samedi, juin 21, 2008

Jeune homme moderne (mai 1985)


A cette époque lointaine, je m'essaie à la peinture abstraite , collant de petits carrés de couleur qui dégringolent sur un fond noir à carreau. Influence de Mondrian ?



Au cours d'un concert d'Everything but the Girl au Limelight de Courtrai (Belgique), Tracey Thorn et Ben Watt reviennent sur scène une fois le rideau tiré pour discuter avec leur public. Tracey Thorn reste selon moi une des plus belles voix de la pop anglaise, un voix à la fois chaude, et empreinte de nostalgie. De ce côté-ci de la Manche, on la connait surtout pour son travail avec Massive Attack, mais j'incite les curieux à jeter une oreille à son "Out of the woods" (2007) dont j'avais déjà parlé.
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mardi, juin 17, 2008

Poisson froid


Article amusant dans Télérama (rien que le titre : "Riche lieu, Drouot"), où Nicolas Delesalle plonge dans la folie de l'Hôtel Drouot. Rien que de classique sur un monde qui a ses rites et son jargon, mais j'ai bien ri en apprenant ce qu'était un "poisson froid". Il faudrait que je demande à mon ami Florian, il doit connaître, lui qui est un vrai passionné des salles de vente.

Parlant d'une rare potiche chinoise qui montera jusqu'à 2 millions d'euros, le Commissaire-priseur D. Ribeyre raconte :
« L'acheteur était un poisson froid. Assis au premier rang, il a laissé les autres enchérir. Au moment où j'allais adjuger, à l'ultime seconde, il m'a fait un discret signe de la tête. Il n'a jamais rien laissé paraître. Un marchand italien ! »
Et le journaliste : "On prend note. Poisson froid. Ne rien laisser paraître. Laisser les autres enchérir. "

Reposant l'article, je l'imagine bien la tête du poisson froid, avec son battement de sourcil final.
Quand je suis en salle, potentiellement intéressé par une pièce, il est un instant où il faut prendre une décision, le numéro se rapprochant.

Un bref moment de fêlure schizophrénique, de doute où mon petit ange me dit "Vas-y, fais-toi plaisir" et mon petit démon l'interrompt en hurlant "Mais non ! Ne dépenses pas tes sous bêtement !".
A moins que ce soit le contraire, que ce soit l'ange qui me supplie d'être raisonnable, le démon personnifiant le collectionneur jamais rassasié.
A ce moment là, l'adrénaline monte, le coeur bat plus fort (comme le jour du premier achat). Je ressemble alors sûrement plus à un coq rougeaud qu'à un poisson froid.

Allez, soyons franc. Depuis novembre 2005 et cette histoire d'enchère involontaire qui m'a complètement traumatisé, ce n'est plus "poisson froid". Je ne peux plus lever la main, j'ai carrément la trouille. C'est carrément "poisson mort".
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Sage parole



"Ceux qui savent ne parlent pas,
ceux qui parlent ne savent pas.
Le sage enseigne par ses actes, non par ses paroles."

Lao Tseu

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mardi, juin 10, 2008

Papa - Lake Tahoe (Californie) - juin 1951


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dimanche, juin 08, 2008

Gastronomie Cantalienne


Soirée hier soir sur une péniche amarrée au pied de la Tour Eiffel en l'honneur des cantaliens de Paris (merci ma douce). Robert B. avait insisté sur notre présence, au milieu de 300 autres convives.
Je ne saurais dire pourquoi, mais pour moi, ce genre de soirée donne toujours lieu à des dialogues un peu surréalistes. Hier, j'étais assis à côté d'un jeune retraité.
Il entame la conversation :
- "Vous connaissez Barbara Streisand ?"
- "Oui, bien sûr", lui dis-je
- "Hé bien figurez-vous qu'elle est venue en Auvergne récemment. Elle a chanté a cappella des chansons, et elle a même chanté des textes auvergnats ! "
Un peu dubitatif, je le regarde. Je me souviens que Barbara Streisand ne se déplace pas facilement, et ses prestations sont hors de prix.
Puis il continue :
- "Quand même, ça doit pas être évident de chanter en auvergnat pour une chanteuse noire..."
- "Mais Barbara Streisand n'est pas noire !" lui retorquais-je
C'est alors que j'ai réalisé qu'il parlait en fait de Barbara Hendricks. Il le reconnut dans un large sourire.
Le reste de la soirée fût plutôt sympa, la moyenne d'age n'était pas vraiment jeune et ce n'est pas la présence du sympathique Pierre Bonte (76 ans aux prunes) qui allait la relever.
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jeudi, juin 05, 2008

Festival médieval d'Hennebont - juillet 2007


Une photo prise l'été dernier au festival médiéval d'Hennebont (Morbihan). Ca, c'est une "gueule", non ?


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Marc Chaubaron, onirique alréen



Quand je suis à Carnac, j'ai déjà dit ici combien j'aimais flâner autour des aquarelles de Converset. Mais quand mes promenades me conduisent non loin, sur le port de Saint-Goustan (Auray), alors c'est vers l'atelier de Marc Chaubaron que mes pas me guident instinctivement.
Depuis le quai Franklin, il faut gravir l'escalier un peu pentu de la rue Saint-René, et on ne peut pas le louper cet atelier-galerie où l'artiste travaille devant son public.
L'illustrateur pourrait être apparenté aux "naïfs", mais je ne suis pas certain qu'il soit si aisé de lui coller une étiquette.

Ses thèmes de prédilection sont nombreux : les chats, les chiens, le cirque, les 2CV, thèmes qu'il décline sur des cartes postales, posters, calendriers, mais on peut aussi acheter les originaux.

Signalons aussi qu'il a connu son heure de gloire dans les années 90 en illustrant la série des sucres Beghin-Say (voir photo ci-contre) qu'on trouvait dans tous les troquets de France.
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Jeune homme libre

S'il vous plait, faites-moi plaisir et prenez 4 minutes pour regarder cette vidéo sur le marché immobilier actuel :



Avec sa grande gueule, Henri-Sébastien Musset assène tranquillement quelques vérités à ses congénères. Il n'y a pas vraiment d'agressivité, mais surtout une très grande indépendance d'esprit.
Quand on est jeune, ce n'est pas si facile d'avoir ses propres idées, de s'éloigner des idées reçues les plus communément propagées par les "sages" : les parents, les médias, les "professionnels",...

Sur le fond, je suis assez d'accord avec lui, et surtout j'aime bien les vrais esprits libres. Ils sont rares.
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mercredi, juin 04, 2008

Une histoire de dingues


Nous sommes depuis quelques jours dans une histoire de dingues qui concerne Alexandre, mon fils de 10 ans qui est scolarisé en CM2.

Si je peux résumer :

- un "copain" mal attentionné lui a ouvert un compte MSN pour qu'il participe au salon MSN de la classe (une douzaine de participants)

- le problème est que mon fils n'accède ni à MSN ni à internet, car on ne le souhaite pas.

- ce "copain" a jugé bon d'ouvrir aussi un blog skyrock, au nom de mon fils, où il se présente comme un dragueur "pervers" (sic) .

- samedi dernier, plusieurs filles de la classe ont reçu sur MSN des bordées d'injures et d'insanités provenant du compte de (soi-disant) mon fils, en fait le copain qui s'amusait.
De toutes façons, samedi dernier, mon fils était avec moi toute la journée, à l'extérieur.

En 2 temps 3 mouvements, la mayonnaise est montée. Des parents se sont plaints à la Directrice de l'école (en profitant pour faire l'amalgame avec d'autres petits incidents où mon fils était là en tort), mais 2 mamans sont allées demander au Principal de leur futur collège que mon fils n'y soit pas accepté !
Ce qu'elles ont obtenues...avec l'accord de la Directrice de son école actuelle, qui est soucieuse de séparer tout ce petit monde. Cela nous oblige carrément à changer de collège l'année prochaine.

De mon côté, j'ai les pires difficultés pour montrer qu'il y a eu une usurpation d'identité. Le coupable ne veut pas se dénoncer. Les preuves s'obtiendraient par un tracage des adresses IP, mais la Police ne veut pas prendre de plainte pour de simples insultes (ne relève pas du pénal) donc on doit se contenter d'une main courante déposé avec les éléments que j'ai réuni sur l'usurpation d'identité.
J'ai quand même réussi à bloquer le compte MSN en changeant le mot de passe (la "question secrète" était facile à deviner). Quant au blog, je ne peux rien faire, mais je vais demander à Skyrock de le supprimer.

Vraiment une histoire de fous, qui concerne des gamins qui n'ont que 10/11 ans, et sur lequel la plupart des adultes ne captent pas tout (amalgame entre boite aux lettres, MSN, et blog).

Ah, l'avenir risque de ne pas être triste !

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mardi, juin 03, 2008



"Il est bon de dire du bien de soi-même...
Ca se répète et on finit par ne plus savoir d'où ça vient".

Marcel Achard

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jeudi, mai 29, 2008

Vos mémoires en 6 mots


Au départ était ce fameux défi lancé à Ernest Hemingway d'écrire une nouvelle en 6 mots seulement. Il avait écrit : "A vendre : chaussures bébé, jamais portées".
Alors, le Smithmag (un webzine US) a surfé sur l'idée que tout le monde a une histoire à raconter (son histoire), et que c'est amusant que d'essayer de la résumer en six mots.
Bien sûr, ce ne peut être que surprenant, elliptique, déroutant.
Touchant, parfois. J'aime bien par exemple "I still make coffee for two" (Zak Nelson) ou "Not quite what I was planning" (Summer Grimes).

Moins "défouloir" que PostSecret (dont j'avais parlé ici en 2005), le site a recueilli des milliers de contributions (en anglais) que les auteurs ont réussi à transformer en un livre-papier qui est devenu un best-seller outre-atlantique.
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samedi, mai 24, 2008

De la nécessité absolue d'une sauvegarde "intelligente"

Soyons clair, en informatique, la chose la plus importante ce sont les sauvegardes.
En d'autre terme, la sécurité de ses données.
Mais avec les flots de données nouvelles que nous avons à gérer (j'en parlais ici) depuis l'explosion des loisirs numériques, ce n'est pas chose facile.

Pourquoi n'est-ce pas facile ?
Parce que si j'achète un disque dur externe pour effectuer mes sauvegardes de manière "bête", je ne m'y retrouverai très vite avec les problèmes suivants :

- j'ai supprimé des fichiers sur mon ordi car ils ne m'intéressent plus. Malheureusement, je les retrouve encore sur ma sauvegarde (place inutilement perdue).

- j'aurai déplacé des fichiers dans un autre répertoire. Lorsque je sauvegarde le nouveau répertoire, je m'aperçois que j'ai donc ces fichiers en doublons sur mon disque externe.

- je passe un temps fou à tout resauvegarder, y compris des choses qui n'ont pas changé. Une sauvegarde "intelligente" devrait ne me sauvegarder que les nouveautés, donc juste synchroniser.

Aussi, j'ai cherché longtemps ce qui pouvait me convenir, et grâce à mon ami Prosper d'Avignon, j'ai trouvé SyncBack qui prend en charge tout cela très facilement. Je lui indique juste, une fois pour toutes, mes scénarios de sauvegardes et leur planification : avec zippages, avec transferts sur d'autres destinations (sur FTP, réseau, clé USB, DD,...). Il est toujours ponctuel, et ne perd rien, et a une version allégée gratuite.
SyncBack est devenu mon ami.
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Abbaye de Cîteaux - 9 mai 2008


Photo prise à Citeaux (lors de cette visite.)
Cette image donne envie de méditer quelques semaines, vous ne trouvez pas ?
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jeudi, mai 22, 2008

Je sais plein de choses sur vous !

Sign by Danasoft - Myspace Layouts and Signs



...et même :

Sign by Danasoft - Myspace Layouts and Signs


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samedi, mai 17, 2008

Le temps : lois & principes


Dans l'album-hommage qui vient de sortir pour les 40 ans de la Rubrique-a-brac de Gotlib, l'écrivain Tonino Benacquista (avec Nicolas Barral au dessin) nous pond 3 pages hilarantes sur "Le temps", comme aurait pu le traiter Gotlib à l'époque : avec un côté pédagogique mais qui part vite sur un mode déjanté.
Avec l'excellente idée de passer en revue les différents principes empiriques qui s'appliquent, notamment dans l'entreprise.

Allez, on récapitule :

- la loi de Parkinson (dont j'ai déjà parlé ici) : plus on a de temps pour faire une chose, plus on en prend sans quel le résultat soit forcément meilleur.

-la loi de Taylor : l'ordre dans lequel nous effectuons des tâches influe directement sur le temps qu'elles nous prennent.

- le principe de Peter : dans une hiérarchie, chaque employé tend à s'élever jusqu'à son niveau d'incompétence. Corollaire direct : un subalterne qui attend une promotion mettra moins de temps à accomplir une tâche qu'un cadre supérieur qui ne gravira plus d'échelons.

- la loi de Pareto : dans une journée, 80% du travail effectif sera abattu en seulement 20% du temps.

- la loi d'Illitch : Au-delà d'un certain seuil, l'activité professionnelle décroit, voire devient négative.

- la loi de Murphy, enfin, qui nous dit qu'une chose prend toujours plus de temps qu'on ne le prévoyait au départ.

Ces lois peuvent d'abord prêter à sourire, mais j'ai fait l'expérience qu'elle étaient très pertinentes.
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Art ou pas Art ?


Depuis les 2 dernières ventes Artcurial, on parle de plus en plus de la bande dessinée comme d'un art contemporain. D'autres maisons de vente comme Millon commencent à courir derrière le phénomène, avec plus ou moins de précipitation, et des estimations fantaisistes (je ne parle pas de la prochaine vente du génial Geluck où les prix paraissent plutôt corrects).

Encore ce jour, un article dans les Echos : "La Bande dessinée en pièce unique"
Avec toujours cette pointe de condescendance d'une journaliste qui n'y connaissait rien il y a encore 3 jours : "Une bonne raison pour les professionnels de penser que la bande dessinée est tout simplement de l'art qui mérite le même sort que la production contemporaine." ou " Le nouveau marché de la BD prend une ampleur inattendue et de nombreux professionnels cherchent désormais à répondre à la demande. L'avenir dira quels talents sont dignes de marquer l'histoire de la bande dessinée, si ce n'est celle de l'art en général."
Ah, toujours cette question : est-ce de l'Art ? Comme si ça n'était pas évident.

Ce qui est plus inquiétant à mon sens, c'est que certains grands noms sont poussés par leur entourage ou leur agent à produire des oeuvres de commande pour le marché. Ces oeuvres récentes sont souvent tape-à-l'oeil, markétées, sans vraie inspiration. Leur prix d'estimation s'aligne pourtant parfois (à tort) sur des pièces mythiques, faites non pas pour être vendues en tant qu'original mais faisant partie intégrante d'une histoire.

Pour moi qui constitue patiemment une collection depuis 1995, ça me fait sourire et en même temps, ça me conforte dans ma certitude que j'ai bien fait d'acheter de belles pièces pendant que les prix étaient encore raisonnables (je raconte ici mon premier achat).
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vendredi, mai 16, 2008


Aujourd'hui, une petite note amusante sous forme de petites annonces. Exceptionnellement, car vous imaginez bien que si je postais toutes les blagues que je reçois, on en finirait pas. ..

Rencontres
- Astronaute recherche femme lunatique.
- Artificier cherche femme canon.
- Sourd rencontrerait sourd pour trouver terrain d'entente.
- Jeune homme désintéressé épouserait jeune fille laide même fortunée.
- Abeille épouserait frelon. Lune de miel assurée.

Emploi
- Metteur en scène cherche nain pour rôle dans court métrage.
- On recherche deux hommes de paille (1 grand, 1 petit) pour tirage au sort.
- Cannibale mélomane cherche travail dans opéra-bouffe.
- Offre bonne place de gardien de vaches. Paiement par traites.
- Inventeur produit amaigrissant cherche grossiste.

Achat - Vente
- Cause fausse alerte, vends cercueil en ébène, jamais servi.
- Chien à vendre : mange n'importe quoi. Adore les enfants.
- A vendre robe de mariée portée une seule fois par erreur.

Services
- Analphabète ? Ecrivez-nous dès aujourd'hui pour obtenir une brochure gratuite sur nos formations accélérées.

Divers
- Homme sans histoires recherche éditeur pour devenir écrivain.
- Souffrant d'insomnies, échangerais matelas de plumes contre sommeil de plomb
- Échangerais voiture de sport endommagée contre chaise roulante en bon état.
- Perdu partie haute d'un dentier. Merfi de le reftituer à fon propriétaire auffitôt que poffible....
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mardi, mai 13, 2008

Notre "nounou" Marie et deux personnes de sa famille - Vieux-Moulin (Oise) 1968


Marie (à gauche) lors d'un été où nous avions loué
à Vieux-Moulin (Oise) en bordure de forêt de Compiègne.

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Visite à l'abbaye de Citeaux


Je ne sais pas vous, mais moi j'ai toujours rêvé de consacrer quelques semaines ou quelques mois hors du monde et des contraintes matérielles modernes.
Bien que peu attiré par la religion, j'ai toujours rêvé de passer un peu de temps dans un monastère. Je le ferai peut-être un jour.

En attendant, j'étais ce week-end vers Beaune avec quelques amis (dans un gîte à Santosse), et j'en ai profité pour aller visiter l'Abbaye de Citeaux, (je donne le lien vers le site, mais la notule wikipedia est exceptionnelle aussi) lieu-fondateur de l'Ordre des Cisterciens, un des seuls monastères en activité à accepter des visites.
La visite était intéressante, pour tout un tas de raisons historiques que vous trouverez sur le site. Ce qui m'a un peu frustré, bien sûr, c'est de ne pouvoir vraiment appréhender la vie des 35 moines qui vivent là. On visite les bâtiments historiques de l'abbaye, mais on ne rentre pas sur le lieu de vie des moines. Ce qui est logique finalement, ils seraient vite regardés comme des singes savants !

Pour étancher ma soif de mieux comprendre cette vie si singulière, je crois que je finirai donc par concrétiser mon projet d'acheter le DVD de Philip Gröning "Le grand silence", sans dialogues ni commentaires, reprenant 6 mois de vie chez les Chartreux.
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samedi, mai 03, 2008

Eurocat 2008 Carnac / La Trinité / Baie de Quiberon


Aujourd'hui, journée en croisière sur le Jules Verne (compagnie Izenah) pour suivre les catamarans de l'Eurocat 2008, en baie de Quiberon. Il s'agit du plus grand rassemblement de catamarans en France, avec des équipages venant parfois de loin (j'ai noté des australiens).

Bonne ambiance avec des commentaires avisés du Président du Yacht Club de Carnac Michel Gillet (il m'a fait penser à Georges Pernoud de l'émission Thalasa, très zen, un petit sourire accroché aux lèvres), et superbe buffet de fruits de mer à bord, qui avait été préparé par les membres de l'Office du Tourisme de Carnac.
Je regrette toujours un peu de ne pas m'y connaitre en navigation. J'ai quand même appris aujourd'hui comment différencier le babord du tribord. Il suffit de retenir le mot "batterie" (ba-tri) . après c'est facile : babord , c'est donc à gauche et tribord à droite. Si tout était aussi simple !

De l'extérieur, le monde de la voile est chaleureux, sans chichis, c'est un monde de passionnés qui aiment aller au bout de leurs limites (un peu comme en montagne). Certes il y a son jargon qu'il faut assimiler, mais il me semble bien que - globalement - c'est un monde "sain".
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lundi, avril 28, 2008

Petit inventaire musical

Cela fait longtemps que j'avais envie d'établir dans ce carnet mon petit panthéon personnel dans un domaine qui m'a sans doute donné les plus grandes joies de ma vie : la musique.
Peu musicien moi-même (un peu de guitare classique, puis gratouillages pratiqué en dilettante), j'en ai par contre beaucoup écouté.

Pourquoi ? Non par nombrilisme, ni par nostalgie, mais plutôt parce que j'ai parfois la faiblesse d'espérer faire le "passeur". Parce qu'il me semble qu'on découvre souvent de nouvelles choses par hasard, ou par associations fortuites. Parce qu'enfin l'oreille, ça s'éduque !
Tout comme pour l'Art, l'oeil s'éduque aussi.
C'est dans cet esprit en tous cas que j'élève mes 2 enfants, et nous écoutons à la maison beaucoup de choses de tous styles et époques.

Vers 1972, à 10 ans, je commence à m'intéresser à la variété française. J'achète "Hit Magazine" ou "Salut Les copains" au grand désespoir de mon père - amateur de classique - qui ne voit dans ces journaux que des fadaises. Il s'agit d'une presse d'ados, un peu le précurseur de la presse people.
L'été, dans notre maison d'Orvillers-Sorel (Oise), le hit-parade RTL présenté par André Torrent me passionne. Chaque soir, le suspense est insoutenable pour savoir qui de Sardou, C. Jérôme, Sheila, Stone & Charden, Joe Dassin ou Mike Brant va être premier. Je n'achète que quelques 45 tours (1 ou 2 par an) car mon argent de poche est très limité. J'ai un faible pour Claude François dont je vivrai la mort comme un drame.
Je persiste aujourd'hui à penser qu'il y a des répertoires qui demeurent remarquables et tout à fait écoutables en 2008 : le Claude précité (pas la période disco tardive, mais des chansons comme "Je viens dîner ce soir" ou "Chanson populaire"), Michel Delpech, Gérard Lenorman ou Alain Chamfort, et bien sûr Johnny (quoiqu'il ait plutôt donné son meilleur par la suite).

En 1977, j'achète mon premier 33 tours au Prisunic de la rue d'Auteuil : une compilation K-Tel d'Elvis Presley, bientôt suivie des 2 doubles-albums compilation des Beatles : le "red" puis le "blue".

Vers 1978/1980, des amis me font découvrir Supertramp (mon premier concert, en 1979, dans la grande halle de la Villette) avec "Crime of the Century" , Jethro Tull avec "Aqualung", Yes et ses longues compositions progressives et structurées, et surtout Genesis qui est un choc considérable.
Je vis donc la fin des années baba-cool (déjà un peu has-been), en complet décalage avec ce qui explose à Londres et ailleurs : le punk-rock.


A cette époque, les deux disques qui me marquent le plus sont "Horses" de Patti Smith (1975) et "Nursery Cryme" de Genesis (1971).





A partir de 1980, influencé par un ami qui est comme moi en math-sup, je découvre la new-wave qui a atteint sa maturité en surfant sur l'énergie un peu destructrice du punk : Joy Division irradié par le suicide de Ian Curtis (chronique très marquante de Michka Assayas dans Rock'n'Folk) qui se mue en un novateur New Order, The Stranglers, Siouxsie & the Banshees, The Cure (les 4 premiers seulement jusqu'à "Pornography"), les néo-punk de The Clash (souvenir d'un concert agité au Bataclan), Depeche Mode, Simple Minds, U2 (jusqu'à "War" uniquement) Echo and the Bunnymen, Bauhaus, Elvis Costello. En France, la vague n'est pas sans écume avec Edith Nylon (lycéens à Janson), Taxi Girl (parisiens aussi) ou Marquis de Sade (rennais).
J'en profite pour élargir ma culture sur les classiques des années 70 comme les Stones, Bowie, Lou Reed, Roxy Music, Pink Floyd, avec un soupçon de hard-rock (surtout AC/DC et Led Zeppelin). Le progressif ne m'intéresse plus guère sauf le plus brillant rejeton de Genesis : la carrière solo de Peter Gabriel.

Mais une autre ouverture se produit vers des labels indépendants anglais comme Rough Trade (grâce à une K7 dont on parle ici offerte par le journal Best) avec The Fall, Orange Juice, le label Cherry Red (qui vend pour 1£ seulement une superbe compil "Pillows & Prayers" que j'ai l'occasion de trouver à Londres) avec Tracey Thorn, Ben Watt, ou encore le label 4AD avec la new-wave éthérée de The Cocteau Twins ou les religio-medievalo Dead Can Dance.
J'écoute Bernard Lenoir sur France Inter, et comble de la branchitude, je me rends parfois au quartier latin dans la boutique "New Rose" pour y dénicher le dernier import du label mancunien Factory, attiré tant par la hype du dernier groupe de la semaine que par l'aspect intriguant des pochettes concoctées par le designer Peter Saville. La presse est importante , elle aussi, et de qualité bien que partiale avec "Rock'n'Folk" et "BEST". Collection que j'ai hélas bazardé lors d'un déménagement.


Dans ces années, les trois disques qui me marquent le plus sont "Closer" de Joy Division (1980), "Seventeen Seconds" de The Cure (1980), et "Treasure" de Cocteau Twins (1984).



Je ne peux que constater qu'aujourd'hui mes cinq disques préférés sont toujours les cinq disques que j'ai cité précédemment.
Aussi, il faut croire que ce qu'on dit parfois est vrai : les goûts se forgent assez précocement.

Bien sûr, j'ai aimé plein de nouveaux artistes plus tard : Björk que j'ai découverte très tôt avec ses Sugarcubes, Radiohead, Elliott Smith, ou chez les frenchies Jean-Louis Murat, Yves Simon ou Bashung. Plus récemment Grand Corps Malade : un vrai grand talent.
Tout comme d'autres horizons ont pu s'ouvrir occasionnellement : les musiques de film par exemple où Bernard Herrmann (Hitchcock), Philip Glass, ou Michael Nyman ont pu m'enchanter.

Mais bon, rien à faire... j'ai toujours plaisir à me repasser mes "vieilleries".
Il va sans dire que j'encourage ceux qui ont eu le courage de me lire à prêter une oreille à ces disques.
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samedi, avril 26, 2008

Démarrage d'un projet de "mémoire familiale"


"Un vieillard qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle"
dit le proverbe chinois.

Très souvent, ma mère ou mes beaux parents (attention, j'ai pas dit que ce sont des vieillards, hein !) me racontent l'histoire d'un objet, d'un meuble, d'une jolie porcelaine ou d'un vieux rouet. D'où ils viennent, par qui ils avaient été apportés, à quelle époque, etc...
Et moi, j'ai un problème : je ne retiens rien !
J'exagère, mais j'ai l'impression de ne pas retenir durablement, et en tous cas d'être incapable de restituer ce type d'informations dans 10 ou 20 ans.

Alors, j'ai pensé à plusieurs solutions :

- écrire tout ce qu'on me dit sur des fiches de bristol.
- comme cela concerne des objets, faire plutôt des photos des objets, et écrire leur histoire au verso.
- ou carrément, acheter un caméscope, qui me permettrait de filmer les gens commentant directement , avec l'avantage que c'est plus vivant, que ça permet l'anecdote, et en plus que c'est moins fatigant pour moi.
J'ai finalement opté hier pour l'achat d'un caméscope (un JVC Everio GZ-MG332 avec 30 Go de disque dur), bien que je m'étais toujours promis de consacrer plutôt mon énergie à faire de la photographie avec mon récent Lumix (la vidéo implique de se lancer dans le montage vidéo, coûteux en temps).

Voilà, j'ai commencé ce soir une dizaine de minutes de "Mémoire familale n° 1" avec ma mère autour de l'histoire de quelques meubles et objets anciens.
Reste à continuer tout cela, mais le gros problème reste le suivant : comment péréniser ce travail ?

Stocker aujourd'hui ces fichiers vidéos sur un ou même 2 ou 3 disques durs, c'est une chose.
Etre sûr que ce travail restera "pour les générations futures" en est une autre.
On touche là un problème beaucoup plus vaste, qui n'a pas fini de se poser depuis l'explosion des loisirs numériques (photos, vidéos), où tout un chacun "produit" des Gigaoctets de données en permanence.
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Penseur moderne


"Prend pas de grandes décisions la nuit,
tu sais jamais ce que ça vaut,
pourtant elle peut être parfois un moment d’extrême lucidité
et c’est souvent la nuit que tu crois détenir la vérité."

Grand Corps Malade
in "La Nuit" (2008)

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mercredi, avril 23, 2008

Avec Prosper d'Avignon - 1986


Rue de l'Armorique, Paris XVème


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Quelques acquisitions récentes












Quel rapport entre :

- une illustration à l'encre de chine de Topor pour "Le Monde"
- du Sylvain & Sylvette de 1958 (dessin de C. Dubois qui s'intercale entre Cuvillier et Pesch)
- du Guibert pour ce chef d'oeuvre qu'est "Le photographe"
- du Jean-Claude Poirier en histoires complètes (en 1980, ses dernières planches avant qu'il ne soit emporté par la maladie à 36 ans) ?
- un strip humoristique d'Hoviv
- un dessin couleurs de Franck Le Gall pour Théodore Poussin
- une planche de Masbou pour "De Capes et de crocs"

Aucun, à part d'être des coups de coeur récents.
Il faudrait qu'un de ces jours, je m'ouvre une galerie virtuelle sur Comicartfans, qui est le site américain de référence où on se promène dans les galeries des collections privées (beaucoup d'américains bien sûr, mais les amateurs de franco-belge y débarquent en force depuis quelques mois). Cela nécessiterait par contre que j'investisse du temps dans des photographies ou scannérisations de bonne qualité. Ce n'est hélas pas possible en ce moment, car la majorité de mes originaux ne sont plus chez moi par manque de place.

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mardi, avril 22, 2008

Stel ?


On me demande parfois pourquoi mon e-mail principal reprend le nom "stel92". A priori, c'est incompréhensible, s'agissant d'un nom sans rapport avec mon prénom ou nom.
Ce pseudo Stel que j'ai choisi est le nom du personnage masculin de la série "Le Monde d'Edena" de Moebius.

Série atypique s'il en est, c'est tout autant un bizarre délire de science-fiction quasi-philosophique qu'un brillant exercice de style.
J'en parle aussi au tout début de mon blog, en juin 2005 ici et ici, ainsi que dans un autre post où je relate une rencontre avec Moebius.
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jeudi, avril 03, 2008


"L'homme raisonnable s'adapte au monde,
l'homme déraisonnable s'obstine à essayer
d'adapter le monde à lui-même.
Tout progrès dépend donc de l'homme déraisonnable".



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mercredi, avril 02, 2008

Rencontre avec Jean-Luc Masbou

Rencontre ce lundi autour d'un café au Starbucks Odéon avec Jean-Luc Masbou et sa compagne Christine.
Cela faisait un certain temps (3 ou 4 ans) que j'avais l'envie d'acheter un original de la série "De Capes et de crocs" (scénario Ayroles), cette formidable saga à la fois divertissante et érudite. Après les avoir contacté par un ami, j'ai profité de leur passage à Paris (ils habitent Angoulême) pour satisfaire cette envie en achetant une jolie planche du tome 6.

Dans la conversation, nous en arrivons à parler originaux, galeries, "marché" etc... et j'ai le sentiment très net que Masbou - bien que très sollicité - ne veut vendre qu'en direct à des gens qu'il connait, dont il garde trace. Dans son discours, je perçois une grande méfiance vis-à-vis des "intermédiaires" (marchands, galeristes) qui sont perçus comme un maillon supplémentaire qui prend une commission sur "son" travail. Or, moi, je pense qu'il y a aussi un travail de fond du galeriste pour promouvoir l'oeuvre d'un artiste sur la durée.

Je leur montre le journal du jour, qui parle de la vente Artcurial de samedi avec le record battu sur la gouache d'Hergé, et ces Bilal dont la cote enfle encore. Je reste persuadé que si Bilal a la cote qu'il a aujourd'hui, c'est aussi grâce au travail depuis 20 ans de son galeriste.

Finalement, il y a 2 catégories d'artistes qui vendent leur travail :

1) ceux qui veulent se débrouiller tout seul, par méfiance et aussi par réelle envie de rencontrer leur public.
2) ceux qui commencent dans la première catégorie, mais qui finissent par considérer que cela leur prend trop de temps, ou que le "négoce" n'est pas leur truc (ça peut parfois être gênant de négocier, et l'argent est tabou en France). Ceux-là finissent par vendre un lot à un marchand.

Jean-Luc Masbou est visiblement resté dans la première catégorie, mais pour une raison toute simple : il adore rencontrer ceux qui le lisent.

C'est aussi pour cela qu'il est peut-être un des 2 ou 3 auteurs français les plus recherchés en dédicace (c'est parfois l'hystérie collective) : il prend son temps pour peaufiner de superbes dessins couleurs très bien finis, prenant cette dédicace comme prétexte à discuter avec ses fans, et non comme un exercice imposé d'abattage.

Pour celles ou ceux qui ne connaitraient pas "De Capes et de crocs", je recommande vraiment cette série extraordinaire (i.e. pas ordinaire du tout) pleine de clins d'oeil subtils, private jokes, riches idées. Une série qui restera sans nul doute dans les futurs "grands classiques".

Ci-dessous, une photo d'Ayroles et Masbou que j'avais prise fin octobre 2007 lors de mon passage au festival de Saint-Malo.


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dimanche, mars 30, 2008

Bdgestistes acharnés


Ce soir, mon millième message sur le forum Bdgest.
Mille messages, ça peut paraitre impressionnant, mais il y a des gens qui ont 15.000 messages à leur actif ! Font-il vraiment autre chose dans la vie ? on peut se poser la question ;-)
J'aime bien cette communauté qui est , il faut bien le dire, à large majorité masculine.
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Ma mère en voyage en Italie - 1969


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