jeudi, juillet 30, 2009

Couverture françaises d'Harry Potter : l'histoire des 3 premiers tomes

Il y a quelques années, j'ai eu l'occasion de m'intéresser aux couvertures d'Harry Potter pour les éditions françaises (3 premiers tomes), pour la bonne raison que j'ai eu la chance de les avoir en mains.
Ces 3 couvertures ont été remaniées pour des raisons que l'on va comprendre plus loin ... elles ont évolué au fur et à mesure que la vague de succès portant Harry Potter montait, montait ...
A partir du 4ème tome, ce n'est plus du tout pareil : le succès de la série est tel que Gallimard opte pour sortir chaque tome tout de suite dans un grand format !

J'ai pensé que cela pourrait intéresser quelques amateurs du jeune héros à lunettes rondes que l'on récapitule l'histoire de ces 3 couvertures.
Mais revenons au commencement de notre histoire ... en 1998.

Cette année là, les droits ont été achetés par Gallimard Jeunesse auprès de Christine Baker, leur agent en Angleterre pour un prix très raisonnable, et c’est à Jean-Claude Götting (qui vient de faire une couverture similaire pour "Harriet l'espionne" de Louise Fitzhugh) qu'on demande d'en dessiner la couverture.
Götting est à la fois un auteur de BD assez innovant qui a fait quelques très beaux albums chez Futuropolis, et un illustrateur reconnu qui a déjà fait de nombreuses couvertures pour Gallimard . Ceci dit, Harry Potter est totalement inconnu à cette époque, et cette commande ressemble à n'importe quelle commande similaire... . Il y a simplement une contrainte : il y a déjà des illustrations de tête de chapitre dessinées par Emily Walker (ces illustrations n'apparaitront que dans la toute première édition française, ce qui en fait un collector absolu). Aussi Götting a-t-il à ce moment une base pour croquer le visage d'Harry Potter, et rester en cohérence avec le travail d'Emily Walker. Et ce n'est qu'en rendant son travail à Gallimard Jeunesse qu'il apprend qu'il y aura une suite, avec 7 tomes prévus reprenant 7 années du jeune sorcier.

2000 : Changement de format : on agrandit !

Les 3 premiers « Harry Potter » sortent donc en France directement en collection de poche « Folio Junior » respectivement en septembre 1998, mars 1999 et Octobre 1999 . A l'issue du 3ème tome, le succès est considérable et Gallimard Jeunesse envisage des éditions en grand format. Il s'agit alors de repositionner la série pour séduire aussi un public d'adulte. Ce qui a pour conséquence l'idée de proposer des couvertures moins enfantines comme l'avaient fait les anglais par exemple.
Götting raconte : "L'idée de départ était de reprendre les dessins de la collection de poche et de les prolonger vers la gauche pour pouvoir en faire des couvertures tournantes. J'ai donc repris les trois premiers dessins et je les ai agrandis en rajoutant des éléments de décors à gauche. Sur les dessins originaux, on distingue nettement le raccord. Puis, finalement, la solution retenue a été de prendre un détail de ces décors et d'y incruster en vignette la couverture originale."

Une polémique aura d'ailleurs lieu pour la sortie du tome 4 directement en grand format : certains lecteurs voudraient l'avoir directement en poche, comme avant ! Ils oublient qu'en général, c'est l'inverse pour tous les romans : ils sortent d'abord au prix fort en grand format, puis plus tard en poche ... mais on reproche à Gallimard Jeunesse un certain opportunisme.

Fin 2003, Götting redessine les couvertures pour le grand format

En novembre 2003, J-C Götting redessine les couvertures des tomes 1, 2, 3 en vue de la réédition grand format de ces titres.
Il me récapitule alors la situation lors d'un échange d'e-mail : « Il s'agit de dessins de la taille du livre, qui tournent sur les 2 plats de couverture, quasiment à l'identique au niveau du dessin, mais adaptés pour que les titrages puissent être placés à la même hauteur que sur les tomes 4 et 5. A l'origine, les 3 premiers volumes ont été dessinés uniquement avec le plat de 1ere de couverture, car ils sont sortis initialement dans le format de poche. Puis, lors de la sortie du 4 en format « Hors collection », on m'a demandé de prolonger ces dessins sur la gauche, afin de pouvoir faire tourner le dessin sur les deux plats et le dos dans la réédition en grand format. Puis, le studio maquette à changé d'option, pensant qu'il fallait faire des couvertures plus adultes. Ne sont restées sur les couvertures grand format, que les parties rajoutées, dans lesquelles s'incrustent en vignettes les couvertures de l'édition poche. Ces dessins panoramiques existent donc déjà avec un raccord de papier au milieu, puisque ce n'était pas prévu, ils n'ont pas été publiés tels quels. Ce sont ces dessins que je reprends en les adaptant ».

L'esprit des dessins reste le même, mais des contraintes techniques de repositionnement du titre font que la mise en place n'est pas tout à fait la même.

2007 : On remet à niveau les couvertures des éditions de poche...

Les versions définitives "grand format" sortiront en librairie courant 2004.
En 2007, ce sont ces couvertures "grand format" qui serviront à moderniser et harmoniser la collection de poche. Le logo est aussi changé, doré et bénéficie d'un léger gaufrage.

Assez parlé, passons maintenant aux visuels ...

Couverture n° 1 "Harry Potter à l'école des sorciers"

première couverture (partie droite) prolongée ensuite par l'auteur sur la gauche


édition de poche originale

Version grand format (première version, avec incrustation)

Nouveau dessin pour le grand format : on remarque quelques petites modifications, comme la suppression de la sorcière sur un balai qui apparaissait dans le ciel. La cicatrice sur le front de HP est maintenant visible, et Hermione a retrouvé ses cheveux foncés.


La version faite pour le grand format vient moderniser l'édition de poche



Couverture n° 2 "Harry Potter et la chambre des secrets"

première couverture (partie droite) prolongée ensuite par l'auteur sur la gauche

édition de poche originale


Version grand format (première version, avec incrustation)

Nouveau dessin pour le grand format : on remarque qu'il y a plus de recul sur les personnages afin de laisser de la place en haut (lettrage). L'ombrage sur les personnages est un peu différent.


La version faite pour le grand format vient moderniser l'édition de poche



Couverture n° 3 "Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban"

Pour cette couverture, Götting a une indication : l'auteur souhaite que l'hippogriffe soit représenté, et joint la reproduction d'une gravure. Difficile exercice !
Faute d'avoir pu lire le texte, non encore traduit, Götting a du s'inspirer de la couverture anglaise, sans trop savoir à quoi elle correspondait.

première couverture (partie droite) prolongée ensuite par l'auteur sur la gauche


édition de poche originale

Version grand format (première version, avec incrustation)

Nouveau dessin pour le grand format : on remarque un décalage de l’hippogriffe et des personnages vers la bas (pour laisser de la place au lettrage), d’où décalage sur la partie gauche du village, avec perspective.


La version faite pour le grand format vient moderniser l'édition de poche


A partir de 2000, et le succès immense du 4ème tome, "Harry Potter et la Coupe de Feu", les éditions sortent directement en grand format, comme on l'a compris.


Mais ceci est déjà une autre Histoire ...


Je remercie Jean-Claude Götting pour sa disponibilité, le galériste Jean-Baptiste Barbier (Bdartiste), et je précise que tous les visuels sont copyright GALLIMARD JEUNESSE / WARNER BROS.
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dimanche, juillet 26, 2009

La Grande Cascade ... enfin !


Depuis 10 ans, je passe devant le dimanche matin en trottinant.
Et depuis 10 ans, je me dis qu'il faudrait que j'y invite ma douce au moins une fois, histoire de voir ce que peut être un restaurant gastronomique réputé au coeur du Bois de Boulogne.
Alors, ce dimanche midi, nous l'avons enfin fait, ce déjeuner à La Grande Cascade !
Eh, bien, ce fût une grande fête des sens, un vrai moment de plaisir sans aucune fausse note, mets délicieux et d'une présentation sans faute de goût, service impeccable.
Attablés dehors en terrasse, nous avons pris tous les deux le menu "Découverte", parfait (voir ci-dessous). Ce qui a le plus fait sourire ma douce, c'est qu'après lui avoir tenu le fauteuil pour la faire asseoir, un autre serveur lui a immédiatement positionné à côté d'elle un petit guéridon bas pour poser son sac à main.


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mercredi, juillet 22, 2009

Travailler plus pour travailler plus pour ...


Il est rare de voir un T-shirt qui est à la fois amusant, pertinent et en plus au profit d'une bonne cause (aider Denis Robert harcelé judiciairement pour ses investigations dans l'affaire Clearstream).
Le hamster dans sa roue s'autogénérant du travail me rappelle quelques souvenirs professionnels de situations vues dans de grandes entreprises !
J'avais déjà parlé ici des fameuses lois de Parkinson, et il y a aussi une "loi des 1000 de Parkinson" qui dit : "Tout organisme, gouvernemental, industriel ou universitaire, dont l'effectif administratif atteint ou dépasse mille personnes, n'a besoin, pour se perpétuer, d'exercer nulle autre activité, d'employer nulle autre catégorie de personnel. "
Autrement dit, le hamster dans sa roue.
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mardi, juillet 21, 2009

Les icônes de Monsieur Vuitton (part III)


Après les parts I et II, voici encore une photo superbe (agrandissable) d'Annie Leibowitz pour Vuitton, mettant en scène des personnalités en rapport avec l'événement de ce mois de juillet 2009, les 40 ans du premier pas de l'Homme sur la lune : Buzz Aldrin, Jim Lovell et Sally Ride.
Quels mythes vivants vont-ils encore pouvoir trouver pour la prochaine campagne ?
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dimanche, juin 28, 2009

Plein d'anniversaires virtuels


- L'année dernière, c'était le 3ème, cette année c'est 4 bougies que souffle le Blog d'Eric, avec une surprise dans les prochaines semaines ... guettez-la car elle aura un rapport avec le titre du forum.

- Juin est un mois faste puisque nous fêtons aussi les 7 ans de la liste consacrée à Jean Giraud alias Moebius, que j'ai la fierté d'avoir lancé. Avec un nombre réduit d'amateurs (une soixantaine), elle a dépassé la barre des 7700 messages ...ça fait beaucoup de 7. Dommage que notre prestataire Domeus (service certes gratuit) n'a pas évolué d'un iota dans cette période.

- Enfin, en 1999, il y a 10 ans tout juste, je m'inscrivais sur Ibazar qui allait être rachetée par le mastodonte américain eBay début 2001. Aujourd'hui, je suis toujours un eBayeur assez assidu au moins pour regarder quotidiennement les nouveautés dans les spécialités qui m'intéressent. Je fais en moyenne une vingtaine de transactions / an, ce n'est pas beaucoup mais j'en garde globalement plein de bons souvenirs même si j'ai un peu ralenti le rythme depuis 2 ans.
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jeudi, juin 25, 2009

Titanic au rabais


Certes, on peut acheter un original de Ledroit ou de Marc-Antoine Mathieu qui restent onéreux, mais il y a parfois matière à se faire plaisir, en originaux, en achetant des choses qui n'intéressent pas grand'monde, car pas attaché à un nom prestigieux. On trouvera ce genre de pièces dans les illustrateurs des journaux populaires des années 40/50/60.

Prenons pour exemple cette petite gouache représentant le Titanic, parue dans Hurrah, petit format des années 50. Par hasard, je l'ai eu sur eBay à 35 euros seulement, regardez si vous ne me croyez pas. En la mettant en valeur avec un double passe dans 2 tons de gris différents (fait sur mesure, 24 euros) et un joli petit cadre 30x30 (10,50 euros), on a une jolie petite pièce pour 70 euros tout compris.

Edit du 25 juin : j'ai commandé sur Chapitre le fascicule Hurrah de 1958 où l'illustration est parue. En fait, ça n'a rien à voir avec le Titanic, il s'agissait d'un reportage sur une catastrophe survenue en 1956 : la collision en mer entre l'Andrea Doria et le Stockholm.
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mercredi, juin 24, 2009

Rengaines du moment


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mardi, juin 23, 2009

Largo, d'où viens-tu ?


Un petit original de Philippe Francq pour Largo Winch que j'ai acheté chez Petits Papiers voici quelques années. Je n'ai aucun doute sur l'authenticité du dessin connaissant son origine sérieuse. A signaler qu'il est fait à l'encre de chine sur plusieurs morceaux de papier réassemblés soigneusement ensemble.
Mais n'étant pas un spécialiste de cette série, je n'ai pas retrouvé à quoi ce dessin a servi.
Ce que je peux dire, c'est qu'il est vraiment très proche de la couverture de "Dutch Connection", je soupçonne donc qu'il est grosso modo de la même époque (1995). Il y a quand même quelques différences notables, comme ce revolver que tient notre héros sur la couverture et pas sur mon dessin.
Si vous avez des infos sur ce dessin, je serais preneur avec plaisir.
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Immobilier : gros temps en vue


L'article du JDD de ce dimanche est intéressant : l'immobilier avait bien baissé de 10% en 2008 mais on ne le sait que 6 mois après.
C'est normal : le lissage scélérat des chiffres par la FNAIM sur 24 mois (voir ici cette méthode trompeuse) a parfaitement fait illusion. Une nouvelle baisse de 15% est attendue en 2009. Nous verrons bien.

Beaucoup de vendeurs sont dépités par la crise immobilières qu'ils croient passagère, et disent :
"Je ne vais quand même pas brader mon bien"
Sous-entendu : "je fais semblant de faire comme si rien ne s'était passé, en oubliant que j'ai quand même fait une confortable plus-value par rapport à mon prix d'achat"

Cette notion de "brader" est éminemment floue et peu objective. Elle n'est pas vue de la même manière selon qu'il s'agit d'un marché opaque (immo) ou non opaque (Bourse).

- Si vous aviez acheté des actions en Bourse il y a un an, qu'elles ont perdu 50% et que vous deviez vendre, vous direz "J'ai fait une mauvaise affaire, mais je vends au prix du marché".
C'est normal : le marché n'est pas opaque, il est matérialisé par un cours de vente, connu avec certitude à tout moment. Il n'y a pas de négociation possible.

- En revanche, si vous aviez acheté un appartement il y a 2 ans, et que vous deviez vendre, vous allez être furieux de vendre à -10% car vous allez désespérément chercher à retrouver votre prix d'achat. Après tout, c'est le même appartement !

On accepte la moins-value en Bourse par obligation, on ne l'accepte pas en immobilier où elle parait carrément contre-nature.
Il est vrai que depuis la démocratisation de la Bourse via les privatisations (à partir de 1986), les mentalité ont changé : les particuliers eux-même sont devenus très spéculateurs, chacun ou presque veut faire la "culbute".
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mardi, juin 16, 2009

Facebook : de jolies découvertes (part 2)


Après Patrick Hernandez, voici Sim (le vrai) qui se met à Facebook à près de 83 ans !
Vous savez, celui dont Michel Audiard disait qu'il semblait être le fruit des amours d'un étourneau et d'une pointe Bic. Une vraie gueule !
Quand je pense que ma mère (appelée mamy.net par ses petits enfants) est une surfeuse très régulière à 74 ans, je crois que le record est largement battu !

Quand Sim est tombé sur le groupe Facebook de "Ceux qui se demandent si Sim est mort ou non", ça a dû lui faire un peu drôle, mais il le prend visiblement avec humour.
Bon, les jeux et groupes divers, c'est pas son truc. On peut le comprendre, et c'est une des choses les plus agaçantes sur fb : on est noyé sous les sollicitations pour faire comme d'autres : participer à des tests, des quiz (perte de temps à mon avis). tout est bon pour faire surfer le plus possible sur le site, avec visualisation obligatoire des publicités ciblées.
Voilà ... j'admire le dynamisme de Sim, qui vient aussi de sortir un bouquin de souvenirs.
Chapeau, et longue vie !

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Votre serviteur ...


...se promène dans les Jardins Suspendus de Babylone du Havre, à l'occasion de la visite chez ses amis amateurs de robots.
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dimanche, juin 14, 2009

Le petit dernier de la famille


Ca y est, il est là, le petit dernier de la famille !
J'avais déjà un desktop Dell et un grand et lourd portable Fujitsu-Siemens. Rien qui me permette confortablement de me déplacer en restant connecté.
Aussi, ça fait bien 6 mois que je tournais autour de ces petits netbooks, solution idéale pour m'assurer une connexion web en mobilité. En effet, les iphone et autres Blackberry sont peut-être sympas pour envoyer des SMS, mais les claviers virtuels (à stylet) ou avec des touches minuscules ... très peu pour moi. Pour ne pas être trop limité, il faut à mon avis un écran 10" et un vrai clavier, même si c'est un peu plus encombrant.

J'ai finalement choici ce modèle Dell inspiron mini 10. Il n'a pas la 3G en natif, mais il est wi-fi bien sûr. Avec ces gigantesque réseaux wifi qui se montent (mon FAI Neuf-SFR me donne droit à un million de points d'accès en me permettant d'accéder aux boxs de ses clients, et Free vient d'annoncer la même chose de son côté), je peux attendre un peu et me contenter - pour les endroits isolés - de clés 3G préchargée à somme fixe, qui n'impliquent pas d'engagement ni de dépenses récurrentes.
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vendredi, juin 12, 2009

Mon chateau en Espagne


Audacieux ce dossier de 20 pages dans Libé d'aujourd'hui , une enquête sur l'énorme bulle immobilière que nous connaissons en France et dans certains pays d'Europe, avec de belles illustrations expressionnistes de Lolmede. Bulle portée avant tout par l'inconscience des banques qui se sont livrés à une course à l'échalote durant toutes les années 2000, en distribuant inconsidérément des crédits à long terme ( > 15 ans) à qui en voulait. Elles le regretteront et ont déjà commencé à provisionner en conséquence.

Très drôle d'abord, cet abécédaire qui permet de décrypter le jargon des annonces immobilières :
"A saisir par une offre" : le prix affiché est trop élevé mais le propriétaire ne veut rien entendre. une offre d'achat permettrait à l'agent immobilier d'argumenter
"Dans son jus" : qui n'a pas vu un pinceau depuis les années 70
"Fonctionnel" : aucun charme
"Coin cuisine" : adapté au frigo de Ken et au four de Barbie
"Travaux prévus" : ni votés ni payés
"Ville en pleine expansion" : impôts locaux démentiels pour financer les délires du maire
etc...

On y lit aussi un nième reportage sur Valdeluz, une des énormes cités fantômes en Espagne (pays où il y a 3,5 millions de logements vides), avec ce témoignage effarant qui reflète bien le bourbier dans lequel s'est mis ce jeune couple, certainement poussé par la "pression sociale" (familiale) :

"A la banque tout s'est bien passé. C'est malin d'acheter dans le neuf, avait dit le banquier, pestant contre le Vieux Madrid où il est impossible de se garer.
Ils en avaient pris pour 30 ans, ça les avait fait rire. D'avoir le même âge que leur prêt, à taux variable.
Dans moins de 3 mois, ils quitteraient papa-maman parce que c'est ainsi que ça se passe en Espagne. La location, c'est pour les cons. Alors certes, on attend pour réunir les fonds, mais quand on part c'est pour de bon".


Je vous passe les détails : ils se retrouvent seuls dans un immeuble gigantesque, sans aucune infrastructure autour. Déprime assurée. Bien invendable. Collés pour 30 ans.

Rassurez, vous, on a pas de villes fantômes en France, mais on s'amuse bien aussi. Lu par hasard, un article du Parisien d'hier sur cette femme de 43 ans, à Rouen, qui réalise son rêve de devenir propriétaire d'un appartement de 93 m2 à Rouen pour 660 euros par mois.

Puis, subrepticement, en lisant l'article, on apprend :

- comme elle n'a pas un radis d'avance, et qu'elle était locataire à 500 euros/mois, la mensualité de 660 euros / mois (+ 140 euros de charges) sera trop lourde. "Ma fille aînée va bientôt travailler, donc elle pourra nous aider."

- seule ombre au tableau, le prêt est remboursable sur 35 ans. "Mais ce n'est pas du tout ce à quoi pense la future propriétaire." dit le journaliste.

C'est surréaliste. Le journaliste ne relève pas que ça lui fait finir de rembourser à 80 ans, l'appart étant livrable en 2011 (l'acheteuse aura 45 ans quand elle commencera à rembourser). Les gens sont aveuglés par l'obsession d'être propriétaire à tout prix (voir mon article précédent) sans se poser des questions pourtant essentielles.
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dimanche, juin 07, 2009

Dimanche en ballade ... avec des gens heureux

C'est marrant, j'ai presque honte de le dire : j'ai passé ce dimanche après-midi à l'Olympia où j'emmenais tout ma petite famille voir Gérard Lenorman. Vous allez trouver ça ringard, non ?
Eh bien, j'assume.

J'avais déjà raconté dans mon petit inventaire musical que ma culture musicale s'était fondé dès l'age de 11/12 ans sur la variété des années 70. Quand j'ai eu des enfants, j'ai eu très tôt à coeur de faire quelques compils pour la voiture avec de bons titres de "variété" (au sens noble) de ces années 1971-1977 : Delpech, Lenorman, Cloclo, Stone & Charden, Johnny, Sardou, Chamfort, et ils adorent ! On mixe bien sûr avec des modernes, mais force est de constater qu'il y a quelques pépites dans ces années là. Par exemple, j'ai toujours considéré que "Les matins d'hiver" interprété par Lenorman était un petit chef d'oeuvre de sensibilité et de nostalgie.

"Je me souviens de ces matins d'hiver
Dans la nuit sombre et glacée
Quand je marchais à côté de mon frère
Sur le chemin des écoliers
Quand nos membres encore tout engourdis
De sommeil, grelottaient sous les assauts du vent
Nous nous battions à grands coups de boule de neige
En riant"

Bonne après-midi, donc, avec 2h30 de concert (incluant 25mn d'entracte), et quand on est au 11ème rang, on apprécie le spectacle.
Sur le net, j'avais déjà remarqué qu'il y a l'étrange communauté des "Gérardnautes" - comme ils se surnomment, des femmes essentiellement - dans 2 forums (sur le site officiel et officieux) qui s'échangent tuyaux et bons plans. Public pas vraiment jeune, mais je m'y attendais.



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mercredi, juin 03, 2009

Jaunes intenses des immenses cargos

Une photo rapprochée que j'ai fait d'un porte-container (le "Grande Brasile" de Grimaldi Lines) dans le Port du Havre. Ca ressemble bien à une toile de De Staël, non ?
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Des êtres bizarroïdes dans les lieux d'aisance


Week-end chez de bons amis au Havre, et petit plongeon dans la belle piscine municipale imaginée par Jean Nouvel avec ses grandes parois couvertes de céramique blanche ouvertes sur le ciel (on se croirait en Andalousie).

Puis, devant le barbecue, nous reparlons de cette collection d'originaux BD qu'il me disait vouloir commencer depuis longtemps... sans vraiment connaitre la BD d'ailleurs, lui qui n'en est pas amateur. Je crois qu'il ne sert à rien de se forcer.

Par contre, j'ai découvert dans les WC une petite collection de robots des années 50/60 (je n'avais pas l'idée que ça puisse se collectionner) et je me suis plongé illico dans le bouquin "Les Robots de Pierre Cornette de Saint-Cyr" où le célèbre commissaire-priseur parle de cette passion que je ne lui connaissais pas. Il y aurait beaucoup à dire sur ces petits "jouets" de métal (la majorité sont de fabrication japonaises) qui ramènent certes à l'enfance mais pas seulement ...aussi à la littérature de science-fiction. Pour les historiens, c'est un formidable témoignage de la façon dont nos sociétés de ces années là (50/60) voyaient le futur de l'humanité.

Continue ta collection, Jean-Marie ! Recherche les belles pièces, sur le net, en salle des ventes. Puis élague quand tu auras trop de choses, laisse tomber les pièces moyennes.
Et déménage tout ça dans une jolie vitrine ...tes robots seront mieux mis en valeur que dans la pièce où je les ai découvert !
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samedi, mai 30, 2009

Immobilier : enfin un graphique objectif dans "Le Monde"


Intéressant ces graphiques du Monde (et l'article sur l'effrondement des volumes de vente) où, pour une fois, on remonte assez dans le temps (1991) pour faire apparaitre le cycle baissier des années 90. En général, les chiffres fournis par les agents immos ne reprennent que les chiffres à partir de 1997 pour ne montrer qu'un cycle haussier, et masquer la baisse.

Interrogez les gens aujourd'hui : vous verrez que certains sont persuadés qu'il faut "profiter" de la baisse actuelle pour acheter. Peu de gens voient qu'on est parti depuis 18 mois sur un cycle baissier qui durera (comme tous les cycles immo) entre 7 et 12 ans à vue de nez.
Comme je l'ai déjà expliqué ici, il faudra un jour ou l'autre revenir aux réalités économiques, et les prix devront revenir dans le tunnel de Friggit, qui implique une baisse d'au moins 35%.

Vous entendrez aussi : "Tôt ou tard, le marché repartira". C'est vrai, car les transactions, achat comme vente, ne peuvent être éternellement reportées.
Mais ce qui repartira, c'est le volume des transactions, mais sur des bases de prix beaucoup plus basses.
Comme quoi, le vocabulaire est ambigu si on ne précise pas duquel des 2 indicateurs principaux du marché immobilier (prix et volume) on parle ! Cette ambiguïté est bien entendu exploitée à dessein par nos chers professionnels de l'immobilier pour qui c'est toujours "le bon moment pour acheter".
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jeudi, mai 28, 2009

Les lectures de Raymond : une vision érudite mais accessible


Je parlais récemment dans cet article du peu de critiques BD érudits dans les médias, mais c'était bien entendu sans prendre en compte la blogosphère qui propose pas mal de petits sites sur la BD, généraliste ou centré sur tel ou tel auteur.
Là, je ne parle pas de jeunes bloggeurs qui font de la BD, mais qui en parlent.

Les lectures de Raymond est à coup sûr un de mes préférés. Il est à la fois "intello" (au sens où il sait prendre du recul sur un simple album de bande dessinée), très bien documenté (Raymond scanne de nombreuses cases agrandies), et également je dirais un peu platement que ce blog dégage sa sensibilité propre, faite d'un doux parfum de nostalgie mais pas à outrance.
Lisez donc cette longue étude sur une case mémorable de Jacobs, ces intéressantes réflexions sur une aventure de Totoche dans les rues parisienne d'antan (Tabary), Gotlib, Spirou (Franquin), ou Alix (Martin).

On trouvera aussi chez Raymond cette note sur un dessinateur totalement oublié des années 40/50 : Raymond Cazanave (un autre Raymond !) dont j'adule les forts noirs contrastés, mais aussi une incursion réussie dans les modernes (Blutch, Mattotti, ou l'américain Hornschemeier). Enfin, Raymond pense aussi à nous faciliter la vie avec son index.
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dimanche, mai 24, 2009

Un bel original ...



...d'Olivier Ledroit qui enchante mon salon depuis quelques mois.

Souvent, mes visiteurs sont impressionnés mais ne connaissent pas Ledroit, alors je leur montre les 2 bouquins parus chez Maghen "L'univers féerique d'Olivier Ledroit" (2 tomes) , ainsi que le gros Artbook paru chez Nickel qui reprend des facettes beaucoup plus sombres de l'artiste (Sha, Requiem, Xoco) mais aussi des travaux de commande SF.

Il y aurait beaucoup à dire sur le travail du surdoué (et gros bosseur) qui vit maintenant dans le Morbihan, je ferai sans doute un article plus complet dans les prochains mois.
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Réalités du Monde



Je n'aime pas les images choc, surtout quand elles ont pour objectif de vendre du papier, ou du "temps de cerveau disponible" pour les spots publicitaires avant ou après. Mais il faut reconnaître que les photos publiées sur le site hollandais geenstijl.nl interpellent. Bien loin des photos glamour des couples Vuitton (voir ici et ici), prises en Chine, en Inde, ou au Pakistan, ces photos me font prendre conscience de notre immense privilège d'être des nantis dans un pays "riche". C'est banal de le dire. Ca fait du bien quelquefois de se le rappeler.


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samedi, mai 23, 2009

J'irai revoir ... mon "Normandie"


Gros choc graphique en feuilletant un vieux "Gazette de l'Hotel Drouot" avec ce visuel d'une affiche de Cassandre en 1935 pour la croisière inaugurale du Normandie.
Quelle image majestueuse ! Le visuel est accompagné d'un petit article explicatif : l'affiche d'époque (format 100 x 61 cm) , estimée 15.000 euros, est entoilée. Cassandre définissait sa manière comme "géométrique et monumentale", ayant découvert aux Beaux-Arts les théories du Bauhaus, du futurisme et du cubisme. Simplification des formes et couleurs neutres font passer le message avec efficacité. Le paquebot, vu de face et de la ligne de flottaison, fonce droit sur le spectateur.
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Tintin, le thé, et les diagonales signifiantes



Un des problèmes de la bande dessinée, c'est qu'elle manque singulièrement de critiques de bon niveau. Les journalistes capables de faire une chronique honnête sont légion, les critiques capables d'analyser une oeuvre, et qui possèdent une solide culture picturale englobant aussi les autres Arts comme la peinture... c'est plus rare. Or, pour moi, il y a autant de légitimité à analyser une aquarelle de Pratt ou une case d'Hergé qu'on le ferait pour un Modigliani ou un Basquiat.

Pierre Sterckx est de cette trempe. Ecoutez son analyse brillante d'une case du Lotus Bleu d'Hergé, et vous penserez peut-être qu'il n'a pas tort sur le fond, même si parfois on en vient peut-être (comme tous les critiques) à surinterpréter les intentions initiales de l'artiste.
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vendredi, mai 22, 2009

La Flottille : un agréable moment


Un jeudi de l'Ascension, quand on décide d'aller faire un tour au Château de Versailles pour admirer les Grandes Eaux, il faut s'attendre à ne pas être tout seul !

Et quand vers 14h30 les estomacs commencent à crier famine, il faut envisager plusieurs solutions :
- soit rentrer dare-dare à la maison
- soit avoir préparé des sandwichs avant

Lorsqu'on ne se trouve dans aucun de ces 2 cas de figure, il faut envisager de trouver un endroit où se sustenter avec un rapport qualité-prix raisonnable. En plein parc du Château le plus visité du monde, ça ne semble pas évident au premier abord !

Premier arrêt à la Brasserie de La Girandole, mais le personnel (peu nombreux) est débordé, court dans tous les sens. Sur plusieurs table, des gens nous regardent avec un air de cocker triste : visiblement ils attendent depuis un très long moment. Parfois, la table des clients précédents n'est même pas débarrassée.
Non, nous n'allons pas vous faire concurrence, d'ailleurs nous partons...

Arrivé au Bassin d'Appolon, passage devant La Petite Venise (italien un peu cher), et nous atterrissons finalement à La Flottille, à quelques mètres du Grand Canal.
Evitant la partie "restaurant" à l'intérieur, nous optons plutôt pour la "brasserie" et nous attablons dehors, sous les tonnelles.
A ma grande surprise, nous y avons mangé tout à fait correctement, pour des prix similaires au troquet parisien traditionnel "de quartier", avec un personnel aimable. A signaler par exemple le succulent banana-split avec la 1/2 banane, les 3 boules de glace (fraise-vanille-chocolat), le nappage chocolat chaud et une belle décoration de chantilly à 7,80 euros. Pour l'endroit, c'est loin d'être excessif !
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dimanche, mai 17, 2009

Graal, inaccessible graal ...


Dans ma passion de collectionneurs d'originaux, il y a 3 ou 4 auteurs (Hergé, Franquin, Jacobs, Pratt) dont je sais que mes moyens financiers (à moins qu'ils changent notablement) ne me permettront pas d'acquérir une pièce marquante.

Oh, un petit dessin oui, une dédicace améliorée oui, mais une planche complète... il y a peu de chances. Alors, j'observe quand même les jolies pièces qui passent en vente publiques, et je rêve.

Sur Hergé notamment, les planches sont très rares, la majorité d'entre elles étant détenues par les Studios Hergé. Voici une planche des "Bijoux de la Castafiore" et son crayonné, passés le 10 mai à Namur (vente Rops), qui a fait 250.000 euros (+ frais). Rappelons que sur ce type de pièce, le crayonné est fait visiblement par Hergé, mais la planche définitive est encrée par les collaborateurs (les Studios).
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En Auxois, on force sur les ASA


En photo numérique, l'avantage du bridge (voir achat) sur le petit appareil compact, c'est quand même qu'on peut régler certains paramètres à son goût.
Sous la voûte du Canal de Bourgogne (vers Pouilly-en-Auxois), avec un éclairage très sombre (un peu similaire à un tunnel autoroutier), je voulais prendre mon cadet en train de manier le PDA de sa maman. Comme il avait emprunté mon chapeau, le rétro-éclairage de l'écran illuminait pile-poil son visage.
Sans flash, ça aurait donné une photo noire. Avec un flash, une photo beaucoup trop éclairée. Alors, j'ai poussé mon appareil à 800ASA et j'ai tenté 5 ou 6 photos pour voir.
J'ai été particulièrement content de celle-là. Je vois bien Beb-Deum la retravailler sur palette numérique pour illustrer la grande facilité de la jeune génération à manier les appareils électroniques.
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jeudi, mai 14, 2009

On ne sait ...


"On ne sait jamais ce que le passé nous réserve."

Françoise Sagan (1935-2004)

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dimanche, mai 10, 2009

Vacances à Sainte-Maxime - 1971


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samedi, mai 09, 2009

Bashung, RER (reprises enfin réunies)


Mon ami Fred, qui avait mixé dans le passé une vidéo d'un mariage familial avec "Les mots bleus " (la reprise par Bashung de la chanson de Christophe), m'a lancé un défi : Bashung a repris des tas de morceaux intéressants dans sa carrière. Et si nous essayons d'en faire une compilation sympa ?

Aussitôt dit, aussitôt fait, je suis parti (notamment grâce à cette page) à la recherche des reprises que Bashung avait faites, parfois sur des albums officiels, parfois sur d'obscures compilations.
Après avoir écumé certains réseaux plus ou moins légaux , je suis arrivé à graver une superbe compilation "maison" qui reprend 16 titres.

- That's all right Mama (E. Presley)
- Animal, on est mal (G. Manset)
- Avec le temps (L. Ferré)
- Céline (H. Auffray)
- Hey Joe (J. Hendrix)
- Il voyage en solitaire (G. Manset)
- Le Sud (N. Ferrer)
- Le tango funèbre (J. Brel)
- Les amants d'un jour (E. Piaf)
- Les mots bleus (Christophe)
- Nights in white satin (The Moody Blues)
- She belongs to me (B. Dylan)
- Que reste-t-il de nos amours ? (C. Trenet) duo avec F. Hardy
- Suzanne (L. Cohen)
- Bruxelles (D. Annegarn)
- Stille nacht (Douce nuit, chanson traditionnelle)

Gageons que, après le délai de décence qui suit la mort récente de l'artiste, sa maison de disques aura bientôt la même idée ... quelle superbe collection de chansons !
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vendredi, mai 08, 2009

DBD, roi hétéroclite du mag'BD


Aujourd'hui, j'ai eu pour la première fois l'occasion de rassembler dans ma bibliothèque tous les numéros de la revue "DBD" (Dossiers de la Bande Dessinée) que j'avais disséminé en divers endroits.
Rappelons qu'après l'arrêt de Bo-Doï, les revues "grand public" parlant du 9ème Art ne sont plus légion : il reste DBD (qui a démarré en 1999) et le récent Casemate que je n'aime guère.
Au bout de 10 ans, la revue fondée par Frédéric Bosser fait donc figure d'ancêtre !

Il est amusant de voir :

- les 24 premiers numéros sont cartonnés comme un livre et consacrés principalement à un dossier sur un auteur. J'avais acheté le n° 1 sur Franquin, bel objet mais dubitatif sur l'avenir d'une telle publication. Du coup, je n'ai pas acheté les 3 ou 4 suivants ... j'ai eu du mal par la suite à racheter le n° 2 consacré à Manara (qui s'est bien vendu jusqu'aux USA) et dont F. Bosser m'a dit qu'il ne lui en restait plus que son exemplaire personnel !
On voit déjà des problèmes d'incohérence : la frise du haut (commençant par "LES " ) n'est présent que sur les 2 premiers numéros. Saura-ton jamais ce qu'elle devait dire ? A partir du n° 16, plus de noir en bas de la tranche, et au n° 17 la police de la tranche change également.

- A partir du n°25, la revue n'est plus seulement présente en librairie BD mais aussi en kiosques, avec un nouveau logo, une nouvelle maquette mais seulement pour 3 numéros puisqu'au n° 27 (sept. 2005) la revue change de nom ! Le nouveau nom est BullDozer mais pour 6 n° seulement, car ils doivent rechanger de nom (BullDozer est déjà déposé par des ayant-droits tatillons qui ne l'utilisent même pas)

- En avril 2006, finalement, nouvelle naissance pour le "DBD n° 1" mouture que j'allais qualifier de définitive à ce jour puisqu'on en est au n° 32 dans la plus parfaite cohérence maintenant.

Toujours animé par Frédéric Bosser qui a laissé tomber son job d'organisateur de ventes à Drouot ("Bulles à Drouot"), puis de galériste pour se consacrer à la presse, je souhaite à DBD une longue vie ! Attention toutefois au prix qui l'éloigne parfois d'un public populaire.
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dimanche, avril 19, 2009

Autoportrait inquiet au vieux miroir (circa 2009)


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