand format : on remarque quelques petites modifications, comme la suppression de la sorcière sur un balai qui apparaissait dans le ciel. La cicatrice sur le front de HP est maintenant visible, et Hermione a retrouvé ses cheveux foncés.


La version faite pour le grand format vient moderniser l'édition de poche



Couverture n° 2 "Harry Potter et la chambre des secrets"

première couverture (partie droite) prolongée ensuite par l'auteur sur la gauche

édition de poche originale


Version grand format (première version, avec incrustation)

Nouveau dessin pour le grand format : on remarque qu'il y a plus de recul sur les personnages afin de laisser de la place en haut (lettrage). L'ombrage sur les personnages est un peu différent.


La version faite pour le grand format vient moderniser l'édition de poche



Couverture n° 3 "Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban"

Pour cette couverture, Götting a une indication : l'auteur souhaite que l'hippogriffe soit représenté, et joint la reproduction d'une gravure. Difficile exercice !
Faute d'avoir pu lire le texte, non encore traduit, Götting a du s'inspirer de la couverture anglaise, sans trop savoir à quoi elle correspondait.

première couverture (partie droite) prolongée ensuite par l'auteur sur la gauche


édition de poche originale

Version grand format (première version, avec incrustation)

Nouveau dessin pour le grand format : on remarque un décalage de l’hippogriffe et des personnages vers la bas (pour laisser de la place au lettrage), d’où décalage sur la partie gauche du village, avec perspective.


La version faite pour le grand format vient moderniser l'édition de poche


A partir de 2000, et le succès immense du 4ème tome, "Harry Potter et la Coupe de Feu", les éditions sortent directement en grand format, comme on l'a compris.


Mais ceci est déjà une autre Histoire ...


Je remercie Jean-Claude Götting pour sa disponibilité, le galériste Jean-Baptiste Barbier (Bdartiste), et je précise que tous les visuels sont copyright GALLIMARD JEUNESSE / WARNER BROS.
Share/Save/Bookmark

dimanche, juillet 26, 2009

La Grande Cascade ... enfin !


Depuis 10 ans, je passe devant le dimanche matin en trottinant.
Et depuis 10 ans, je me dis qu'il faudrait que j'y invite ma douce au moins une fois, histoire de voir ce que peut être un restaurant gastronomique réputé au coeur du Bois de Boulogne.
Alors, ce dimanche midi, nous l'avons enfin fait, ce déjeuner à La Grande Cascade !
Eh, bien, ce fût une grande fête des sens, un vrai moment de plaisir sans aucune fausse note, mets délicieux et d'une présentation sans faute de goût, service impeccable.
Attablés dehors en terrasse, nous avons pris tous les deux le menu "Découverte", parfait (voir ci-dessous). Ce qui a le plus fait sourire ma douce, c'est qu'après lui avoir tenu le fauteuil pour la faire asseoir, un autre serveur lui a immédiatement positionné à côté d'elle un petit guéridon bas pour poser son sac à main.


Share/Save/Bookmark

mercredi, juillet 22, 2009

Travailler plus pour travailler plus pour ...


Il est rare de voir un T-shirt qui est à la fois amusant, pertinent et en plus au profit d'une bonne cause (aider Denis Robert harcelé judiciairement pour ses investigations dans l'affaire Clearstream).
Le hamster dans sa roue s'autogénérant du travail me rappelle quelques souvenirs professionnels de situations vues dans de grandes entreprises !
J'avais déjà parlé ici des fameuses lois de Parkinson, et il y a aussi une "loi des 1000 de Parkinson" qui dit : "Tout organisme, gouvernemental, industriel ou universitaire, dont l'effectif administratif atteint ou dépasse mille personnes, n'a besoin, pour se perpétuer, d'exercer nulle autre activité, d'employer nulle autre catégorie de personnel. "
Autrement dit, le hamster dans sa roue.
Share/Save/Bookmark

mardi, juillet 21, 2009

Les icônes de Monsieur Vuitton (part III)


Après les parts I et II, voici encore une photo superbe (agrandissable) d'Annie Leibowitz pour Vuitton, mettant en scène des personnalités en rapport avec l'événement de ce mois de juillet 2009, les 40 ans du premier pas de l'Homme sur la lune : Buzz Aldrin, Jim Lovell et Sally Ride.
Quels mythes vivants vont-ils encore pouvoir trouver pour la prochaine campagne ?
Share/Save/Bookmark

dimanche, juin 28, 2009

Plein d'anniversaires virtuels


- L'année dernière, c'était le 3ème, cette année c'est 4 bougies que souffle le Blog d'Eric, avec une surprise dans les prochaines semaines ... guettez-la car elle aura un rapport avec le titre du forum.

- Juin est un mois faste puisque nous fêtons aussi les 7 ans de la liste consacrée à Jean Giraud alias Moebius, que j'ai la fierté d'avoir lancé. Avec un nombre réduit d'amateurs (une soixantaine), elle a dépassé la barre des 7700 messages ...ça fait beaucoup de 7. Dommage que notre prestataire Domeus (service certes gratuit) n'a pas évolué d'un iota dans cette période.

- Enfin, en 1999, il y a 10 ans tout juste, je m'inscrivais sur Ibazar qui allait être rachetée par le mastodonte américain eBay début 2001. Aujourd'hui, je suis toujours un eBayeur assez assidu au moins pour regarder quotidiennement les nouveautés dans les spécialités qui m'intéressent. Je fais en moyenne une vingtaine de transactions / an, ce n'est pas beaucoup mais j'en garde globalement plein de bons souvenirs même si j'ai un peu ralenti le rythme depuis 2 ans.
Share/Save/Bookmark

jeudi, juin 25, 2009

Titanic au rabais


Certes, on peut acheter un original de Ledroit ou de Marc-Antoine Mathieu qui restent onéreux, mais il y a parfois matière à se faire plaisir, en originaux, en achetant des choses qui n'intéressent pas grand'monde, car pas attaché à un nom prestigieux. On trouvera ce genre de pièces dans les illustrateurs des journaux populaires des années 40/50/60.

Prenons pour exemple cette petite gouache représentant le Titanic, parue dans Hurrah, petit format des années 50. Par hasard, je l'ai eu sur eBay à 35 euros seulement, regardez si vous ne me croyez pas. En la mettant en valeur avec un double passe dans 2 tons de gris différents (fait sur mesure, 24 euros) et un joli petit cadre 30x30 (10,50 euros), on a une jolie petite pièce pour 70 euros tout compris.

Edit du 25 juin : j'ai commandé sur Chapitre le fascicule Hurrah de 1958 où l'illustration est parue. En fait, ça n'a rien à voir avec le Titanic, il s'agissait d'un reportage sur une catastrophe survenue en 1956 : la collision en mer entre l'Andrea Doria et le Stockholm.
Share/Save/Bookmark

mercredi, juin 24, 2009

Rengaines du moment


Share/Save/Bookmark

mardi, juin 23, 2009

Largo, d'où viens-tu ?


Un petit original de Philippe Francq pour Largo Winch que j'ai acheté chez Petits Papiers voici quelques années. Je n'ai aucun doute sur l'authenticité du dessin connaissant son origine sérieuse. A signaler qu'il est fait à l'encre de chine sur plusieurs morceaux de papier réassemblés soigneusement ensemble.
Mais n'étant pas un spécialiste de cette série, je n'ai pas retrouvé à quoi ce dessin a servi.
Ce que je peux dire, c'est qu'il est vraiment très proche de la couverture de "Dutch Connection", je soupçonne donc qu'il est grosso modo de la même époque (1995). Il y a quand même quelques différences notables, comme ce revolver que tient notre héros sur la couverture et pas sur mon dessin.
Si vous avez des infos sur ce dessin, je serais preneur avec plaisir.
Share/Save/Bookmark

Immobilier : gros temps en vue


L'article du JDD de ce dimanche est intéressant : l'immobilier avait bien baissé de 10% en 2008 mais on ne le sait que 6 mois après.
C'est normal : le lissage scélérat des chiffres par la FNAIM sur 24 mois (voir ici cette méthode trompeuse) a parfaitement fait illusion. Une nouvelle baisse de 15% est attendue en 2009. Nous verrons bien.

Beaucoup de vendeurs sont dépités par la crise immobilières qu'ils croient passagère, et disent :
"Je ne vais quand même pas brader mon bien"
Sous-entendu : "je fais semblant de faire comme si rien ne s'était passé, en oubliant que j'ai quand même fait une confortable plus-value par rapport à mon prix d'achat"

Cette notion de "brader" est éminemment floue et peu objective. Elle n'est pas vue de la même manière selon qu'il s'agit d'un marché opaque (immo) ou non opaque (Bourse).

- Si vous aviez acheté des actions en Bourse il y a un an, qu'elles ont perdu 50% et que vous deviez vendre, vous direz "J'ai fait une mauvaise affaire, mais je vends au prix du marché".
C'est normal : le marché n'est pas opaque, il est matérialisé par un cours de vente, connu avec certitude à tout moment. Il n'y a pas de négociation possible.

- En revanche, si vous aviez acheté un appartement il y a 2 ans, et que vous deviez vendre, vous allez être furieux de vendre à -10% car vous allez désespérément chercher à retrouver votre prix d'achat. Après tout, c'est le même appartement !

On accepte la moins-value en Bourse par obligation, on ne l'accepte pas en immobilier où elle parait carrément contre-nature.
Il est vrai que depuis la démocratisation de la Bourse via les privatisations (à partir de 1986), les mentalité ont changé : les particuliers eux-même sont devenus très spéculateurs, chacun ou presque veut faire la "culbute".
Share/Save/Bookmark

mardi, juin 16, 2009

Facebook : de jolies découvertes (part 2)


Après Patrick Hernandez, voici Sim (le vrai) qui se met à Facebook à près de 83 ans !
Vous savez, celui dont Michel Audiard disait qu'il semblait être le fruit des amours d'un étourneau et d'une pointe Bic. Une vraie gueule !
Quand je pense que ma mère (appelée mamy.net par ses petits enfants) est une surfeuse très régulière à 74 ans, je crois que le record est largement battu !

Quand Sim est tombé sur le groupe Facebook de "Ceux qui se demandent si Sim est mort ou non", ça a dû lui faire un peu drôle, mais il le prend visiblement avec humour.
Bon, les jeux et groupes divers, c'est pas son truc. On peut le comprendre, et c'est une des choses les plus agaçantes sur fb : on est noyé sous les sollicitations pour faire comme d'autres : participer à des tests, des quiz (perte de temps à mon avis). tout est bon pour faire surfer le plus possible sur le site, avec visualisation obligatoire des publicités ciblées.
Voilà ... j'admire le dynamisme de Sim, qui vient aussi de sortir un bouquin de souvenirs.
Chapeau, et longue vie !

Share/Save/Bookmark

Votre serviteur ...


...se promène dans les Jardins Suspendus de Babylone du Havre, à l'occasion de la visite chez ses amis amateurs de robots.
Share/Save/Bookmark

dimanche, juin 14, 2009

Le petit dernier de la famille


Ca y est, il est là, le petit dernier de la famille !
J'avais déjà un desktop Dell et un grand et lourd portable Fujitsu-Siemens. Rien qui me permette confortablement de me déplacer en restant connecté.
Aussi, ça fait bien 6 mois que je tournais autour de ces petits netbooks, solution idéale pour m'assurer une connexion web en mobilité. En effet, les iphone et autres Blackberry sont peut-être sympas pour envoyer des SMS, mais les claviers virtuels (à stylet) ou avec des touches minuscules ... très peu pour moi. Pour ne pas être trop limité, il faut à mon avis un écran 10" et un vrai clavier, même si c'est un peu plus encombrant.

J'ai finalement choici ce modèle Dell inspiron mini 10. Il n'a pas la 3G en natif, mais il est wi-fi bien sûr. Avec ces gigantesque réseaux wifi qui se montent (mon FAI Neuf-SFR me donne droit à un million de points d'accès en me permettant d'accéder aux boxs de ses clients, et Free vient d'annoncer la même chose de son côté), je peux attendre un peu et me contenter - pour les endroits isolés - de clés 3G préchargée à somme fixe, qui n'impliquent pas d'engagement ni de dépenses récurrentes.
Share/Save/Bookmark

vendredi, juin 12, 2009

Mon chateau en Espagne


Audacieux ce dossier de 20 pages dans Libé d'aujourd'hui , une enquête sur l'énorme bulle immobilière que nous connaissons en France et dans certains pays d'Europe, avec de belles illustrations expressionnistes de Lolmede. Bulle portée avant tout par l'inconscience des banques qui se sont livrés à une course à l'échalote durant toutes les années 2000, en distribuant inconsidérément des crédits à long terme ( > 15 ans) à qui en voulait. Elles le regretteront et ont déjà commencé à provisionner en conséquence.

Très drôle d'abord, cet abécédaire qui permet de décrypter le jargon des annonces immobilières :
"A saisir par une offre" : le prix affiché est trop élevé mais le propriétaire ne veut rien entendre. une offre d'achat permettrait à l'agent immobilier d'argumenter
"Dans son jus" : qui n'a pas vu un pinceau depuis les années 70
"Fonctionnel" : aucun charme
"Coin cuisine" : adapté au frigo de Ken et au four de Barbie
"Travaux prévus" : ni votés ni payés
"Ville en pleine expansion" : impôts locaux démentiels pour financer les délires du maire
etc...

On y lit aussi un nième reportage sur Valdeluz, une des énormes cités fantômes en Espagne (pays où il y a 3,5 millions de logements vides), avec ce témoignage effarant qui reflète bien le bourbier dans lequel s'est mis ce jeune couple, certainement poussé par la "pression sociale" (familiale) :

"A la banque tout s'est bien passé. C'est malin d'acheter dans le neuf, avait dit le banquier, pestant contre le Vieux Madrid où il est impossible de se garer.
Ils en avaient pris pour 30 ans, ça les avait fait rire. D'avoir le même âge que leur prêt, à taux variable.
Dans moins de 3 mois, ils quitteraient papa-maman parce que c'est ainsi que ça se passe en Espagne. La location, c'est pour les cons. Alors certes, on attend pour réunir les fonds, mais quand on part c'est pour de bon".


Je vous passe les détails : ils se retrouvent seuls dans un immeuble gigantesque, sans aucune infrastructure autour. Déprime assurée. Bien invendable. Collés pour 30 ans.

Rassurez, vous, on a pas de villes fantômes en France, mais on s'amuse bien aussi. Lu par hasard, un article du Parisien d'hier sur cette femme de 43 ans, à Rouen, qui réalise son rêve de devenir propriétaire d'un appartement de 93 m2 à Rouen pour 660 euros par mois.

Puis, subrepticement, en lisant l'article, on apprend :

- comme elle n'a pas un radis d'avance, et qu'elle était locataire à 500 euros/mois, la mensualité de 660 euros / mois (+ 140 euros de charges) sera trop lourde. "Ma fille aînée va bientôt travailler, donc elle pourra nous aider."

- seule ombre au tableau, le prêt est remboursable sur 35 ans. "Mais ce n'est pas du tout ce à quoi pense la future propriétaire." dit le journaliste.

C'est surréaliste. Le journaliste ne relève pas que ça lui fait finir de rembourser à 80 ans, l'appart étant livrable en 2011 (l'acheteuse aura 45 ans quand elle commencera à rembourser). Les gens sont aveuglés par l'obsession d'être propriétaire à tout prix (voir mon article précédent) sans se poser des questions pourtant essentielles.
Share/Save/Bookmark

dimanche, juin 07, 2009

Dimanche en ballade ... avec des gens heureux

C'est marrant, j'ai presque honte de le dire : j'ai passé ce dimanche après-midi à l'Olympia où j'emmenais tout ma petite famille voir Gérard Lenorman. Vous allez trouver ça ringard, non ?
Eh bien, j'assume.

J'avais déjà raconté dans mon petit inventaire musical que ma culture musicale s'était fondé dès l'age de 11/12 ans sur la variété des années 70. Quand j'ai eu des enfants, j'ai eu très tôt à coeur de faire quelques compils pour la voiture avec de bons titres de "variété" (au sens noble) de ces années 1971-1977 : Delpech, Lenorman, Cloclo, Stone & Charden, Johnny, Sardou, Chamfort, et ils adorent ! On mixe bien sûr avec des modernes, mais force est de constater qu'il y a quelques pépites dans ces années là. Par exemple, j'ai toujours considéré que "Les matins d'hiver" interprété par Lenorman était un petit chef d'oeuvre de sensibilité et de nostalgie.

"Je me souviens de ces matins d'hiver
Dans la nuit sombre et glacée
Quand je marchais à côté de mon frère
Sur le chemin des écoliers
Quand nos membres encore tout engourdis
De sommeil, grelottaient sous les assauts du vent
Nous nous battions à grands coups de boule de neige
En riant"

Bonne après-midi, donc, avec 2h30 de concert (incluant 25mn d'entracte), et quand on est au 11ème rang, on apprécie le spectacle.
Sur le net, j'avais déjà remarqué qu'il y a l'étrange communauté des "Gérardnautes" - comme ils se surnomment, des femmes essentiellement - dans 2 forums (sur le site officiel et officieux) qui s'échangent tuyaux et bons plans. Public pas vraiment jeune, mais je m'y attendais.



Share/Save/Bookmark

mercredi, juin 03, 2009

Jaunes intenses des immenses cargos

Une photo rapprochée que j'ai fait d'un porte-container (le "Grande Brasile" de Grimaldi Lines) dans le Port du Havre. Ca ressemble bien à une toile de De Staël, non ?
Share/Save/Bookmark

Des êtres bizarroïdes dans les lieux d'aisance


Week-end chez de bons amis au Havre, et petit plongeon dans la belle piscine municipale imaginée par Jean Nouvel avec ses grandes parois couvertes de céramique blanche ouvertes sur le ciel (on se croirait en Andalousie).

Puis, devant le barbecue, nous reparlons de cette collection d'originaux BD qu'il me disait vouloir commencer depuis longtemps... sans vraiment connaitre la BD d'ailleurs, lui qui n'en est pas amateur. Je crois qu'il ne sert à rien de se forcer.

Par contre, j'ai découvert dans les WC une petite collection de robots des années 50/60 (je n'avais pas l'idée que ça puisse se collectionner) et je me suis plongé illico dans le bouquin "Les Robots de Pierre Cornette de Saint-Cyr" où le célèbre commissaire-priseur parle de cette passion que je ne lui connaissais pas. Il y aurait beaucoup à dire sur ces petits "jouets" de métal (la majorité sont de fabrication japonaises) qui ramènent certes à l'enfance mais pas seulement ...aussi à la littérature de science-fiction. Pour les historiens, c'est un formidable témoignage de la façon dont nos sociétés de ces années là (50/60) voyaient le futur de l'humanité.

Continue ta collection, Jean-Marie ! Recherche les belles pièces, sur le net, en salle des ventes. Puis élague quand tu auras trop de choses, laisse tomber les pièces moyennes.
Et déménage tout ça dans une jolie vitrine ...tes robots seront mieux mis en valeur que dans la pièce où je les ai découvert !
Share/Save/Bookmark

samedi, mai 30, 2009

Immobilier : enfin un graphique objectif dans "Le Monde"


Intéressant ces graphiques du Monde (et l'article sur l'effrondement des volumes de vente) où, pour une fois, on remonte assez dans le temps (1991) pour faire apparaitre le cycle baissier des années 90. En général, les chiffres fournis par les agents immos ne reprennent que les chiffres à partir de 1997 pour ne montrer qu'un cycle haussier, et masquer la baisse.

Interrogez les gens aujourd'hui : vous verrez que certains sont persuadés qu'il faut "profiter" de la baisse actuelle pour acheter. Peu de gens voient qu'on est parti depuis 18 mois sur un cycle baissier qui durera (comme tous les cycles immo) entre 7 et 12 ans à vue de nez.
Comme je l'ai déjà expliqué ici, il faudra un jour ou l'autre revenir aux réalités économiques, et les prix devront revenir dans le tunnel de Friggit, qui implique une baisse d'au moins 35%.

Vous entendrez aussi : "Tôt ou tard, le marché repartira". C'est vrai, car les transactions, achat comme vente, ne peuvent être éternellement reportées.
Mais ce qui repartira, c'est le volume des transactions, mais sur des bases de prix beaucoup plus basses.
Comme quoi, le vocabulaire est ambigu si on ne précise pas duquel des 2 indicateurs principaux du marché immobilier (prix et volume) on parle ! Cette ambiguïté est bien entendu exploitée à dessein par nos chers professionnels de l'immobilier pour qui c'est toujours "le bon moment pour acheter".
Share/Save/Bookmark

jeudi, mai 28, 2009

Les lectures de Raymond : une vision érudite mais accessible


Je parlais récemment dans cet article du peu de critiques BD érudits dans les médias, mais c'était bien entendu sans prendre en compte la blogosphère qui propose pas mal de petits sites sur la BD, généraliste ou centré sur tel ou tel auteur.
Là, je ne parle pas de jeunes bloggeurs qui font de la BD, mais qui en parlent.

Les lectures de Raymond est à coup sûr un de mes préférés. Il est à la fois "intello" (au sens où il sait prendre du recul sur un simple album de bande dessinée), très bien documenté (Raymond scanne de nombreuses cases agrandies), et également je dirais un peu platement que ce blog dégage sa sensibilité propre, faite d'un doux parfum de nostalgie mais pas à outrance.
Lisez donc cette longue étude sur une case mémorable de Jacobs, ces intéressantes réflexions sur une aventure de Totoche dans les rues parisienne d'antan (Tabary), Gotlib, Spirou (Franquin), ou Alix (Martin).

On trouvera aussi chez Raymond cette note sur un dessinateur totalement oublié des années 40/50 : Raymond Cazanave (un autre Raymond !) dont j'adule les forts noirs contrastés, mais aussi une incursion réussie dans les modernes (Blutch, Mattotti, ou l'américain Hornschemeier). Enfin, Raymond pense aussi à nous faciliter la vie avec son index.
Share/Save/Bookmark