mercredi, janvier 30, 2008



"Les heures sont longues,
et la vie est brève".


Fenelon.

Share/Save/Bookmark

lundi, janvier 28, 2008

D-B consacrés


Franchement, je suis enchanté que Dupuy-Berberian aient remporté le Grand Prix d'Angoulême le week-end dernier !
Leur travail depuis une vingtaine d'années le mérite amplement, et cerise sur le gâteau, leur site mérite aussi le détour. Sans faire redondance avec cet article d'Actuabd (toujours très documenté), il est rare de voir ainsi un dessin vraiment moderne - certains diront "bobo" - mais se réclamant de multiples influences plus anciennes : l'affichiste Savignac, Gus Bofa, les années 20 avec Modigliani, Matisse etc...
Certains de leurs travaux sont bien connus du grand public (publicités pour le caviste Nicolas par ex.) mais leurs noms restent relativement confidentiels.
Je ne crois pas en avoir parlé à l'époque, mais l'art-book somptueux paru chez Panama ("L'univers de Dupuy-Berberian") avait été un de mes livres préférés de 2006.
Share/Save/Bookmark

Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dnas un mot n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire soit à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème. C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot.
Share/Save/Bookmark

dimanche, janvier 27, 2008

le Janvier de janvier


Dans ma collection d'originaux, axé principalement sur la bande dessinée franco-belge, mais aussi sur l'illustration ou le dessin de presse, il y a des auteurs que je cherche, dont j'ambitionne de pouvoir un jour me payer quelque chose de significatif.

Et puis il y a les auteurs sur lesquels j'ai fait une croix car trop rare donc trop cher : Morris (dessinateur de Lucky Luke) est de ceux-là.
D'abord, il n'a jamais rien vendu et peu donné.
Sur les milliers de planches ou dessins faits, il y en a que très très peu qui sont chez des collectionneurs. Quand quelque chose sort sur le marché, le prix est exhorbitant.
Plusieurs personness m'ont raconté que Morris était une sorte de "radin" angoissé, qui n'aimait pas confier ses originaux. Quand il devait exposer, il n'exposait que des photocopies, jamais les originaux. Morris étant mort il y a quelques années, sans héritier direct, je pense que l'ensemble de son oeuvre est dans un coffre-fort quelque part.

Moyennant quoi, je voyais parfois chez Petits Papiers des illustrations de son studio (Leonardo ou Janvier) qui me paraissaient de second choix.
Aussi, j'ai été content de tomber chez Marc Deckers (le patron sympa de Yakabd, un belge mystérieusement échoué au fin fond des Yvelines) sur cette charmante illustration à petit prix de Michel Janvier à l'encre de chine faite dans les années 90 pour une carte postale Chromovogue.
Janvier fait un travail honnête (c'est lui qui a dessiné les albums de Rantanplan, notamment) , ayant digéré tous les codes graphiques de son maître, même s'il n'y a pas la magie du trait Morrissien de la période Goscinny.

Bon, certes, c'est pas du Morris donc les puristes mépriseront un peu, mais je trouve que ce dessin est traversé d'une petite ambiance assez zen qui m'a séduit.
L'harmonie de l'homme avec son cheval ... et les quelques notes de musique qu'on fredonne quand on est bien.
Share/Save/Bookmark

vendredi, janvier 25, 2008


"Il ne suffit pas d'être heureux,
encore faut-il que les autres soient malheureux".

Pierre Desproges
extrait du Dictionnaire Superflu

Share/Save/Bookmark

jeudi, janvier 24, 2008

Vink, un auteur complet à (re)découvrir





Voici 4 planches de Vink en vente dans l'exposition que lui consacre actuellement la Galerie Daniel Maghen. Pourquoi 4 ? Parce qu'avec un seul exemple, on peine à se rendre compte de la diversité des atmosphères que peut restituer le pinceau du dessinateur d'origine vietnamienne : atmosphères parfois belliqueuses (on pense à tout un cinéma japonais, de Mizoguchi à Kurozawa), parfois marquées d'une teinte zen très apaisante.

Ca fait plusieurs années que je me dit qu'il faudrait que je lise ses séries : "Le Moine Fou" (10 tomes) et la série qui y fait suite : "Les voyages de He-Pao" (4 tomes).
Il parait que les scénarios sont un peu spéciaux, assez loin de la BD franco-belge traditionnelle, et parleront plus à des gens ayant déjà une petite connaissance de la manière de penser asiatique. Pour en savoir plus sur cet auteur complet finalement assez discret, on peut aussi se référer à cet article.
Moi je trouve que graphiquement parlant, ces planches en couleurs directes à l'aquarelle sont de petites merveilles.
Share/Save/Bookmark

mercredi, janvier 23, 2008

Papa



Mon père vers 1971. Je sais, la ressemblance est frappante.
Et s'il vivait encore, il serait sûrement très étonné de voir combien mon plus jeune fils lui ressemble aussi.
Share/Save/Bookmark

France Loisirs : quel intérêt ?

L'autre samedi, 13h30, on sonne à la porte.
- Tiens, qui cela peut-il être ?
J'ouvre. Un homme bien habillé se tient devant moi.
- Bonjour Monsieur, avez-vous la carte FRANCE LOISIRS ? Il y a énormément d'avantages, des livres à prix réduits etc...
Je l'arrête de suite, poliment mais fermement, lui expliquant que ça ne m'intéressait pas. En refermant la porte, je me faisais la réflexion qu'il n'y avait quasiment plus de vente en porte à porte aujourd'hui.

Lorsque j'étais gamin, il y avait souvent des visites de vendeurs qui proposaient l'Encyclopaedia Universalis, ou divers produits. De nos jours, les codes d'entrée d'immeuble et la méfiance des gens en ont eu raison.

Cependant, je n'ai pas été si surpris car Monsieur France Loisirs n'est pas venu de bien loin : j'ai un magasin quasiment en bas de chez moi. Je passe devant chaque jour.
France Loisirs est une société dont je n'ai jamais compris comment elle arrivait à trouver des clients - à part à l'arrache avec un démarchage agressif - et surtout à maintenir sur une longue période la récurrence que leur formule d'abonnement "club" implique.

1) D'abord, en musique, DVD, livres,on ne trouve chez FL que peu de références, que les best-sellers, le mainstream. Or mon plaisir est plutôt d'aller fouiner pour dénicher des choses moins connues. D'avoir l'impression de ne pas être un mouton. De garder mon libre-arbitre dans un spectre assez large.

2) En tant que client, il y a cette obligation qui me parait stupide d'acheter régulièrement des articles pour faire partie du "club". Quel intérêt aurais-je à aller m'enchaîner avec un magasin et acheter des nouveautés de manière plus ou moins contrainte ?

Il me semble que la clientèle de FL est plutôt agée (ma mère est une grand fan, par exemple). C'est peut-être rassurant d'avoir finalement un choix modeste, des choses connues, avec un part importante de ces gros romans brochés ciblés "féminins" ou de livres pratiques. N'étant jamais rentré dans un magasin FL, j'imagine que la qualité de service, l'attention au client sont de mise.

Le succès apparent de ces boutiques reste pour moi un grand mystère.
Share/Save/Bookmark


"Un ami, c’est comme un compte en Suisse : on n’a pas besoin de le voir tous les jours, on a juste besoin de savoir qu’il existe".


Roger Nimier

Share/Save/Bookmark

dimanche, janvier 20, 2008

Fin de partie


L'empereur des 64 cases vient de mourir à 64 ans. Comment pouvait-il en être autrement ?
Je rêve qu'un cinéaste de talent puisse s'emparer de la vie extraordinaire de Bobby Fischer pour en faire un biopic, relatant la gloire puis la déchéance, le génie et la folie. Le plus grand joueur d'échecs de tous les temps avait un QI de 181 qui dépassait celui d'Einstein.

Très tôt dans la vie de mes enfants, je me suis efforcé de leur expliquer les règles du jeu d'échecs. Moi-même, au sortir de l'adolescence (vers 17 ans), je m'étais pris de passion pour ce jeu, où peuvent s'exprimer toutes les subtilités de l'âme humaine.
En terminale à Carnot, je jouais au foyer dès que j'avais un moment. J'ai également eu de longues heures de tête-à-tête avec un des premiers modèles d'ordinateur d'échecs que l'on m'avait offert.

Aujourd'hui, lorsque nous allons nous promener en famille au Jardin du Luxembourg, nous aimons flaner entre les petites tables de joueurs (côté rue Guynemer), certains jouent en blitz (mode ultra-rapide), c'est toujours très spectaculaire.
Share/Save/Bookmark

samedi, janvier 19, 2008

Une petite interview de Tardi - riche également de très nombreux visuels - faite à l'occasion de l'exposition de planches originales du "Cri du peuple" au PCF en mars-avril 2007.

Tardi, ce n'est pas comme l'andouillette AAAAA, c'est juste AAA : Anarchiste, Anticlérical, Antimilitariste.
A la réflexion, je rajouterais aussi : Attachant.




TARDI
envoyé par aureliemartin
Share/Save/Bookmark

jeudi, janvier 17, 2008

Pique-nique en forêt de Chantilly 1965



En revoyant cette photo, ma mère m'a confié qu'elle n'avait porté le chignon qu'un an.
Un jour, cette année là, elle recevait dans notre appartement du 17ème arrondissement pour un important repas d'affaires un peu guindé. En débarrassant le saladier, elle s'est aperçu qu'une épingle à cheveux était tombé au fond. Personne n'avait rien osé dire !
Share/Save/Bookmark

mercredi, janvier 16, 2008

Sénèque (2)


Il y a 18 mois, j'avais déjà parlé de Sénèque ici, avec une très belle pensée sur l'acte d'oser.

Du même, il y a une autre phrase que j'aime beaucoup :

"Quand tu auras désappris à espérer, je t'apprendrai à vouloir".

Dans le "Petit livre de la sagesse" (Psychologies, 2007), il est dit :

Quelle différence y a-t-il entre l'espérance et la volonté ? Ce sont deux formes de désir, mais différentes : l'espérance est un désir dont la satisfaction ne dépend pas de moi ; la volonté, un désir dont la satisfaction dépend de moi. Et bien sûr, mieux vaut désirer ce qui dépend de soi, donc le faire, plutôt qu'espérer ce qui n'en dépend pas, ce qui nous voue à l'impuissance et à l'anxiété. Car l'espoir et la crainte vont ensemble, toujours.

En ce qui me concerne, j'ai le sentiment d'être beaucoup plus souvent dans l'espérance que dans l'action. Ou formulé autrement : y'a encore du boulot !
Share/Save/Bookmark

mardi, janvier 15, 2008


430 pages bien tassées (en Livre de Poche) pour raconter l'odyssée d'Attali au côté de François Mitterrand pendant près de 20 ans.

Fascinant dans l'explication des coulisses des grands sommets comme le G7 avec tous les dirigeants mondiaux discutant alliances et géopolitique.

Un peu laborieux dans la manière de se justifier - au sens expliquer qu'il ne savait rien, on est tout prêt à le croire - dans les affaires troubles de Tonton (passé vichyiste, soupçon d'antisémitisme).

Et l'on réalise que pour tenir un tel rôle de sherpa, il faut non seulement des capacités intellectuelles exceptionnelles, mais ce n'est pas suffisant : il faut aussi une condition physique hors du commun, pour supporter sans dommage nuits blanches et incessants jet-lags.

Je recommande chaudement.
Share/Save/Bookmark

Laurel, elle est hardie !


Le web français fourmille littéralement des "blogs BD", d'une qualité fort inégale.
Un des plus connus - à juste titre - est l'hilarant blog de Laurel.
Un humour attachant, typiquement féminin, avec un trait élégant qui ressemble un peu à celui de Frédérik Peeters.
Share/Save/Bookmark

lundi, janvier 14, 2008


De retour d'une escapage normande ce week-end sans enfants (Rouen, Fécamp, Etretat) , nous avons logé près d'un prieuré jouxtant une chapelle, le tout surplombant Fécamp et ses falaises.
La photo ne rend pas justice à la perspective impressionnante qu'on a de là-haut.
Juste à côté, 5 immenses éoliennes étendent leurs fines ailes de métal pour capter le vent, et il y en a ! Ma douce étant arrivée avec une otite, le chapeau couvrant était le bienvenu ;-)

Dimanche matin, visite du musée des Terre-Neuvas et de la pêche, un monde qui me fascine depuis mon voyage en Islande en 1992. Les populations de pêcheurs partaient - dès 12 ans parfois - pour de longs mois pêcher le hareng, la morue (séchée à même le bateau lors d'un processus qui ne souffre pas d'approximation) vers Terre-Neuve (Canada) ou plus près en Islande , dans des eaux glacées.
Inutile de dire que tout le monde ne revenait pas.

Comme le montre le tableau il y avait parfois une mauvaise nouvelle à annoncer à la famille.
Les maquettes, les outils d'époque, l'ioconographie présentée, tout cela est riche, intéressant, mérite qu'on s'y attarde. Ce qui tombait bien car en janvier, les touristes à Fécamp se font très rares.



Pour voir des parisiens en goguette, il faut prolonger vers Etretat.
Là, il y en a au kilo des parisiens...tellement que des panneaux leur demandent de maintenir le littoral en bon état.
Share/Save/Bookmark

mardi, janvier 08, 2008

Principal objectif 2008


Principale bonne résolution 2008 : trouver un appart. pour s'agrandir !
Nous en avons vraiment besoin.
Hélas, ce n'est pas comme le tabac ou le régime, c'est une résolution qui ne dépend pas que de nous (un peu quand même), mais de multiples facteurs. Espérons que Madame Chance saura s'en mêler avec le bon timing...

En attendant, j'apprend toujours beaucoup d'informations sur le forum de la Bulle, dont j'ai été un des premiers participants en mai 2005. Informations parfois orientées par des doux rêveurs ultra-baissiers (il y en a à foison là-bas), mais aussi par des gens réalistes - dont je suis - qui s'interrogent sur la manipulation qu'organisent les lobbies haussiers (agents immo, banques, notaires,...) pour continuer à soutener le marché par des artifices (taux bas côté banques, indices trafiqués ne reflétant pas la mauvaise santé du marché côté FNAIM,...) et trouver en permanence de nouveaux "pigeons" (car pour les primo-accédants, s'endetter sur 30 ans c'est carrément suicidaire).

Je préfère en rester aux faits : en économie, l'immobilier a toujours été un marché cyclique. Qui dit cycle haut dit aussi cycle bas : on l'a vu avec les krachs de 1981 et 1991.
Actuellement, depuis 2 ans, nous sommes apparemment en fin d'un cycle de hausse qui a duré 10 ans. Nous irons donc fatalement vers une période de baisse. Mais quand , et à quel rhythme ?

Share/Save/Bookmark

samedi, janvier 05, 2008


On ne choisit pas son visage. Il faut essayer de faire avec.
On peut quand même faire en sorte de s'arranger.
Transformer de petits défauts en avantages, ou les dissimuler.
On peut aussi avoir mauvais goût.
Ou même pas de goût du tout.
Share/Save/Bookmark

Ludovic Debeurme : la confirmation d'un grand talent


Je suis de plus en plus intrigué par l'oeuvre de Ludovic Debeurme, dont le pavé "Lucille" avait été un des événements de 2006.
Le dernier album "Le Grand Autre" est un livre encore plus grand, plus beau, même si j'ai un peu moins accroché à l'histoire.

Le graphisme de Debeurme est inspiré, économe, travaillé. On pourrait le rapprocher de l'art des graveurs, de Jérôme Bosch, ou de certaines oeuvres de Topor.

De ces livres se dégage une troublante ambiguïté, une sensation de mal-être, car peuplés par des animaux bizarres, des rêves confus, des frustations de l'adolescence, des amputations, des phobies ... Quelque chose d'incontestablement dérangeant.
Share/Save/Bookmark

vendredi, janvier 04, 2008

Bonne année 2008


.... avec ce "Tintin et Milou tenant du houx", fait par Hergé pour une carte de voeux en 1956, et repris ensuite légèrement modifié avec une branche d'épicéa.

C'est un beau dessin qu'un ami collectionneur m'a proposé récemment à l'achat. Pour l'instant, j'ai décliné, ayant d'autres priorités (financières s'entend).
Share/Save/Bookmark

samedi, décembre 22, 2007

D'une certaine légitimité du piratage d'oeuvres cinématographiques ou musicales

S'il m'arrive de pirater musique ou film sur le net, ce n'est pas forcément par contrainte financière pure ou radinerie ! C'est plutôt parce que j'ai déjà acheté l'oeuvre par le passé, mais je ne peux plus la voir ou l'écouter en raison de l'obsolescence du support (vinyl, K7 audio, VHS,...)

Une chose me stupéfie en ce moment : je vois que les distributeurs commencent à promouvoir le HD-DVD ou Blu-Ray alors que j'ai dû m'acheter au moins 200 DVD ces dernières années.
Si elles espèrent que je vais tout racheter au prix fort sur un autre support, d'une définition pixellique plus plaisante, elles se fourrent le doigt dans l'oeil !
J'estime avoir à apporter mon obole à l'artiste une fois, pas deux.

Dans le registre musical, j'aime le double album "Songs in the keys of life" de Stevie Wonder. Pourquoi le racheterais-je en CD ? Je l'ai déjà acheté en vinyl vers 1979 et je l'ai encore ! Je suis prêt à venir ramener mon vinyl, pour qu'on m'accorde le droit officiel de graver l'équivalent numérique sur CD. Et je suis d'accord de payer le prix du CD vierge. Vous voyez que je suis arrangeant.

Je militerais bien pour qu'on achète le droit de payer pour profiter d'une oeuvre à vie quel que soit le support. Ensuite, à ma charge de payer le passage du support initial à un autre support, il est normal de payer cette part "technique", qui est bien différenciée de la rémunération de l'artiste.
Share/Save/Bookmark

mercredi, décembre 19, 2007

Faire de son blog....un livre !


Parfois, je me dis que dans 20 ans mes enfants apprécieront peut-être de relire quelques articles que leur papa a rédigé sur ce blog. Mais il faut reconnaître que le format "blog" n'est pas particulièrement pratique pour imprimer son contenu.
Par ailleurs, dans 20 ans, il ne sera peut-être plus en ligne...

Grâce à Techcrunch (lui-même un excellent blog techno, très pointu sur l'innovation), je viens de découvrir que le service existe ! C'est-à-dire que Imprime-blog.com permet d'imprimer le blog (avec les photos), et d'en faire un vrai livre.

Je vais mûrir l'idée, attendre aussi que le service mûrisse lui-même car ce n'est pas encore tout à fait au point, et je crois que je me lancerai un de ces jours....peut-être le jour où je déciderai ce clore ce blog (pour l'instant, cette idée m'est totalement étrangère).
Share/Save/Bookmark

mardi, décembre 18, 2007

Cosey, maître du Blanc


Paradoxal, non ? Je titre "maître du blanc", tout en vous présentant cette image toute en nuances de subtils bleutés. Il s'agit d'une illustration extraite du superbe "Echo" (Ed. Daniel Maghen), somme de travaux, esquisses, illustrations du suisse Cosey.
Pour être très franc, il s'agit d'un auteur que je n'ai vraiment découvert que récemment. Je connaissais la série "Jonathan" de nom, mais à côté de ça, j'ignorais qu'il avait fait un nombre d'albums impressionnants (souvent des histoires indépendantes en 1 tome ou 2).
Il y a un vrai sens de la narration chez cet auteur discret, et des histoires denses, très construites, avec une sensibilité à fleur de peau. Il est d'ailleurs apprécié d'amateurs très pointus, avec des prix - pour ses originaux - très élevés.
Share/Save/Bookmark

lundi, décembre 10, 2007

Starwatcher au cristal bleu


Juste pour le plaisir des yeux ... ce magnifique "Starwatcher au cristal bleu" qui faisait partie de la vente de prestige Jean "Moebius" Giraud à Drouot Montaigne il y a quelques jours.

Sur ces sujets, je poste peu sur mon blog car la communauté des amateurs se retrouve sur Bdgest. Aussi, lors d'une vente comme celle-là, je rédige ma réaction à chaud ici... et aussi mon opinion mitigée sur le commissaire-priseur de cette vente.

De manière générale, je participe beaucoup aux forums Bdgest où j'arrive à 850 contributions (les liens ici, puis "Accéder à la liste de tous ses messages" si vous aviez l'idée saugrenue de tout lire).
Comme souvent avec les forums, c'est fort chronophage ! Et il faut composer avec les égos, jalousies, susceptibilités de ces messieurs (le milieu des amateurs d'originaux BD est à 95% masculin), mais j'apprend aussi beaucoup de choses sur des sujets connexes comme les techniques d'encadrement.

Sur les forums, j'essaie de ne jamais participer aux polémiques. Ma philosophie, maintenant, c'est de prendre ce qui me plait et de laisser le reste.
Share/Save/Bookmark

vendredi, décembre 07, 2007

Canetons du monde entier...


Juste pour signaler aux canetons du monde entier qu'il n'ont pas à redouter le syndrôme du "manque".
En effet, le site du Canard présente ici chaque semaine la Une c'est à dire l'intégralité de la première page.
Par exemple cette semaine la Une complète du n° 4545, cliquez sur "Autres numéros" pour remonter dans le temps.
Histoire de se mettre l'eau à la bouche avec les éditos d'Emptaz ou Angeli, et les dessins croustillants de Cabu, Petillon, Lefred-Thouron, Kiro, Cardon,...

Quant à moi, quand je suis sur le plancher des vaches, je préfère toujours aller fréquenter ma librairie, histoire d'avoir la version papier, et de m'en mettre plein les doigts ! (*)

(*) bizarre qu'ils ne puissent pas améliorer cette encre qui tâche.
c'est souvent le soir que je remarque que j'ai les doigts noirs et des tâches noirâtres sur le visage.
Share/Save/Bookmark

jeudi, décembre 06, 2007

La fin d'une époque


Vu sans surprise cet article dans "20 minutes" :

La version imprimée du Quid 2008 ne paraîtra pas cette année en raison d'une baisse vertigineuse de ses ventes, ce qui a entraîné une rupture de contrat entre les auteurs de l'encyclopédie et leur éditeur, Robert Laffont. Le responsable désigné du naufrage est l'encyclopédie en ligne Wikipédia, entrée en concurrence directe avec le Quid. Françoise Rosenthal, directrice de collection chez Robert Laffont, a constaté « une baisse des ventes, divisées par trois en sept ans », atteignant à peine 200 000 exemplaires en 2007. La société Quid a déjà perdu 90 % de son chiffre d'affaires et licencié la quasi-totalité de son personnel, selon le magazine Challenge.
L'encyclopédie fondée en 1962 porte l'affaire devant les tribunaux et reproche à son éditeur cette rupture « sans préavis ni explication » après trente-deux ans de collaboration. Le Quid ne subsistera que sur le Web, où travaille une dizaine de personnes. « Nous sommes obligés de faire une pause en 2008, affirme Fabrice Frémy, directeur général du Quid, qui espère trouver une autre maison d'édition pour 2009, avec une nouvelle formule. Le fils des fondateurs de Quid a également décidé de lancer, début 2008, sur le site Internet, une « zone contributive » où des spécialistes pourront écrire des articles et les signer. Il souhaite se démarquer de Wikipédia, qui selon lui « ne peut garantir ses informations, qui sont souvent parcellaires et aléatoires ».


Cet article marque selon moi la fin d'une époque.
Dans les années 70 et 80, combien de QUID ont constitué de bonne surprises sous le sapin de Noël ? Cette encyclopédie était une mine de connaissances sur tous les sujets, et ordonnancé de manière beaucoup plus sexy qu'un simple dictionnaire.

Les allégations de Fabrice Frémy (fils du fondateur du Quid, cette affaire ayant toujours été familiale) me font bien rire : même si le principe du travail collaboratif est par nature risqué (risque de désinformation), aucune entreprise privée - même puissante - ne pourra jamais plus accumuler autant de connaissances que des millions d'internautes réunis. J'ai bien dit "accumuler" au sens "fournir de l'information" et non pas seulement fédérer , ce que les moteurs de recherche font fort bien.

Dans le même registre, l'Encyclopédia Universalis et autres connaitront à terme le même funeste sort. Et moi, je dis : vive les wikis !
Share/Save/Bookmark

samedi, décembre 01, 2007


Je vous ai parlé ici de la carrière éphémère de Tsarskoïe Selo, voilà la K7 que vous auriez pu trouver à l'époque si nous avions travaillé. Et merci au générateur de cassette que j'ai trouvé au détour d'un article de Libé, article consacré à ces web-générateurs qui pulullent, comme celui des couvertures de Martine dont j'ai déjà parlé aussi (interdit depuis peu) ou cet extraordinaire Jackson Pollock Generator pour ceux qui admirent l'art du maître du dripping.
Share/Save/Bookmark

samedi, novembre 24, 2007

Retour au lycée Carnot


Lorsque j'habitais dans le 17ème arrondissement de Paris, de 0 à 16 ans, j'ai eu l'occasion de fréquenter de la 6ème à la Terminale le Lycée Carnot, non loin du Parc Monceau.

Hier soir, je me suis rendu pour la première fois avec mon ami Fred au dîner annuel des anciens élèves. Récent adhérent, je m'étais laissé convaincre dans l'espoir - déçu, hier - de saluer d'anciens copains perdus de vue.

Ceci dit, l'ambiance à table était sympa avec d'anciens élèves de toutes générations, beaucoup de profs aussi, et on en revient toujours à demander si tel ou tel prof est toujours là ou si on a des nouvelles. Discussion inévitable, aussi, sur la lettre de Guy Môquet, qui fréquentait Carnot et y reste une icône omniprésente au travers de plaques, expos de photos,...
Le dîner est présidé chaque année par une "personnalité" (et ancien élève bien sûr). Cette année c'était Jacques Friedmann, homme discret, éminence grise de plusieurs hommes politiques (Chirac, Balladur..). Il nous a raconté comment son ami Chirac lui a demandé de s'occuper du projet de musée des Arts Premiers ("Il y a des querelles entre ethnologues...Comme tu n'y connais rien , toi seul pourra être impartial").
Le dîner était plutôt bon, servi avec zèle par les élèves de l'Ecole Hotelière de la rue Médéric, non loin de là.

Mais bien entendu, cette soirée festive était un prétexte : mon vrai plaisir, c'était d'entrer de nouveau dans le lycée 28 ans après l'avoir quitté, reparcourir la Cour d'Honneur, l'immense Hall construit par Eiffel avec ses poutrelles d'acier, le réfectoire en sous-sol, la cour aux platanes où j'ai tant joué.
Et dans la pénombre, m'immiscer en fin de soirée dans tous ces couloirs vides, ces salles de classes où les souvenirs sont omniprésents et remontent tous en même temps.
Finalement, quasiment rien n'a changé.
Share/Save/Bookmark

samedi, novembre 17, 2007


Grâce à ma soeurette qui s'est lancée dans la numérisation de vieux négatifs, j'éprouve le plaisir de montrer à mes jeunes enfants des photos de leur papa à l'âge qui est - peu ou prou - le leur actuellement.
Ici, assis dans le canapé de velours rouge de notre salon (Paris 17ème), j'exhibe un suberbe appareil dentaire.
Share/Save/Bookmark

mercredi, novembre 14, 2007

Souvenirs d'un ancien combattant peu combatif


En 1985, ingénieur frais émoulu de Centrale Lille, j'ai passé un service militaire plutôt tranquille en tant que Scientifique du Contingent : un mois de "classes" à la Base Aérienne de Chartres, puis 11 mois à la Cité de l'Air (sud de Paris, au métro Balard).

Bien sûr, le grand souvenir que je garde est celui de ce mois de "classes" à Chartres : exercice imposé, redouté : bivouac avec le corned-beef dans la ration, exercices physiques humiliants où les officiers n'hésitaient pas à nous réveiller pour crapahuter dans la cour pour leur visible plaisir, maniement du PM et de la grenade, et la hantise de tomber sur les co-coys (commandos) qui usaient du hurlement en guise de parole.

Ensuite, les 11 mois à la Cité de l'Air furent comme de longues vacances :
- un tout petit peu de travail : installer des micro-ordinateurs Bull Micral avec Multiplan -ancêtre d'Excel - et essayer d'expliquer à des contrôleurs de gestion à quoi peut bien servir un PC
- mais 80% de notre temps était constitué de longues heures de glandouille à jouer au Digger dont nous étions devenus, mon ami Denis et moi, de vrais champions.

Habillé en civil, je sortais en fin d'après-midi pour traverser le Pont du Garigliano et regagner le home sweet home familial de la Porte d'Auteuil. J'avais un peu honte quand je pensais que certains de mes camarades de l'époque étaient consignés dans les sinistres bases allemandes.
Share/Save/Bookmark

mardi, novembre 06, 2007


« Un défaut dans un jade blanc s'efface au polissage.
Un mot placé mal à propos ne peut se reprendre. »
Confucius

Share/Save/Bookmark

jeudi, novembre 01, 2007

Ah, si Louis XVI avait connu Maslow...(ou comment dépenser son argent intelligemment)

Mon Dieu, que peuvent donc bien faire de leur argent les super-riches, les Arnault, Pinault, Bettencourt, quand ils ont déjà 4 maisons, 4 voitures, un avion, du personnel, etc… ?
Quel nouveau besoin satisfaire ?

C’est en réfléchissant à cette importante question que la pyramide de Maslow m'est revenue en mémoire :
1) d’abord nous cherchons à satisfaire nos besoins primaires (manger, dormir)
2) puis les besoins de sécurité (physique & morale).
Quand ces niveaux sont satisfaits, on arrive sur les niveaux supérieurs de la pyramide des besoins :
3) le besoin d’estime (être reconnu, pouvoir exprimer des opinions, faire des projets)
4) enfin, le besoin ultime : l’auto-réalisation (avoir des activités désintéressées, participer même modestement à l’amélioration du Monde).

Aux Etats-Unis, quand Bill Gates ou Warren Buffet sont arrivés à ce niveau (fortunes mondiales n° 1 et 2), l’un a développé un ambitieux programme d’alphabétisation et de lutte contre la maladie dans les pays du Sud (Fondation Bill et Melinda Gates) doté d’un budget annuel de 30 milliards de $/an, l’autre a déclaré qu’il donnerait la quasi-totalité de sa fortune à des œuvres caritatives ce qu’il a commencé à faire.
Je ne crois pas qu'il s'agisse d'une simple stratégie d'image, il y a de la sincérité dans leur démarche. En rentrant dans l'Histoire par la grande porte, je suis convaincu qu'on se souviendra d’eux au moins autant pour leur générosité que pour la manière dont ils ont construit leur fortune.

Dans notre petit périmètre franco-français, en revanche, on pourra m'arguer que les fortunes ne sont pas de même taille. Mais je ne vois pas bien ce que font nos élites financières : qui prend des risques en France ? qui cherche à améliorer les choses ?
Certains se font plaisir en investissant dans le seul domaine où les dépenses potentielles sont quasi-illimitées : l’Art. D’autres souhaitent rester plus discrets et vont se planquer en Suisse (Zacharias) ou en Belgique (Mulliez). Certains peut-être donnent de l’argent à de nobles causes ou s'y investissent eux-même mais nous n’en savons rien.

Loin de moi l’idée, ici, de faire de la politique de Café du Commerce.
Mais, jour après jour, la masse des « nouveaux pauvres » s’agrandit, les inégalités continuent de se creuser, la colère gronde silencieusement. Pour beaucoup de jeunes, l’incompréhension est totale : précarité du travail, bulle immobilière, frilosité des banques. L’impression au final de faire partie d’une «génération sacrifiée».

Aussi, je crois qu’il ne faudra pas s’étonner si un jour tout cela se termine de manière violente…avec des piques plantées dans les têtes comme Louis XVI et Marie-Antoinette.
Certes, on ne refait pas l'Histoire : la révolte n'éclatera pas sous forme d’un Grand Soir ou d’une rebellion collective, mais plus probablement sous la forme de groupuscules terroristes de type Brigades Rouges ou Action Directe qui s’en étaient pris en leur temps aux symboles d’une certaine arrogance financière (respectivement Aldo Moro et Georges Besse).

Bon sang, ceux qui ont les moyens doivent avoir du cœur ! Même si le bonheur de leurs semblables est le cadet de leurs soucis, il en va aussi de leur intérêt.


Share/Save/Bookmark

Un incroyable écomusée près de Lizio (Morbihan)


Incroyable cet écomusée de Lizio (Morbihan) où nous avons passé 2 heures en famille cet après-midi. Un savant bric-a-brac, mais présenté de manière ordonnée autour des vieux métiers bretons : classe d'école 1900, garage années 50, artisans, magasin de jouets anciens, tabac, modiste, épicerie (photo), dentiste, horloger,...
On en ressort presque ivre d'avoir vu tant de choses (quasiment 100.000 objets sur 2000 m2).

Le maître des lieux Alain Guillard est plutôt sympa, érudit bien sûr, accumulateur compulsif sûrement. Pour lui - et je le rejoins - il ne s'agit pas d'être prisonnier d'une nostalgie du passé, mais plutôt de renouer le lien qui nous unissait à nos aïeux et donc à comprendre ce qu'ils nous ont apporté. En ce sens, c'est dans le passé qu'est enraciné notre avenir.
Quand le départ est proche, il vous encourage à signer le livre d'or à l'encre de chine, buvard à portée de main, avec un plumier d'antan.
Vraiment une visite très originale, un moment unique.
Share/Save/Bookmark

jeudi, octobre 25, 2007


Ma chère soeurette (coucou !), qui est Nantaise d'adoption, souhaitait protester contre l'augmentation des billets SNCF entre Paris et Nantes. Ils sont brusquement passés de 50 à 70 euros, selon elle. Elle a ainsi concocté cette fausse pub de sa composition ! Pas mal, non ?
Share/Save/Bookmark

vendredi, octobre 19, 2007

Texto ou SMS ?


Journalistes, amis, internautes, arrêtez de parler de texto pour SMS !
Encore hier soir, j'entendais un journaliste employer ce mot dans un reportage du journal tv de France 2.
Savez-vous que "texto" est une marque déposée d'un des 3 opérateurs qui se partagent le marché en France ?
Depuis des années, cet opérateur communique fortement sur ce nom, cherche à l'imposer comme nom générique, et il faut reconnaître qu'il y réussit assez bien. Du coup, il est le seul à pouvoir employer le mot de "texto" dans sa communication, les autres n'en ayant pas le droit !

Bon, l'enjeu paraît futile, peut-être, mais ne vous leurrez pas : il y a des questions de gros sous derrière ! Les jeunes qui ont pris l'habitude de parler de texto entre eux seront plus sensibles aux sybillins messages publicitaires qui leur sussureront à l'oreille des promos sur les texto, plutôt que ces vulgaires SMS dont les autres leur parlent.

D'un point de vue sémantique, c'est vrai que texto, c'est plus expressif, parlant que l'ingrat sigle SMS. Ca évoque bien le petit texte qu'on envoie. Bien joué de la part de SFR, mais ça sera sans moi.


Edit du 29 septembre 2009 - SFR perd son monopole sur la marque "
L'affaire du "Texto" SFR prend fin et la marque peut désormais être utilisée par tout le monde...
En février 2008, le Tribunal de Grande Instance de Paris privait SFR de l'exploitation de sa marque "Texto". Un jugement auquel SFR avait fait appel, et il aura fallu attendre plus d'un an pour que cet appel ait lieu et qu'il confirme finalement le premier jugement. Dès lors, tout le monde peut aujourd'hui utiliser sans crainte la marque "Texto" déposée par SFR en 2001.
C'est suite à la plainte déposée par la société OneTexto, spécialisée dans le SMS publicitaire, que ce procès a eu lieu. Suite à cette nouvelle décision de justice, SFR devra également verser 10 000 euros à OneTexto et retirer l'ensemble des mentions "copyrights" apposés à côté du terme "Texto" dans ses publicités et ses documents visuels.

Share/Save/Bookmark

samedi, octobre 13, 2007

Simon le magnifique


Je considère que dans le PCF actuel (Paysage de la Chanson Française, ne cherchez pas, l'expression est spontanée), il n'y a que 2 authentiques poètes : Jean-Louis Murat (j'en ai parlé ici) et Yves Simon.
Je ne parle pas des ambitieux, des opportunistes, des mielleux ou des faux-derches qui récupèrent habilement les poncifs en vogue mais de ceux qui ont su construire une oeuvre à partir de leur perception personnelle - et évidemment hypersensible - de leur époque.

Yves Simon dans sa vie d'auteur-compositeur-interprète (car il est aussi écrivain) est l'auteur d'un chapelet de chansons sensibles, nostalgiques parfois, certaines inoubliables : Au pays des merveilles de Juliet, J'ai rêvé New York, Les gauloises bleues, Raconte-toi, Une vie comme ça, Le joueur d'accordéon, etc...

Hier, j'ai acheté son nouvel album "Rumeurs", dans la version booklet (avec un livret) et il est superbe. Pour ceux qui aurons envie d'aller plus loin, et de découvrir tous ses disques, je recommande cette page.

L'été dernier aux Francofolies de La Rochelle, Yves Simon est remonté sur scène après trente ans d'absence. Avant même de prononcer le moindre mot, il parait qu'il a eu le droit à une standing ovation de 10 minutes. C'est bien la preuve que son oeuvre a marqué profondément une génération. Faites revenir sur scène Patrick Bruel ou Florent Pagny après 30 ans d'absence, je ne suis pas certain qu'il y ait un tel enthousiasme !
Share/Save/Bookmark

Hartung vs "Arts Populaires"


J'ai commencé cette collection d'originaux BD (planches et illustrations) un peu par hasard, après avoir acheté une Reiser en 1995 (je le raconte ici). Aujourd'hui, la passion aidant, ça part un peu dans tous les sens : je peux être intéressé aussi bien par une couverture de Brantonne pour un roman de science-fiction Fleuve Noir de années 50, qu'un dessin d'Hoviv ou de Luz, ou une planche d'Hermann.

Disons qu'aujourd'hui, mon intérêt de collectionneur d'oeuvres d'art est focalisé sur les arts dits "populaires" (BD, illustration, dessin de presse), alors qu'il y a 20 ans, je rêvais plutôt d'acheter de l'art moderne, essentiellement de l'art abstrait. Soyons clair : ce qui n'était qu'un rêve avait toutes chances de rester lettre morte, vu les prix des grands noms qui m'intéressaient : Klee, Kandinski, Hartung, Mondrian,...

Mais s'il y a un artiste dont je continue à regarder épisodiquement les cotes à Drouot, c'est bien Hans HARTUNG.
Par exemple, je sais que lundi prochain, Alain Delon dispersera une bonne partie de sa collection sous le marteau de Maître Cornette de Saint-Cyr. Dans ce lot, un magnifique Hartung de 1949 (voir photo en tête d'article) estimé à 150.000/200.000 euros.
Sur Hartung, je préfère les périodes un peu plus tardives, années 60 essentiellement, car la peinture se fait plus épurée, plus mystérieuse. Alors, je peux me perdre dans ces tableaux, leur mystérieux équilibre, la force des lignes de vie qui les traversent (voir un exemple ici à droite). Ce qu'on a appellé l'abstraction lyrique, et dont HH est le chef de file.

Mais je ne voudrais pas laisser à penser que je suis un amateur frustré d'art moderne qui a mal tourné.
Simplement, avec mon budget, je me rend compte aujourd'hui que je peux acheter des pièces majeures d'artistes de BD (Tardi, Moebius, Juillard, Bilal, Comès...) ou d'illustrateurs (Sempé, Manara, Mattotti,..) dont je suis persuadé qu'ils seront dans les musées d'ici 20 ans.
Alors que, sur les arts plus reconnus, plus nobles, je serais obligé de me contenter de pièces très mineures, accessoires, sans possibilité de constituer une collection cohérente.
Share/Save/Bookmark

samedi, septembre 29, 2007

Moebius Redux - A Life In Pictures (documentaire 2007)



46 minutes qui passionneront ceux qui s'intéressent - comme moi - au travail de Moebius. Un documentaire américain qui retrace la carrière du french genius avec des temps forts (périodes américaine : les collaboration avec Stan Lee sur Surfer d'Argent, le design des films Dune, Alien, Tron) , et des impasses complètes sur d'autres thèmes (Incal, Monde d'Edena). A noter des interventions intéressantes de Giger, Jodorowski, Druillet, Stan Lee, Mike Mignola,...
Share/Save/Bookmark

mercredi, septembre 26, 2007

Martine dans tous ses états



Tout comme le Professeur Choron détournait dans Hara-Kiri des tableaux de peintres classiques pour faire dire des incongruités aux personnages, certains - sur le web - s'amusent à détourner la charmante et désuette série "Martine" (Marlier - Delahaye).
Les titres sont déformés pour s'adapter à l'illustration de couverture (qui ne change pas), mais la tonalité des historiettes devient scato-porno-cynique.

NB du 27/09 : depuis que Libé a parlé de ce site hier, la page Picasaweb a été censurée de la majorité des couvertures. Il suffit qu'un internaute clique sur "Signaler un contenu inapproprié" et hop...je pense que Picasa (groupe Google) ne prend aucun risque avec ce qu'on pourrait lui reprocher.

Share/Save/Bookmark

Je suis très impatient de voir
« Control » le film d’Anton Corbjin qui sort aujourd’hui sur les écrans, et dont j’entends parler depuis 6 mois puisqu’il a déjà été présenté au printemps à Cannes.
Ce film retrace le destin de Ian Curtis, éphémère chanteur suicidé de Joy Division, qui fut LE groupe exceptionnel de la cold-wave post-punk des années 1979-1980. JD n'a sorti que 2 albums : "Unknown Pleasures" et "Closer", sur la label Factory de leur ville de Manchester. Après la mort de Ian, le groupe continua sous le nom de New Order, dans un registre un peu différent, plus dance mais toujours avec ce côté sombre, cette gravité lancinante qui syncope leurs mélodies.

Ce n’est pas la première fois que ce sujet est abordé au cinéma, je citerais pour mémoire l’excellent « 24 hours party people » de Michael Winterbottom sorti il y a quelques années qui retracait plus généralement l’épopée mancunienne de Factory (maison de disques, mais aussi le mythique dancefloor La Hacienda). Autour de Factory gravitaient une flopée de groupes dans la même mouvance auquel il faut ajouter le fantastique talent de graphiste du designer (des pochettes de disques, entre autres) Peter Saville.


Pour ce qui me concerne, Joy Division fût le groupe le plus important de ma vie. Un électrochoc.

Quand j’ai découvert dans Rock’n’Folk en 1980 une chronique de Michka Assayas encensant « Closer » le second album du groupe qui venait de sortir (et déjà posthume pour Ian de quelques semaines), un écho bizarre au fond de moi m’a fait comprendre que ce disque me toucherait, et j’ai couru l’acheter. J’y vois aussi aujourd’hui, un écho à une sensation de mal-être diffus à l’époque et ce disque a joué le rôle d’un rassurant miroir.
Dire que j'ai aimé cette galette est un euphémisme. Il a tourné sur ma platine de longs mois, et aujourd’hui encore lorsque « Decades » ou « Atrocity Exhibition » parviennent à mes oreilles, j’en ai la chair de poule.
Alors peut-être vous comprenez mieux maintenant pourquoi je suis impatient de voir "Control".





CONTROL : LA BANDE-ANNONCE
envoyé par LaFab

Note du 13 octobre : vu le film hier soir. superbe film, et interprétation hantée de Sam Riley.

Share/Save/Bookmark

dimanche, septembre 16, 2007

Deux décès qui m'ont touché cette semaine :

. Jean-François Bizot, le fondateur d'Actuel, apôtre d'une certaine contre-culture branchouille dans les années 80.
Bizot - très jeune à la tête d'une fortune personnelle à cause d'un héritage - avait eu l'audace de partir sur des bases très novatrices plutôt que de simplement faire fructifier son capital (à propos, c'est aussi lui qui a fondé Radio Nova).
Quelqu'il y avait à lire dans ACTUEL ! ...pour un prix somme toute raisonnable, même si certains dossiers m'apparaissent aujourd'hui comme un peu bidonnés.
Le ton était decrispé pour l'époque, oscillant entre celui de l'Echo des Savanes des débuts (spectaculaire sexy) et des longs papiers plus introspectifs très road movie qu'on pourrait rapprocher de ceux de Philippe Garnier dans Rock'n'Folk (10 pages mini, direct from the USA).

Deux de ses reporters les plus brillants (Mercadet et Van Eersel) lui rendent un vibrant hommage dans Libé du 13/09 : "Jean-François Bizot nous a quittés à l'age de 126 ans. Vivre jour et nuit pendant 63 ans, le compte y est. 126, c'est un bon âge pour mourir. La nuit, il adorait. Vivre la nuit, c'est d'emblée vivre en marge. Quand la ville dort, quand tout semble permis, tout est possible, le cosmos grand ouvert".

. Supernana

Dès le débuts des "radios libres" en 1981, elle sût inventer sur "Carbone 14" un ton nouveau, pas forcément très chatié. Le soft, c'était pas son truc.
Ensuite, elle avait suivi son petit bonhomme de chemin jusqu'à Skyrock en 1992, où elle animait "Ciel mon rock", libre-antenne du samedi soir.
Il se trouve que j'y étais passé (à l'antenne) en 1993 où nous avions devisé une dizaine de minutes de l'Islande puisqu'un récent voyage là-bas m'avait emballé. Mais quand j'avais fait mon temps, elle m'a jeté comme un malpropre. "Auditeur suivant !!!!" . J'arrête là mon évocation, car pour bien faire, il faudrait reproduire son accent de titi parisienne avec une toux nicotinée.
Share/Save/Bookmark

mercredi, septembre 12, 2007

La simplicité apparente du trait de Brüno


Gros choc graphique que "Biotope" (2 albums, histoire terminée), de Brüno et Appolo. Servi par un scénario bien ficelé d'Appolo, l'intrigue tourne autour d'une histoire de science-fiction humaniste, dans le sens où elle s'intéresse plus aux tréfonds de l'âme humaine qu'aux androïdes ou autres robots. Un peu dans la lignée des albums de LEO (Aldébaran, Bételgeuse,..).
Brüno (voir ici son blog) a un graphisme de plus en plus intéressant, simple en apparence, assez "ligne claire", avec un grand sens de la narration. Les originaux sont en exposition à la Galerie du 9ème Art.
Share/Save/Bookmark