samedi, mars 13, 2010

Fraîcheur kiwi


Superbe lettre, comme souvent dans le courrier des lecteurs de Télérama :

"Dans les WC, en regardant la bouteille de savon liquide, je me dis que tout est un peu comme cette étiquette, avec ces beaux kiwis qui ruissellent de fraîcheur. Associer ce savon artificiel et chimique à de vrais kiwis, comme s'il en contenait. Un simple mensonge, un coup génial du premier qui s'est dit : pourquoi ne pas le faire ? Pourquoi ne pas jouer avec les sens, les consciences des gens : les esprits sont satisfaits, et nous faisons plus d'argent.

Le kiwi est aux bouteilles de savon pour les mains ce que le pouvoir est au peuple dans les démocraties modernes. C'est maintenant un fait, c'est maintenant une réalité, le savon sans kiwi s'appelle fraîcheur kiwi, et une dictature de l'élite financière s'appelle démocratie occidentale".

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mercredi, mars 10, 2010

Facebook : de jolies découvertes (part 6)


Oh, il en a connu du monde, Numa !
Dans une longue notice autobiographique (qui n'est hélas accessible que sur Facebook), Numa Sadoul raconte avec tendresse - et parfois une pointe de perfidie - les circonstances de ses rencontres avec Prévert, Ionesco, Boulez, Brassens, Nina Hagen, Bashung, Pennac, Chéreau, Reggiani, et tant d'autres...

Quant à moi, en bon amateur du 9ème Art, je ne connaissais Numa Sadoul que pour ses livres d'entretien avec les grands auteurs de la bande dessinée (Hergé, Franquin, Gotlib, Tardi, Moebius, Uderzo,...). Ces livres - dont certains n'ont pas été réédités depuis longtemps - sont devenus de véritables références.


Je vous avouerais que je m'étais connecté à lui par pure curiosité.
J'ai d'abord découvert plusieurs autres facettes du personnage : infatigable, mettant en scène des opéras pour de prestigieux théatres français, mais aussi animant des ateliers théâtraux pour des jeunes dans sa région du sud de la France (voir sa notice wikipedia) , voilà encore quelqu'un dont je n'arrive pas à comprendre comment il parvient à passer pas mal de temps sur Facebook.

Très vite, j'ai eu le plaisir d'échanger avec lui, subrepticement, par des commentaires réciproques sur les contenus que nous partagions. Petit à petit, car on ne peut cacher longtemps sa personnalité, j'ai perçu Numa comme ce qu'il est : un être ouvert, drôle, très fin. N'hésitant pas non plus à m'envoyer un petit mot gentil (et personnel) pour mon anniversaire, alors que nous ne nous sommes jamais rencontré.
Numa Sadoul est à la fois un homme d'une grande culture, et un vrai humaniste au sens où on l'entendait à la Renaissance.
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lundi, mars 08, 2010

Une nouvelle fonction


J'ai rajouté sur ce blog une petite fonction implémentée par Addtoany (merci à Tanxxx pour l'idée) qui permet de proposer en fin de chaque article un partage sur les principaux réseaux sociaux, ou bien de signaler l'article en question à des amis, ou encore de le mettre en favoris.

Faites-en bon usage ;-)
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mercredi, février 24, 2010

LOUNG TA, un havre de paix


Trois ans que je viens à La Toussuire (Savoie) et trois ans que je passe devant cette mystérieuse petite échoppe qui m'intrigue ... en plein centre de la station, enchassé entre des bars, magasins de ski et autres traiteurs, LOUNG TA paraît en parfait décalage.

Déjà le slogan : «Le magasin qui vous emmène en Himalaya» alors que nous sommes déjà en plein coeur de la Savoie. Ensuite cette vitrine, qui reprend un bric-a-brac composé de vêtements ethniques, ainsi que des bijoux et produits d'artisanat tibétains ou népalais et diverses autres choses qui pourraient paraître a priori incongrues dans une station de sports d'hiver.

Et puis cette mystérieuse invite « Salon de thé au sous-sol – Grand choix de thés ».
J'ai longtemps imaginé comment pouvait se présenter ce salon de thé, avant de me décider à franchir le pas ce matin.
Je n'ai pas été déçu : on descend un petit escalier de bois en colimaçon, et on arrive dans un espace totalement dépaysant, avec des petites tables, des décoration tibétaines partout, et un petit coin dans la pièce que j'ai perçu comme un lieu de prière ou de méditation, il y a également un coin bibliothèque avec pas mal de choses sur le Tibet et l'Himalaya. Une discrète odeur d'encens, et une douce musique de "là-bas" sans nul doute. M'installant à une des tables, j'ai choisi mon thé parfumé dans la carte des thés tibétains qui en comprend une bonne vingtaine. La patronne vous le sert dans une théière spéciale (la théière et la tasse s'encastrent ensemble, formant un tout), avec les explications de rigueur. Engageant la conversation, je lui parle de Cosey, car je trouvais que l'intégrale de la série Jonathan récemment parue s'intégrerait parfaitement dans la petite bibliothèque tibétaine. Je crois qu'elle y pensait déjà, et du coup, va se décider.

J'ai toujours aimé trouver ce genre de lieu, dont on a la conviction dès le premier instant que la légitimité s'inscrit non pas dans une tradition locale (il pourrait d'ailleurs de situer en plein Paris ou n'importe où en France), mais comme l'aboutissement d'une passion personnelle. C'est un beau choix, courageux, sans doute pas très rentable.
Somme toute, c'est rare.
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mardi, février 23, 2010

Reiser, encore et toujours


Ca faisait bien 20 ans que je n'avais pas acheté "L'Echo des Savanes" !
De passage à la superette de La Toussuire où je passe une semaine de repos, c'est l'accroche "Ecologie d'hier et d'aujourd'hui : Daniel Cohn-Bendit rend hommage à Reiser" qui me pousse à racheter cette revue que j'ai beaucoup lu dans les années 80.

Avec un choix pertinent de planches sur l'écologie, Cohn-Bendit arrive à montrer - mais c'est assez évident - combien la plupart des situations imaginées par Reiser sont encore très actuelles. Comme le dit Dany, "C'est beaucoup plus subtil que ça en a l'air. Cette griffe continue de plaire. Si tu publies ces dessins sans mettre les dates, les jeunes de 20 ans vont continuer de trouver ça drôle. Reiser, c'est intemporel".
Cela me rappelle aussi un long article érudit (je crois que c'était dans le défunt magazine "Bang" il y a 5 ou 6 ans) où l'on montrait combien la vision de Reiser sur la Palestine était assez en avance sur son temps.
Rappelons à nos jeunes lecteurs que Reiser est mort en 1983.
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vendredi, février 12, 2010

André Juillard à Versailles


Je l'attendais, elle est arrivée ! La très belle exposition André Juillard à l'Hôtel de Ville de Versailles. Une courte rétrospective pourrait-on dire, qui reprend de très belles pièces des 25 dernières années , des "7 Vies de l'Epervier" à "Blake et Mortimer" en passant par "Le cahier bleu", "Lena" et "Plume aux vents".
J'ai mis quelques photos ici, désolé certaines sont un peu ratées.

Merci à BeDeo, qui offre 3 intéressantes interviews vidéos d'André sur l'aventure Blake et Mortimer, les secrets de fabrication d'une planche dans la méthode traditionnelle (n/b + bleus de coloriage), ainsi que les futurs projets. Dépéchez-vous, cela ne dure que jusqu'au 19 février !
Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, voici la lettre gratuite administrée par Franck Faugère : Juillard Echo (vieux souvenir) qui reparait après quasiment 4 ans d'interruption.
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lundi, février 08, 2010

Quand prévention routière rime avec poésie



Une publicité très efficace pour le port de la ceinture, sans montrer ni route, ni voiture, ni accident...
Ces dernières années, en France, les campagnes de communication de la Sécurité routière ont pour la plupart joué la carte du choquant, n'hésitant pas à confronter le spectateur aux images violentes d'accidents ou à mettre en scène la douleur des proches de victimes de la route, comme dans les spots "chaque jour 12 personnes sont tuées".

Avec plus de 500.000 visionnages en quelques jours sur Internet, la Sécurité routière du comté anglais du Sussex vient de prouver qu'il existe des moyens plus doux, et peut-être plus efficaces de faire passer le message de la prévention

Tout en poésie, leur spot publicitaire incitant au port de la ceinture est intitulé "Étreins la vie" ("Embrace life"). Sans route, sans voiture, ni ceinture de sécurité, la vidéo met effectivement en scène une étreinte.

La métaphore est jolie, et très parlante.
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vendredi, février 05, 2010

Taoïste un jour, taoïste toujours

En juin 2008, j'avais déjà cité du Lao-Tseu, mais lors de ma récente visite au Musée Hergé, en me promenant dans l'exposition temporaire Tchang, il y avait pas mal de citations en exergue sur de grands panneaux muraux blancs, dont trois très belles phrases de Lao-Tseu qui m'ont beaucoup plu, et que je me suis empressé de griffonner sur un bout de papier.

Si je prend la peine de les écrire, ce n'est pas que j'ai peur d'en oublier le sens général (qu'il est aisé de comprendre), c'est que ce genre de forte phrase ne souffre pas l'approximation. Telle une mécanique de précision, chaque mot a sa place précise et tout changement maladroit enlève sa force à la sentence.

Voici les 3 phrases de Lao-Tseu que j'ai noté :

"Mieux vaut allumer une bougie que maudire les ténèbres".

" Un voyage de mille lieux commence toujours par un premier pas".

" Les choses ne changent pas, change ta façon de les voir, cela suffit".

Personnellement, ce sont des notions simples que j'ai trop tendance à oublier dans la vie quotidienne. Me les rappeller de temps en temps m'aide à avancer de manière positive.
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dimanche, janvier 31, 2010

Visite au Musée Hergé


Brève escapade à Bruxelles ce vendredi, histoire de saluer des amis bruxellois et surtout de voir enfin le Musée Hergé, récemment établi à Louvain-la-Neuve. J'ai regretté que l'endroit soit vraiment excentré dans une sorte de ville-nouvelle tristounette à une bonne trentaine de km de la capitale. Cette localisation m'a d'ailleurs incité à venir en voiture ... disons que j'aurais pu me débrouiller en train (Paris-Bruxelles 1h22 en Thalys), mais la balance a finalement penché du côté "voiture" à cause de la galère dont un ami m'avais parlé pour aller à LLN.

Malgré quelques imperfections, j'ai beaucoup aimé le Musée, ainsi que l'exposition temporaire consacrée à Tchang dont j'avais entendu parler sur Actuabd et que je voulais voir avant sa fermeture mi-février. Pour un collectionneur d'originaux comme moi, c'est à la fois une forme de souffrance que de contempler tous ces graals potentiels (et qui resteront du domaine du rêve), mais aussi une incroyable satisfaction d'être au coeur du travail de création de l'artiste. Un travail parfois ingrat fait de remontages, repentirs et autres rustines que tous les amateurs de planches originales connaissent bien.


Il faut savoir qu'en raison de la fragilité des oeuvres sur papier, l'ensemble des oeuvres change tous les 4 mois, et tourne sur un an. On ne voit donc en permanence qu'un tiers du fond. Aussi, si je vais revoir dans quelques années, je pourrais peut-être voir de toutes autres pièces ...

J'ai croisé peu de visiteurs dans le musée, mais j'ai remarqué plusieurs amateurs parlant anglais. Il se dit que les films signés Spielberg/Jackson (sortie prévue fin 2011) risquent de donner une importante notoriété au personnage de Tintin dans le monde anglo-saxon, ce qui n'a pas vraiment été le cas jusqu'à présent.
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mardi, janvier 26, 2010

Le courage d'un changement de cap


Oui, comme je le disais ici, les réseaux sociaux sont utiles !

Stupeur l'autre matin lorsque je me connecte à mon compte Linkedin : un ami qui était consultant avant-ventes chez un gros acteur du logiciel informatique a changé brusquement son statut pour s'afficher "Libraire spécialisé bande dessinée". Que s'est-il passé ?

Après avoir repris contact, nous avons déjeuné ensemble aujourd'hui pour parler de son projet.
D'abord, il a eu une occasion de partir d'un grand groupe lors d'une "charrette" à des conditions qui ne se refusent pas, surtout quand on a envie de vivre plus pleinement sa passion.
Ensuite, dans le fil de la conversation, nous parlons de sa recherche fructueuse d'un pas-de-porte commercial sur Paris (trouvé aux Batignolles), du budget "travaux" (lourd), ou encore de la nécessité d'embaucher quelqu'un pour être deux dans le magasin ("sinon comment je fais pour aller faire pipi ?").

De la création d'une structure juridique à l'accueil du premier client, un tel projet représente des centaines de micro-tâches toutes interdépendantes (l'une ne peut commencer que quand l'autre est finie , etc...) qui nécessiteraient dans l'idéal d'être gérées comme un projet : diagramme des tâches, positionnement de jalons, recalcul de l'ensemble en cas de dérive.

L'ouverture est prévue en septembre 2010. J'en reparlerai sûrement à cette époque, car quelque chose me dit que les livres de Dupuy-Berberian ou Cosey seront particulièrement mis à l'honneur, en accord avec les goûts du patron.
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samedi, janvier 23, 2010

Immo : vous avez dit "marché sain" ?


A deux pas de chez moi, un immeuble neuf qui est terminé depuis 4 à 5 mois, une agence immobilière s'est installée au rez-de-chaussée, et propose en vitrine des annonces.

Ici, une annonce concernant un appartement situé justement dans cet immeuble : un 2 pièces de 43 m2 à louer pour 1250 euros par mois. Bien sûr, l'annonce n'a pas bougé depuis 4 mois, cette offre n'ayant pas trouvé preneur.

Voici typiquement le genre de choses que je déteste : ils cherchent un pigeon, il n'y a pas d'autre mot ! Et après, certains professionnels vous soutiendront qu'il n'y a pas de spéculation immobilière en France ...
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mercredi, janvier 20, 2010

Un expert ...


"Un expert est une personne qui a commis
toutes les erreurs possibles
dans un domaine très restreint"

Niels Bohr, physicien Danois (1885-1962)

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jeudi, janvier 14, 2010

Koechlin ou la genèse d'un vieux souvenir


Lorsque j'ai reçu cette belle invitation pour la prochaine exposition de l'illustrateur Lionel Koechlin, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à un vieux souvenir qui remonte à mars 1980.

A cette époque, je ne connais pas Koechlin, je viens de fêter mes 18 ans et suis en classes préparatoires (math'sup). Fanatique du groupe Genesis, j'attend impatiemment leur nouvel album "Duke". Quand je l'achète le jour de sa sortie, en vinyl bien sûr, je suis surpris par cette pochette étrange, dont je trouve qu'elle ressemble un peu à du Folon. Je lis en petit derrière la pochette qu'il s'agit d'un dessin d'un certain Koechlin.

Mais là n'est pas le plus important, et j'ai un gros problème : je n'ai quelques heures pour l'écouter car ce sont les vacances de Pâques qui démarrent et pour gagner de l'argent de poche, je pars accompagner des enfants comme moniteur de colonie de vacances (et de ski). Alors, j'écoute l'album en boucle, 10 fois, 15 fois, et à regret, je m'en vais retrouver, avec une certaine anxiété, le groupe d'enfants dans un car stationné devant le Château de Versailles (j'apprendrai plus tard qu'il s'agit du Comité d'Entreprise de l'Aérospatiale aux Mureaux).
Du coup, pendant ces vacances, je réécoute le disque dans ma tête, imprégné de mes passages à haute dose, impatient de le retrouver à maison avec son étrange pochette.

L'année dernière, j'ai pris contact avec Lionel Koechlin (j'ai repensé à lui en voyant son nom sur le site LeCrayon), et lui ai demandé si par hasard il avait toujours cet original fait pour l'album de Genesis. Il m'a indiqué que l'original lui avait été volé chez l'imprimeur...
Un "incident" hélas bien courant dans ce milieu, où des indélicats s'arrangent pour ne pas renvoyer leurs originaux aux auteurs. Et bien sûr, on revoit parfois - discrètement - des choses sur le marché quelques années après.
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mardi, janvier 12, 2010

Remastérisés mais pas donnés

EDIT du 12/01/10 : ce que j'ai acheté s'avère être une contrefaçon du coffret fournie par un professionnel indélicat qui aurait acheté un lot de plusieurs coffrets "retour de cadeaux de Noël". Ce qui m'a mis la puce à l'oreille : finition médiocre des pochettes, le white album n'est pas embossé avec le logo "The Beatles" en relief et de plus sur un des CD il est écrit "The Beatkes". Je renvoie le tout en faisant jouer la garantie. Incroyable ! C'est la première fois qu'une telle mésaventure m'arrive. Comme quoi les "bonnes affaires" n'en sont pas toujours.

Quand l'intégrale remasterisée des Beatles est sortie le 09/09/09, à grands renforts de flon-flons médiatiques, j'avoue avoir longuement hésité : j'y vais ? j'y vais pas ? D'un côté, nous étions justement à la maison dans une période "Beatles" (je passe surtout "Revolver", "Sergeant Pepper's" et plus récemment "Abbey Road" et le double blanc). Comme mes enfants raffolent des anecdotes sur les Fab Four, je me suis abonné aux flux RSS de Yellow-Sub.

Alors, pour le coffret, j'hésitais mais j'avoue avoir été douché par le prix : 215 euros, ça revient à plus de 15 euro le disque, c'est cher à notre époque. Non pas que je ne puisse pas me l'offrir, mais je sens bien que c'est "le prix fort", avec les grosses ficelles marketing. Franchement, à combien sort un disque en sortie d'usine ? Moins d'un euro !

Alors, j'ai attendu quelques mois en positionnant une alerte sur Priceminister à 120 euros maximum. Bien m'en a pris, car le 2 janvier je vois apparaitre une personne qui vend le coffret neuf sous blister à 99 euros. Là, ça n'a pas trainé et je l'ai pris de suite.

J'ai comme ça une quinzaine d'alertes qui trainent sur Priceminister, elles concernent majoritairement des bouquins qui m'intéressent, mais que je trouve trop cher. Je suis patient, je les aurai un jour.

Et maintenant ... musique ! Avec mes nouvelles enceintes Focal, je vais me régaler.
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vendredi, janvier 08, 2010

Vivement février !


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jeudi, janvier 07, 2010

Facebook : de jolies découvertes (part 5)


Bon, Graziella de Michèle, c'est encore un cas.
On peut très bien ne pas la voir pendant 3 jours, et puis elle va mitrailler une vingtaine de messages en 2 heures, poster 15 vidéos de Johnny Cash, en l'appeler à l'amitié de son vieux copain Maneval ("Souviens-toi du futur" lui dit-il).
En revanche, c'est pas trop son style de s'épancher sur son passé de chanteuse emblématique des 80's (dont le clip du "Pull-Over Blanc" était filmé par Cyril Collard, celui des Nuits Fauves).

A dire vrai, je ne sais plus trop pourquoi je me suis retrouvé connectée à elle. Son nom me disait vaguement quelque chose alors j'ai envoyé une demande de contact. J'ai en fait trouvé quelqu'un en total décalage avec l'image que je m'en faisais : je m'imaginais une chanteuse de variété assez fade, en fait, c'est une fan pure et dure de rock/rockabilly, dont on sent que - bonne noctambule - elle a longtemps fréquenté tout une certaine scène française.

Même si en filigrane, on devine que quand le téléphone s'arrête de sonner, tout devient moins facile : galère, Pôle Emploi, reconversion, moral qui fluctue ... mais toujours une sorte de force de vie, une joie à jouer avec les mots, une fidélité en amitié et surtout un sincère amour de la musique. Certains pourraient résumer ça par : l'esprit rock.
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mardi, décembre 29, 2009

Suivi de quelques articles anciens de ce blog


- J'avais parlé (ici) du site de Ferry Hallim, et voilà que Libé lui consacre un bel article. Je vous conseille vraiment ce site de jeux si vous avez des enfants entre 3 et 8 ans, et que vous cherchez un environnement safe et et cocoonant.

- Le Docteur Vincent (médecin auteur d'un blog passionnant ) dont j'ai parlé ici puis ici était donc ... une femme ! A l'occasion de la parution de son premier livre ("Journal d'un médecin généraliste" par Stéphanie Becquet aux Editions du Cherche-Midi) , elle en profite pour lever son anonymat, fermer son ancien blog et en réouvrir un autre.

- J'avais parlé de ce site perso remarquable consacré au Titanic, mais il faut reconnaitre que la puissance du collaboratif fait son oeuvre avec Wikipedia, et quand on voit un article de cette qualité (Naufrage du Titanic), je pense qu'un internaute même connaisseur ne peut pas lutter.

Pour continuer sur Wikipedia, il est d'ailleurs amusant de voir que, dans le domaine de la bande dessinée, il y a une énorme disparité entre séries, selon que des passionnés se sont attelés à la tâche. Par exemple, une série majeure comme Blueberry fait l'objet d'un article assez fade, sans aucune étude des personnages, alors que Valérian et Laureline (la série SF de Christin et Mezières) fait l'objet d'un très long, érudit et passionnant article. J'imagine que ces disparités s'atténueront avec le temps. Après tout, un projet comme Wikipedia est encore relativement récent.

- J'avais tort dans cet article de septembre 2008 de penser que "Siné Hebdo" ne dépasserait pas 5 numéros. Nous arrivons en 2010 et la revue existe toujours.

- La bulle immobilière française (grâce aux tags récemment ajoutés, on peut voir ici l'ensemble de mes articles sur ce sujet) reste encore et toujours présente ! J'avoue ne plus savoir quel événement d'ordre national ou international pourra oeuvrer à son dégonflement. Un cataclysme ?

- Il m'arrive toujours, de temps à autre, de regarder la narcisse orientale découverte il y a 3 ans.


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dimanche, décembre 27, 2009

Le design épuré de Peter Saville



Récente découverte que ce superbe petit court-métrage "The temptation of Victoria" monté autour du "Temptation" de New Order.

J'y vois esthétiquement un double hommage à la nouvelle vague française (Godard, Truffaut & Co), et aussi à Peter Saville - designer hors pair - qui signe à cette époque toutes les énigmatiques pochettes du label mancunien Factory.
En fouillant un peu sur le net, j'ai fait des découvertes comme ces 7 pages qui recensent toutes les pochettes de disques designées par Saville : il y a aussi la merveilleuse pochette pour Martha & The Muffins (voir photo de gauche) qui avait vraiment marqué mon imaginaire en 1980, avec la carte de la baie de Toronto.

Il y a quelques années, je m'étais payé (sur Amazon US), le beau livre "Designed by Peter Saville" qui m'a fait découvrir d'autres facettes de son talent, dans la mode, l'art, ou la publicité.
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vendredi, décembre 25, 2009

Joyeux Noël avec ... Florence Magnin


Ce jour de Noël est bien choisi pour montrer une acquisition toute récente : une illustration de Noël par Florence Magnin, extraite des "Contes aux Quatre Vents", le très beau livre qu'elle vient de faire paraître aux Editions Daniel Maghen.

J'ai toujours été emballé par les illustrations fantasy de Florence pour les Princes d'Ambre (les romans de Roger Zelazny) et aussi les différents travaux pour des jeux (dont un tarot magnifique).
Par contre, je la trouve moins convaincante - graphiquement parlant - sur ses séries BD (L'autre Monde, Mary la Noire, L'Héritage d'Emilie), à cause du découpage des planches qui ne lui permettent pas, selon moi, de s'exprimer clairement. Ses décors toujours très détaillés ont besoin de place, et ce n'est pas facile d'être réduit à tout faire rentrer dans des "cases de BD" même si elle tente parfois de s'affranchir de cette contrainte, avec plus ou moins de succès.

Pour ceux qui ne connaitraient pas cette formidable illustratrice, le livre que je viens de citer est une très bonne introduction, avant de plonger ensuite (si affinités) dans l'Univers d'Ambre.
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vendredi, décembre 18, 2009

Cézard, enfin !


Bon, ça fait bien 10 ans que je cherchais une jolie planche originale de Cézard (auteur dont j'ai déjà parlé en 2006 à l'occasion d'une expo), et en particulier pour sa série phare "Arthur le fantôme". Ceux qui ont lu Vaillant ou Pif connaissent forcément.

Il faut dire que je suis difficile , je voulais :

- une bonne période (pas trop tardif) et un beau format
- la présence de châteaux, grilles ou machicoulis que Cézard dessine magnifiquement. Une ambiance médiévale, quoi.
- au moins une belle case où la silhouette blanche d'Arthur se détache sur un fond noir
- si possible, la présence du Père Passe-Passe (le magicien, dont certains amateurs sont férus)

Décédé en 1977, ce travailleur infatigable (qui s'est d'ailleurs tué au boulot) a certes laissé des milliers de planches. Mais sa veuve Jacqueline vend peu de choses, j'ai vu des choses qui venaient de chez elle à la Galerie du 9ème Art, ou chez Fantasmak . J'ai dû voir une bonne centaine de planches mais rien qui me fasse vraiment tilter.

Quand j'ai vu apparaitre cette planche sur eBay, j'ai tout de suite flashé : c'est celle-là qu'il me faut , et pas une autre ! Alors, j'ai remporté l'enchère, quitte à la surpayer un peu par rapport aux prix usuels du marché. Avec son calque couleurs (que je n'ai pas montré sur la photo), elle est de format immense 40x50, et d'une toute bonne période (Vaillant 1967).

On dit souvent que Jean Cézard mériterait d'avoir fait une carrière "à la Uderzo" - en terme de reconnaissance et de notoriété - s'il avait trouvé un bon scénariste. Son encrage est vraiment remarquable, à la fois puissant et tout en finesse, fourmillant de nombreux détails.
Le travail de Jean Cézard est une influence aujourd'hui revendiquée par de nombreux dessinateurs réalistes.
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mardi, décembre 15, 2009

Un article spécial ... dont je suis fier


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Immo : une pénurie de logements ?


Un des arguments fréquemment utilisés par les professionnels de l'immobilier pour justifier les prix très élevés de l'immobilier en France est qu'il y aurait une grosse pénurie de logements dans notre pays.
Régulièrement, on nous dit qu'il manquerait 200.000 voire 500.000 logements (?) ce qui expliquerait la hausse vertigineuse des prix.

Or, en jetant un oeil au site de l'IEIF, je tombe sur les statistiques comparant les différents pays européens, et je vois que la France est n° 2 européen du nombre de logements par habitants.
Il n'y a donc aucune pénurie de logements en France !

Je dirais plutôt que la France, de tradition jacobine, reste beaucoup trop centralisée à Paris. Tout le monde continue de s'agglutiner en région parisienne. Les lois de décentralisation de 1982 ont été un bon début, mais aujourd'hui, cette idée de décentraliser administrations et centres de décisions est moins dans l'air du temps. Quel dommage ! Parfois, j'en viens à envier l'Allemagne et ses puissants Länders !
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De la substance pour progresser


S'il y a un danger qui guette tant la bande dessinée que la littérature classique, c'est bien la surproduction. Entre l'année 2000 et l'année 2008, la production annuelle de BD est passée de 1500 albums annuels à 4700 albums annuels ! (source). C'est monstrueux !
Ceci dit, tous les projets ne sont pas pour autant acceptés. Il faut d'abord passer sous les fourches caudines des fameux "comités de lecture".
Comment font donc les responsables de maisons d'édition pour juger équitablement des projets de jeunes auteurs ?
A Futuropolis, Sébastien Gnaedig est une "pointure", un éditeur fort respecté. Sur le blog de Futuro, le voici qui n'hésite à dévoiler ses petits secrets, et comme exemple, analyse tant sur le fond que sur la forme le projet d'Emmanuelle B "L'île au bord du monde".
En quoi la narration n'est pas correcte, en quoi la couleur prend - à tort - l'ascendant sur la lisibilité graphique, tout y passe...

Il est bien rare de trouver sur le web une analyse constructive et argumentée montrant le pourquoi d'un refus. Cet article est non seulement passionnant pour l'amateur, mais très instructif pour le/la jeune dessinateur/trice qui mature son projet en attendant de se lancer.
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vendredi, décembre 11, 2009

Liz Frazer



Quelle belle surprise de retrouve Liz Frazer (ex-chanteuse de The Cocteau Twins) sussurer ses incompréhensibles locutions en faisant jouer son mince filet de voix sur les octaves inférieurs de la gamme. J'ai appris ici que ce titre est sorti en hommage au clavier Jake Drake-Brockman, (ex-clavier d'Echo & The Bunnymen), avec qui elle avait enregistré ce titre et qui est décédé cette année d'un accident de la circulation.

Et déjà, après 4 écoutes, la mélodie a envahi mon esprit et refuse d'en sortir.
Merci à Stéphane O., ami virtuel facebookien de m'avoir signalé cette pépite.
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jeudi, décembre 10, 2009

Astérix : le scandale "Grande Collection"


Alors que je reviens de la superbe exposition Astérix aux Thermes de Cluny (Paris Vème), je dois vous avouer que je n'ai même pas acheté le catalogue, car les 30 magnifiques planches originales qu'a prêté Albert Uderzo sont reproduites sur les toutes dernières pages au format ... timbre-poste. Quel dommage !
On dit l'homme - malgré son génie de dessinateur - mal entouré, et je crois que ce n'est pas faux. J'en veux pour preuve la manière scandaleuse dont est gérée "La Grande Collection".


Revenons un instant sur l'idée : reprendre tous les albums avec trait, couleurs et lettrages restaurés (certaines couleurs des premiers albums étaient vraiment moches, et le trait peu net) et dans un format XXL (quasiment 34x26cm) qui laisse éclater le talent d'Uderzo. De plus, l'ensemble des dos de couvertures doit former une superbe frise reprenant le village gaulois. Bien entendu, le prix est nettement plus élevé que l'édition normale.

Or, cette édition pour collectionneurs ne se vend pas aussi bien que prévu, et les Editions Albert René ont décidé de mettre la pédale douce sur les parutions, qui étaient en sommeil depuis 2 ans.

Au rythme de 2 albums seulement par an (c'est l'information que j'ai eu), il va falloir patienter 8 ans avant de pouvoir reconstituer la fameuse frise dans sa bibliothèque.
Je trouve que c'est un manque de respect total pour ceux qui ont démarré cette collection, bien loin du planning initialement prévu.
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mercredi, décembre 09, 2009

L'effet Bonaldi


Amusant article aujourd'hui sur Eco89 sur l'étrange tendance des démonstrations à planter lamentablement le jour J.
Ca s'est passé ce matin pour le patron de Twitter, ça s'était passé en 1998 pour Bill Gates (la vidéo est aussi visible sur l'article), et ça se passe pour ma tartine de confiture le matin.
Certains l'appellent l'effet Bonaldi, l'animateur de C+ qui loupait souvent ses démonstrations sur le plateau de "Nulle part ailleurs". Jérôme Bonaldi est en fait un imposteur qui a copié le concept sur le magicien Garcimore.

Quant aux informaticiens, ils n'ont rien inventé du tout, ils sont à la merci de créatures qui les dépassent largement, tant l'informatique - quand on la pratique - se révèle comme tout le contraire d'une science exacte.
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jeudi, décembre 03, 2009

Science-fiction des années 50


Le goût pour les originaux de bande dessinée n'est pas forcément, comme on pourrait le croire de prime abord, la quête nostalgique d'une enfance perdue.
Une sorte de "madeleine de Proust" qui fait qu'on voudrait retrouver ses sensations d'enfant.
Bien sûr, au départ, il y a souvent un peu de ça. Et puis, on évolue au fur et à mesure qu'on découvre de nouvelles choses.
Pour moi, c'est paradoxalement aussi de découvrir de nouveaux horizons dans les deux sens :
- à la fois dans l'époque actuelle, dans les jeunes auteurs des années 2000
- et aussi en remontant le temps dans les années 40 et 50, où je n'étais pas né.




Là, ça a commencé par un vendeur qui a mis en vente quelques planches de science-fiction des années 50, puis quelques dizaines. Planches proposées en "achat immédiat" à prix très doux : 15, 20 euros, ou 30 euros pour les plus belles. Attiré par un premier achat, je me suis rapidement pris au jeu, mais en essayant de ne sélectionner que le "premier choix".



Visiblement, cet amateur a récupéré un gros stock des éditions Aredit et Artima, sises à Tourcoing qui éditaient des petits formats publiant de la SF et de l'aventure dans les années 50.
J'ai consulté mon BDM (c'est un peu la Bible des amateurs de BD), petit à petit j'en suis venu à connaitre certaines choses, et des auteurs comme Melliès, Giordan, Boixcar, Brantonne (je connaissais déjà ce dernier).


En discutant un peu plus avec le vendeur, visiblement bon connaisseur, j'en suis venu à connaitre un peu mieux le travail de titan d'un auteur comme Raoul Giordan : près de 12.000 planches pour des revues comme "Météor", "Sidéral", "Anticipation", sans compter des milliers d'illustrations... Et devinez quel était son passe-temps ? la peinture ! il a laissé 2000 tableaux.
Une vie de travail, avec très peu de reconnaissance, des revenus au lance-pierres ... qu'en reste-t-il aujourd'hui dans la mémoire collective ? Je vous laisse répondre à la question.


On peut penser ce qu'on veut des scénarios qui paraîtront naïfs aujourd'hui.
J'ai scanné certaines planches, puis isolé des cases. Vous pourrez vous rendre compte que le travail sur ces planches est loin d'être du travail bâclé : c'est du très beau boulot, très bien fini.
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J'ai accompli ...


"J'ai accompli de délicieux voyages,
embarqué sur un mot."
Honoré de Balzac

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mercredi, décembre 02, 2009

Serial writer


Vous aimez les faits divers, les serial killers, les crimes macabres ... sans toujours oser l'avouer ? Les premières notes de la musique de "Faites Entrer l'Accusé" vous glacent le sang ? Vous vous délectez, sur Europe 1, des histoires racontées par Pierre Bellemare ou Jacques Pradel ?

Alors, vous aimerez le magazine trimestriel "Verdict" (en vente dans les bons kiosques) animé par mon ami Cyril Guinet.
Ancien rédacteur en chef de "Détective", Cyril écrit une partie des histoires racontées par Pradel ("Café Crimes"), anime un blog, trouve le temps d'écrire des livres ("13 histoires de dépeceurs", par exemple) et plein d'autres choses. En plus, c'est aussi un amoureux du 9ème art, avec une prédilection particulière pour un dessinateur qui avait un talent fou et qui nous a quitté beaucoup trop tôt : le talentueux Arno.

Bon, pour le prochain pot à l'Eden Café, c'est quand tu veux Cyril !
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mardi, décembre 01, 2009

Rencontre avec Gérard Mathieu


Lundi, journée de formation derrière Saint-Lazare, et je furète par hasard rue de Liège, juste à côté. En passant à la hauteur du 32, une vitrine remplie de dessins originaux avec une signature que je reconnais tout de suite : Mathieu . Quoi, LE Gérard Mathieu ? Oui, c'est lui, il crêche ici, il a son atelier ici et il expose ici.

Bon, il faut que je vous explique 3 minutes pourquoi ce monsieur est un mythe pour moi. Let me remember the good old times .. 1980-1981-1982, je trime en classe préparatoire aux grandes écoles. Un de mes rares plaisirs, quand j'achète les HS de "L'étudiant - spécial prépas", ce sont les dessins humoristiques de Mathieu qui parsèment les pages. Ils me font sourire, parfois rire franchement ... Apparait en fil rouge un personnage vraiment atypique : Clotaire Legnidû. Un glandeur, un anti-héros au grand coeur, un peu comme le Gaston de Franquin dont personne ne savait trop ce qu'il venait faire dans un bureau.
Ensuite, j'ai un peu suivi jusqu'en 1986 où j'ai acheté le premier album (une compilation) "La vie trépidante de Clotaire Legnidû" (Editions L'étudiant), album devenu difficile à trouver. Le temps a passé et ensuite, je vous avouerais que j'ai oublié tout ça, n'étant plus lecteur des publications du Groupe L'Etudiant.

Bref, revenons à votre serviteur qui est toujours devant la galerie et dont l'esprit est parti vagabonder dans ses souvenirs de taupin.
Je m'enhardis à entrer. Accueilli chaleureusement par Brigitte, la compagne de l'artiste, je contemple les originaux exposés, ainsi que les tirages limités. La galerie expose aussi des amis, dont les bellaminettes de Bruno Bellamy.

L'exposition en cours est consacrée au "monde du travail" vu par Mathieu. Je vais être franc : ce n'est pas un thème qui me passionne. D'un autre côté, c'est aussi aujourd'hui en grande partie le job de Gérard Mathieu que d'illustrer des revues professionnelles, des journaux d'entreprise, ou d'autres journaux sérieux ("Alternatives Economiques"). Il lui arrive même de dessiner en direct pour animer des symposiums.

Il ne faudrait pas croire que Mathieu n'a illustré que le monde des étudiants ou du travail : il y a beaucoup d'autres thèmes et les centaines d'originaux sont rangés ("écologie", "habitat", "travaux", etc.. ) dans un grand meuble en bois composés de petits tiroirs.

Arrive alors le maître des lieux, attiré par le bruit de la conversation, et nous bavardons de choses et d'autres : des cadrages cinématographiques du Valérian de Mézières aux micro-hachures de Gir en passant par la beauté des planches d'aviateurs du dernier "Le Grand Duc" (Yann/Hugault). De l'admiration pour Franquin aussi (et franchement, en revoyant la signature de Mathieu, je me demande si l'influence n'a pas transparu jusque dans l'écriture !).

Quelques originaux de Mathieu exposés sont magnifiques : une planche très graphique notamment où des machines spatiales s'enchevêtrent jusqu'à satelliser la Terre ... je repense au gag de Gaston (encore !) avec le monceau de courrier tellement énorme qu'il en vient à tourner autour de la Terre tel un anneau autour de Saturne.
Certaines planches de Clotaire Legnidû, aussi, sont très belles et de beau format. Parfois en couleurs directes même si - personnellement - c'est le noir et blanc qui m'attire plus.

Comme le dit assez justement cet article trouvé sur le web, le travail de Gérard Mathieu reste assez méconnu, ainsi que son nom, même si beaucoup de gens ont en tête son style et ses dessins ...

L'homme est éminemment sympathique, sa compagne aussi d'ailleurs, et son atelier-galerie est un endroit où l'on se sent bien. J'y retournerai sans nul doute très bientôt. Peut-être pour un achat mais il faut que ça murisse encore.
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Sous le marteau ...


Dans le dernier Zoo, une belle interview du commissaire-priseur Maître Cornette de Saint-Cyr sur l'émergence du marché des originaux de bande dessinée sur le marché de l'Art contemporain. On le voit d'ailleurs poser, me semble-t-il , devant une toile du jeune prodige chinois Benjamin qui fait aussi pas mal de BD.

J'aime bien les opinions de Cornette, car ce collectionneur lui-même a un certain recul sur la totalité des arts. Je ne suis pas tout à fait d'accord quand il lance la comparaison entre les originaux BD et un autre marché qui a émergé récemment : la photographie.
Certes, il a raison "Au départ, la photographie n'était pas considérée comme un art. 90% des photos du XIXème siècle ont été jetées. il y a eu tout un travail de pédagogie, de mise en valeur (...)".
C'est vrai sur un tirage vintage qui a 80 ou 100 ans, en un exemplaire et dont le négatif a été perdu, mais sur la photographie contemporaine, c'est un marché de multiples même si ce sont des petites séries pour maintenir les prix hauts. Vu de l'amateur, il n'y a aucun moyen de contrôler la production. Je rapprocherai plutôt ce marché de celui des estampes, lithographies ou autres eaux-fortes. Ca peut être très beau, mais pas unique, et on est pas "en direct" sur le travail de l'artiste comme sur une planche originale de bande dessinée.

Alors, sur la BD, quid d'une bulle spéculative ? "Vous savez, ça se rétablit toujours. Le marché de l'art rejoint toujours l'histoire de l'art".
La formule est superbe.
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Un léger doute


Nous sommes en 1919, juste avant la prohibition, vous tombez sur cette affiche "Les lèvres qui toucheront à l'alcool ne toucheront pas les nôtres".

Franchement, ça vous inciterait vraiment à arrêter de boire ?
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lundi, novembre 30, 2009

Cercle vicieux

Carrément digne d'un Raymond Devos ce courrier trouvé dans le dernier "60 Millions de Consommateurs" (excellente revue que je lis depuis une vingtaine d'années) :

"J'ai acheté un logiciel de traduction Power Translator 12 sur le site www.avanquest.com. J'ai reçu un CD d'installation sans la moindre explication. j'ai adressé plusieurs mails, et il m'a été répondu qu'il n'existait pas de manuel d'utilisation en français, mais qu'on me ferait parvenir un manuel en anglais.
Un comble ! Si je connaissais l'anglais, je n'aurais pas eu besoin d'acheter un logiciel de traduction !"
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dimanche, novembre 29, 2009

La longue marche


Une des qualités du collectionneur doit être la patience.
Sur ce dessin que j'avais repéré sur eBay, le premier contact avec le vendeur hollandais date de décembre 2007 ... voici donc deux ans.
Le vendeur n'arrive pas à le vendre à son prix d'achat d'il y a 15 ans (selon lui). Tout le monde sait qui l'a dessiné mais il n'a pas été signé. Damned !
Il me raconte qu'il a aidé temporairement à l'installation de l'exposition, c'était à la Galerie Anee à Haarlem (Pays-Bas) vers 1993. S'il n'a pas été signé, c'est parce que l'artiste n'est venu que le lendemain du vernissage et qu'entre temps, il avait fallu l'encadrer... enfin une histoire tout à fait plausible qui me parait être racontée de manière sincère. Du coup, la seule chose qui me resterait à faire est de prendre contact avec l'artiste à Paris pour qu'il le signe. Ce n'est pas forcément le plus facile !

Multiples discussions sur le prix en février puis en juin 2008, tombons d'accord en août de la même année, et je reçois le dessin en vacances le 13 août 2008. Après réception , j'ai mis 18 mois à le faire signer, jeudi dernier. Je ne rentrerai pas dans le détail des pérégrinations qu'il m'a fallu affronter...
Enfin signé, il a été immédiatement réencadré dans un grand cadre Nielsen blanc et il décore aujourd'hui ma salle à manger.



C'est un simple dessin aux crayons de couleurs, de très grand format. Une recherche, un travail qui parait "non terminé" . Un profil très pur, une sorte de Starwatcher mais avec une coiffe différente. Je le trouve tout simplement magnifique.

Collectionner demande d'être patient, mais procure parfois de grands plaisirs.
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