samedi, mars 28, 2009

Tennis de table : record des "hits"

Ca nous a bien bluffé - les enfants et moi - de voir cet échange au ping-pong où on peut toucher la balle 173 fois en 1 minutes sans jamais commettre une seule erreur même minime !
Finalement, elles ne bougent quasiment pas de position (puisqu'elles cherchent juste à battre le record et non pas à gagner le point) mais il faut une précision extrême dans la trajectoire de la balle.



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mercredi, mars 25, 2009

Immobilier : la théorie des dominos


S'il est reconnu que les prix de l'immobilier connaissent une baisse certaine actuellement, il m'arrive de rencontrer des gens qui tiennent le discours suivant :

- "Oui, c'est vrai, ça baisse pour les biens avec des défauts parce qu'ils étaient très surestimés, mais les biens parfaits - eux - ne baisseront pas".

ou encore :

- "Oui, c'est vrai, ça va baisser dans beaucoup de coins, mais pas dans "les beaux quartiers" parce que les gens ont de l'argent (variante : dans mon coin, ça ne baissera pas car il y a encore beaucoup de demande non satisfaite)".

Balivernes que tout cela ! Par porosité, ce sont tous les marchés immobiliers qui baisseront même dans les beaux quartiers. On a vu ce que ça a donné lors du krach de 1991-1997 : tout a baissé de la même manière (-40%). Eh non, il n'y a pas de citadelle imprenable ni de biens qui seraient miraculeusement épargnés par la crise.

Sur le forum de la bulle, un intervenant éclairé rappelle la théorie des dominos qui s'applique parfaitement bien au secteur immobilier :

Les gens renâclent à acheter à Pasterribleville. Donc le vendeur de Pasterribleville baisse nettement le prix de son bien. Du coup, la personne qui hésitait à acheter à Moyenville voit qu'à Pasterribleville, il a des biens nettement plus grands et moins cher qu'à Moyenville, et il se dit qu'après tout, avec des travaux, et en choisissant bien, il y a peut-être des opportunités.
Du coup, avec la concurrence de Pasterribleville, les prix baissent à Moyenville car il y a moins d'acheteurs, ce qui attire des habitants de Bienville, qui voient qu'à Moyenville, il y a des biens nettement plus grands et moins cher qu'à Bienville, et ils se disent qu'après tout, avec des travaux, et en choisissant bien, il y a peut-être des opportunités à faire.
Du coup, avec la concurrence de Moyenville, les prix baissent à Bienville car il y a moins d'acheteurs, ce qui attire des habitants de Standingville, qui voient qu'à Bienville, il y a des biens nettement plus grands et moins cher qu'à Standingville, et ils se disent qu'après tout, avec des travaux, et en choisissant bien, il y a peut-être des opportunités à faire.
Et du coup, Standingville baisse. -41% dans le 16ème arrondissement de Paris entre 1991 et 1998.

Certains l'appellent aussi la théorie de l'escargot, avec les différentes states de sa coquille : au milieu le centre-ville jusqu'aux lointaines banlieues.
C'est parfaitement ça ! Les quartiers moyens sont toujours des marchés de report des beaux quartiers. Sinon, il n'y aurait que des beaux quartiers partout ! Et les quartiers moches recueillent les "exclus" des quartiers moyens.

Autre chose maintenant :
en immobilier, raisonner uniquement en terme d'offre et de demande est une erreur. Même en période de krach (années 90), il y a toujours beaucoup de demandes à Paris, par exemple. Ne serait-ce que les gens qui cherchent à s'agrandir un peu !

En fait, il faut raisonner sur 3 critères :
- offre et demande, certes
- financement (cash + capacité à s'endetter, ou si l'on préfère capacité des banques à vous prêter)
- facteur "confiance" car dans les périodes de crise, on préfère attendre d'y voir plus clair même si on a la capacité d'acheter "au prix fort".

C'est malheureux que tout ceci, en France, soit toujours noyé sous l'écran de fumée des lobbies haussiers (agents immos, notaires, banques).
Ah, pour eux, c'est toujours "le bon moment pour acheter".
Vous scieriez, vous, la branche sur laquelle vous êtes assis ?
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Qui vit sans folie...


"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'on croit"
François de la Rochefoucauld

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samedi, mars 21, 2009

Les icônes de Monsieur Vuitton (part II)




Dans un précédent article, il y a 6 mois, je montrais les beaux visuels des publicités Vuitton avec Keith Richards, Michael Gorbatchev, Catherine Deneuve, Françis et Sofia Coppola, André Agassi et Steffi Graf.
Voilà que Vuitton récidive avec Madonna, Sean Connery, et une beauté que je n'identifie pas à ce jour (si quelqu'un a une idée).
Voilà le type d'opération qui sert tant la marque que la star elle-même, et ce n'est pas qu'une question de cachet. Chaque photo mêle habilement plusieurs idées : le luxe, le voyage, et une certaine décontraction chic. Bien joué.

NB : les photos qui sont présentées en imagettes ci-dessus sont agrandissables avec une très bonne qualité. Il s'agit des fonds d'écran 1280x800 proposées sur le site officiel.
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mercredi, mars 18, 2009

Salut l'artiste


Alain Bashung (1947-2009)

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mercredi, mars 11, 2009

Marc-Antoine Mathieu


Une acquisition toute récente que cette planche originale de Marc-Antoine Mathieu pour l'album "Mémoire Morte", qu'il avait donné à la vente au profit du DAL (Droit au Logement) samedi dernier.
Le visuel que vous voyez n'est pas le scan. de l'original (trop grand pour mon scanner A4) mais un extrait de l'album sous-format électronique qui circule sur certains sites de peer-to-peer.
Sur l'original, les composants électroniques, très présents dans l'album, sont faits par collage avec une espèce de trame.

Cette petite différence ne vous empêchera cependant pas de percevoir que l'univers habituel de MAM (non, pas Michèle Alliot-Marie !) est bien représenté dans cette planche : un univers un peu déshumanisé, kafkaïen, avec une architecture imposante et des personnages perdus dans une certaine bureaucratie, un destin qui leur échappe.
J'allais encore faire référence au "Brazil" de Terry Gilliam (un de mes films-culte), mais je me rend compte que la référence à ce film est trop systématique chez moi. C'est du Mathieu, tout simplement !

A signaler que ce dessinateur fait partie des artistes du 9ème Art (avec Yslaire, De Crécy ou Liberge) présents au Louvre actuellement pour une exposition consacrée aux artistes de bande dessinée .
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Le fou-rire du grand Georges


Incroyable de voir le grand Georges partir dans un fou-rire en fin de chanson, après avoir clamé une centaine de fois "Elles m'emmerdent", affirmation qui évidemment déclenche quelques gloussements faussement outrés dans la frange féminine du public.

C'est marrant comme j'en arrive à mettre certains artistes sur un piédestal : je trouve presque incongru qu'il puisse se moquer de son propre travail, même gentiment.
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dimanche, mars 08, 2009

Bergé-YSL : ça continue sur le web


Ah ça c'est un investissement, ma bonne dame !
Lorsque j'ai acheté la catalogue de la fameuse vente Bergé-YSL (j'en ai parlé ici), j'ai investi 200 euros dans quelques heures de plaisir, à la croisée de 2 goûts que je pense modestement avoir : l'Art et les Beaux Livres.
Pour un superbe objet comprenant 1800 pages en papier glacé épais, 12kg, tiré à 6000 exemplaires pour le monde entier (soit un catalogue pour un million d'humains), ce n'était finalement pas si cher !

Evidemment, maintenant que la vente est finie, j'ai été tenté de regarder aujourd'hui sur eBay s'il ne s'était pas crée un petit trafic autour de l'objet.
Surprise : ça part à 500, 600, 700 voire même 900 ou 1000 euros !
Rien que de plus logique, finalement : ce qui est à la fois rare et beau (je veux dire d'une "beauté" qui est quand même partagé par un public suffisamment large) est forcément recherché.
Pour ma part, ça ne me fait ni chaud ni froid. Et je n'ai pas du tout envie de le vendre.
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jeudi, mars 05, 2009

Pedro Morais


Pedro Morais est typiquement quelqu'un que je n'aurais eu strictement aucune chance de connaître dans la vraie vie ! Déjà, il habite au Portugal où il est un fameux illustrateur. Pays où je n'ai (hélas) jamais mis les pieds.
En 2002, quand j'ai crée la mailing-liste consacré à Giraud-Moebius, il est rapidement devenu LE spécialiste de Giraud-Moebius, il peut reconnaître un dessin rare de Blueberry, donner un avis sur une dédicace, comparer différentes versions de planches du Garage Hermétique.Dans les trois Pedro dont je parlais ici, il subsiste le seul actif à ce jour.


Mais Pedro a aussi une facette d'un artiste très doué lui-même : vous le verrez si vous visitez son site personnel, son blog graphzine, ou encore ce blog consacré à une série qu'il anime : Júnior, Joana & Gão. Pedro a d'ailleurs un style que je trouve très influencé par Moebius, notamment dans certaines thématiques graphiques (désert, plantes luxuriantes) bien que son style soit plus "ligne claire" que celui du génie français.

Comme je sais qu'il passe très régulièrement sur ce blog, permettez-moi de lui faire un petit "Coucou, Pedro !"
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Trompe l'oeil bucolique


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samedi, février 28, 2009

Vitamines maliennes

Au sortir de l'hiver, quand on est crevé, rien ne vaut l'énergie d'Amadou et Mariam pour se dandiner un peu, et retrouver la pêche.
Qui ne connait pas leur "Dimanche à Bamako" ?


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vendredi, février 27, 2009

Des concerts, des concerts, des concerts (part 7)








Septième et dernière partie.
Dernière, car les derniers billets que je montre n'ont plus d'intérêt graphique particulier (voir les articles 1, 2, 3, 4, 5, 6 ). D'autre part, je vais moins à des concerts depuis une quinzaine d'années...

Cependant, je garde encore quelques bons souvenirs sur cette période plus récente : les concerts dans des salles à taille humaine en banlieue (Bashung à Issy, Murat à Bagneux), et aussi ce concert dont ma douce se souviendra toute sa vie : Johnny à l'Olympia en juin 2000.
Comme j'avais pris les places un an avant, je ne savais pas qu'elle (ma douce) serait enceinte de 8 mois, et qu'en plus nous serions tout près de la scène au 7ème rang. Les vibrations du plancher de l'Olympia ont bien failli déclencher des contractions, et on a failli quitter précipitamment la salle !
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mercredi, février 25, 2009

Des noms d'oiseaux entre amateurs de photographie


Je suis devenu un lecteur habitué de cette rubrique où les internautes proposent à Wikipedia des photos pour les intégrer à la photothèque Wikipedia.
Oh, la belle mouche !
J'ai raconté ici que j'avais proposé une photo mais sans succès. J'en ai même proposé une autre prise au Science Museum de Londres : itou.
C'est pas grave : je resterai spectateur ! (prendre un petit air vexé).

Ceci dit, le plus intéressant, ce sont 2 choses :
- la diversité des photos
- les avis que les internautes donnent, sur tel ou tel aspect de la composition : technique, point de vue, couleurs, cadrage, intérêt du sujet etc... j'aimerais d'ailleurs pouvoir donner mon avis mais - si j'ai bien compris - il faut avoir plus de bouteille dans Wikipedia que je n'en n'ai.

Parfois, on s'envoie des noms d'oiseaux, ou des arguments un peu fallacieux, comme cette discussion sur une réplique située au Brésil du célèbre accident de train ayant eu lieu à Paris Montparnasse en 1895 ("Replica of the Granville-Paris Express accident" ).

L'un dit :

- Indépendamment de la qualité technique, je trouve le sujet de mauvais goût. C'est un accident qui a fait un mort.

et l'auteur de la photo lui réplique :

- Avec tout le respect que je vous dois, Madame ou Monsieur, si c'est un critère pour s'opposer à ma photo, alors les photos du Colisée de Rome doivent être écartées aussi, tant il y a eu de morts dans cet endroit !
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mardi, février 24, 2009

Marc Tetro


Lorsque j'ai été au Canada en 1995, avec ma douce (un an avant notre mariage), je suis tombé sur ce t-shirt de Marc Tetro.
Ce devait être à Québec ou à Ottawa, je ne sais plus trop.
J'ai eu un véritable coup de coeur pour ce troupeau de chiens canadiens très stylisé, et je l'ai acheté !
Quatorze ans après, il est toujours là, je l'ai beaucoup porté à la fin des 90's mais le flocage en a pris un petit coup, à force d'être lavé. Alors il ne sort plus guère du fond de la pile des t-shirts, sur une étagère.

En cherchant un peu sur le web, j'ai découvert que Marc Tetro avait une galerie, commercialisait de nombreux objets autour de son travail graphique sur les animaux. J'aime bien les formes rondes, les couleurs tranchées, la gaieté qui ressort de l'ensemble.
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samedi, février 21, 2009

De retour des sybelles


Retour dans la grisaille de la ville, ce soir, après une très bonne semaine passée à La Toussuire.
Ici, une photo prise jeudi dernier au sommet de la Tête de Bellard (2330 m).
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mercredi, février 11, 2009

Docteur à l'honneur


Dans le Journal du Dimanche,
un article sur l'excellent blog du docteur Vincent,
dont je vous avais déjà parlé ici puis ici.

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Rockers en devenir




Quand j'étais gamin, j'avais un livre illustré qui s'appelait '"Quand les Grands Hommes étaient petits" où étaient racontées les enfances de Clémenceau, Napoléon ou Victor Hugo.

Mais qui peut penser que nos stars du rock, rebelles et hargneux, furent aussi de gentils enfants qui allaient dîner chez leurs parents le soir ?
Exhumer cette série de clichés de John Olson (1970/1971) est une riche idée : voir Eric Clapton et sa grand-mère, Elton John chez sa mère et son beau-père (oh, la déco !), ou Frank Zappa qui pose sagement dans le salon de ses parents est tout à fait à l'opposé de l'image d'eux-même qu'ils ont cherché à donner par la suite.
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mardi, février 10, 2009

Bref hommage à MS


Le Docteur Mireille S. m'a beaucoup aidé en 1999-2000
lorsque je n'allais pas bien.
Elle est morte l'été dernier, victime d'une sale maladie.
J'ai trouvé cette photo sur le web,
prise lors d'une conférence qu'elle avait faite.
Je pense souvent à elle, à son sourire, à son enthousiasme,
à son dévouement, à son écoute empathique.
Merci.

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samedi, février 07, 2009

De l'art bien compris de la spéculation


Les originaux du drôlissime Lefred-Touron sont particulièrement rares et recherchés.
Ayant récupéré cette planche parue dans Fluide Glacial, et l'ayant lu, j'ai tout de suite compris qu'on faisait monter la côte d'un artiste en réduisant le nombre d'oeuvres disponibles sur le marché.
En toute logique, j'ai donc décidé de brûler très bientôt cette planche originale.

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vendredi, février 06, 2009

Medioni, les buvards et le photographe


Tous les enfants ayant comme moi grandi dans les années 60/70 ont connu "PIF Gadget" notamment dans sa meilleure période, dite période rouge à cause de l'en-tête rouge qui l'ornait. Les plus âgés se souviendront aussi de "Vaillant" qui fût le glorieux prédécesseur de Pif.
Certes, j'en ai déjà parlé ici en 2006 et ici en 2007, mais nous sommes en 2009, et il y a du nouveau !
Revenons d'abord brièvement sur le contexte...
Dans ces journaux, qui ont connu une diffusion énorme (un million d'exemplaire à la grande époque de Pif vers 1973), on trouvait à la fois de la BD humoristique (Pif, Pifou, Arthur le fantôme, Corinne et Jeannot, Gai-Luron), ou des séries d'aventure (Corto Maltese, Docteur Justice, Rahan)

Depuis quelques années, Vaillant et Pif suscitent un regain d'intérêt par nostalgie bien sûr (le fameux effet "madeleine de Proust") mais aussi parce qu'on se rend compte aujourd'hui de la qualité du travail des auteurs Vaillant/Pif (Mas, Arnal, Cézard, Tabary, Chéret) qui sont trop longtemps restés dans l'ombre.

Pourquoi ces auteurs sont-ils restés dans l'ombre ?

- la presse d'obédience communiste (eh oui ! et cette orientation politique gênait beaucoup d'acheteurs potentiels) n'aimait pas mettre les auteurs en avant, l'objectif étant avant tout de distraire la jeunesse et non de transformer les dessinateurs en stars du 9ème art.

- à l'époque le travail tourne autour de la parution dans les périodiques, mais sans politique de sortie en albums pour péréniser les séries dans le temps (comme dans les journaux belges Tintin ou Spirou). Aussi, beaucoup des séries sus-citées (à part Corto) ne sont tout simplement plus du tout trouvables aujourd'hui, à part si on trouve les périodiques de l'époque. C'est dommage ! Aussi, les personnages de Pif, Pifou, ou Placid & Muzo sont très connus mais surtout dans le souvenir collectif, car il est quasi-impossible d'acheter aujourd'hui un album les mettant en scène.

Alors depuis quelques années, les amateurs se rattrapent :

- d'abord des livres quasi-encyclopédiques ont été écrits :
"Vaillant, le journal le plus captivant (1942-1969)" par Hervé Cultru
"Pif Gadget - La véritable histoire des origines à 1973" de Richard Medioni
Ces deux livres sont complémentaires et bourrés d'illustrations rares.

- 2 forums érudits sur le web sont consacrés, l'un à Vaillant l'autre à Pif avec un sacré noyau d'amateurs passionnés (je ne citerais que Mariano Alda dit "Totoche")

- je garde enfin pour la bonne bouche un travail qui a démarré voici un an, sous la houlette de Richard Medioni (voir photo) lui-même qui fût le jeune rédacteur en chef de Pif dans sa glorieuse période : l'édition gratuite d'un mensuel sous format PDF de "PERIODE ROUGE", remarquable petit journal d'analyse et de souvenirs sur ces supports.

J'y ai noté de belles et émouvantes lignes de Medioni, que je souhaite vous faire partager.
Elles concernent les buvards Vaillant (Période Rouge n°9) ou le souvenir marquant d'un gadget (Période Rouge n°10).

Voici d'abord pourquoi les buvards furent le meilleur ami de l'écolier :

C’était il y a bien longtemps, en 1956 (j’avais neuf ans et mes souvenirs de cette année-là sont assez précis)… À cette époque, tous les écoliers de France avaient un même ennemi implacable et sournois…
– Le proviseur ?
– Non, L’ENCRE!
Les stylos-billes n’étaient pas autorisés (ô, bénie soit l’année 1965 quand l’Éducation nationale autorisa par décret l’utilisation du Bic !) et, pour tracer de jolies lettres avec des pleins et des déliés, nous étions contraints de plonger notre Sergent-Major dans de l’encre…
– Quelle horreur !
– N’aie crainte, il ne s’agit pas d’un militaire gradé mais du nom de la plume la plus courante utilisée par les écoliers de ce temps-là…
Donc, nous plongions notre plume dans l’encre violette et là…l’encre gouttait sur le bureau, on tentait d’enlever des résidus de papier qui s’étaient accumulés au bout de la plume, on s’essuyait les doigts sur le pull tricoté par maman, on s’enlevait une crotte de nez, on épongeait avec notre manche la coulure en passe d’atteindre le cahier de dictées, on se grattait l’oreille qui devenait, tout comme le nez, immédiatement violette, et enfin on se remettait au travail, notre porte-plume dans une main et notre autre main maculée d’encre plaquant la page… pour une écriture plus aisée. Mais tout cela n’était rien à côté du « Quarantième Jour » !
– Le quarantième jour ?
– Nous étions quarante en classe et, chaque matin, à tour de rôle, un élève avait la corvée d’arriver une demi-heure avant les autres pour nettoyer le tableau noir et, surtout, remplir d’encre les quarante encriers de porcelaine blanche qui ornaient nos pupitres. L’encre était contenue dans une bouteille de grès prolongée d’un bec métallique et on procédait comme le barman qui emplit les verres de pastis… sauf qu’avec moi ça débordait immanquablement.
C’est un de ces jours de corvée qu’eut lieu la « photo de classe ».
J’avais dû auparavant procéder à un décrassage complet et quitter la blouse grise que mes parents m’imposaient de porter.
– Ton histoire est bien triste, Oncle Richard…
– Pas du tout ! Car, heureusement, il y avait les buvards !
L’école terminée, je me précipitais chez tous les commerçants du coin. Je leur faisais mon plus beau sourire ( j’avais souvent les dents violettes car, en mordillant mon porte-plume lors des moments d’intense réflexion, il m’arrivait de me tromper d’extrémité…) et je demandais : «Avez-vous des buvards publicitaires ?»
Et, avec un peu de chance, en une demi-heure de temps j’en récupérais une dizaine, tous différents.
Mais il y avait d’autres moyens de s’en procurer : telle marque de biscottes utilisait un buvard en guise d’étiquette et en faisant les courses on implorait sa maman d’acheter ces biscottes que l’on adorait soudainement…

ou encore cette belle rencontre récente avec un photographe qui va comprendre en une fraction de seconde d'où lui vient sa vocation :

"Septembre 2003. Après avoir vu une émission à la télé où je parlais de Pif Gadget, il a pris rendez-vous :
— Je suis photographe pigiste et je voudrais venir chez vous pour faire quelques photos.
Le voici donc à pied d’oeuvre et on sympathise tout de suite. Il me raconte le choc ressenti quand il a eu en main le premier numéro. Il me parle des séries qui l’ont marqué et des jours qu’il comptait avant chaque parution.
— Bon, faut que je m’y mette…
Il déballe un matériel conséquent et me demande de feuilleter quelques numéros. Je m’exécute. Clic ! Clic ! Clic ! Clic ! Clic !… Et tout à coup je le vois qui pose son appareil. Il a le regard rivé sur le numéro que j’étais en train de feuilleter. Il est immobile, sidéré. Alors, il m’explique. En voyant le numéro contenant comme gadget un appareil photo, un souvenir enfoui depuis son enfance lui est revenu. Cet appareil photo, il l’avait construit. Les photos qu’il avait prises avec n’étaient pas bien bonnes, mais c’était tellement magique ! Voyant sa passion, ses parents lui en ont offert un plus perfectionné pour Noël. Cette passion n’a alors cessé de croître.
— Maintenant, je me souviens. Quand j’ai vu la première photo réalisée avec ce gadget, à ce moment-là j’ai décidé d’en faire mon métier."

Longue vie à Période Rouge !


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lundi, février 02, 2009

A-t-on jamais imaginé ...

... une pochette de disque plus grotesque que celle-là ?


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dimanche, février 01, 2009

Pas d'époque ... mais tout comme

Youpi ! Ca y est : j'ai terminé ma petite collection des fac-similés Tintin, à part Les Soviets (trop faible selon moi) et l'Alph'art qui n'a pas - à ma connaissance - été édité dans cette collection (ce qui est logique).
Quel bonheur d'abord de relire Tintin, et puis de tenir en main ces fac-similés : la couverture est non pelliculée, le papier est épais et rugueux - presque du papier buvard, les couleurs sont bien mates. Tout le contraire, en somme, du vulgaire papier glacé et tout mince qu'on trouve actuellement, le pire étant atteint par "L'Intégrale Tintin" qui est sortie pour Noël : une sorte d'annuaire téléphonique où les feuilles sont tellement minces que l'on voit la page suivante par transparence.

Sur ces fac-similés, l'avantage, en plus, c'est toutes ces dos toilés alignés (parfois jaunes, parfois dans différents tons de rouge) sont fort seyantes dans une bibliothèque d'amateur.
L'inconvénient, c'est que je ne veux pas trop laisser tout le monde y toucher, pour les emmener au WC ou les prêter aux copains... bref, je ne leur laisse pas jouer le rôle traditionnellement dévolu à une bande dessinée.
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vendredi, janvier 30, 2009

Ambiance musicale du moment ...


Sur mon Philips GoGear tournent actuellement :

- The Stereophonics "Just Enough Education to Perform " (merci Mireille)
- The Cure "4:13 Dream" (je ne remercie pas Hugo Cassavetti de Télérama qui a encensé ce disque comme la résurrection du moribond groupe de Crawley. Or, à part deux ou trois morceaux, c'est une soupe insipide. Encore une fois où j'ai eu tort de suivre les journalistes asservis aux Services de Presse des maisons de disque).
- Anne Sylvestre "40 ans de chansons"
- Sébastien Schuller "Happiness" (merci Fabs)
- Radiohead "In rainbows"
- L'Altra "In the afternoon" (merci Fabs)
- Divers artistes "B.O.F. du film JUNO"
- Yes "Close to the edge" (digitally remastered from master tapes)
- Archive "Unplugged"
- Nick Drake "Five leaves left"
- Joni Mitchell "Hejira"




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jeudi, janvier 29, 2009

Tanxxx à l'honneur


Aujourd'hui démarre le Festival d'Angoulême, et j'ai été très heureux d'apprendre il y a quelques jours que la talentueuse bordelaise Tanxxx (et sa scénariste Lisa Mandel) avaient obtenu le Prix Artémisia pour le roman graphique "Esthétique et Filatures", une histoire assez glauque mais plutôt bien menée.
Ce prix récompense chaque année une BD faite par une femme (là, en l'occurence, 2 femmes), et est dotée d'un prix offert par Michel-Edouard Leclerc, grand amateur devant l'éternel (qui se rattrape ainsi de s'être fait jeter d'Angoulême).

Il se trouve que j'avais acheté une planche de cet album en novembre dernier (voir photo ci-dessus), une planche muette, très graphique, tout à fait dans le style de Charles Burns.

Tanxxx est très connue en France dans un domaine qui est plutôt underground : le "poster rock" qui sert d'affiche, de flyer pour les groupes, à l'image de cet étrange et dérangeant visuel fait pour le groupe américain Unsane.
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mercredi, janvier 28, 2009

Beb-Deum, l'homme qui attirait les petits enfants


Derrière ce titre bêtement provocateur, je voulais parler d'un formidable créateur d'images nommé Beb-Deum. Vous avez sans doute déjà vu ses illustrations en couverture de Télérama ou Libération par exemple. A première vue, ses images semblent être des clichés bien réels mais retouchés informatiquement. C'est vrai, mais ne vous méprenez pas, il maîtrise aussi parfaitement la peinture à l'aérographe ! Simplement, il a pris, comme d'autres, le virage de l'infographie non pas par facilité (temps gagné), mais surtout pour enrichir son univers.

Cette année, le Père Noël m'a offert "Face Box", la compilation que Delcourt vient de sortir des illustrations de Beb-Deum. Voyant ce livre, mes enfants ont tout de suite été comme happés par ces images troublantes, une sorte d'attirance spontanée que j'ai senti bien plus forte que celle que suscite chez eux les BD traditionnelles (Tintin, Astérix, Titeuf,... qu'ils peuvent voir ici ou là) ou les illustrations (pourtant parfois très modernes) qu'on trouve dans les livres jeunesse.

Aussi, j'ai l'impression que chaque génération sent spontanément les images qui collent avec l'époque. La génération qui est enfant aujourd'hui est née dans le numérique, maniant la souris dès l'enfance, elle est habituée aussi au mélange des genres qu'on trouve souvent dans la publicité et qu'on retrouve chez Beb-Deum : Mickeys grimacants, icônes détournées, et un savoureux mélange multi-ethnique mélant de multiples influences cinématographiques ou artistiques.

Fascinant artiste que Beb-Deum qui continue de progresser, notamment dans le travail sur les visages.
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dimanche, janvier 25, 2009

Le livre des visages

Bon, j'ai craqué, et j'ai ouvert mon compte sur FaceBook malgré quelques réticences et déjà au bout de 24 heures, j'ai trouvé une cinquantaine d'amis, grâce à la fonction de recherche automatique de correspondance dans mes carnets d'adresse Gmail (que j'ouvre ponctuellement à FaceBook). C'est effectivement très chronophage de voir en quasi-live les commentaires de ses amis sur une remarque (du micro-blogging en quelque sorte comme sur Twitter), ou une photo ou encore par l'appartenance à un groupe d'intérêt (potentiellement, j'en ai déjà beaucoup).
Il va falloir que j'arrête de travailler pour networker à plein temps !

J'ai déjà parlé ici de Viadeo ou Linkedin qui sont à finalité professionnelle "sérieuse", je perçois ici FaceBook d'une manière très différente, plus ludique : on y trouve d'ailleurs plein de gens (artistes par exemple) qui ne sont pas du tout sur les deux premiers réseaux cités.
Oh, je n'ai pas voulu dire que les artistes n'étaient pas sérieux, mais ils ne situent clairement pas dans l'optique "carriériste" comme on l'entend dans de grandes entreprises.
Certains m'acceptent d'ailleurs dans leurs amis bien que je ne les connaisse ni d'Eve ni d'Adam.

Dans ce cas, j'avoue que je ne vois plus trop le but recherché : est-ce la course au nombre d'"amis" (d'un intérêt que je perçois comme limité) ou bien la volonté de ne pas froisser des acheteurs potentiels ? Ou bien tout simplement un canal de communication supplémentaire pour les artistes permettant de présenter leur "actualité" de la manière la plus directe. Auquel cas, la notion de "réseaux d'amis" perd selon moi beaucoup de son sens !
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samedi, janvier 24, 2009

La minute humoristique du blog d'Eric


... Merci à Voutch !

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vendredi, janvier 23, 2009

Mais où vais-je encore caser ça ?



La gardienne de l'immeuble a crié "Il y a un paquet pour vous. Attention, c'est très lourd !".
En effet ... j'ai reçu de Londres ce que j'avais commandé sur le web chez Christies : le catalogue complet de la grande vente aux enchères de la collection d'art "Yves-Saint-Laurent / Pierre Bergé" qui aura lieu fin février - sur 3 jours - au Grand Palais.
La plus belle collection privée du XXème Siècle disent certains...
Alors, j'ai carrément pris la totale : l'emboitage comprenant les 5 tomes, avec un volume récapitulatif (contenant toutes les photos d'oeuvre au format imagette) + un DVD qui présente la collection.
Le tout pèse 12,5 kg
et c'est en soi un magnifique objet d'art ! Je vous le laisse apprécier sur les photos du déballage.
Un point cocasse dans cette affaire, c'est que Pierre Bergé possède sa propre Maison de Ventes à Paris, mais a préféré confier l'affaire à un poids lourd anglo-saxon. On comprend pourquoi en feuilletant le catalogue : chaque pièce est présentée sur plusieurs pages avec des photos splendides, ainsi qu'une recherche complète du pedigree de chaque pièce depuis son premier propriétaire, et les différentes expositions auxquelles elle a participé.
Un travail de titan qui a dû nécessiter des dizaines de personnes pour être menée à terme !

Oh, je vois déjà votre question "Ca doit être cher !" Question à laquelle je vous répondrai : "Oh oui, c'est cher". Je ne compte évidemment rien acheter à cette vente pour des raisons qu'il est aisé de comprendre, mais il me plait d'avoir et de conserver ce bel objet.


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mercredi, janvier 21, 2009

Le bonheur



“Le bonheur de demain n’existe pas.
Le bonheur, c’est tout de suite ou jamais.
Ce n’est pas organiser, enrichir, dorer, capitonner la vie,
mais savoir la goûter à tout instant.”

René Barjavel
Si j’étais Dieu

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dimanche, janvier 18, 2009

Volume : une bonne nouvelle


Je m'étais éloigné des Inrockuptibles voilà bien des années maintenant. Pourquoi ?
A l'origine (1986), cet épais magazine proposait tous les 2 mois des entretiens fouillés avec des grands noms du rock. Une maquette très sobre privilégiait les photos noir et blanc. Petit à petit, le contenu s'est retrouvé parasité par des articles d'actualité sur le cinéma, la littérature, la TV, la politique...et en 1995, il est passé hebdomadaire. Pour moi, c'était devenu une sorte de Télérama (auquel je suis déjà abonné) mais en plus fouillis et plus "branché".
Aussi, je suis content aujourd'hui de découvrir Volume, un magazine lancé par l'équipe des Inrocks et qui revient un peu à l'idée initiale, dans une optique plus moderne bien sûr.
Du rock, du rock, du rock, et un CD inclus : voilà qui va devenir - je crois - un rendez-vous mensuel régulier.
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Quelques heures à la Villette


Journée avec ma douce vendredi, entre autres pour passer voir l'expo Gainsbourg à la Cité de La Musique.
J'étais moyennement partant, mais je dois dire que j'ai passé un bon moment bien que l'expo - dense - se tienne dans un espace un peu exigüe : j'ai apprécié de voir de multiples extraits de films ou d'émissions TV d'époque (ah cet "Apostrophes" où Bernard Pivot tente de faire expliquer au noctambule Alain Pacadis ce qu'est le mouvement punk, sous l'oeil amusé du curé Guy Gilbert) , ainsi que des objets ayant peuplé le grand salon noir de la rue de Verneuil : dessin à la plume de Klee ou Dali, lettre de Chopin, et le manuscrit de "La marseillaise" par Rouget de Lisle (qu'il avait acheté à Drouot histoire d'en rajouter une couche au scandale de la Marseillaise reggae).

Bon déjeuner ensuite au Café de la Musique attenant, cadre sympa, service efficace et décontracté pour un prix somme toute correct. Grande discussion avec ma douce qui avait pris une "Brandade de Morue". Je maintiens que la brandade de morue ne contient pas de pommes de terre (ici la recette sur Wikipedia), sinon ça s'appelle obligatoirement une "Brandade de morue Parmentier", et j'ai bien l'impression que le plat commandé par ma douce contient une espèce de purée de pommes de terre. Je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours l'oeil sur cette petite fraude depuis que j'avais lu dans "60 Millions de Conso" qu'il s'agissait d'un motif très courant de PV lorsque la Répression des Fraudes débarque dans un restaurant. Eh oui, dans la brandade de morue, le poisson n'est mélangé qu'à une pâte faite avec crème fraîche, lait, huile d'olive et jus de citron. Bon, malgré tout ça, on s'est quand même bien régalé.
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