dimanche, avril 25, 2010

Mon petit coin de Bretagne



Je ne sais pas vous mais moi, j'ai un coin sur notre bonne vieille planète où je me sens particulièrement bien, où j'aime me réfugier quand fatigue et lassitude m'assaillent.
Ce coin, c'est mon petit coin de Bretagne.

Je ne peux y aller aussi souvent que je le souhaiterais, hélas, entre 2 et 4 fois par an tout au plus. J'y suis arrivé hier, et je retrouve avec plaisir la petite déco de notre chambre.


De mon côté, quelques cadres avec des reproductions :
- un superbe poster de Gir-Moebius avec l'arrivée de Blueberry et ses acolytes dans la petite ville de Chihuahua. L'atmosphère de tombée de la nuit est merveilleusement bien rendue.
- sur un chevalet , la reproduction en grand format de la couverture de Tardi faite pour la mort de Franquin (janvier 1997)
- par terre, une affiche d'André Juillard pour le festival de Perros-Guirrec.

Sur la table de chevet, le bouquin de Kauffmann sur les Kerguelen a repris sa place (ceux qui me suivent comprendront).


De l'autre côté de la chambre, une bibliothèque que j'ai installée l'été dernier, et à côté de laquelle je viens d'installer - encadrée - une planche originale d'Adler (René Sterne) qui cotoie donc à quelques centimètres sa version de papier (dans l'Intégrale Adler). Quelle splendide première case avec cet hydravion très travaillé sur un lac de Malaisie !

Quand on ouvre le grand velux de la chambre, on prend une belle bouffée d'iode (la mer est à 1 km).
Dans un tel décor, l'esprit est en bonne condition pour la rêverie, la contemplation, la sérénité.
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vendredi, avril 23, 2010

Mégalomanie rampante (part 2)




Comme il y a un an, me voilà à repasser sur Photofunia pour bricoler une ou deux photos amusantes.
La troisième est vraiment top, avec le travail fait par le logiciel pour modéliser le contour du visage, et la possibilité de mettre un texte qui semble vraiment écrit à la craie !
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mercredi, avril 21, 2010

Le Gall : toute une aventure


Ce grand dessin tout en longueur de Frank LE GALL pour sa série "Théodore poussin" (superbe série au demeurant, que je recommande ) me posait problème depuis pas mal d'années.


Achat il y a une douzaine d'années à Drouot dans une vente "Bulles à Drouot" qu'organisait Frédéric Bosser, et je ne suis pas mécontent d'avoir trouvé cette scène des audiences, très décorative, exotique, bien dans l'esprit de la série.

Première erreur : Je la laisse dans son cadre d'origine (bas-de-gamme) et dans une pièce baignée de soleil, alors que je m'aperçois sur le tard que la signature est au feutre. Si l'encre de chine ne craint pas grand chose, un feutre médiocre si ! Le feutre commence par jaunir puis disparait.

Deuxième erreur : après m'être aperçu de ma première erreur, au bout de 3 ou 4 ans, changer le dessin de pièce pour le mettre dans un endroit plus sombre (l'intention était bonne). Mais mettre le cadre bas-de-gamme sur un mur qui s'est révélé légèrement humide, alors que le dos de l'encadrement est un simple carton tenu avec des épinglettes, pas étanche.

Résultat : il y a 2 ans, je me suis aperçu que la papier était rongé par d'horribles rousseurs, des tâches, des champignons, le papier est "piqué", quoi !

Comment faire ?
L'idée de laisser l'oeuvre se dégrader ne me plaisait pas, car il parait que les champignons progressent et auraient fini par détériorer irrémédiablement ce dessin.
Alors, j'ai décidé de passer à l'attaque !

D'abord faire restaurer le papier par l'intermédiaire de Marie-Laure de Lapérouse, (ce n'est pas elle qui est intervenue mais elle connait des gens dans le métier). Beau boulot qui a quasiment enlevé toutes les tâches sans abîmer le dessin. Je ne sais pas exactement comment ils font, je crois qu'ils passent une lotion à l'arrière du papier qui aspire les champignons.
Ensuite, il s'est posé un autre problème : celui de la signature. Comme la restauratrice n'a pas voulu toucher à la signature (à dire vrai, je ne savais pas si j'aurais l'occasion de le faire resigner), le papier autour de la signature est resté piqué.


Vous pouvez voir ci-dessus l'état de la signature et des rousseurs du papier !

Comme la Galerie Petits Papiers organisait ces derniers jours une exposition Frank Le Gall, j'ai été au vernissage pour faire resigner Le Gall dans un autre endroit du dessin, ce qui a nécessité que j'ampute ce tout petit morceau à droite.
La signature a été faite cette fois ci avec un feutre indélébile de qualité, car cet auteur ne peut guère signer à l'encre de chine comme il me l'avait expliqué lors de nos correspondances : "la raison pour laquelle je signe rarement à la plume, c'est qu'elle et ma signature ne s'entendent pas. je ne peux pas signer vite, et ma plume s'arrête ou crachote dans tous les tournants de mes "L"..."

En revoyant le dessin, le Gall m'a dit qu'un des personnages à l'extrême gauche était un autoportait de l'époque ! Exactement comme Hergé qui se dessinait dans la foule de l'audience dans "Le Sceptre d'Ottokar"...


J'ai ensuite parachevé mon projet en réencadrant l'oeuvre dans un cadre Nielsen long, tout bête à Bricorama, avec un passe-partout taillé sur mesure. Je trouve que ça rend bien.


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vendredi, avril 16, 2010

Professeurs de dessin


En feuilletant aujourd'hui La Gazette de l'Hotel Drouot, un épais magazine que je me plais d'acheter de temps à autre , je tombe sur cet article consacré à Jean Le Gac.

Quand j'ai usé mes fonds de culotte au Lycée Carnot (Paris XVIIème) pendant toutes les années 70, il n'y avait que 2 professeurs de dessin pour l'ensemble des élèves de la sixième au Bac : Jean-Pierre Chavatte et Jean Le Gac.
Deux professeurs qu'on avait aléatoirement ... et chaque année, c'était la loterie ...

Deux hommes assez différents l'un de l'autre :

- Jean Le Gac , dont nous ne soupçonnions pas à cette époque qu'il avait une double vie d'artiste, de grand peintre solitaire, homme un peu rêveur, parlant des élèves à la troisième personne ("il va au tableau, il me regarde, il nous explique pourquoi il a oublié son compas")

- Jean-Pierre Chavatte, barbu colérique - je l'ai vu utiliser des craies comme projectile pour mitrailler un élève turbulent - mais sachant aussi se montrer très sympa, presque timide.

J'ai découvert très tardivement que Le Gac était un des artistes français les plus renommés, même s'il reste peu connu du grand public.
Quant à Chavatte, il a consacré sa vie au Lycée Carnot puisque, même à la retraite, il y passe une bonne partie de son temps, entre la Présidence des anciens élèves, et le travail de mémoire autour des nombreuses archives du Lycée (même Wikipedia cite son nom comme "ayant passé toute sa vie au lycée" ) .

En reparlant récemment avec Chavatte, j'ai compris que les 2 "profs de dessin" s'étaient cotoyés tant d'années sans forcément s'apprécier, sans forcément se comprendre.
L'un veillant à consacrer un peu de son énergie à son voyage au long cours (son "oeuvre"), l'autre plus dans le concret, en quête d'une reconnaissance sociale qui est arrivée tardivement.
Bref, un regard sur la vie fondamentalement différent.
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vendredi, avril 09, 2010

Les sites français les plus fréquentés


Toujours utile quand on s'intéresse au web (comme moi) de connaitre en quasi temps réel les 100 sites français les plus fréquentés grâce à Alexa.com.

Quelques surprises, et notamment sur le commerce entre particuliers, la montée en puissance du boncoin face à eBay qui paie sa politique de prix élevés, comme je l'avais déjà remarqué.
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mardi, avril 06, 2010


"Le ressentiment est la preuve
de sa propre faiblesse"

F. Nietzsche
( "Par delà le bien et le mal")


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lundi, avril 05, 2010

Business du "Petit Prince" : la dérive mercantile !


Si l'exploitation (bien vilain mot) de personnages connus est un phénomène que l'on peut comprendre, il y a des dérives mercantiles qu'il faut absolument dénoncer, parce que "trop c'est trop".

J'en prend pour exemple cette série de "lithographies" du Petit Prince sorties pour Noël dernier. Je les avais vues en vitrine de plusieurs librairies, mais j'avais été fort étonné qu'elles fussent signées au crayon de bois "Antoine de Saint-Exupéry" d'une jolie écriture régulière, bien ronde.
Un procédé extrêmement malhonnête quand on sait qu'Antoine de Saint-Exupéry a disparu en 1944 ! Le prix est en rapport, aux environs de 150 euros. Le descriptif, sur le site officiel, entretient savamment le doute puisqu'il présente les choses de manière erronée : "Lithographie Originale du Petit Prince d’Antoine de Saint Exupéry, éditée par Best Marques et Michel de Seguins Editions, tirée en série limitée à 150 exemplaires, numérotée à la main et signée"

De nos jours, on comprend bien que ce tirage "de luxe" tout neuf ne peut pas être signé par un auteur mort depuis 65 ans, mais certaines personnes qui l'auront en main dans 50 ou 100 ans pourraient légitimement se poser des questions sur l'époque...
A trop vouloir tirer sur la corde, ils vont finir par casser leur joli jouet.
Si Antoine de Saint-Exupéry voyait cela !

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jeudi, avril 01, 2010

Les Rita sous l'oeil de Doisneau


Lisant un papier sur une expo de photos inédites de Robert Doisneau ("Palm Springs 1960") , un ancien souvenir me remonte à la mémoire :

Nous sommes en 1988, je travaille depuis peu et je sors vers 18h de mon bureau de la rue Bergère dans le 9ème. Je fais quelques dizaines de mètres sur le Boulevard Poissonnière pour rejoindre un arrêt de bus, c'est alors qu'à ma grande surprise je vois Catherine Ringer et Fred Chichin (autrement dit Les Rita Mitsouko) qui se sont mis sous l'arrêt de bus et qui posent devant un petit bonhomme au pardessus élimé qui prend de nombreuses photos. Dans mon souvenir, il pleuviote un peu, les Rita s'amusent, se tortillent. Nous sommes 3 ou 4 personnes à avoir remarqué leur manège, mais la scène passe presque inaperçue dans la foule qui se presse sur les Grands Boulevards.
Je ne l'ai pas réalisé tout de suite, mais vous l'avez compris : le photographe qui mitraille, c'est Robert Doisneau.

Je n'ai jamais retrouvé trace de ces clichés "à l'arrêt de bus".
En faisant quelques recherches sur le web, je retrouve quelques uns de ces clichés par Doisneau (mais pas ceux de l'arrêt de bus) : la pochette du single "Mandolino City" de cette année-là, ainsi qu'une photo de Chichin backstage (voir photo plus haut).

Sur eBay, Je trouve également trace d'un numéro bien postérieur du magazine "Photo" n° 309 (avril 1994) qui date justement du mois où Doisneau est mort. Comme c'est un numéro spécial "Rock Stars", je suppose qu'ils ont du ressortir les clichés de 1988, le reportage s'intitule "Rita Mitsouko par Robert Doisneau : une superbe balade poétique parisienne". A l'occasion, j'essaierai d'investiguer un peu plus pour me procurer ce numéro collector de "Photo".
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mardi, mars 30, 2010

Intermède


Je ne blogue pas beaucoup en ce moment, car je suis occupé par différentes tâches :

- un nouveau logement enfin trouvé, et donc un déménagement à préparer pour le début de l'été,

- de nouveaux projets professionnels en complète rupture (pour au moins une année), et une sacrée dose de boulot à fournir, avec une discipline sur laquelle il ne va pas falloir fléchir,

- des retrouvailles récentes avec des vieux amis de lycée, des souvenirs qui remontent à la surface. Des tranches de vie qu'on partage, les yeux brillants,

- de l'administratif à régler, des papiers à remplir,

- un CV qui faudrait que je refonde totalement, en le présentant (parait-il) par compétences plutôt que par chronologie,

- un petit groupe associatif qui s'effrite un peu et qu'il faut que je redynamise mais sans trop m'impliquer car je ne veux surtout pas être indispensable,

- des petites choses que je repousse de mois en mois sur ma todo-list : mon inclusion berlinoise, le montage vidéo auquel je voudrais m'initier pour que la mémoire familiale prenne forme, une galerie que j'aimerais aller voir pour contempler des originaux de Rebecca Dautremer,

- un peu de fatigue,


Tout cela me parait relativement "important", mais quand j'apprends aujourd'hui qu'une petite fille dans la classe de mon cadet a été emportée par une sale maladie, toutes mes préoccupations du moment me paraissent finalement sans aucune importance.

Parce que la vacuité de nos soucis ressort toujours violemment quand on ne s'y attend pas,
Parce qu'avoir la sérénité d'accepter les choses qu'on ne peut pas changer, c'est le travail de toute une vie,
Parce que mourir à 9 ans, c'est vraiment injuste.

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jeudi, mars 18, 2010

Crack en géo ?


Vraiment amusant ce quizz proposé par Viamichelin qui consiste à être capable de localiser 30 villes françaises (attention, le temps compte aussi et si vous rejouez, les villes changent !). Si je suis arrivé péniblement à 60.000 points, un ami atteint 110.000 , ne se trompant à chaque fois que de quelques kilomètres ...
Et vous ?
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mercredi, mars 17, 2010

Les Kerguelen, inaccessible paradis de l'esprit


Il m'est particulièrement désagréable de perdre un livre, ou bien de le prêter et qu'on ne me le rende pas.
Si l'ouvrage m'est de peu d'importance, il est probable que je ne m'en apercevrais même pas.
Mais s'il s'agit par exemple de "L'arche des Kerguelen" de Jean-Paul Kaufmann, qui est à demeure sur ma table de chevet dans la petite maison bretonne, c'est différent et ça prend l'importance d'une affaire d'Etat !

Parce qu'en bon Verseau (signe d'eau), je suis toujours fasciné par les îles du bout du monde (Kerguelen tout comme Tromelin l'été dernier)
Parce que le récit de Kaufmann est admirablement écrit,
Parce que les îles de la Désolation symbolisent pour moi l'ultime aventure et la possibilité d'infinies rêveries,

Alors, après avoir maudit Ciel et Terre, je finis par le racheter.
Ce qui me donne l'occasion de m'y replonger, en commençant par les premières lignes :

"Toute mon enfance, j'ai rêvé des Kerguelen. Assis contre les sacs de froment de la boulangerie paternelle, je me prenais pour Jim Hawkins, le jeune héros de l'Ile au trésor. J'observais les dangers derrière le palanque, mot d'autant plus merveilleux que j'ignorais alors que c'était un fortin. Caché au milieu de mes sacs, tandis que mon père, tel Vulcain, tirait du four des fagots embrasés qu'il précipitait dans l'étouffoir, je tombai un jour, dans Spirou, sur les aventures du Chevalier de Kerguelen racontées par un certain "oncle Paul". Parti à la fin du règne de Louis XV pour découvrir l'Eldorado, ce marin breton n'avait trouvé qu'une terre désolée et en fut si désobligé qu'il refusa d'y débarquer. A son retour, il fut jugé et jeté en prison.
Ces îles mystérieuses que mon vieil atlas négligeait alors de signaler, je les avais crues bretonnes. J'étais sûr qu'on me cachait quelque chose. Quel crime avait donc commis Kerguelen ?"
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mardi, mars 16, 2010

Le Cahier Bleu


Il y a des amis de 20 ans, 30 ans, mais là c'est Vladimir, un ami de 38 ans que j'ai retrouvé via ce merveilleux outil qu'est Internet. Retrouvailles ce midi dans un restaurant de la rue Mouffetard (pour l'anecdote, Jean-Claude Mézières, le célèbre dessinateur de Valérian occupait la table d'à côté).
Autant je n'aurais pas reconnu Vladimir dans la rue, autant la complicité revient vite, et fatalement, on se soumet chacun au sacré exercice de synthèse qui consiste à raconter en quelques minutes une trentaine d'années de vie.
Au café, je lui avais préparé une surprise : j'ai amené le cahier de classe que nous avions tenu en 6ème au Lycée Carnot (1972-1973). A l'époque, en fin d'année, un tirage au sort m'avait en effet attribué le fameux cahier...

Comme il avait oublié jusqu'à l'existence d'un tel cahier, il en avait presque les larmes aux yeux de voir remonter instantanément en lui tant de souvenirs, tous ces noms, les photos du trombinoscope, la centaine de pages où chaque élève narre telle anecdote, fait un dessin, raconte un fait quotidien du lycée. Nous nous sommes quittés enchantés, avec le projet de se revoir très bientôt.
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samedi, mars 13, 2010

Fraîcheur kiwi


Superbe lettre, comme souvent dans le courrier des lecteurs de Télérama :

"Dans les WC, en regardant la bouteille de savon liquide, je me dis que tout est un peu comme cette étiquette, avec ces beaux kiwis qui ruissellent de fraîcheur. Associer ce savon artificiel et chimique à de vrais kiwis, comme s'il en contenait. Un simple mensonge, un coup génial du premier qui s'est dit : pourquoi ne pas le faire ? Pourquoi ne pas jouer avec les sens, les consciences des gens : les esprits sont satisfaits, et nous faisons plus d'argent.

Le kiwi est aux bouteilles de savon pour les mains ce que le pouvoir est au peuple dans les démocraties modernes. C'est maintenant un fait, c'est maintenant une réalité, le savon sans kiwi s'appelle fraîcheur kiwi, et une dictature de l'élite financière s'appelle démocratie occidentale".

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mercredi, mars 10, 2010

Facebook : de jolies découvertes (part 6)


Oh, il en a connu du monde, Numa !
Dans une longue notice autobiographique (qui n'est hélas accessible que sur Facebook), Numa Sadoul raconte avec tendresse - et parfois une pointe de perfidie - les circonstances de ses rencontres avec Prévert, Ionesco, Boulez, Brassens, Nina Hagen, Bashung, Pennac, Chéreau, Reggiani, et tant d'autres...

Quant à moi, en bon amateur du 9ème Art, je ne connaissais Numa Sadoul que pour ses livres d'entretien avec les grands auteurs de la bande dessinée (Hergé, Franquin, Gotlib, Tardi, Moebius, Uderzo,...). Ces livres - dont certains n'ont pas été réédités depuis longtemps - sont devenus de véritables références.


Je vous avouerais que je m'étais connecté à lui par pure curiosité.
J'ai d'abord découvert plusieurs autres facettes du personnage : infatigable, mettant en scène des opéras pour de prestigieux théatres français, mais aussi animant des ateliers théâtraux pour des jeunes dans sa région du sud de la France (voir sa notice wikipedia) , voilà encore quelqu'un dont je n'arrive pas à comprendre comment il parvient à passer pas mal de temps sur Facebook.

Très vite, j'ai eu le plaisir d'échanger avec lui, subrepticement, par des commentaires réciproques sur les contenus que nous partagions. Petit à petit, car on ne peut cacher longtemps sa personnalité, j'ai perçu Numa comme ce qu'il est : un être ouvert, drôle, très fin. N'hésitant pas non plus à m'envoyer un petit mot gentil (et personnel) pour mon anniversaire, alors que nous ne nous sommes jamais rencontré.
Numa Sadoul est à la fois un homme d'une grande culture, et un vrai humaniste au sens où on l'entendait à la Renaissance.
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lundi, mars 08, 2010

Une nouvelle fonction


J'ai rajouté sur ce blog une petite fonction implémentée par Addtoany (merci à Tanxxx pour l'idée) qui permet de proposer en fin de chaque article un partage sur les principaux réseaux sociaux, ou bien de signaler l'article en question à des amis, ou encore de le mettre en favoris.

Faites-en bon usage ;-)
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mercredi, février 24, 2010

LOUNG TA, un havre de paix


Trois ans que je viens à La Toussuire (Savoie) et trois ans que je passe devant cette mystérieuse petite échoppe qui m'intrigue ... en plein centre de la station, enchassé entre des bars, magasins de ski et autres traiteurs, LOUNG TA paraît en parfait décalage.

Déjà le slogan : «Le magasin qui vous emmène en Himalaya» alors que nous sommes déjà en plein coeur de la Savoie. Ensuite cette vitrine, qui reprend un bric-a-brac composé de vêtements ethniques, ainsi que des bijoux et produits d'artisanat tibétains ou népalais et diverses autres choses qui pourraient paraître a priori incongrues dans une station de sports d'hiver.

Et puis cette mystérieuse invite « Salon de thé au sous-sol – Grand choix de thés ».
J'ai longtemps imaginé comment pouvait se présenter ce salon de thé, avant de me décider à franchir le pas ce matin.
Je n'ai pas été déçu : on descend un petit escalier de bois en colimaçon, et on arrive dans un espace totalement dépaysant, avec des petites tables, des décoration tibétaines partout, et un petit coin dans la pièce que j'ai perçu comme un lieu de prière ou de méditation, il y a également un coin bibliothèque avec pas mal de choses sur le Tibet et l'Himalaya. Une discrète odeur d'encens, et une douce musique de "là-bas" sans nul doute. M'installant à une des tables, j'ai choisi mon thé parfumé dans la carte des thés tibétains qui en comprend une bonne vingtaine. La patronne vous le sert dans une théière spéciale (la théière et la tasse s'encastrent ensemble, formant un tout), avec les explications de rigueur. Engageant la conversation, je lui parle de Cosey, car je trouvais que l'intégrale de la série Jonathan récemment parue s'intégrerait parfaitement dans la petite bibliothèque tibétaine. Je crois qu'elle y pensait déjà, et du coup, va se décider.

J'ai toujours aimé trouver ce genre de lieu, dont on a la conviction dès le premier instant que la légitimité s'inscrit non pas dans une tradition locale (il pourrait d'ailleurs de situer en plein Paris ou n'importe où en France), mais comme l'aboutissement d'une passion personnelle. C'est un beau choix, courageux, sans doute pas très rentable.
Somme toute, c'est rare.
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mardi, février 23, 2010

Reiser, encore et toujours


Ca faisait bien 20 ans que je n'avais pas acheté "L'Echo des Savanes" !
De passage à la superette de La Toussuire où je passe une semaine de repos, c'est l'accroche "Ecologie d'hier et d'aujourd'hui : Daniel Cohn-Bendit rend hommage à Reiser" qui me pousse à racheter cette revue que j'ai beaucoup lu dans les années 80.

Avec un choix pertinent de planches sur l'écologie, Cohn-Bendit arrive à montrer - mais c'est assez évident - combien la plupart des situations imaginées par Reiser sont encore très actuelles. Comme le dit Dany, "C'est beaucoup plus subtil que ça en a l'air. Cette griffe continue de plaire. Si tu publies ces dessins sans mettre les dates, les jeunes de 20 ans vont continuer de trouver ça drôle. Reiser, c'est intemporel".
Cela me rappelle aussi un long article érudit (je crois que c'était dans le défunt magazine "Bang" il y a 5 ou 6 ans) où l'on montrait combien la vision de Reiser sur la Palestine était assez en avance sur son temps.
Rappelons à nos jeunes lecteurs que Reiser est mort en 1983.
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vendredi, février 12, 2010

André Juillard à Versailles


Je l'attendais, elle est arrivée ! La très belle exposition André Juillard à l'Hôtel de Ville de Versailles. Une courte rétrospective pourrait-on dire, qui reprend de très belles pièces des 25 dernières années , des "7 Vies de l'Epervier" à "Blake et Mortimer" en passant par "Le cahier bleu", "Lena" et "Plume aux vents".
J'ai mis quelques photos ici, désolé certaines sont un peu ratées.

Merci à BeDeo, qui offre 3 intéressantes interviews vidéos d'André sur l'aventure Blake et Mortimer, les secrets de fabrication d'une planche dans la méthode traditionnelle (n/b + bleus de coloriage), ainsi que les futurs projets. Dépéchez-vous, cela ne dure que jusqu'au 19 février !
Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, voici la lettre gratuite administrée par Franck Faugère : Juillard Echo (vieux souvenir) qui reparait après quasiment 4 ans d'interruption.
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lundi, février 08, 2010

Quand prévention routière rime avec poésie



Une publicité très efficace pour le port de la ceinture, sans montrer ni route, ni voiture, ni accident...
Ces dernières années, en France, les campagnes de communication de la Sécurité routière ont pour la plupart joué la carte du choquant, n'hésitant pas à confronter le spectateur aux images violentes d'accidents ou à mettre en scène la douleur des proches de victimes de la route, comme dans les spots "chaque jour 12 personnes sont tuées".

Avec plus de 500.000 visionnages en quelques jours sur Internet, la Sécurité routière du comté anglais du Sussex vient de prouver qu'il existe des moyens plus doux, et peut-être plus efficaces de faire passer le message de la prévention

Tout en poésie, leur spot publicitaire incitant au port de la ceinture est intitulé "Étreins la vie" ("Embrace life"). Sans route, sans voiture, ni ceinture de sécurité, la vidéo met effectivement en scène une étreinte.

La métaphore est jolie, et très parlante.
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vendredi, février 05, 2010

Taoïste un jour, taoïste toujours

En juin 2008, j'avais déjà cité du Lao-Tseu, mais lors de ma récente visite au Musée Hergé, en me promenant dans l'exposition temporaire Tchang, il y avait pas mal de citations en exergue sur de grands panneaux muraux blancs, dont trois très belles phrases de Lao-Tseu qui m'ont beaucoup plu, et que je me suis empressé de griffonner sur un bout de papier.

Si je prend la peine de les écrire, ce n'est pas que j'ai peur d'en oublier le sens général (qu'il est aisé de comprendre), c'est que ce genre de forte phrase ne souffre pas l'approximation. Telle une mécanique de précision, chaque mot a sa place précise et tout changement maladroit enlève sa force à la sentence.

Voici les 3 phrases de Lao-Tseu que j'ai noté :

"Mieux vaut allumer une bougie que maudire les ténèbres".

" Un voyage de mille lieux commence toujours par un premier pas".

" Les choses ne changent pas, change ta façon de les voir, cela suffit".

Personnellement, ce sont des notions simples que j'ai trop tendance à oublier dans la vie quotidienne. Me les rappeller de temps en temps m'aide à avancer de manière positive.
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dimanche, janvier 31, 2010

Visite au Musée Hergé


Brève escapade à Bruxelles ce vendredi, histoire de saluer des amis bruxellois et surtout de voir enfin le Musée Hergé, récemment établi à Louvain-la-Neuve. J'ai regretté que l'endroit soit vraiment excentré dans une sorte de ville-nouvelle tristounette à une bonne trentaine de km de la capitale. Cette localisation m'a d'ailleurs incité à venir en voiture ... disons que j'aurais pu me débrouiller en train (Paris-Bruxelles 1h22 en Thalys), mais la balance a finalement penché du côté "voiture" à cause de la galère dont un ami m'avais parlé pour aller à LLN.

Malgré quelques imperfections, j'ai beaucoup aimé le Musée, ainsi que l'exposition temporaire consacrée à Tchang dont j'avais entendu parler sur Actuabd et que je voulais voir avant sa fermeture mi-février. Pour un collectionneur d'originaux comme moi, c'est à la fois une forme de souffrance que de contempler tous ces graals potentiels (et qui resteront du domaine du rêve), mais aussi une incroyable satisfaction d'être au coeur du travail de création de l'artiste. Un travail parfois ingrat fait de remontages, repentirs et autres rustines que tous les amateurs de planches originales connaissent bien.


Il faut savoir qu'en raison de la fragilité des oeuvres sur papier, l'ensemble des oeuvres change tous les 4 mois, et tourne sur un an. On ne voit donc en permanence qu'un tiers du fond. Aussi, si je vais revoir dans quelques années, je pourrais peut-être voir de toutes autres pièces ...

J'ai croisé peu de visiteurs dans le musée, mais j'ai remarqué plusieurs amateurs parlant anglais. Il se dit que les films signés Spielberg/Jackson (sortie prévue fin 2011) risquent de donner une importante notoriété au personnage de Tintin dans le monde anglo-saxon, ce qui n'a pas vraiment été le cas jusqu'à présent.
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mardi, janvier 26, 2010

Le courage d'un changement de cap


Oui, comme je le disais ici, les réseaux sociaux sont utiles !

Stupeur l'autre matin lorsque je me connecte à mon compte Linkedin : un ami qui était consultant avant-ventes chez un gros acteur du logiciel informatique a changé brusquement son statut pour s'afficher "Libraire spécialisé bande dessinée". Que s'est-il passé ?

Après avoir repris contact, nous avons déjeuné ensemble aujourd'hui pour parler de son projet.
D'abord, il a eu une occasion de partir d'un grand groupe lors d'une "charrette" à des conditions qui ne se refusent pas, surtout quand on a envie de vivre plus pleinement sa passion.
Ensuite, dans le fil de la conversation, nous parlons de sa recherche fructueuse d'un pas-de-porte commercial sur Paris (trouvé aux Batignolles), du budget "travaux" (lourd), ou encore de la nécessité d'embaucher quelqu'un pour être deux dans le magasin ("sinon comment je fais pour aller faire pipi ?").

De la création d'une structure juridique à l'accueil du premier client, un tel projet représente des centaines de micro-tâches toutes interdépendantes (l'une ne peut commencer que quand l'autre est finie , etc...) qui nécessiteraient dans l'idéal d'être gérées comme un projet : diagramme des tâches, positionnement de jalons, recalcul de l'ensemble en cas de dérive.

L'ouverture est prévue en septembre 2010. J'en reparlerai sûrement à cette époque, car quelque chose me dit que les livres de Dupuy-Berberian ou Cosey seront particulièrement mis à l'honneur, en accord avec les goûts du patron.
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samedi, janvier 23, 2010

Immo : vous avez dit "marché sain" ?


A deux pas de chez moi, un immeuble neuf qui est terminé depuis 4 à 5 mois, une agence immobilière s'est installée au rez-de-chaussée, et propose en vitrine des annonces.

Ici, une annonce concernant un appartement situé justement dans cet immeuble : un 2 pièces de 43 m2 à louer pour 1250 euros par mois. Bien sûr, l'annonce n'a pas bougé depuis 4 mois, cette offre n'ayant pas trouvé preneur.

Voici typiquement le genre de choses que je déteste : ils cherchent un pigeon, il n'y a pas d'autre mot ! Et après, certains professionnels vous soutiendront qu'il n'y a pas de spéculation immobilière en France ...
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mercredi, janvier 20, 2010

Un expert ...


"Un expert est une personne qui a commis
toutes les erreurs possibles
dans un domaine très restreint"

Niels Bohr, physicien Danois (1885-1962)

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jeudi, janvier 14, 2010

Koechlin ou la genèse d'un vieux souvenir


Lorsque j'ai reçu cette belle invitation pour la prochaine exposition de l'illustrateur Lionel Koechlin, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à un vieux souvenir qui remonte à mars 1980.

A cette époque, je ne connais pas Koechlin, je viens de fêter mes 18 ans et suis en classes préparatoires (math'sup). Fanatique du groupe Genesis, j'attend impatiemment leur nouvel album "Duke". Quand je l'achète le jour de sa sortie, en vinyl bien sûr, je suis surpris par cette pochette étrange, dont je trouve qu'elle ressemble un peu à du Folon. Je lis en petit derrière la pochette qu'il s'agit d'un dessin d'un certain Koechlin.

Mais là n'est pas le plus important, et j'ai un gros problème : je n'ai quelques heures pour l'écouter car ce sont les vacances de Pâques qui démarrent et pour gagner de l'argent de poche, je pars accompagner des enfants comme moniteur de colonie de vacances (et de ski). Alors, j'écoute l'album en boucle, 10 fois, 15 fois, et à regret, je m'en vais retrouver, avec une certaine anxiété, le groupe d'enfants dans un car stationné devant le Château de Versailles (j'apprendrai plus tard qu'il s'agit du Comité d'Entreprise de l'Aérospatiale aux Mureaux).
Du coup, pendant ces vacances, je réécoute le disque dans ma tête, imprégné de mes passages à haute dose, impatient de le retrouver à maison avec son étrange pochette.

L'année dernière, j'ai pris contact avec Lionel Koechlin (j'ai repensé à lui en voyant son nom sur le site LeCrayon), et lui ai demandé si par hasard il avait toujours cet original fait pour l'album de Genesis. Il m'a indiqué que l'original lui avait été volé chez l'imprimeur...
Un "incident" hélas bien courant dans ce milieu, où des indélicats s'arrangent pour ne pas renvoyer leurs originaux aux auteurs. Et bien sûr, on revoit parfois - discrètement - des choses sur le marché quelques années après.
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mardi, janvier 12, 2010

Remastérisés mais pas donnés

EDIT du 12/01/10 : ce que j'ai acheté s'avère être une contrefaçon du coffret fournie par un professionnel indélicat qui aurait acheté un lot de plusieurs coffrets "retour de cadeaux de Noël". Ce qui m'a mis la puce à l'oreille : finition médiocre des pochettes, le white album n'est pas embossé avec le logo "The Beatles" en relief et de plus sur un des CD il est écrit "The Beatkes". Je renvoie le tout en faisant jouer la garantie. Incroyable ! C'est la première fois qu'une telle mésaventure m'arrive. Comme quoi les "bonnes affaires" n'en sont pas toujours.

Quand l'intégrale remasterisée des Beatles est sortie le 09/09/09, à grands renforts de flon-flons médiatiques, j'avoue avoir longuement hésité : j'y vais ? j'y vais pas ? D'un côté, nous étions justement à la maison dans une période "Beatles" (je passe surtout "Revolver", "Sergeant Pepper's" et plus récemment "Abbey Road" et le double blanc). Comme mes enfants raffolent des anecdotes sur les Fab Four, je me suis abonné aux flux RSS de Yellow-Sub.

Alors, pour le coffret, j'hésitais mais j'avoue avoir été douché par le prix : 215 euros, ça revient à plus de 15 euro le disque, c'est cher à notre époque. Non pas que je ne puisse pas me l'offrir, mais je sens bien que c'est "le prix fort", avec les grosses ficelles marketing. Franchement, à combien sort un disque en sortie d'usine ? Moins d'un euro !

Alors, j'ai attendu quelques mois en positionnant une alerte sur Priceminister à 120 euros maximum. Bien m'en a pris, car le 2 janvier je vois apparaitre une personne qui vend le coffret neuf sous blister à 99 euros. Là, ça n'a pas trainé et je l'ai pris de suite.

J'ai comme ça une quinzaine d'alertes qui trainent sur Priceminister, elles concernent majoritairement des bouquins qui m'intéressent, mais que je trouve trop cher. Je suis patient, je les aurai un jour.

Et maintenant ... musique ! Avec mes nouvelles enceintes Focal, je vais me régaler.
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vendredi, janvier 08, 2010

Vivement février !


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jeudi, janvier 07, 2010

Facebook : de jolies découvertes (part 5)


Bon, Graziella de Michèle, c'est encore un cas.
On peut très bien ne pas la voir pendant 3 jours, et puis elle va mitrailler une vingtaine de messages en 2 heures, poster 15 vidéos de Johnny Cash, en l'appeler à l'amitié de son vieux copain Maneval ("Souviens-toi du futur" lui dit-il).
En revanche, c'est pas trop son style de s'épancher sur son passé de chanteuse emblématique des 80's (dont le clip du "Pull-Over Blanc" était filmé par Cyril Collard, celui des Nuits Fauves).

A dire vrai, je ne sais plus trop pourquoi je me suis retrouvé connectée à elle. Son nom me disait vaguement quelque chose alors j'ai envoyé une demande de contact. J'ai en fait trouvé quelqu'un en total décalage avec l'image que je m'en faisais : je m'imaginais une chanteuse de variété assez fade, en fait, c'est une fan pure et dure de rock/rockabilly, dont on sent que - bonne noctambule - elle a longtemps fréquenté tout une certaine scène française.

Même si en filigrane, on devine que quand le téléphone s'arrête de sonner, tout devient moins facile : galère, Pôle Emploi, reconversion, moral qui fluctue ... mais toujours une sorte de force de vie, une joie à jouer avec les mots, une fidélité en amitié et surtout un sincère amour de la musique. Certains pourraient résumer ça par : l'esprit rock.
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mardi, décembre 29, 2009

Suivi de quelques articles anciens de ce blog


- J'avais parlé (ici) du site de Ferry Hallim, et voilà que Libé lui consacre un bel article. Je vous conseille vraiment ce site de jeux si vous avez des enfants entre 3 et 8 ans, et que vous cherchez un environnement safe et et cocoonant.

- Le Docteur Vincent (médecin auteur d'un blog passionnant ) dont j'ai parlé ici puis ici était donc ... une femme ! A l'occasion de la parution de son premier livre ("Journal d'un médecin généraliste" par Stéphanie Becquet aux Editions du Cherche-Midi) , elle en profite pour lever son anonymat, fermer son ancien blog et en réouvrir un autre.

- J'avais parlé de ce site perso remarquable consacré au Titanic, mais il faut reconnaitre que la puissance du collaboratif fait son oeuvre avec Wikipedia, et quand on voit un article de cette qualité (Naufrage du Titanic), je pense qu'un internaute même connaisseur ne peut pas lutter.

Pour continuer sur Wikipedia, il est d'ailleurs amusant de voir que, dans le domaine de la bande dessinée, il y a une énorme disparité entre séries, selon que des passionnés se sont attelés à la tâche. Par exemple, une série majeure comme Blueberry fait l'objet d'un article assez fade, sans aucune étude des personnages, alors que Valérian et Laureline (la série SF de Christin et Mezières) fait l'objet d'un très long, érudit et passionnant article. J'imagine que ces disparités s'atténueront avec le temps. Après tout, un projet comme Wikipedia est encore relativement récent.

- J'avais tort dans cet article de septembre 2008 de penser que "Siné Hebdo" ne dépasserait pas 5 numéros. Nous arrivons en 2010 et la revue existe toujours.

- La bulle immobilière française (grâce aux tags récemment ajoutés, on peut voir ici l'ensemble de mes articles sur ce sujet) reste encore et toujours présente ! J'avoue ne plus savoir quel événement d'ordre national ou international pourra oeuvrer à son dégonflement. Un cataclysme ?

- Il m'arrive toujours, de temps à autre, de regarder la narcisse orientale découverte il y a 3 ans.


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dimanche, décembre 27, 2009

Le design épuré de Peter Saville



Récente découverte que ce superbe petit court-métrage "The temptation of Victoria" monté autour du "Temptation" de New Order.

J'y vois esthétiquement un double hommage à la nouvelle vague française (Godard, Truffaut & Co), et aussi à Peter Saville - designer hors pair - qui signe à cette époque toutes les énigmatiques pochettes du label mancunien Factory.
En fouillant un peu sur le net, j'ai fait des découvertes comme ces 7 pages qui recensent toutes les pochettes de disques designées par Saville : il y a aussi la merveilleuse pochette pour Martha & The Muffins (voir photo de gauche) qui avait vraiment marqué mon imaginaire en 1980, avec la carte de la baie de Toronto.

Il y a quelques années, je m'étais payé (sur Amazon US), le beau livre "Designed by Peter Saville" qui m'a fait découvrir d'autres facettes de son talent, dans la mode, l'art, ou la publicité.
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vendredi, décembre 25, 2009

Joyeux Noël avec ... Florence Magnin


Ce jour de Noël est bien choisi pour montrer une acquisition toute récente : une illustration de Noël par Florence Magnin, extraite des "Contes aux Quatre Vents", le très beau livre qu'elle vient de faire paraître aux Editions Daniel Maghen.

J'ai toujours été emballé par les illustrations fantasy de Florence pour les Princes d'Ambre (les romans de Roger Zelazny) et aussi les différents travaux pour des jeux (dont un tarot magnifique).
Par contre, je la trouve moins convaincante - graphiquement parlant - sur ses séries BD (L'autre Monde, Mary la Noire, L'Héritage d'Emilie), à cause du découpage des planches qui ne lui permettent pas, selon moi, de s'exprimer clairement. Ses décors toujours très détaillés ont besoin de place, et ce n'est pas facile d'être réduit à tout faire rentrer dans des "cases de BD" même si elle tente parfois de s'affranchir de cette contrainte, avec plus ou moins de succès.

Pour ceux qui ne connaitraient pas cette formidable illustratrice, le livre que je viens de citer est une très bonne introduction, avant de plonger ensuite (si affinités) dans l'Univers d'Ambre.
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vendredi, décembre 18, 2009

Cézard, enfin !


Bon, ça fait bien 10 ans que je cherchais une jolie planche originale de Cézard (auteur dont j'ai déjà parlé en 2006 à l'occasion d'une expo), et en particulier pour sa série phare "Arthur le fantôme". Ceux qui ont lu Vaillant ou Pif connaissent forcément.

Il faut dire que je suis difficile , je voulais :

- une bonne période (pas trop tardif) et un beau format
- la présence de châteaux, grilles ou machicoulis que Cézard dessine magnifiquement. Une ambiance médiévale, quoi.
- au moins une belle case où la silhouette blanche d'Arthur se détache sur un fond noir
- si possible, la présence du Père Passe-Passe (le magicien, dont certains amateurs sont férus)

Décédé en 1977, ce travailleur infatigable (qui s'est d'ailleurs tué au boulot) a certes laissé des milliers de planches. Mais sa veuve Jacqueline vend peu de choses, j'ai vu des choses qui venaient de chez elle à la Galerie du 9ème Art, ou chez Fantasmak . J'ai dû voir une bonne centaine de planches mais rien qui me fasse vraiment tilter.

Quand j'ai vu apparaitre cette planche sur eBay, j'ai tout de suite flashé : c'est celle-là qu'il me faut , et pas une autre ! Alors, j'ai remporté l'enchère, quitte à la surpayer un peu par rapport aux prix usuels du marché. Avec son calque couleurs (que je n'ai pas montré sur la photo), elle est de format immense 40x50, et d'une toute bonne période (Vaillant 1967).

On dit souvent que Jean Cézard mériterait d'avoir fait une carrière "à la Uderzo" - en terme de reconnaissance et de notoriété - s'il avait trouvé un bon scénariste. Son encrage est vraiment remarquable, à la fois puissant et tout en finesse, fourmillant de nombreux détails.
Le travail de Jean Cézard est une influence aujourd'hui revendiquée par de nombreux dessinateurs réalistes.
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mardi, décembre 15, 2009

Un article spécial ... dont je suis fier


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Immo : une pénurie de logements ?


Un des arguments fréquemment utilisés par les professionnels de l'immobilier pour justifier les prix très élevés de l'immobilier en France est qu'il y aurait une grosse pénurie de logements dans notre pays.
Régulièrement, on nous dit qu'il manquerait 200.000 voire 500.000 logements (?) ce qui expliquerait la hausse vertigineuse des prix.

Or, en jetant un oeil au site de l'IEIF, je tombe sur les statistiques comparant les différents pays européens, et je vois que la France est n° 2 européen du nombre de logements par habitants.
Il n'y a donc aucune pénurie de logements en France !

Je dirais plutôt que la France, de tradition jacobine, reste beaucoup trop centralisée à Paris. Tout le monde continue de s'agglutiner en région parisienne. Les lois de décentralisation de 1982 ont été un bon début, mais aujourd'hui, cette idée de décentraliser administrations et centres de décisions est moins dans l'air du temps. Quel dommage ! Parfois, j'en viens à envier l'Allemagne et ses puissants Länders !
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